Pour le bien de la Souveraineté du Québec

Tribune libre 2008


Quelques mots sur ces élections, sans autre impact que de changer la
couleur du parti au pouvoir dans la "province" de Québec. Mon fils conclut
que, compte tenu de la situation économique et de "la job sale" que ce
parti aura à faire pour plaire à ses maîtres de la haute finance, le
gagnant sera ...le perdant. Je pense, pour le bien de la cause
indépendantiste, qu'il est préférable que Marois et ses carriéristes
insignifiants mordent la poussière. Ainsi, le parti libéral finira de
prouver aux Québécois qu'il travaille contre eux, tandis que le Parti
Québécois, s'il est encore récupérable, après avoir congédié les autocrates
qui le dirigent, pourra revenir à sa vocation première, et qui sait,
trouver son Obama. Il ne faut pas oublier que les canadiens ont laissé
passer Ignatief au dernier congrès libéral et qu'ils ne manqueront pas, une
deuxième fois, un si grand rendez-vous. Si Harper est le Bush canadien ;
Ignatief lui, est le Obama canadien. Nous aurons pour ennemi le plus grand
des premiers ministres canadiens. Nous ne battrons pas un tel homme qui
saura s'entourer de gens brillants, simplement avec de la compétence (dont
ne dispose plus le P.Q.), du charisme et de l'électoralisme. Pour
rassembler les forces vives du Québec, il faudra avoir une bonne raison de
le repousser, comme de lui dire "nous avons un pays à bâtir". Et cela devra
être dit sur le ton de la conviction et de la fermeté par une catégorie
d'hommes politiques de la trempe d'un Louis-Joseph Papineau, radicaux et
persuasifs, dont ne dispose pas actuellement le P.Q.

Il ne sert à rien de prendre le pouvoir si c’est pour maintenir le statu
quo.
Comme je le fais depuis plusieurs élections, cette année, surtout cette
année, je reste chez moi.

Michel Rolland
N.B. S.V.P. publier tel quel ou pas du tout. Merci !
-- Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) --

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Michel Rolland33 articles

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Libre penseur. Confiance limitée au système d’instruction. Étude de l’Histoire de l’Occident, de la préhistoire à aujourd’hui, Grèce, Rome, France, Angleterre, Italie et États-Unis surtout, en autodidacte. Lecture d’ouvrages qui ont marqué les différentes époques, dont la Bible œcuménique et certains philosophes sceptiques. Diplôme d’études collégiales. Intérêt particulier pour français roman, philosophie marxiste, sociologie et psychiatrie.





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6 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    12 novembre 2008

    Vous connaissez la maxime qui dit qu'il faut descendre au fonds du baril pour en sortir?
    Il m'arrive de ne plus savoir où j'en suis en lisant les interventions sur VIGILE.
    Je trouve les textes de monsieur Rolland et Bertrand d'une lucidité déconcertante.Ils renforcent l'urgence de la tenue des premiers états-généraux sur l'avenir de l'option souverainiste après plus de 40 années de militance.
    Par contre, Luc Archambault me trouble et m'oblige à réfléchir lorsqu'il nous met en garde contre la politique du pire.
    Peut-on donner une chance à madame Marois pendant que nous sommes en pleine campagne électorale sans passer pour un traître à la cause souverainiste?
    Il sera toujours temps de reprendre les hostilités si elle ne livre pas la marchandise.
    J'aime bien la phrase de Pierre Falardeau qui se lit somme suit: ''Les boeufs sont lents mais la terre est patiente!''
    Pouvons-nous faire une trève jusqu'au 8 décembre?
    Moi, je le crois!

