Ce qui se produira

Réponse à Bernard Frappier et Raymond Poulin.

PI - Parti indépendantiste



Finalement, il y a de l’espoir en l’avenir chez les jeunes
indépendantistes et j’en suis témoin. Un espoir que le Québec puisse être
fort autant au niveau nord-américain que mondial. Que le Québec soit un
exemple mondial en matière d’environnement et de politique étrangère. Un
espoir qui peut, et qui j’en suis sûr, renversera le taux excessif de
suicides chez les jeunes Québécois. Je vous annonce que le discours
défaitiste est révolu. Il s’effilochera pour finalement disparaître. On le
verra apparaître entre autre sur vigile, mais il disparaîtra. Il laissera
place à un discours déterminé et confiant. Il laissera place à la
construction d’une société évoluée prenant sa juste place dans
l’organigramme mondial et surtout, il laissera place à L’INDÉPENDANCE.
Il est grand temps de faire un examen de conscience dans le milieu
indépendantiste. Je ne lis que de la peur et de l’appréhension dans les
textes des supposés intellectuels et indépendantistes. D’où vient-elle
cette peur?

Ne pourriez-vous pas nous faire le grand plaisir de regarder en avant une
fois pour toute et d’avancer sans regarder en arrière? Vous marteler sans
cesse l’incapacité des politiciens à renouveler leurs discours, mais le
vôtre ne change pas, au contraire il stagne.
Pour contrer cette situation gênante, les Québécois devront opter pour la
seule et unique alternative viable, le Parti Indépendantiste. Nous avons un
projet de société d’une ampleur inégalée et certains tentent pourtant de
nous marginaliser. Les arguments de tous ne sont pas constructifs mais
passéistes et dans cette analyse, j’épargne Gérald Larose qui lui, au
moins, essaie de trouver une solution évolutive. Trop peu évolutive pour le
Parti Indépendantiste certes, mais au moins il ne recule pas.
Ne voyez-vous pas que c’est cette peur, indigne du peuple dont nous sommes
issus, qui a conduit aux nombreux échecs de notre accession à
l’indépendance. Avec sa loi C-20, le gouvernement fédéral nous a lancé un
message clair, la majorité sera fixée par eux et non par nous. C’est
pourquoi nous nous devons de répondre avec un mode d’accession à
l’indépendance clair, net et précis. À croire que certains ne feraient
allusion à l’épisode du référendum de 1995 quand bon leur semble. Monsieur
Frappier sort de l’ombre et nous attaque :
« Vous maintenez qu’une simple majorité de députés élus suffirait à
déclarer l’indépendance. Vous fondez cette prétention sur les traditions du
parlementarisme britannique dont le Québec a hérité. Vous croyez vous
conformer à cette tradition en confiant à un gouvernement majoritaire
piiste la responsabilité de légiférer dans ce sens. Et ce, indépendamment
du nombre de voix. Au Québec, un tel gouvernement majoritaire peut être élu
avec 40-42% des voix. Cela nous conduit à l’invraisemblable situation d’une
communauté politique qui se verrait imposer un changement de régime malgré
qu’elle n’y ait pas consenti majoritairement. »
Oui nous le maintenons qu’une simple majorité de députés élus suffit ! Ne
faites pas comme si les Québécois n’avaient pas voté majoritairement pour
l’Indépendance en 1995. Vous savez parfaitement M. Frappier que plus de 60%
des Québécois de souche ont voté oui à ce référendum. Vous savez
parfaitement que ces mêmes 60% de Québécois n’attendaient qu’une
déclaration courageuse de Jacques Parizeau et s’en était fait de
l’Indépendance.
Vous parlez M. Frappier de la tradition dont nous avons hérité, le
parlementarisme britannique. Nous en avons non seulement hérité, mais nous
l’avons amélioré. Nous l’avons rendu véritablement représentatif de la
volonté populaire. On n’a qu’à penser à Louis-Joseph Papineau qui a utilisé
le parlement pour que la voix des Québécois de jadis se fasse entendre
quand, du côté des anglais, le parlement était encore une dictature. On n’a
qu’à penser à Jean Lesage et René Lévesque qui ont utilisé l’Assemblée
nationale en initiant une révolution si tranquille que le monde ne nous a
pas entendus et qui a forcé le Canada entier à se réformer. Pourquoi
l’Indépendance se ferait-elle autrement ? Pourquoi avoir toujours utilisé
notre pouvoir démocratique, et arrivés au bût ultime, le rejeter parce que
soudainement inefficace ?
Aucun d’entre vous n’a sût apporter un argument de taille pour contester
notre mode d’accession à l’indépendance. La seule chose que je détecte dans
vos argumentations, c’est de la peur. C’est justement cette peur que les
Québécois méprisent comme la peste et pourtant vous persistez.
Le droit international ne dit en aucun temps que la majorité simple est
anti-démocratique et pourtant c’est ce que Raymond Poulin laisse croire
dans son analyse :

