Le franc québécois

Et si on créait notre propre monnaie?

Tribune libre - 2007

Depuis longtemps, la question de la monnaie a pris son importance au sein
des souverainistes. La preuve: si on se fit à la question du référendum de
1980, l'association économique entre le nouvel État du Québec et le Canada
aurait prévu l'utilisation d'une même monnaie. 15 ans plus tard, [l'entente
du 12 juin entre le Bloc, le Parti québécois et l'ADQ->8998] prévoyait que le «
Québec souverain pourra, de son propre chef, garder le dollar canadien
comme devise».
Ce semble être une vache sacrée que le Québec une fois libre n'en restera
pas moins prisonnier des politiques monétaires du Canada. Et si on créait plutôt notre propre monnaie?

Ce projet est déjà défendu au Québec par le Parti démocratie chrétienne et
le Mouvement de libération nationale du Québec. Il faut avouer que cela
aurait de nombreux avantages de frapper notre propre monnaie, qu'on
pourrait nommer le franc québécois. Le premier est psychologique : le
fait d'avoir le profit de Lévesque par exemple plutôt que celui de la reine
d'un pays étranger aurait un effet identitaire au sein de la population.
Deuxièmement, [un article récent nous apprenait qu'une monnaie québécoise vaudrait environ 73¢.->8982] Cela avantagerait nos entreprises qui pourraient ainsi vendre plus facilement
leurs produits au sein du marché américain. Cela encouragerait aussi
davantage de touristes américains à venir dépenser leur argent au Québec.
Enfin, puisque cela leur coûterait un peu plus cher au sud de la frontière,
un peu plus de Québécois déciderait plutôt de faire leurs vacances ici, au
Québec.
Bien sûr, il y aurait quelques désavantages. Par exemple, les Canadiens
viendraient moins dépenser leur argent chez nous. On pourrait faire un
accommodement en acceptant qu'un certain montant de dollars canadiens
continue de circuler sur notre territoire.
L'indépendance est un objectif en soi, mais il s'agit aussi d'un prélude à
la mise en oeuvre d'une véritable « Révolution Nationale ». J'estime que
la création du franc québécois (FQ) devrait faire parti des objectifs de
cette révolution.
Maxime Schinck
-- Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) --

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Maxime Schinck24 articles

  • 12 734

« Jeune homme dans la vingtaine, Maxime Schinck est finissant de
l'Université de Sherbrooke en Études politiques appliquées, profil «
Politiques publiques ». Il avait précédemment entrepris des études en
Éducation au secondaire, profil Univers social (1ère année effectuée).

Depuis plusieurs années, il fait paraître plusieurs articles dans divers
quotidiens, telles que Le Devoir et le journal sherbrookois La Tribune.
Ses études, entre autres, ont contribué à sa compréhension des systèmes
politique et partisan et à développer son indépendance d'esprit.

Son principal champ d'intérêt est l'étude des mouvements associés à la
droite de l'échiquier politique en Europe et en Amérique du Nord. De façon
globale, il s'intéresse aux problématiques sociologiques et politiques que
vivent les sociétés occidentales et à la place de ces sociétés, comme bloc
à la fois uni et diversifié, au sein de la communauté mondiale. »





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7 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    18 septembre 2007

    On est ici à créer la future monnaie québécoise. La souveraineté du Québec viendra bien après, vu que le principal obstacle sera ainsi franchi.
    Voici l'histoire de la piastre : Elle était la monnaie utilisée en Indochine française et en Turquie ottomane, elle était une pièce de monnaie en bronze.
    Au Canada français, surtout dans la langue parlée, le dollar est populairement appelé piastre (prononcer piasse). Elle descend d'un usage ancien selon lequel d'autres devises nommées dollar en anglais recevaient en français le nom de piastre. Dans le traité effectuant la vente de la Louisiane "quand la France s'est fait avoir dans la transaction", on lit le mot piastre utilisé pour denommer le dollar américain : « La piastre ayant cours de monnaie dans les États-Unis... » La piastre du Canada Français valait 120 sous ce qui valait plus que la piastre à Lévesque que les fédéralistes avaient évaluée à, à peu près, 60 sous au référendum de 1980, pour faire peur aux nationalistes qui penchaient trop pour le OUI.

  • Archives de Vigile Répondre

    18 septembre 2007

    J'opterais, quant à moi, au nom "piastre", qui est déjà omniprésent dans notre culture et, à ce que je sache, unique dans le monde contemporain.

  • Archives de Vigile Répondre

    18 septembre 2007

    Qu'on se rende bien compte que toute appelation non déjà connu de tous tel que franc ou florin ou autres seront perçu comme étrangère ou "originales" et par ce fait rejeté(en idée) par une bonne partie de la population.
    Il me semble que l'appelation "dollars québécois" a tout à fait sa place et est celle qui risque le moins de causer de confusion tant au niveau nationnal qu'international. Si l'on tient absolument à innover en la matière je serais d'avis de regarder du côté de la "piastre" qui est déjà un nom populaire accepté et qui n'est pas dépourvu d'antécédant historique.
    Et oui, une monnaie réellement québécoise et adaptée à notre économie sera un précieux outil de souveraineté économique.
    Il y a déjà assez de temps qu'on endure une monnaie et des taux d'intérêts adaptés pour l'Ontario et l'Alberta qui ne font que ralentir notre économie nationale.

  • David Poulin-Litvak Répondre

    17 septembre 2007

    Pourquoi ne pas s’inspirer du Venezuela, qui nomme sa monnaie le « Bolivar » (le leader du mouvement d’indépendance nationale vénézuelien)? On pourrait nommer la nôtre le « Papineau »!

  • Archives de Vigile Répondre

    17 septembre 2007

    Raison supplémentaire à l'idée de M. René Marcel Sauvé d'appeler une future monnaie québécoise le FLORIN QUÉBÉCOIS :
    «Des pièces en or frappées initialement à Florence (Toscane) au XIIIe siècle, dénommées florenus, étaient largement acceptées à travers l'Europe. Leur nom latin vient de la fleur de lys, symbole de Florence "ET MAINTENANT, DU QUÉBEC", qui les ornait. Celles-ci ont plus tard été utilisées comme modèle pour frapper des monnaies nationales.»
    Le mot franc est bien beau, agréable à l'oreille aussi, mais cette monnaie n'a même plus cours en France depuis la création de l'EURO.

  • Archives de Vigile Répondre

    17 septembre 2007


    Le sujet a été étudié aux États Unis. Selon les
    économistes américains, la monnaie québécoise ne
    sera pas un franc mais un florin.
    C'est la monnnaie d'un État commerçant
    maritime. Cette monnaie serait le signe d'une
    plus grande indépendance et possiblement de
    la neutralité politique que souhaitent
    beaucoup de Québécois. La monnaie doit être
    crédible en cas de neutralité.
    René Marcel Sauvé, géographe, spécialisé en
    géopolitique et auteur de Géopolitique et
    avenir du Québec.

  • Archives de Vigile Répondre

    17 septembre 2007

    Ça semble intéressant avec notre franc qui enlèverait enfin la face de notre gentille reine d'Anglerre qui devrait bien dépasser le reine Victoria en longueur de reigne pour la remplacer probablement par Papineau, Lévesque, Bourgault, Parizeau, De Lorimier et quelques autres sauf Trudeau, Chrétien et Dion "sur la liste noire du nationalisme québécois". «Ça irait quand même à l'encontre de l'Europe qui a fait le mouvement contraire en créant l'EURO.»
    On pourrait aussi adopter la monnaie américaine.
    Et les timbres québécois ?