Notice of filming

Pour l'essor de l'industrie cinématographique

Tribune libre 2008

Aux abords du Métro Parc, des policiers émettent des contraventions aux gens qui ne traversent pas aux feux et répondent aux questions de la population. L’un d’eux admet que son français ne lui sert pas à grand chose : « Quand on parle français, on se fait engueuler. Ils nous disent : « No french ! In english ! » Malgré leur statut de représentants de la loi, leur insigne, leur arsenal, les agents obtempèrent.
Et puisque de plus en plus d’immigrants traversent l’Avenue du Parc pour venir s’installer dans le quartier Rosemont, les gens s’ajustent. Ils sortent leur anglais comme on fait apparaître des affiches électorales en temps d’élections. Mais les élections durent quelques semaines. L’anglais reste.
C’est dans cette optique que Sphère Média 2006 Inc. a pris le soin de traduire en anglais un avis de tournage où il est signalé que la portion d’une rue sera utilisée pour le stationnement de ses véhicules techniques. NOUS DÉSIRONS SOULIGNER À QUEL POINT LA COLLABORATION DES DIVERS INTERVENANTS QUE NOUS SOLLICITONS EST ESSENTIELLE À L’ESSOR DE L’INDUSTRIE CINÉMATOGRAPHIQUE. À force de recourir à l’anglais, c’est à son essor auquel nous allons participer ! Mais, il faut croire que les pictogrammes de non stationnement, un P barré dans un cercle rouge, et les heures de tournage, entre 6h00 et 22h00, ne sont pas suffisamment clairs…
Au Québec, il semble impossible d’à la fois combiner sécurité et français, tournage et français, commerce et français, etc. On ménage la clientèle ! Si les immigrants veulent de l’anglais, on leur en sert !
Mais les immigrants, sont-ils des clients, des touristes ou des citoyens à part entière que nous avons à traiter sur un même pied d’égalité que le reste de la population ? Devons-nous accepter comme un phénomène naturel et non questionnable le fait qu’ils nous tournent le dos pour, ici au Québec, vivre en anglais ? Et qu’avons-nous à dire à ceux et celles qui sont venus chez nous mus par le désir d’évoluer dans une société de langue française, telle l’auteure du roman LE MIRAGE CANADIEN Rachida M’Fanddel qui, en entrevue au magazine L’Itinéraire, souligne : « Après le choc culturel, il y a les problèmes d’équivalences des diplômes et les problèmes de langue. On s’attend à pouvoir se débrouiller en français, mais ce n’est pas le cas. L’anglais est omniprésent et ça, on ne le découvre qu’une fois ici. Il est faux de prétendre que connaître le français suffit pour immigrer au Québec. Il faut arrêter de véhiculer cette fausse idée. »
Pourtant, au Canada, l’anglais suffit. Pourquoi le français ne suffirait-il pas au Québec ? Où se situe la fausse idée ?

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Caroline Moreno476 articles

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Château de banlieue

Mieux vaut en rire que d'en pleurer !


Chapitre 1
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1 commentaire

  • Archives de Vigile Répondre

    16 septembre 2008

    Nous sommes à peine 3 % en Amérique du Nord, c'est pourquoi l'anglais, langue plus internationale des affaires, "poigne" plus que le français, langue plus "culturelle". Les immigrants veulent travailler et l'ensemble du travail est dans les affaires, pas mal moins dans la culture.
    Pour contrer la force d'attraction de la langue anglaise au Québec, faudrait forcer nos immigrants à apprendre et connaître le français et à l'utiliser au travail mais ce n'est pas le très provincial gouvernement Charest, élu principalement par le vote captif, jusqu'à ce jour, des anglos, qui va risquer la chose. Il n'est pas fou, il veut être réélu avant tout comme tout bon politicien.