« Par ailleurs, quelle alternative pour le moment ? Un parti qui propose
de proclamer l’indépendance dès son élection à la seule majorité des
sièges, ce qui signifie, dans la conjoncture internationale actuelle, aller
droit dans le mur, en dépit des rodomontades de son chef et de son
président, qui vont révolutionner la terre entière et changer la donne par
leurs seules incantations. »

Vous semblez dire que dans la conjoncture internationale actuelle, il n’y
a pas de place pour notre mode d’accession à l’indépendance. Désolé de vous
dire M. Poulin que le Kosovo s’apprête à déclarer son indépendance de façon
unilatérale en étant appuyé par l’Union Européenne et les États-Unis. Si
pour vous notre mode d’accession à l’indépendance ne s’inscrit pas dans la
conjoncture actuelle, que vous faut-il de plus?
Le Québec est une des premières démocraties du monde et notre système
politique est envié de par le monde. Pourquoi M. Raymond Poulin ne
pourrait-on pas créer un précédent dans le droit international si le Kosovo
peut se le permettre ? Avant de se demander si le monde nous reconnaîtra,
reconnaissons nous nous-même !

Au Parti Indépendantiste, nous regardons de l’avant. Cela nous importe peu
que certains aient peur d’agir ou que d’autres tentent de nous
marginaliser. Nous savons que notre programme est le plus progressiste du
Québec et qu’il nous propulse dans le 21ème siècle. Le Québec n’a plus une
année à perdre, nous devons le faire progresser tous ensemble et non pas
seulement rêver à son évolution. Nous devons le faire évoluer à une vitesse
si rapide, que le monde entier en sera influencé.

Certes nous voulons révolutionner la terre entière M. Poulin, en
commençant par notre coin de terre, le Québec ! Ensuite, par nos actions,
nous deviendrons un exemple mondial en matière d’évolution sociétale. S’il
y a une chose qui peut tuer le Québec, ce sont des gens qui n’ont plus de
vision et qui se terrent dans le pessimisme.

Les jeunes du Québec sont plus que prêts à emprunter la route du 21ème
siècle, et ils veulent le faire avec toutes les générations. Il est
décevant de voir la vieille classe intellectuelle ne pas renouveler son
discours. Surtout quand un autre parti indépendantiste voit le jour et
soutient des idées axées sur l’avenir. Il y a un manque d’audace, aucun
espoir. Au contraire, on se heurte à un cul de sac à chaque intervention et
qui plus est, tous semblent se disputer pour savoir qui aura la meilleure
route pour arriver au dit cul-de-sac.

