André Boisclair s'en prend à Jean Charest qui "n'est pas cru, mais cuit"

Par Delisle, Norman

2006 textes seuls


QUEBEC (PC) - "Plus personne au Québec ne croit Jean Charest aujourd'hui. Or un chef de parti politique qui n'est pas cru est cuit", a soutenu samedi le chef du Parti québécois André Boisclair.

Devant les députés péquistes et les 125 présidents d'associations du Parti québécois réunis pour préparer la prochaine campagne électorale, M. Boisclair s'en est pris à la crédibilité du chef du gouvernement libéral.

"Cet homme s'est présenté à la dernière campagne électorale avec des engagements signés de sa main. M. Charest, vous avez manqué à votre devoir. Le problème qui est le vôtre, c'est un problème de crédibilité. Un chef de parti politique et un premier ministre qui n'est pas cru est cuit", a lancé M. Boisclair, soulevant l'enthousiasme de ses troupes.

Le chef péquiste a même comparé à un poisson rouge dans un bocal le premier ministre Charest, quand ce dernier négocie avec son homologue fédéral Stephen Harper.

"Un poisson rouge dans un bocal ne cesse pas de se cogner le nez sur la fenêtre. Quand le grand boss y met quelques miettes, il se garroche à la surface pour chercher de l'air et manger un peu. Quand Jean Charest parle à Harper, il a l'air d'un poisson rouge dans un bocal", a dit M. Boisclair.

Ce dernier s'est vanté de diriger un "nouveau Parti québécois" en train de se préparer à mener la prochaine bataille électorale. "Lorsque Jean Charest déclenchera la campagne électorale, nous serons prêts, et cela ne sera pas un slogan", a-t-il lancé.

Le Parti québécois a désigné un organisateur en chef en la personne du député de Gouin Nicolas Girard, un responsable du programme électoral avec Camil Bouchard, député de Vachon, et un directeur de la campagne de financement, Claude Boucher, député de Johnson, à qui on demande de recueillir 3 millions $.

De cette somme, un fonds spécial de 300 000 $ sera mis de côté pour le déclenchement de la bataille électorale.

Le chef péquiste a même proposé un slogan pour la campagne: le Parti québécois veut "un Québec pour le monde".

Le Québec indépendant que le Parti québécois imagine sera "écologiste, pacifiste, solidaire et altermondialiste". Il sera un des premiers en Amérique du Nord à réduire les émissions de gaz à effet de serre pour se conformer au Protocole de Kyoto.

Il sera également crédible quand il parlera de paix, grâce notamment à ses réalisations en matière d'égalité entre les hommes et les femmes et en matière de justice sociale.

Le Québec du PQ saura aussi non seulement créer la richesse, mais la répartir, comme doit le faire tout Etat social-démocrate.

"C'est le monde à 8 $ de l'heure qui en arrache, pas celui de Westmount", a-t-il dit.

Enfin, le chef péquiste a critiqué celles et ceux qui, comme le premier ministre Charest, accusent le PQ de croire que le débat sur l'avenir du Québec ne se résume qu'à un référendum.

"On n'est pas des référendistes. On veut un vrai coffre à outils pour le développement du Québec. La souveraineté, c'est de se doter des outils pour notre développement", a conclu M. Boisclair.


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