Parti Indépendantiste

La lumière au bout du tunnel

Mon constat, tous les partis politiques présents à l’Assemblée nationale marchent main dans la main pour l’économie et se foutent des intérêts nationaux.

Tribune libre 2008


En cette époque où notre peuple rêve de mobilisation et d’avoir une
Assemblée nationale forte qui défend les intérêts nationaux; en cette
époque où la mondialisation charcute nos avoirs économiques par des fusions
irresponsables approuvées par notre élite politique; en cette époque où
l’Indépendance est le seul moyen pour que notre peuple perdure à travers
les siècles; en cette époque où il faut agir et cesser de parler dans le
néant…

Le Parti Québécois

Le Parti Québécois prône un Québec bilingue, un bilinguisme malsain dans
un Montréal anglicisé. Certes, ce bilinguisme souhaité par l’élite péquiste
s’arrête aux individus et non aux institutions mais laisse tout de même un
goût amer dans la bouche quand on sait que pour travailler à Vidéotron, le
bilinguisme est exigé. Un laisser-aller épeurant dans le dossier de la
fusion de la Bourse de Montréal à celle de Toronto, suivi d’une déclaration
médiatique appuyant le dégel des frais de scolarité et d’accord avec le
rapport Castonguay. On est en droit de se demander si le Parti Québécois
n’est pas en train de mettre en place une stratégie à la Tony Blair, soit
une social-démocratie lucrative et ouverte sur l’intrusion du secteur
privée dans nos institutions. Le PQ pratique un culte de la personnalité
qui nuit plus à la cause qu’autre chose. Une élite péquiste qui parasite la
cause de l’indépendance et qui continue à le faire discrètement mais
sûrement. Après le dépôt du rapport de l’OQLF, Pauline Marois redevient
nationaliste et proclame que le français au Québec fait du surplace !
Est-ce que c’est en souhaitant que chaque individu au Québec soit bilingue
que vous voulez rectifier la situation madame Marois ? Réveillez des limbes
de René Lévesque, elle tente de nous faire croire que c’est un nouveau
combat. C'est prendre les Québécois pour des idiots sachant que nous,
Québécois, sommes en continuelle adversité à Montréal autant avant, que
pendant et qu’après René Lévesque ! Tel l’Union nationale de l’époque, le
Parti Québécois doit laisser la place à un nouveau parti qui à une réelle
vision pour l’avenir et non seulement des affirmations qui gaspillent le
temps précieux du combat que doivent mener les Québécois et ce, de toutes
les générations.

Que fait le Comité national des jeunes du Parti Québécois dans tout ça ?
Attendent-ils la permission de Pauline Marois pour représenter la véritable
vision des jeunes indépendantistes du Québec? Ils ne font rien ou
devrais-je dire "nada" vu que l’espagnol gagne du terrain d’année en année
au Québec et surtout à Montréal.

Non seulement nous devrons nous défendre contre l’anglais mais en plus
contre l’espagnol. Où est le bien de l’immigration pour la collectivité
québécoise? Elle nous renvoie directement dans le mode "survivance" duquel
René Lévesque nous avait extirpé le temps d’un discours ! Nous sommes
ouverts au monde mais, le monde est fermé à nous une fois arrivé à
l’intérieur de nos frontières. Il est grand temps de cibler l’immigration à
l’intérieur de la Francophonie et c’est devenu une question de survie !
S’assurer que les immigrants que l’on accueille possèdent une connaissance
acceptable de la langue française est le droit ultime des Québécois qui
défrichent cette terre d’Amérique depuis 474 ans.

