Accessoirement souverainiste

La patate chaude de l’indépendance

Tribune libre 2008

Encore une fois, les souverainistes se sont empressés d’infliger une bastonnade à un des leurs, en l’occurrence M. Jacques Brassard, pour avoir osé brasser la cage. Même si, de toute évidence, l’ancien ministre péquiste penche à droite, il n’en demeure pas moins que sa réflexion à l’effet que le Bloc est un parti « accessoirement souverainiste » mérite d’être entendue car elle contient des éléments de réponse au désenchantement des électeurs québécois.
Ainsi, la présence à Ottawa du Bloc, qui devait assurer la transition de la province au pays, sans l’appui du PQ, devient difficilement défendable. On a beau dire qu’un vote pour le Bloc en est un de moins pour les Conservateurs, la meilleure stratégie pour contrer leurs politiques de durs à cuire est de les affronter pays à pays.
Pour y parvenir, il faut davantage que des partis accessoirement souverainistes qui voient l’indépendance du Québec comme une patate chaude qu’on se hâte de lâcher. Si les formations souverainistes ne peuvent assumer ce qu’elles sont, comment espérer que les électeurs le fassent à leur place ?

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Caroline Moreno476 articles

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Château de banlieue

Mieux vaut en rire que d'en pleurer !


Chapitre 1
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2 commentaires

  • Jean-François-le-Québécois Répondre

    15 septembre 2008

    Il faut faire attention, ici, et ne pas servir sans le vouloir des intérêts autres que ceux de notre nation qui cherche à se donner un pays...
    C'est que je ne crois pas que parce que Gilles Duceppe ne parle plus aussi ouvertement d'indépendance qu'il l'a déjà fait, qu'il considère l'idée comme une patate chaude, ou un thème à mettre à l'index (ni Mme marois, non plus, je dirais). L'approche est adaptée au contexte; peut-être pas de la meilleure façon, cependant...
    Il faut prendre garde de ne pas véhiculer, même si c'est pour les critiquer par la suite, des idées qui sont une sorte de fast-food intellectuel; vous savez, le genre de propos si chers à John James Charest, comme à ce traître de Jean Lapierre... Du style, "les Québécois sont tannés d'entemdre parler de souveraineté!" (dixit Charest, en 1998) ; ou encore "le mot même -de souveraineté- est à l'index" (dixit J. Lapierre, il y a une semaine environ).
    C'est le genre de choses qu'on veut nous mettre dans la tête; que l'indépendance, c'est dépassé, c'est con, c'est passé de mode, etc, etc...
    Sauf que le problème (de taille!) c'est que le Québécois moyen, aujourd'hui, semble beaucoup moins conscient des raisons qui justifient la souveraineté du Québéc. Il faut éduquer la masse, si j'ose dire! Il faut que l'attention de Monsieur-tout-le monde soit centrée sur autre chose que sur La Poule aux oeufs d'or, par exemple, si nous voulons arriver à quelque chose!
    Est-ce que le monde a changé, depuis 1995? Mais bien sûr! EN VÉRITÉ, NOUS AVONS AUJOURD'HUI ENCORE PLUS DE RAISONS DE FAIRE L'INDÉPENDANCE QU'EN 1995... n'en déplaise à Johnny Charest, à Jean Lapierre... ou à Steven Harper, lui qui nous donne un certain montant, qui n'égale même pas la moitié de ce qu'on a volé sous forme de déséquilibre fiscal, pour tenter de nous mettre dans la tête que la question est bel et bien réglée, une bonne fois pour toutes!
    En un sens, il est vrai que nous sommes "tannés" d'entendre parler de choses telles que déséquilibre fiscal et la constitution.. Pourquoi? Parce qu'il y a longtemps que ces maudites questoins-là devraient être réglées; voilà, pourquoi!
    Nous vaincrons!

  • Archives de Vigile Répondre

    15 septembre 2008

    Le Bloc a tout faux sur la question nationale. Les slogans dont il entretient la répétition ne tiennent pas debout. Le Bloc se présente comme une police d'assurance. Il est pourtant clair qu'il ne peut y avoir de «police d'assurance» pour le Québec dans le fédéralisme. On défend aussi sa pertinence par la défense des intérêts du Québec à Ottawa. S'il était possible de réussir cette défense, elle rendrait la souveraineté inutile, et ainsi de suite.
    Tout observateur impartial notera d'ailleurs que la présence du Bloc a Ottawa n'a pas empêché le Québec de continuer à reculer sur le plan polique dans le Canada. La vérité c'est que le Bloc embrouille les enjeux nationaux au Québec par sa participation à un fédéralisme contre lequel il prétend qu'il pourrait compter des points.
    Il faut néanmoins voter pour le Bloc, car dans le Canada il est percu comme un parti souverainiste. Malgré le fait qu'il soit inoffensif, je crois néanmoins qu'il faut voter pour lui, car ce vote sera percu comme le refus du statu quo fédéraliste.
    GV