La victoire du Parti québécois (PQ) à l’élection partielle dans Chicoutimi a relancé le débat sur la pertinence ou non de tenir un référendum sur l’indépendance du Québec dans un premier mandat advenant une victoire du PQ le 5 octobre 2026.
« Je pense que l’indépendance est absolument nécessaire si on veut veiller à nos intérêts dans ce monde changeant et plus risqué qu’avant. Si on n’est pas aux commandes, on fait face à des risques sérieux. Il n’y a donc aucun changement dans notre position. C’est tout », a déclaré Paul St-Pierre Plamondon (PSPP) dans son allocution suivant la confirmation de l’élection de la nouvelle députée péquiste de Chicoutimi, Marie-Karlynn Laflamme. Il y aura « une fenêtre », a-t-il ajouté.
Sans surprise, les partis d’opposition ont rapidement sauté sur l’occasion pour accuser PSPP de recul sur la tenue d’une consultation populaire sur l’indépendance du Québec, ce à quoi a répliqué PSPP que le gouvernement allait faire preuve d’intelligence et de jugement avant de choisir le moment opportun pour tenir un référendum. « Il y aura un moment pour aller aux urnes, et aller aux urnes n’implique aucun risque pour les Québécoises et les Québécois ».
À cet effet, le chef péquiste assure qu’il n’attendra pas les conditions parfaites pour un référendum. « Ce qui m’inquiète le plus, c’est d’être au menu et de ne pas être à la table, de ne pas veiller à nos affaires », a-t-il argué.
Dès son élection à titre de chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon a pris l’engagement de tenir un référendum sur la souveraineté du Québec dans un premier mandat et, de facto, d’éviter aux Québécois le spectre des « conditions gagnantes », un film dans lequel ils avaient déjà joué sous la gouverne de Lucien Bouchard, et qui s’était avéré contre-productif. PSPP offrira aux Québécois un « vrai » gouvernement responsable tenant compte du climat géo-politique explosif tout en jetant les bases de l’avenir politique du Québec.
Et pour ce faire, un gouvernement péquiste disposera d’une « fenêtre » de quatre ans au cours de laquelle il mettra en priorité la sécurité économique des Québécois tout en jetant les bases de l’accession du Québec à son indépendance dans un climat serein faisant fi de cette peur annihilante dont les Trudeau père et Chrétien ont si bien su tirer les ficelles lors deux référendums précédents.
https://www.journaldequebec.com/2026/02/24/malgre-lincertitude-liee-a-donald-trump--le-chef-pequiste-paul-st-pierre-plamondon-promet-un-referendum-dans-un-premier-mandat-en-plus-de-batir-un-vrai-gouvernement
Henri Marineau, Québec


















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