Élection Québec - 8 décembre 2008

Sondage Léger Marketing-Le Devoir

Les jeux sont-ils faits ?

37 % des électeurs songent à ne pas aller voter


Deux semaines après le déclenchement des hostilités électorales, la campagne s'apparente à du bruit de fond. À peine un Québécois sur deux s'y intéresse, et ce sont les libéraux de Jean Charest qui en profitent.

L'abîme des garderies à 7$

le programme coûte les yeux de la tête pour des résultats médiocres.


Les politiciens ont compris à quel point le programme des garderies à 7$ est devenu populaire. Les trois grands partis promettent tous une augmentation substantielle des places. Dans La Presse de dimanche, ma collègue Marie-Claude Lortie parle d'une maman californienne qui bave de jalousie devant le programme québécois. C'est vrai que le tarif de 7$ par jour est sensationnel. De là à penser que le Québec fait l'en...

Les partis politiques et la question linguistique

Les mesures que vous entendez prendre



Nous vous invitons à nous faire connaître d'ici le 25 novembre les mesures que vous entendez prendre pour corriger les situations suivantes de manière à ce que les droits linguistiques fondamentaux de tous les Québécois soient respectés et que le français soit la langue d'usage public commune.

Québec

Concilier notre développement social et notre prospérité économique

La politique familiale québécoise repose essentiellement sur trois piliers: son soutien financier généreux, son nouveau régime d'assurance parentale et ses services de garde à contribution réduite.


Une famille ayant deux jeunes enfants et un revenu familial de 75 000 $, représentatif de la classe moyenne, aura plus d'argent en poche au Québec que n'importe où ailleurs au Canada. Récemment, ma collègue Suzie St-Cerny et moi publions le fruit de plusieurs mois de travail dans un livre intitulé Le Québec, un paradis pour les familles? Au moment de l'envoyer à l'éditeur, aucune ...

Pour assurer le plein développement du Québec

Redonner à l'éducation le statut de priorité nationale



Voilà pourquoi les universités québécoises demandent aujourd'hui aux partis politiques de se prononcer sur les grands enjeux énoncés ici et de faire part à la population de leurs engagements pour redonner à l'éducation le statut de priorité nationale.

Pauline, bien pire que Charest...

Solutions miracle et pensée magique



Puisque que ces élections devaient, nous a-t-on répété, porter sur l'économie en temps de bourrasques financières, nous étions en droit de nous attendre à une campagne sobre dans son ton et dans ses chiffres. Eh bien non. Les bourrasques ont d'abord emporté les bons principes pour faire place aux vieilles habitudes: des promesses, des solutions miracle, des millions et de la pensée magique. Au cours des dern...

Québec

Une priorité nationale



Le texte qui suit est signé par les 18 chefs d'établissements universitaires du Québec. Malgré les immenses progrès réalisés depuis 40 ans, le Québec peine à maintenir l'accessibilité à l'université et la qualité de l'enseignement et de la recherche universitaires à des niveaux comparables à ceux des économies concurrentes. Les universités soumettent donc la question suivante aux partis politiques: quels moye...

Les vrais enjeux des élections



Les politiciens ont trop souvent tendance à tomber dans le piège de concevoir un «plan grandiose» d'interventions directes dans l'économie. En période d'incertitude à court terme, il est essentiel de ne pas perdre de vue les objectifs à long terme. L'ingénierie sociale et économique est toutefois un domaine dangereux: pour établir une bonne politique, il faut d'abord dégager les vrais enjeux et reconnaître c...

Québec

La politique, sport extrême



«J'ai découvert un milieu politique attachant, agréable à fréquenter. Par contre, ce que je hais, en politique, c'est la réduction de certaines idées, c'est quand l'idéalisme est réduit à des combats de ruelle et que ça dégénère», dit Pierre Curzi, député péquiste de Borduas. À l'arrière-plan, la chef du Parti québécois, Pauline Marois. *** Louise Leduc - Cela faisait déjà 20 minutes ...

Sondages 2008

Le PLQ majoritaire avec un mandat aux relents adéquistes (2)



Est-ce vraiment cela que les Québécois veulent? En tout cas, si l’on en croit

PLQ 42% PQ 31% ADQ 15%

Les libéraux profitent de la chute de l'ADQ

Chez les électeurs francophones, libéraux et péquistes sont désormais à égalité, à 36 % et 37 % respectivement.