  • Archives de Vigile Répondre

    11 novembre 2008

    Je lis chez MM. Rolland et Bertrand des textes d'une rare qualité. Absents chez Gesca et rares chez Vigile. Votre lucidité est lumineuse et devrait éclairer nos compatriotes qui errent ou s'agrippent à de faux espoirs construits sur un long passé politique qui a pour constante de les avoir toujours déçus mais auquel ils semblent parfaitement incapables d'échapper.
    Bien sûr, en guise de répartie, on ne peut empêcher de répéter la phrase choc d'un Gilles Duceppe à savoir que la politique du pire est la pire des politiques. Beau sophisme créé pour l'édification des naïfs pour qui le fédéralisme sera toujours le moinde de deux maux. La politique franchement indépendantiste étant naturellement à rejeter en toutes circonstances.
    GV

  • Luc Bertrand Répondre

    11 novembre 2008

    Votre fils et vous êtes parfaitement conscients du sens à donner à cette élection. Le plus tôt les citoyens en arriveront à votre constat, le plus vite et le plus fermement ils réclameront l'indépendance du Québec.
    Le point fondamental que votre fils et vous venez de réaliser, c'est la futilité de la politique dans le contexte provincial actuel. Dans le cercle vicieux qui s'est installé au Québec depuis le blocage référendaire de 1995, aucun parti politique, y compris le Parti québécois, n'est en mesure de tenir ses promesses, à moins qu'elles n'aillent dans le sens d'une plus grande marginalisation de la nation québécoise au sein du Canada.
    En somme, il n'y a plus de "bon gouvernement" possible. Robert Laplante, directeur de la revue L'Action nationale l'a constaté et a produit un cadre stratégique sur lequel les ténors du Parti québécois ont levé le nez en 2004. Le PQ a beau chercher à se réfugier dans le déni au point aujourd'hui d'escamoter la raison d'être même à l'origine de sa création,
    l'exercice du pouvoir dans notre contexte politique et juridique actuel est non seulement futile, mais également néfaste à la cohérence avec la nécessité de faire l'indépendance. En effet, si un gouvernement péquiste arrive à bien tirer son épingle du jeu dans ces conditions, pourquoi courrir le risque de nous séparer du Canada?
    Par deux fois, le PQ a été élu avec un tel mandat de simple gouverne provinciale. En 1981 (Lévesque) et 1998 (Bouchard), les Québécois ont réélu le PQ comme rempart contre le fédéralisme centralisateur qui a succédé aux deux référendums perdus. Les deux fois, ils ont chassé le PQ du pouvoir suite à des mesures drastiques consenties malgré des décisions unilatérales d'Ottawa. Ces actions ont brisé la base sympathisante du parti et semé le cynisme parmi la population envers la cause de l'indépendance. C'est pourtant ce que Pauline Marois se propose de répéter en niant ou minimisant le rapport direct entre l'indépendance politique et l'efficacité gouvernementale.
    Tant que les militants péquistes continueront à voir le Parti québécois comme le seul capable de réaliser l'indépendance du Québec et à se plier aussi docilement aux lubies de la direction de ce parti et qu'il restera des électeurs pour les croire, le PQ constituera une force politique qui nuira à la conscientisation des Québécois(e)s croyant honnêtement aux vertus de l'indépendance.
    Pour sortir de cette situation intenable, il ne reste que deux options à la nation québécoise: recommencer à neuf le combat pour convaincre les Québécois(e)s de la nécessité incontournable de l'indépendance (le Parti indépendantiste a été créé exclusivement dans ce but en février dernier) dans un nouveau parti politique ou s'abstenir de voter et espérer que le taux croissant d'absence de participation ne finisse par provoquer une réforme complète du système électoral. Dans ce dernier cas, je crains qu'au moment où le gouvernement accepte d'agir en ce sens il ne soit mathématiquement et démographiquement plus possible ni nécessaire de faire l'indépendance du Québec. La culture de consommation nord-américaine et la désintégration des valeurs héritées de son passé judéo-chrétien rendent improbable une nouvelle "revanche des berceaux" québécoise et le robinet de l'immigration et de la citoyenneté est toujours tenu par Ottawa.
    Bonne chance à vous et les vôtres le 8 décembre et souhaitons nous que, à défaut d'élire des gens déterminés à conduire le Québec vers l'indépendance, nous portions au pouvoir le parti ou la coalition qui nous donnera le coup de pied au derrière décisif pour nous prendre en main! Ou que le Canada le fasse à notre place!

