Option Canada: le rapport du juge Grenier pourrait ouvrir la voie au référendum

Québec 2007 - Parti Québécois



Le rapport du juge Bernard Grenier sur Option Canada pourrait servir de tremplin pour un troisième référendum, a déclaré le chef du Parti québécois, André Boisclair, hier.
«Qu'est-ce qu'on va faire après le dépôt du juge Grenier si c'est démontré qu'il y a eu une intrusion et que la thèse d'Option Canada est validée par des experts indépendants, validée par un juge? [Que fera-t-on] si on fait la démonstration claire et nette, hors de tout doute, que les fédéralistes n'ont pas gagné de façon honorable le dernier référendum?», s'est interrogé M. Boisclair devant des militants de la circonscription de Deux-Montagnes. Les souverainistes devront-ils simplement prendre note, «rentrer la tête entre les jambes» (sic) ou plutôt réclamer un «droit à une reprise»? Le chef péquiste a évidemment laissé entendre qu'il choisirait la «reprise».
Mais ce n'est pas le cas de Mario Dumont qui, lors du débat des chefs, a clairement dit qu'il ne fallait pas «compter sur lui» pour aider le PQ à organiser un autre référendum. Une position que M. Boisclair a qualifiée d'«irresponsable» et de «dangereuse» hier, décrivant M. Dumont comme un «partisan du statu quo» et d'un autonomisme qui «n'ira nulle part».
S'adressant à son adversaire adéquiste, M. Boisclair a déclaré: «On vous a compris, M. Dumont. Avant même que vous ayez le rapport du juge Grenier entre les mains, avant même qu'on ait tous les faits sur ce qui s'est passé au dernier référendum, vous dites qu'il n'en est pas question. Eh bien moi, je trouve que ça, c'est dangereux, parce que vous venez de barrer l'avenir du Québec, parce que vous venez de faire comme à Toronto, vous [vous êtes] écrasé.»
Le 14 mars, le Directeur général des élections a annoncé qu'il accordait une quatrième prolongation au juge Grenier pour terminer son enquête sur Option Canada, une société paravent qui aurait été utilisée par le camp du NON en 1995 afin de contourner la loi électorale québécoise. Il devra remettre son rapport le 15 mai. Dans une entrevue exclusive en janvier, M. Grenier s'était dit déterminé à clore le dossier le 31 mars. Mais les élections ont tout bouleversé, a-t-il écrit au DGE: «La convocation de l'Assemblée nationale le 20 février dernier et le déclenchement des élections le jour suivant ont bouleversé notre horaire et, notamment, l'audition de certains témoins.» Un des témoins est le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, vice-président du camp du NON en 1995.
Notons que le juge Grenier a évoqué la possibilité de remettre deux rapports. Le premier analyserait les allégations contenues dans le livre Les Secrets d'Option Canada ainsi que les «faits connexes découverts en cours d'enquête». Le secondprésenterait des «recommandations visant à améliorer le régime de financement en vigueur durant une période référendaire».


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