Action démocratique du Québec
L’ADQ qui joue la carte nationaliste pendant les élections de 2007 et qui
va voir l’establishment économique anglais à Montréal le lendemain de
l’élection. Une ADQ à qui les électeurs québécois, dont beaucoup
d’indépendantistes, ont fait confiance pour agir comme opposition
officielle mais qui ne les représentent pas une fois à l’Assemblée
nationale pour ne pas effrayer la "clique" de Bay Street à Toronto ou
encore l’establishment économique anglais de Montréal à qui il a fait des
promesses. Muet comme une carpe quand il est temps de défendre les intérêts
nationaux mais actif comme une guêpe quand les élections approchent. Encore
aucune propositions claires en ce qui concerne l’autonomisme renouvelé ou
encore l’abolition des commissions scolaires. Que dire de plus d’un parti
qui se prétend sérieux et qui gaspillent le temps précieux des électeurs
québécois. Bien sûr, monsieur Dumont a répété qu’il était contre une hausse
de plus de 10 000 immigrants par années mais qu’entend t-il faire avec les
45 000 que nous accueillons actuellement ? A-t-il seulement un plan concret
pour rectifier la situation de la francisation des immigrants ? Semble que
non ! Il nage en plein affirmationnisme tel le PQ qui veut "converser" sur
la situation nationale. Du pareil au même qui donne raison à Gilbert
Paquette de vouloir créer une coalition autonomiste PQ/ADQ pour lancer le
Québec en chicane constitutionnelle et ainsi, redonner le goût de la
souveraineté aux Québécois. Le fait est, que les Québécois en ont marre de
donner quelques importances que ce soit au Canada en ce qui concerne
l’Indépendance du Québec. Nous avons évolué et nous sommes ailleurs. Nous
savons ce que nous valons et nous allons décider de notre avenir seul !

Le Parti libéral du Québec
Le Parti libéral du Québec réduit le financement pour enseigner le
français aux nouveaux arrivants mais prétend tout de même agir pour la
sauvegarde de la langue française. Christine St-Pierre qui ose nous
demander de lui faire confiance quand elle répond en anglais aux
journalistes anglophones la journée même ou l’OQLF dépose son rapport
alarmant. Yolande James, ministre de l’immigration, qui nous lègue une
augmentation de l’immigration à 55 000 immigrants par année d’ici 2010. À
ce rythme, sans les moyens pour les franciser, Montréal sera anglaise et
débordera sur la Rive-Nord et la Rive-Sud. Naturellement, les élections
arrivant tranquillement mais sûrement, le PLQ tente de radicaliser son
discours pour plaire aux Québécois ( I am Québécois quand ça m’arrange !)
en omettant d’admettre qu'il est pour une immigration massive pour des
raisons purement économiques. Des raisons économiques qui enrichissent les
Québécois ou les "autres" tel Desmarais et les compagnies étrangères? Créer
des emplois est une chose mais s’assurer que les retombées économiques
servent au développement du Québec en est une autre. Jean Charest a dit
qu’il voulait que le Québec soit un exemple pour le monde dans le congrès
des libéraux le 7 mars dernier. La question est : Veut-il que le Québec
français soit un exemple pour le monde où il veut que le Québec
multiculturel soit l’exemple premier ? Mystère…

Québec solidaire
Québec solidaire qui n’a pas de chef ! Québec solidaire qui ne peut percer
la frontière de l’île de Montréal vu son incapacité à renouveler le
discours de "l’extrême gauche montréalaise". Aucun respect pour notre
patrimoine mais tous les respects pour les nouveaux arrivants devrait être
leur slogan. Tout pour les pauvres mais rien pour la classe moyenne serait
l’autre. Que dire de plus sinon que le dragon à deux têtes se coupera les
deux têtes lui-même !

L’avenir, l’avenir et encore l’avenir
Mon constat, tous les partis politiques présents à l’Assemblée nationale
marchent main dans la main pour l’économie et se foutent des intérêts
nationaux. Ils instaurent une dictature économique masquée par leur jeu
politique laissant l’héritage de nos ancêtres se détériorer petit à petit.
Certes, ils se pavanent dans toutes les manifestations pour ne rien dire et
sourire, mais le Parti Indépendantiste s’y présente pour parler d’avenir et
d’espoir.

Le Parti Indépendantiste veut un Québec dans lequel le peuple Québécois
pourra s’émanciper et devenir un exemple pour le monde. Un Québec libre et
indépendant de tout pouvoir externe. Un Québec français fier de son
histoire en focalisant sur les bons coups et non seulement les mauvais. Un
peuple non pas victime, mais grand ! Nous le savons tous, nous sommes un
grand peuple, mais il faut que nos leaders politiques le disent pour que le
monde entier l’entende. Dès lors, le monde entendra et il verra ce que nous
valons réellement. Nous sommes la 19e puissance économique mondiale, alors
visons le G-10. Arrêtons de quémander à Ottawa des redevances de bonnes
conduites et fonçons !

