Un mal pour un bien

PQ - stratégie revue et corrigée

La souveraineté plus que jamais, mais pas n'importe comment. À quelque chose malheur est bon, dit le proverbe. Mais à condition de tirer les bonnes leçons du récent séisme électoral. Nous proposons ici la nôtre.
Depuis le référendum de 1995, les péquistes n'ont fait que se lamenter d'avoir été victimes d'une énorme fraude, se chicaner entre «purzédurs» de droite, «purzédurs» de gauche et magouilleurs de tout acabit, pendant que les modérés du centre, écoeurés, désertaient les rangs et que le parti se vidait de toute vitalité vraiment démocratique.
Une première alarme était donnée en 2003, le PQ tombant à 33 % des voix et les libéraux-conservateurs de Jean Charest prenant le pouvoir. Mais cela n'a pas suffi pour ébranler la tranquille arrogance des dirigeants. Ils avaient sacrifié la souveraineté sur l'autel des fusions municipales forcées, mais refusaient de reconnaître leur erreur.
Il ne suffit pas de battre campagne pendant 33 jours, même avec brio, pour regagner la confiance du peuple et le convaincre de faire l'indépendance. Ce projet s'impose plus que jamais. Encore faut-il le préparer convenablement et y mettre le temps et l'énergie qu'il faut.
De toute leur histoire heureuse et malheureuse, les Québécois n'ont jamais été autant divisés. La politicaillerie est en train de tuer ce peuple qui, ne sachant plus à quel saint se vouer, se lance dans le premier «beau risque» venu, le temps de se remettre du mépris qu'on lui fait subir -- mais celui-ci n'a qu'un temps! -- et en se berçant d'une nouvelle et éphémère illusion: le fédéralisme d'ouverture de Stephen Harper, le fédéralisme asymétrique de Benoît Pelletier, l'autonomie creuse de Mario Dumont...
Il nous faudra refaire une vraie union nationale avec tous ceux, de quelques partis soient-ils, qui veulent pour le Québec une vraie démocratie et une entière souveraineté. C'est ce à quoi entend consacrer tous ses efforts le Mouvement démocratie-souveraineté. D'abord reconstruire notre démocratie.


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