Un référendum final ou non ?

Jean Charest s'amuse des propos contradictoires d'André Boisclair et de Pierre Curzi

Québec 2007 - Parti Québécois


Jonquière -- Le chef libéral Jean Charest s'est amusé hier après-midi à souligner les propos contradictoires d'André Boisclair et de Pierre Curzi sur le prochain référendum. Pour le chef péquiste, ce ne sera pas nécessairement le dernier alors que son candidat-vedette a déclaré, lors d'une interview au magazine L'actualité, qu'à la suite d'un «non clair» à un troisième référendum, il «aimerai[t] qu'on se ferme la trappe». L'ancien président de l'Union des artistes qualifiait le prochain référendum de «final».
En campagne dans une région qui a été longtemps une place forte péquiste, mais qui, selon certains coups de sonde récents, vacille, Jean Charest a souligné la contradiction au crayon gras. «André Boisclair a dit "un référendum le plus vite possible, mais si celui-là ne marche pas, on en refera d'autres". Là-dessus, pas tous les Québécois sont d'accord», a insisté le premier ministre avant de citer certains des passages les plus éloquents de l'interview avec M. Curzi.
Joint par Le Devoir vendredi, Pierre Curzi avait toutefois nuancé sa déclaration en précisant que le référendum serait «final» de son propre point de vue de militant. «J'ai 61 ans, je considère que le prochain référendum, selon moi, ce sera le dernier», a fait valoir M. Curzi, tout en reconnaissant que cette opinion n'est pas partagée par tous les souverainistes. «Il y a une partie des gens de ma génération qui considèrent qu'effectivement, le troisième serait le bon, qu'ils souhaitent voir naître le pays avant que leur vie se termine. [...] Après, évidemment, libre aux générations suivantes de poursuivre», a soutenu M. Curzi.
Au Parti québécois, on ne voit pas de contradiction entre les propos de Pierre Curzi et ceux du chef. L'organisation se réfugie derrière la conviction qu'un prochain référendum serait nécessairement gagnant et que la question deviendrait alors désuète. «Un troisième référendum serait un référendum gagnant, alors on n'en reparlera plus. C'est pour cela que l'on va "se fermer la trappe"», a affirmé une des responsables des communications du parti, Shirley Bishop, en paraphrasant M. Curzi.


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