(Québec) Les électeurs délaissent en masse l'Action démocratique du Québec au profit du Parti libéral. Conséquence : Jean Charest dispose désormais d'une confortable avance sur ses adversaires Pauline Marois et Mario Dumont. C'est ce qui ressort d'un sondage CROP réalisé pour La Presse du 6 au 13 novembre auprès de 1003 personnes. Si des élections avaient eu lieu cette semaine, le PLQ l'aurait emporté haut la m...

Tel est pris...



Il est évident qu'à partir du moment où l'économie cesserait d'être le principal enjeu de la campagne électorale, le PLQ perdrait l'avantage du terrain. C'est même toute la stratégie libérale qui s'écroulerait.

Campagne de crise

Tant d'opportunisme en période de crise désole et fait frissonner. Voilà de la petitesse.


Après sept mois passés à La Haye, quotidiennement obsédé par les crimes contre l'humanité, les génocides et les guerres, pas facile de se passionner pour la campagne électorale qui se déroule au Québec. Première constatation: en Europe, la crise économique a provoqué un sursaut de responsabilité dans les formations politiques. L'urgence est palpable et les partis, sans nier leurs différences, se serrent les coudes. ...

Québec

Retour vers le centre



Texte publié dans Le Devoir du lundi 17 novembre 2008 sous le titre La fin de l'antagonisme gauche-droite ? *** La campagne électorale québécoise confirmera sans doute, avec le déclin annoncé de l'ADQ, combien aura été éphémère la montée subite d'une droite conservatrice au niveau idéologique et é...

Semaine difficile pour Jean Charest



Ce qui me frappe le plus cette semaine, c'est que c'est une très dure semaine pour Jean Charest. D'abord, la semaine a commencé alors qu'on continuait à remettre en question la raison qu'il avait invoquée pour déclencher des élections, c'est-à-dire l'économie. Déjà la semaine dernière, il avait démontré que sa plate-forme économique n'était pas foncièrement différente de celle de son principal adversaire, le PQ, et on ...

Campagne électorale - Grosse fatigue



Le premier ministre Jean Charest savait que sa décision de déclencher des élections provoquerait des réactions négatives. Il escomptait toutefois qu'elles seraient vite emportées dans le tourbillon de l'effervescence électorale. Erreur! Le malaise persiste. Il s'accroît même, au point que les politiciens avouent devoir aborder les électeurs avec d'infinies précautions. Le chef du Parti libéral aurait dû se méfier. L...

Québec

Le programme de Charest

la paire de mains que Jean Charest veut mettre sur le volant ne sont pas les siennes, mais celles de Paul Desmarais.


La crise actuelle démontre que l’heure est venue où le Québec doit se doter d’un État plus fort et, en même temps, se prémunir contre l’influence néfaste et occulte d’une entreprise surdimensionnée dont les intérêts sont en contradiction avec les siens. Peut-être ça serait le mandat à donner à un tel comité de vigilance.

Dénatalité et mesures de conciliation travail-famille



Le problème de dénatalité au Québec ne fait pas couler beaucoup d'encre au cours de la présente campagne électorale. Paradoxalement, le seul parti à discourir sur les problèmes engendrés par le faible taux de natalité (l'ADQ) est celui-là même qui offre la solution la plus inadéquate pour contrer le phénomène. Si Mario Dumont semble dresser un portrait assez juste de la réalité sociale au Québec, la solution q...

Oui, Oui, la crise - surtout pas la santé - Prattapouf

La crise? Disparue!



Comment protéger le Québec de la crise économique mondiale? C'est ce qui devait être le thème principal de cette campagne électorale. Les principaux partis en ont parlé pendant deux ou trois jours. Mais la politique traditionnelle, la bonne vieille valse des millions ont vite repris le dessus. Une crise? Où ça? Chaque parti multiplie les engagements, tous plus alléchants les uns que les autres: des milliers d...

La crise et les élections

En somme, les bien-nantis paient de moins en moins d’impôts et les entreprises partagent de moins en moins leurs profits avec les salarié-e-s.


Le gouvernement Charest, à court d’arguments dans sa quête d’un gouvernement majoritaire, a choisi d’utiliser la crise boursière actuelle et la perspective d’une crise économique se profilant à l’horizon pour justifier le déclenchement d’une nouvelle élection hautement impopulaire. Si on peut discuter longtemps de la pertinence de tenir des élections pour juguler la crise, cette occasion offre au moins l’opp...

Que sera, sera...



Aussi confiant que l'était Stephen Harper à l'aube de la campagne fédérale, Jean Charest a juré la main sur le cœur qu'il déclenchait sa propre élection hâtive pour obtenir un "mandat fort" afin de mieux protéger le Québec de la tempête économique. Mais oups... Ayant déjà vu neiger, les électeurs ont vite compris que son objectif était plutôt de capitaliser sur l'écrasement de l'ADQ et le sur-place du PQ pour reco...