Le texte de Richard Gervais « La solution ne passe plus par le PQ » publié
sur vigile le 6 février dernier, est un texte rafraîchissant et qui prouve
hors de tout doute que toutes les générations peuvent travailler ensemble
en ayant un discours centré sur l’avenir. Un discours qui ne cible non pas
nos échecs du passé mais, des solutions qui donnent de l’espoir pour la
suite des choses. Sa conclusion résume tout :
« Cette déclaration d’indépendance est l’acte législatif décisif, sine qua
non, l’acte même d’indépendance. Sur le plan international, par exemple,
les autres nations n’auraient sinon rien à reconnaître du tout. Le mutisme
qu’observent là-dessus les participants au débat est symptomatique de leur
péquisme malgré tout. Depuis plus de trente ans, le PQ endort avec des
formules creuses du genre : « enclencher le processus devant mener à la
souveraineté » et autres langueurs monotones. »
Il apparaît que pour le Parti Indépendantiste, percer les médias de masses
aura été plus aisé que de percer la classe intellectuelle québécoise, ce
qui est quand même aberrant.

Voyez comme l’avenir est proche !

http://www.tagtele.com/videos/voir/15842/

Érik Poulin
Porte-parole du Comité des Jeunes du Parti Indépendantiste
-- Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) --

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Érik Poulin23 articles

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Président du Comité des jeunes du Parti indépendantiste - - Directeur national des régions - Il est membre fondateur du Parti indépendantiste et du Comité des jeunes du Parti indépendantiste. Il est membre du Comité exécutif du P.I. depuis février 2008.