Il faut voir les choses en face et exiger de notre gouvernement qu’il nous
représente et ce, en votant pour le Parti Indépendantiste aux élections
partielles et aux prochaines élections générales. Seul un parti du peuple
peut rectifier la situation. C’est un devoir de prendre les choses en main.
Ne rêvez pas au sauveur, devenez-le au sein du Parti Indépendantiste !
Érik Poulin
Président du Comité des Jeunes du Parti Indépendantiste
-- Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) --

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Érik Poulin23 articles

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Président du Comité des jeunes du Parti indépendantiste - - Directeur national des régions - Il est membre fondateur du Parti indépendantiste et du Comité des jeunes du Parti indépendantiste. Il est membre du Comité exécutif du P.I. depuis février 2008.





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5 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    14 mars 2008

    Avec le Parti indépendantiste, une chose est claire : il n’est pas assis entre deux chaises comme l’est le PQ. On peut bien rêver, comme le propose G.Paquette, une alliance PQ (BQ)-ADQ, comme lors du référendum de 1995, mais ça ne fait pas avancer la cause de l’indépendance du Québec. (...) A force de faire des alliances avec n’importe qui et pour n’importe quelle raison, en en finit par ne plus savoir où aller.
    Vous avez bien raison, Pierre B. Ce qu'il faut, ce qui urge, c'est une alliance entre indépendantistes. Que les autonomistes s'arrangent entre eux: ils ont le fardeau de la preuve en ce qui a trait au rapatriement des pouvoirs, une chimère qu'ils ne cessent d'entretenir tout en ne faisant rien pour y arriver. Pourquoi participerions-nous à un exercice chimérique qui ne fera que nous faire perdre un temps précieux, que nous pourrions passer à défendre la vision qui est la nôtre? Une vision qui n'a pas été promue depuis 12 ans?
    Nous, indépendantistes, avons faim et soif d'indépendance. Parce que l'indépendance, c'est la liberté, comme le souligne si bien Érik Poulin.
    La liberté, n'est-ce pas ce qui est le plus fondamental en l'être humain?
    Suzanne Lachance

  • Archives de Vigile Répondre

    13 mars 2008

    On peut toujours finasser, se trouver en désaccord sur un point ou sur un autre. Mais dans l'ensemble c'est ce ton, c'est ce discours que je veux entendre depuis des années. Enfin du leadership ! Que cela vienne d'un jeune me réjouit doublement. Je peux voir des faiblesses mais je ne m'accorde pas le luxe de jouer les prophètes de malheur. Il me semble impératif de soutenir le positif qui point, d'encourager la construction d'un lieu politique à partir duquel l'éducation indépendantiste pourra être entreprise et valorisée.
    GV

  • Simon Blais Répondre

    13 mars 2008

    J'ajouterais à cela, et à l'honneur de ceux pour qui le Parti Indépendantiste est une imposture, qu'il est toujours bienvenu de voir arriver, après certaines années sombres, un parti politique prônant une prise en main.
    C'est rafraîchissant, pertinent, et tout à fait à sa place!
    Comme le RIN et le PQ furent nécessaire pendant et après la révolution tranquille, aujourd'hui le PI prend le flambeau et reprend la marche dans la rue, avec le peuple, plutôt que dans des bureaux chiquement fenestrés avec en prime des sièges de toilette chauffants!

  • Archives de Vigile Répondre

    13 mars 2008

    Cher Monsieur, bien que je ne sois pas opposé à l'accession du Québec à sa liberté pleine et entière par DUI, il m'apparaît évident que le PI est un pur produit du ressentiment et du désespoir sans base sociale sérieuse dont le purisme indépendantiste rend impossible tout déterminisme social. L'avenue proposée par Monsieur Gilbert Paquette dans La nécessaire alliance me semble davantage porteuse d'avenir pour le mouvement national québécois.
    René Lallemant PhD, Docteur en ethnologie, Membre du Parti Québécois
    Gatineau

  • Archives de Vigile Répondre

    13 mars 2008

    Avec le Parti indépendantiste, une chose est claire: il n'est pas assis entre deux chaises comme l'est le PQ. On peut bien rêver, comme le propose G.Paquette, une alliance PQ (BQ)-ADQ, comme lors du référendum de 1995, mais ça ne fait pas avancer la cause de l'indépendance du Québec.
    Que reste-t-il de cette entente du 12 juin 1995, qui devait nous mener à une nouvelle Confédération (c'est écrit noir sur blanc dans les documents du Bloc québécois). J'ai gardé précieusement ces pages.
    A force de faire des alliances avec n'importe qui et pour n'importe quelle raison, en en finit par ne plus savoir où aller.
    Pierre B.