Réplique à Robert Barberis-Gervais

Je suis si froissé...

"Speak White" - "Speak What"


Eh bien, ça vole bas! Je vous accuse, pince-sans-rire, M.
Barberis-Gervais, d’avoir palimpsesté mon célèbrissime poème Parle
Français! ([http://www.vigile.net/Parle-francais->Parle-francais]), qui répond, lui, au Speak
What
[?] de Marco Micone. À moi l’impératif et à vous, donc, le nous
inclusif. À moi la réponse d’une génération à une autre, et à vous, ce
pastiche de MA réplique au plus grand pastiche du plus grand poème
québécois.
Je suis si froissé,

Que je me plie en quatre,

Pour éviter d’éclater de rire,

De la guéguerre Micone-Dostie,
Come on, tabarnak,

Arrêtez de me faire chier avec vos guerres de pichnottes,

Assénées avec toute la virilité de vos nez levés,

De vos diplômes en droit d’interprétation de vers,
De vos répliques à des répliques littéraires,

Et surtout, de vos mots compliqués, comme « palimpseste »,

Que personne ne comprend, ni ne connaît, sans dictionnaire,

Tout le monde s’est bien tapé dessus, revenons à nos moutons :
L’indépendance du Québec, et ce genre de projet utopiste,

J’aimerais bien penser, que dans mon pays,

L’on peut se varger’d’su, puis se donner des accolades,

Allons, M. Micone, un doux pti’bisou à Gaëtan!

David Poulin-Litvak
-- Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) --

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5 commentaires

  • Raymond Poulin Répondre

    29 mars 2008

    Pour le p'tit bisou, David, il eût fallu que Gaétan le voulusse bien. Mais c'est qu'ils sont sérieux, ces messieurs!.. À quand le duel, à défaut d'un duo? Et s'ils s'y mettent à trois, faudra-t-il parler d'un triel? Tiens, un néologisme: c'est fou comme les batailles littéraires suscitent la créativité langagière. T'as ben raison: come on, tabarnak, ç'a pus d'kâlisse d'allure c't'affaire-là.

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre Répondre

    28 mars 2008

    Monsieur DPL,
    Monsieur Micone ne fera pas ce genre d'éclaircissement. Comment le sais-je? Je signalais hier que son expression massue contre ses détracteurs: "personnes anachroniques"
    sortait directement du vocabulaire des Galganov, Nutik, Tyler et co., racistes notoires affairés à abattre ce qui reste de la loi 101!
    S'en est-il défendu? Il a plutôt récidivé fièrement en qualifiant de nouveau Dostie de "anachronique".
    Cet homme est un homme de cour! Soit, il cherche une poursuite en cour, soit il préfère les jeux de basse-cour: Combats de coqs:-)

  • David Poulin-Litvak Répondre

    27 mars 2008

    Bien sûr monsieur Verrier (GV)?, mais on est bien en droit de rire un peu, en faisant du « cas » Poulin-Litvak-Barberis-Gervais une parodie de l’indignation de Dostie (avocat de la Lalonde) envers Micone. Cela ne nous empêchera pas, je crois, d’apprécier la culture de certains et, en passant, leurs très belles métaphores (palimpseste).
    Ce qui est dommage, c’est que le débat demeure un lançage de gros mots les uns envers les autres, et non une exégèse des poèmes en question, surtout celui de Micone, dont l’esprit, à certains, semble contestable. Il est vrai que les gros mots, malgré leur dureté, caricaturent à grands traits une critique, mais il faudrait approfondir, je crois, pour sortir de la caricature.
    Il me semblerait important que Micone expose, à tout le moins, l’esprit de ce poème : Pourquoi l’a-t-il écrit? Quel est l’esprit de Speak What? Une explication vers par vers, ou tronçon par tronçon, mais exhaustive, serait appréciée.
    Il serait aussi intéressant d’entendre l’opinion de Mme Lalonde, qui semble avoir été, elle aussi, offusquée par le poème de Micone. Pourquoi ne pas l’inviter à expliquer pourquoi? Enfin, M. Dostie pourrait aussi tenter de préciser sa lecture de Speak What, vers pas vers, tronçon par tronçon.
    Voilà, merci à M. GV de souligner les aspects plus sérieux de ce débat.

  • Archives de Vigile Répondre

    27 mars 2008

    Une bataille de titans se livre, mais tous ne peuvent pas la voir. Normal. Il y a plusieurs niveaux de lutte et, si porter une pancarte peut être un geste honorable, à l'autre extrémité il y a les intellectuels. Ceux qui exercent le métier de penser utilisent parfois d'autres armes. Une nation est un organisme humain complexe. La lutte pour une pleine émancipation nationale comporte plusieurs facettes. Il y a du boulot pour tout le monde et à tous les niveaux. Les prises de position de certaines personnes qui ont réfléchi plus que nous à des questions qui nous échappent partiellement ou entièrement devraient nous inspirer du respect et nous donner l'occasion d'apprendre, notamment d'apprendre des mots nouveaux. Je suis sûr que vous avez un dictionnaire.
    GV

  • Archives de Vigile Répondre

    27 mars 2008

    Vous avez raison M. Poulin-Litvak d'écrire : «Allons, M. Micone, un doux pti’bisou à Gaston !»
    Faut pas faire comme les Libéraux fédéraux qui tapent sur notre Stéphane boute-en-train Dion qu'ils vont finir par nous le faire aimer s'ils continuent de le faire "souffert".
    Toutes et tous à la manifestation et lettrons nos pancartes : Touchez pas à notre Stéphane bien aimé,
    signé : Les séparatistes québécois