Le Québec sur un plateau d'argent

Billet de Caroline


« Tout le monde appelait Gouin la forteresse.

Je suis bien contente de l’avoir ébranlée »

s’est réjouie Françoise David

de Québec solidaire

un parti de gauche

qui a contribué à donner le pouvoir

à la droite québécoise

un prolongement de la droite canadienne.

« Québec Solidaire est là pour rester,

sa présence est plus nécessaire que jamais.

S’il y a tant de gens qui ne veulent pas

aller vers les vieux partis,

c’est notre responsabilité de dire

que le vrai changement

c’est nous qui le représentons ».
Le vrai changement,

les Québécois ont tranché :

C’est Dumont qui en est le reflet.
Dumont plaît par son style direct

par son sens aigu de la formule

sa capacité à s’émouvoir.
Il a su tirer profit

des accommodements religieux

qui faisaient des Québécois

des dindons.
Dumont s’est rangé du côté de la population.

Il a mis son pied à terre.

« Nous allons défendre nos valeurs
notre identité. »
Le PQ et son chef

n’ont rien défendu

rien revendiqué

rien exigé.

Ils ont laissé planer l’idée

d’organiser une vaste « consultation populaire »

sur l’avenir du Québec

un référendum volé, en somme,

dont les Québécois ne veulent pas.

Les péquistes sont restés

pendant la campagne

et tout au long de ces dix dernières années

fidèles à eux-mêmes

pépères.
Les anglais sont contents.

Françoise et Amir sont contents.

John James est content.

Dumont exulte.

Boisclair relativise.

Le Québec est servi !

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Caroline Moreno476 articles

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Château de banlieue

Mieux vaut en rire que d'en pleurer !


Chapitre 1
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2 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    27 mars 2007

    La fuite en avant qui met en péril la survie du Peuple Québécois :
    ” Ceux qui luttent contre l’indépendance du Québec favorisent, consciemment ou inconsciemment, avec bonne ou mauvaise foi, la disparition de leur peuple. ” Guy Bertrand
    Aujourd’hui, le 26 mars 2007, la majorité des Québécois ayant voté PLQ ou ADQ a eu la fâcheuse décision de confondre la protection de leurs intérêts personnels –qui seront toujours éphémères– avec la fuite en avant. Or, en ce moment de dualisme politique et socioéconomique entre les nations –mondialisation–, nous devons nous imposer cette réflexion : peut-on faire avancer la souveraineté politique et la souveraineté économique, liées toutes les deux à ce binôme de pouvoir indispensable de survie nationale, en balayant le passé de notre effort collectif? L’aveuglement pour l’obtention de biens matériels superflus peut-il nous emmener ailleurs qu’à l’existence harmonieuse d’une des nations les plus singulières du monde? Peut-on faire avancer les choses en balayant 140 ans de lutte menée contre le fédéralisme centraliste empreint de chantages permanents?
    La fuite en avant se vérifie aussi dans l’obsession actuelle pour la réalité de concepts erronés exaltés par des utopies institutionalisées. C’est le syndrome, tant de l’imposition d’actions antidémocratiques que de la culture de la corruption intellectuelle par système. La façon de vivre sans cohérence, mise en scène par le montage de tout acabit, est offerte aux masses avides de consommation quotidienne superflue. Cette manière d’agir est présentée sans tenir compte de celle qui a été developpée au cours de 400 ans au Québec, et que les pro-fédéralistes québécois, de toutes les couleurs politiques, veulent nous faire voir qu’il n’y a pas d’autre issue que la fin d’une vocation naturelle à l’indépendance(1)
    On pourrait avancer ce paradoxe de la fuite en avant dans le présent résultat électoral d’un Québec fortement divisé , morcelé en trois parts presque égales –PLQ=33% / ADQ=31% / PQ=28%– et défini comme étant une conséquence de la logique du rapport de forces interconfédérales. Dans cette perspective, on peut parler de la contradiction de vouloir rester unis à la Confédération canadienne au prix de détruire les acquis obtenus par la “Révolution tranquille”, car ce qui est individuellement bénéfique matériellement, en votant pour des promesses ponctuelles divergentes entre les strates sociales, suppose une évolution qui atteindra l’objectf commun sociéconomique du Québec. En d’autres mots, une action simpliste qui fera un seul et unique bénéficiaire dans cette perte d’unité politique québécoise : le treillis des intérêts des groupes économiques contraires à la pleine souveraineté du peuple québécois fera maintenir la servitude à ce système fédéral des chantages économiques et de politiques arbitraires.
    L’acceptation de ces chantages économiques et de politiques arbitraires par le PLQ et l’ADQ, pendant la période électorale –l’annonce du budget fédéral en plein campagne électorale au Québec est un exemple de ces chantages et servitudes–, caractérise aussi la fuite en avant actuelle des électeurs qui ont donné leur appui à ces deux partis pro-fédéralistes, en échange de trahir l’intérèt général du peuple québécois. S’accommoder ainsi, c’est faire de la place pour quelques nouveaux arrivistes en faisant croire que l’on évolue vers un fédéralisme de consentement et de nivellement de forces interprovinciales. Autre moyen de remettre à plus tard les responsabilités non assumées et les décisions non prises pour solutionner les grands problèmes politiques et socioéconomiques de la Nation québécoise(2).
    Destiné à soudoyer des volontés politiques, l’accommodement politique et fiscal est le leurre de tous les temps, le mieux partagé en réussissant à confondre le plus grand nombre de citoyens avides de revanche entre leurs pairs. De plus, ces accommodements contreviennent aux règles de base de la pensée cohérente et de la transmission des connaissances pour arriver à comprendre la réalité de ce dualisme politique et socioéconomique entre les nations, dans un contexte de forces inégales dont on a fait mention antérieurement. Cette façon de servitude permet seulement de s’accommoder temporairement et non de se libérer de cette dépendance implacable(3). Ces deux réalités confrontées causent la division des Québécois qui ne trouvent d’autre cheminement politique que la fuite en avant.
    C’est ainsi que Henri Bourassa l’avait résumé et dénnoncé : ” L’histoire de la Confédération canadienne, c’est la série lamentable de nos déchéances et de nos défaites par la fausse conciliation “.
    Jean-Louis Pérez (membre du PQ)
    ____________________________
    1. ” En tant que produit historique et entité politique, le Québec a toujours eu une vocation naturelle à l’indépendance. ” Gérard Bergeron (1912-2002)
    2. ” Jamais un peuple n’acceptera d’être la simple province d’un autre peuple. ” Bernard Landry
    3. ” L’indépendance est un choix personnel, la dépendance est une contrainte implacable ” Josiane Criscuolo

  • Archives de Vigile Répondre

    27 mars 2007

    Madame Moréno,
    Vos commentaires me font toujours vibrer et quelquefois désespérer. Mais, vous n'avez pas abandonné le combat et c'est ce qui compte pour moi. Joignons-nous au MES et reprenons possession du PQ.
    Vive la République de l'Amérique française
    Guy Le Sieur