Une nomination irréprochable pour la délégation générale du Québec à Paris

Monique Gagnon-Tremblay : Ministre des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie

Nomination de Wilfrid-Guy Licari à la Délégation générale du Québec à Paris


Dans sa lettre ouverte au journal Le Devoir, édition du 22 décembre dernier, Mme Louise Beaudoin remet en question la nomination de M. Wilfrid-Guy Licari à la Délégation générale du Québec à Paris.
Permettez-moi d'expliquer ici les raisons qui ont motivé ce choix.
Diplomate de haut niveau, M. Licari en tant qu'ambassadeur canadien a, au cours de sa carrière, principalement travaillé pour la clientèle québécoise. Depuis ses toutes premières affectations dont celle de premier secrétaire et consul à Alger pendant deux ans ou à Paris, alors qu'il était chargé des dossiers de la Francophonie internationale et de la coopération pendant quatre ans, il a oeuvré à en assurer le rayonnement et la promotion des intérêts. Il y a de cela 30 ans.
Il a ensuite occupé le poste de directeur de l'Afrique francophone et du Maghreb jusqu'en 1984. À ce titre, il a joué un rôle de premier plan dans l'élaboration des politiques africaines et d'aide au développement sous l'égide de l'ACDI.
Il a occupé quatre postes d'ambassadeur. Le premier au Maroc, où il a été associé à l'organisation des premiers Jeux de la Francophonie à Casablanca. Le second au Sénégal, le troisième au Saint-Siège et enfin, le quatrième en Tunisie. M. Licari a en outre bâti au cours de sa carrière un important réseau de contacts qui ne pourront qu'être un atout précieux pour le Québec.
Étonnante contestation
Il est franchement étonnant que Mme Beaudoin pense à contester la nomination d'une personne de cette envergure, alors qu'elle sait pertinemment que seules la compétence et l'expertise peuvent susciter la confiance absolue du premier ministre et le guider dans son choix d'un représentant à Paris, le plus haut poste de la diplomatie québécoise. Rappelons d'ailleurs que ce même poste a été ouvert par le gouvernement libéral de Jean Lesage. Le nouveau délégué général aura entre autres pour mandat de défendre les intérêts économiques et culturels du Québec et non pas sa souveraineté, comme sans doute le souhaiterait Mme Beaudoin. Force est de conclure que, dès lors, elle considérera toute nomination de notre gouvernement suspecte et qu'aucune d'entre elles ne rencontrera son assentiment.
Ses propos sont en outre inutilement injurieux à l'égard des Québécois oeuvrant au sein de la fonction publique du Canada. Ils sont inacceptables car ils sous-entendent que les Québécois qui travaillent pour le gouvernement fédéral ne sont pas de vrais Québécois. Il n'est pas nécessaire d'être souverainiste pour bien défendre les intérêts du Québec. André Boisclair devrait se dissocier des propos de cette ancienne ministre de sa formation politique.
Dois-je rappeler à l'ex-députée de Chambly que plusieurs ministres péquistes ont été nommés dans le réseau des délégations québécoises. Nous avons respecté leurs choix d'alors, à son tour de respecter les nôtres. Le rayonnement et la place du Québec à l'étranger, à Paris comme ailleurs, n'est pas l'apanage exclusif des souverainistes ni du Parti Québécois.


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