  • Archives de Vigile Répondre

    11 novembre 2008

    Bonjour M. Archambault,
    Vive le Parti québécois responsable dites-vous... Un parti responsable devrait plutôt tenir le discours suivant : « La réalisation de la Souveraineté du Québec est prioritaire. Les hommes et les femmes qui composent notre parti ne sont ni meilleurs, ni moins bons que les adhérents des autres partis. Nous avons compris par contre, que nous ne pourrons rien faire sans contrôler tous les leviers politiques, économiques, sociaux et culturels du Québec. En conséquence, nous refusons de prendre le pouvoir si le peuple québécois ne nous donne pas le mandat de réaliser d’abord l’Indépendance du Québec. »
    Michel Rolland

  • Archives de Vigile Répondre

    11 novembre 2008

    M. Michel Rolland semble bien fier d'écrire : «Comme je le fais depuis plusieurs élections, cette année, surtout cette année, je reste chez moi.»
    M. Rolland ne vote pas. M. Rolland attend quoi ? Quand on a 6 ou 7 partis politiques, on vote pour celui qui est le plus près de nos idées et qui peut débarquer le parti qui nous fait du tort, même s'il n'y répond pas entièrement parce que, autrement, on va continuer avec le PLQ très provincial vu que les fédéralistes ne chipotent pas sur des niaiseries, ils votent...eux.

  • Archives de Vigile Répondre

    11 novembre 2008

    La politique du pire n'est jamais la meilleure.
    Certes, un certain calcul à courte vue pourrait motiver le fait que le prochain gouvernement devrait être l'actuel gouvernement démissionnaire. Son adhésion à la culture de la démission face au capitalisme de la spéculation qui a provoqué la crise, justifierait que ce soit lui qui porte l'odieux des décisions à prendre pour faire face à la crise. Or, comment penser qu'un tel gouvernement de culture démissionnaire soit celui qui prendra les bonnes décisions ?
    Il aurait fallu souhaiter aussi la défaite de Barack Obama.
    Heureusement, on a résisté à cette envie.
    Il faut plutôt congédier les démissionnaires irresponsables.
    Mettre au chômage la culture économique de la dérèglementation, de l'État démissionnaire. La crise revalorise le rôle des États. Il faut que les tenants d'un État souverain du peuple démocratique et souverain du Québec soient aux première loges pour définir le comment de cette revalorisation et pour en faire valoir le pourquoi.
    La culture de la responsabilisation contre celle de la démission
    Les souverainistes ne doivent pas endosser la culture de la démission. Mettre au pouvoir la culture de la démission économique et politique est tout sauf responsable. C'est être responsable au contraire de l'irresponsabilité de l'État. C'est le livrer corps et bien au pillage et à la crise. Si l'État doit avoir un rôle à jouer dorénavant dans l'encadrement du capitalisme sauvage, si ce rôle bénéficie par la crise d'une revalorisation, il faut pouvoir profiter de l'occasion qui nous est donner de nous donner un État responsable, dûment approuvé par le peuple démocratique et souverain du Québec. Ce qui n'est pas le cas.
    La souveraineté du peuple :
    C'est la culture de la responsabilisation contre celle de la démission.
    Vive le peuple souverain du Québec responsable de son destin !
    Vive le Parti québécois responsable.
    Vive la responsabilité de l'État au pouvoir !
    Vive l'État responsable !
    OUI nous pouvons !
    NOUS pouvons mettre la souveraineté du peuple au pouvoir !
    Nous pouvons choisir l'État responsable et contre un État démissionnaire.