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2 commentaires

  • Mathieu Gauthier-Pilote Répondre

    10 février 2008

    C'est évidemment M. Frappier qui a raison ici. C'est précisément parce que les régimes de l'Union législative de 1840 et de l'Union fédérale de 1867 ont été adopté sans l'appui de la majorité qu'ils étaient illégitimes.
    M. Frappier ne vous a pas attaqué, il a attaqué vos arguments qui sont franchement mauvais.
    Surtout, ne citez pas Louis-Joseph Papineau en appui à vos arguments, si on peut appeler votre envolé électoraliste des « arguments ».
    Pour Louis-Joseph Papineau, ce qui est vrai c'est que :
    « [...] dans l’ordre temporel et politique, il n’y a d’autorité légitime que celle qui a le consentement de la majorité de la nation; de constitutions sages et bienfaisantes que celles sur l’adoption desquelles les intéressés ont été consultés, et auxquelles les majorités ont donné leur libre acquiescement; que tout ce qui est institution humaine est destiné à des changements successifs; que la perfectibilité continue de l’homme en société lui donne le droit et lui impose le devoir de réclamer les améliorations qui conviennent aux circonstances nouvelles, aux nouveaux besoins de la communauté dans laquelle il vit et se meut.
    Les institutions auront plus ou moins de durée, selon qu’elles auront mieux ou moins bien formulé et défini les droits et les devoirs du magistrat responsable, – chargé de faire exécuter la loi, sans pouvoir y substituer son action extralégale, sous peine de punition certaine et efficace – ainsi que les droits et les devoirs de sujets, demeurés assez puissants pour sauvegarder facilement leurs franchises et leurs immunités.
    Une génération qui a joui de l’estimable privilège de se choisir la constitution qui lui convient le mieux, admettra volontiers et décrétera que les générations suivantes devront jouir du droit qu’elle a trouvé bon et juste de se donner à elle-même. En conséquence, à des époques fixes et rapprochées, les peuples libres auront des conventions, distinctes de leurs parlements et des autres corps législatifs ordinaires. Ceux-ci, fondés et élus par la constitution, lui doivent soumission absolue. Ils sont chargés de la maintenir intacte, de ne faire de lois que celles qui ne la violent pas. Ces peuples libres doivent avoir aussi un pouvoir judiciaire, autorisé à décider, quand la question lui est soumise, si une loi est conforme ou contraire à la constitution, pour la déclarer exécutoire si elle y est conforme, ou nulle et de nul effet si elle lui est contraire. La convention, elle, aux époques et dans les circonstances pour lesquelles elle est établie, devient l’autorité la plus importante d’un pays, sans avoir le pouvoir d’y faire la moindre loi. Elle n’a nulle autre attribution que celle d’examiner si le corps politique est demeuré sain, ou s’il est devenu malade; s’il est actuellement fort; s’il est progressif et satisfait; ou s’il existe quelque maladie qu’il soit possible à la sagesse humaine de guérir, quelque mécontentement qu’il lui soit possible de faire cesser. Sous les regards du pays entier, assistant à ses délibérations par la voie du journal quotidien, qui publie le compte-rendu de tout ce qui s’y dit, s’y propose et s’y résout, elle conclut à ce que des modifications à la constitution existante, telles qu’elle les indique, soient soumises à la considération et à la décision des citoyens. Après discussion libre, la majorité de ceux-ci décide de ce qu’elle en accepte, de ce qu’elle en rejette. La pays se donne à lui-même une constitution révisée et améliorée.
    Voilà le système américain, de bien loin le plus parfait que l’ingénuité et la raison humaines aient encore imaginé, pour promouvoir le plus rapidement possible la grandeur et la prospérité des états qui auront le bonheur de le recevoir. » - [Discours de l'Hon. Louis-Joseph Papineau devant l'Institut canadien
    à l'occasion du 23e anniversaire de fondation de cette société,
    17 décembre, 1867->http://biblio.republiquelibre.org/Discours_devant_l%27Institut_canadien_%C3%A0_l%27occasion_du_23e_anniversaire_de_fondation_de_cette_soci%C3%A9t%C3%A9#La_foi_politique_de_l.27Orateur]
    Ainsi, si l'on suit le raisonnement de Papineau, ce qui est légitime et ce qui est notre devoir c'est de se mobiliser, sur une base citoyenne et non-partisanne (donc, pas de PI) afin de faire pression sur nos représentants, qui ne seront élus par nous, les citoyens indépendantistes, qu'à condition qu'ils adoptent une loi créant une convention constitutionnelle (ou assemblée constituante) qui fonctionnera indépendamment du Parlement québécois et dont le mandat sera d'élaborer une constitution pour le Québec. Cette constitution sera ensuite adoptée ou rejetée par voie référendaire par les maîtres du système, les citoyens en corps, nous tous qui avons le droit de voter.
    Le seul parti politique qui, pour l'instant propose quelque chose d'analogue à ce système c'est Québec solidaire. Quant à savoir si la détermination est là, ça c'est une autre histoire.
    Vous avez dit : « Il apparaît que pour le Parti Indépendantiste, percer les médias de masses aura été plus aisé que de percer la classe intellectuelle québécoise, ce qui est quand même aberrant. »
    Je ne trouve pas cela aberrant du tout, car pour percer les médias de masse il faut simplement faire du bruit, être sensationnel ou ludique, alors que pour convaincre les intellectuels, ceux qui méritent le qualificatif du moins, il faut des arguments valides et des prémisses vrais, ce qui demande un peu plus de travail.

  • Archives de Vigile Répondre

    10 février 2008

    Même si une majorité de députés indépendantistes étaient suffisante pour déclarer l'indépendance du Québec avec, disons 40 % des votes de Québécois, le plus grand problème va être de les faire élire ces députés là considérant leur projet de faire l'indépendance du Québec dès que leur parti prendrait le pouvoir, serait un frein, pas une locomotive.
    Même M. René Lévesque et ses successeurs incluant M. Parizeau ne s'y sont pas risqué parce que leurs chances de réussite étaient nulles vu n'y avait pas assez d'indépendantistes au Québec pour faire élire son parti. Pourquoi ? Parce que trop de Québécois ont peur des conséquences économiques et parce qu'un grand nombre se pensent plus Canadiens que les Anglais le sont. Ils ne veulent pas abandonner ça...point.
    Faut dire aussi que peu de Québécois se sentent actuellement martyrisés par le ROC comme peuvent se sentir des Palestiniens, des Irakiens ou des Afghans incluant beaucoup d'Africains, ce qui n'aide pas LA cause.