Les commissions scolaires un bien nécessaire

Tribune libre 2008


L’ancien ministre de l’éducation du Québec, monsieur Paul Gérin-Lajoie
s’est exprimé haut et fort pour le maintien des commissions scolaires dans
leurs formes actuelles. Il a vilipendé par ses propos la position de
l’Action Démocratique de l’équipe Mario Dumont préconisant l’abolition des
commissions scolaires.
Je suis entièrement en accord avec les propos de monsieur Gérin-Lajoie
surtout que j’ai été moi-même commissaire scolaire à la Commissions
Scolaire Val-Mauricie durant 5 ans. Ce que je pourrais apporter de plus au
propos de notre ancien ministre de l’éducation serait que je définirais le
rôle du commissaire scolaire comme étant un « admini-mateur » ce qui se
traduirait par un côté administrateur des montants dévolus à chacune des
commissions scolaires pour son développement pédagogique local, et un côté
animateur de son milieu scolaire afin d’être le porte-parole des intentions
du milieu qu’il représente. Un commissaire d’école se doit de prendre le
pouls de son milieu et de favoriser le développement des objectifs du
milieu auprès des instances décisionnelles.
En ce sens, le rôle des commissaires d’écoles prend tout son sens et se
doit d’être maintenu en autant que ceux-ci travaillent en ce sens. Il est
malheureux qu’il y ait encore des gens pour qui être un commissaire d’école
c’est comme participer à un club social et ces probablement ce qui dérange
Mario Dumont. Je favoriserais aussi qu’un commissaire d’école pour avoir
le droit de siéger, devrait être une personne ayant des enfants à l’école
(primaire ou secondaire) durant son mandat.
On peut ne pas être d’accord avec une structure mais cela exige-t-il que
l’on démolisse tout alors que l’on pourrait plutôt apporter des
modifications de fonctionnements afin que la structure soit plus
fonctionnelle et réponde mieux aux aspirations de la population concernée?
Dans ce cas-ci une simple modification dans le mode de fonctionnement
serait rentable, et la proposition du président de la C.S. de Montréal
mérite d'être regardée de près. Sa proposition est que les commissaires
soient élus par les conseils d'établissements oeuvrant sur le territoire de
la commission et non par la population en général.
-- Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) --

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Roger Kemp110 articles

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Pamphlétaire actif à Trois-Rivières Membre actif à la SSJB de la Mauricie





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1 commentaire

  • Jacques Bergeron Répondre

    24 février 2008

    Commissions scolaires élues par les conseils de...On peut être d'accord avec une grande partie de votre propos,sans pour autant être d'accord avec l'ensemble.En effet comment pourrions-nous être d'accord avec la suggestion voulant que seuls les membres des conseils d'établissement soient appelés à élire les dirigeants des commissions scolaires.Comment pourrait-on légitimer ce mode de scrutin qui viendrait confier un droit de regard sur la formation des jeunes Québécois, aux seuls «parents» des enfants inscrits dans les écoles du Québec? Pourquoi devrions-nous exclure l'ensemble des électeurs et des électrices du Québec d'un champ social et politique qui touche notre société?Est-ce que les Québécois et les Québécoises doivent être limités à payer leur compte de taxe scolaire sans avoir le droit de se prononcer sur un sujet qui touche l'avenir culturel, sans oublier l'avenir économique et social du pays du Québec? Il ne faudrait pas enfermer l'élection des commissaires «scolaires» dans un mode de scrutin, je devrais dire dans un carcan électoral, qui viendrait privilégier un «collège» électoral composé des seuls parents ayant des enfants inscrits dans nos écoles.Tant comme père et grand-père, que comme citoyen, je veux conserver un «droit» de regard sur l'ensemble des «activités qui touchent» la population du Québec. Pourquoi devrais-je perdre mon droit d'intervention politique, social et culturel dans l'avenir du peuple dont je suis une partie, minime, mais tout de même socialement et politiquement légitime? Le problème soulevé par le petit Mario et ses adeptes,ne doit pas permettre que l'on sacrifie sur l'autel «politique»(et de la démagogie) le droit de regard de la population sur une activité qui touche l'avenir de notre peuple.Vous me permettrez de vous donner ici un exemple, qui concerne l'apprentissage «précoce» d'une langue étrangère. Est-ce que nous devrions laisser aux seuls parents le droit de décider que notre patrie doit devenir un pays de langue «anglaise», parce qu'une partie des parents souhaitent que ses enfants possèdent cette langue trop tôt pendant leurs études?Cette crainte est assez grande chez moi pour me convaincre que la suggestion que vous faites ne soit pas retenue. Comme vous, et de nombreux citoyens du Québec, on peut déplorer, et franchement regretter, que peu d'électeurs et d'électrices se permettent d'élire les commissaires des commissions scolaires. Cependant, je crois qu'on devrait orienter notre démarche vers une autre solution! Ne pourrait-on pas, par exemple, songer à une consultation de l'ensemble des Québécois sur le genre de pays dans lequel ils veulent vivre, consultation dans laquelle on pourrait définir un nouveau mode électoral qui déterminerait que les élections générales devraient se tenir tous les quatre ans à date fixe,lesquelles seraient accompagnées des élections municipales et scolaires? J'ai l'impression qu'en agissant ainsi, un aussi grand nombre de citoyens se permettraient d'élire les conseillers de nos villes et les commissaires de nos commissions scolaires, que celles et ceux qui auront exercé leur droit de vote lors de l'élection générale!Ainsi on aura fait d'une pierre trois coups; peut-être même quatre coups, puisqu'on aurait limité les dépenses électorales inhérentes à ces «3» élections, ayant utilisé les mêmes locaux et bien sûr les mêmes personnes pour superviser ces trois élections. Et on aurait, «plus que probablement», le même pourcentage du vote populaire exercé pour ces trois élections.On constatera,que loin de concéder l'élection des «commissaires des commissions scolaires» aux seuls parents, il m'apparaît plus sain pour notre démocratie d'utiliser le modèle ici proposé, ou quelqu'autre modèle rejoignant les préoccupations sociales et démocratiques de l'ensemble de la population québécoise.Mais encore faut-il lui donner des moyens de se prononcer!