Un prix plein d’essence ou plein de sens

Tribune libre 2008


Depuis la mi-août, le prix du brut après avoir connu un sommet historique frôlant les 150.$ US le baril a depuis ce temps diminué de jour en jour pour se situer hier à 100.$ US le baril. J’ai donc fureté sur le web et je vous fais un résumé de mes découvertes faites à partir du site de Info-Essence du CAA-Québec.
Les prix mondiaux du brut ont atteint des sommets inégalés et bien des consommateurs se demandent ce qui se passe avec les prix de l’essence. Pour les premiers trimestres de 2008 et de 2007. En général, durant cette période, les prix de détail de l’essence sont passés de 93 cents le litre à 1,08 $ le litre, une augmentation de 14 cents le litre. Le brut qui est de loin le composant principal du prix total de l’essence à la pompe a grimpé de presque 19 cents le litre au cours du premier trimestre de 2008 par rapport au premier trimestre de 2007. En général, la combinaison de l’augmentation mondiale de la consommation de pétrole et plusieurs autres facteurs reliés aux marchés et en dehors des marchés exercent des pressions à la hausse sur les prix du pétrole. Les marges de l’essence, que l’on définit comme le prix du brut moins le prix de l’essence sans les taxes, s’étalaient entre 23 et 31 cents le litre durant les années 1980, mais ont baissé considérablement, entre 14 et 17 cents le litre, du début des années 1990 jusqu’à 2005. Les marges ont augmenté de nouveau au cours des dernières années pour atteindre 21 cents le litre 2007. En 2008, cette marge a explosée pour atteindre plus de 4o cents le litre.
Les prix de détail de l’essence au Canada ont atteint leur niveau le plus élevé en 27 ans, poussés surtout par la montée des prix du brut. En fait, le prix moyen à la pompe a plus que triplé depuis 1980, ce qui est plutôt alarmant pour les consommateurs et pour l’économie en général. Cela donne lieu à un important débat public quant à la cause de l’augmentation. En définitive, le débat se joue sur deux lignes de pensée différentes. Ceux qui prétendent que le prix reflète la réponse du marché à une forte demande et à une augmentation des coûts, et ceux qui disent que les compagnies pétrolières diminuent leur production et augmentent artificiellement les prix. Un gouvernement Harper va-t-il laisser les pétrolières nous vider les poches en ayant le gouvernement comme complice par l’imposition d’une taxe fixe ?
Au lieu d’imposer un pourcentage pourquoi le gouvernement ne prendrait-il pas un montant fixe par litre d’essence comme ce l’est pour les détaillants ? À quand un changement à ce niveau ? Un gouvernement conservateur en aura-t-il le courage ? J’en doute et juste pour cette raison, je ne lui accorderai pas mon vote le 14 octobre prochain. En ferez-vous autant ?
Roger Kemp
Trois-Rivières

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Pamphlétaire actif à Trois-Rivières Membre actif à la SSJB de la Mauricie





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1 commentaire

  • Michel Guay Répondre

    12 septembre 2008

    Les seuls vrais raisons de l'augmentation du prix de l'essence à la pompe sont sa rarification , l'augmentation du nombre des voitures , les pays qui nationalisent leurs puits et les guerres pour s'accaparer le pétrole, ces guerres sales qui coûtent une fortune et que nous finançons à la pompe.
    Solution : les énergies propre tout de suite et des voitures sans bitume.