Québec

L'état des finances du Québec

Le vérificateur persiste et signe

Jérôme-Forget devrait déclarer un déficit cumulé de 3,25 milliards au lieu d'un plantureux surplus de 2,3 milliards


Québec -- Le vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, n'en démord pas. Le gouvernement Charest viole l'esprit des lois actuelles. Au lieu du plantureux surplus de 2,3 milliards dont se vante la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, c'est un déficit cumulé de 3,25 milliards qui clôt l'année 2007-2008. Le vérificateur général a rendu public, hier, son rapport spécial à l'occasion de la publication des ...

Mario le boutefeu



Excédé, vers la fin des années 90, par les déclarations et les lettres ouvertes de Stéphane Dion, alors ministre de Jean Chrétien, dénonçant l'option souverainiste, Lucien Bouchard, dans un geste théâtral, avait déclaré qu'il ignorerait dorénavant ce "boutefeu". Un boutefeu, au sens propre, c'est la mèche avec laquelle on allumait la charge d'un canon. Au sens figuré, c'est une personne qui excite la discorde, ...

Québec

"un désastre, une vraie catastrophe" - après 5 ans de régime libéral?

Charest blâme Marois pour les problèmes en santé



Malorie Beauchemin - (Saint-Georges) Après cinq ans au pouvoir et en ayant élu en 2003 sur la promesse de redresser le système de santé, Jean Charest blâme toujours le Parti québécois et la chef elle-même pour les déboires actuels dans les hôpitaux du Québec. «Pauline Marois a laissé derrière elle, dans le domaine de la santé et des services sociaux, un désastre, une vraie catastrophe, a soul...

Pourquoi se priver d'Hydro-Québec?



Régulièrement, l'idée de privatiser Hydro-Québec refait surface dans le discours de certains politiciens et de think tanks québécois. Les deux principaux attraits invoqués sont les recettes de la vente (pouvant par exemple réduire la dette) et divers gains d'efficacité, postulés automatiques advenant une propriété privée. Malheureusement, ces raisonnements omettent un grand nombre de facteurs, qui font ...

SONDAGE EXCLUSIF - Léger / Le Journal

Charest perd des points



Mathieu Bélanger - Jean Charest s'est aliéné une proportion non négligeable d'électeurs francophones en déclenchant prématurément les élections. Le chef libéral demeure toutefois prem...

Finies les folies!



Un des discours les plus mémorables de Pierre Elliott Trudeau est celui qu'il a prononcé devant plus de 4000 militants libéraux réunis à l'hôtel Reine-Elizabeth le 19 octobre 1969. «Finies les folies», avait-il lancé, dénonçant aussi bien la «détérioration récente du climat politique et social» au Québec que les sympathies séparatistes des journalistes de Radio-Canada. Au train où vont les choses, Jean Charest pourr...

Action démocratique du Québec - À droite toute

L'Action démocratique ne pourra s'imposer que marginalement en s'attaquant ainsi au rôle de l'État.


Arrivée deuxième lors de l'élection de 2007, l'Action démocratique pourrait terminer la présente campagne électorale en troisième place, avec un nombre de sièges à l'Assemblée nationale considérablement réduit. Pour éviter le pire, Mario Dumont tire dans toutes les directions, mais surtout à droite. C'est là qu'il peut marquer des points. Partant défavorisé, le chef adéquiste a tout de même la chance dans cette élec...

Assez, M. Dumont!

Assez, M. Dumont! Assez de faussetés! Assez de démagogie!


L'exagération fait malheureusement partie du discours politique. Quand Jean Charest affirme que le programme de l'ADQ provoquera un «tsunami économique» au Québec, il en met plus que le client en demande et il faut le déplorer. Cela dit, au Québec, les politiciens responsables évitent généralement de franchir la frontière entre exagération et démagogie, en particulier lorsqu'il est question des relations entre la...

Détruire le mythe du fardeau fiscal du Québec

le fardeau fiscal des Québécois n'est pas plus lourd qu'ailleurs, quand on prend le temps de tout mettre dans la balance.


Comme Barack Obama entend mettre en place des mesures pour réduire les inégalités aux États-Unis, chez nous, des fiscalistes viennent de publier une étude qui nous apprend que les familles québécoises sont les plus choyées au Canada et parmi quantité de pays développés du monde. Luc Godbout s'intéresse aux questions de finances publiques depuis plusieurs années. Son objectif est de dresser un portrait qu'il so...