Souverain ou millionnaire

Billet de Caroline


Pour un drapeau du Québec plastifié

il fallait, le 23 juin dernier

au Parc Molson,

où se déroulaient les festivités

de la fête nationale de quartier,

débourser 0.25¢.
Non seulement n’y a-t-il rien de gratuit

mais il y a, quand on est indépendantiste québécois,

un prix à payer :
Les indépendantistes québécois

ne peuvent être journalistes à Radio-Canada

devenir juges, siéger sur des commissions d’enquête;

ils doivent pouvoir se montrer critiques face

aux indépendantistes québécois

condamner leurs propos

taire, autant que possible, leurs allégeances

et payer leurs drapeaux.
À la lecture de

COMMANDITES

ET CORRUPTION CANADIENNE

LIRE LE RAPPORT GOMERY,

du politologue Édouard Cloutier,

on comprend l’attirance que peuvent exercer

les partis canadiens

sur le commun des mortels :

privilèges, dépenses, récompenses, subventions,

retours d’ascenseur, nominations, promotions, contrats,

salaires généreux, bénévoles rétribués,

pots-de-vin, indemnités, défense payée,

absolution.
Le camp canadien

se place au-dessus des lois

se pose en Dieu.
Pas de réglementation.

Pas de corruption.
(…) le gouvernement du Canada

peut continuer à agir au mépris absolu des règlements,

des lois et de la constitution,

dans le plus grand secret et en toute impunité

exactement comme le font

les gouvernements totalitaires. (p.214)
Constituons-nous un bas de laine canadien!

Avec le 400e anniversaire de la fondation de Québec

il y a sûrement une piastre à faire…
La vie est tellement plus lucrative

quand elle est canadienne!
COMMANDITES

ET CORRUPTION CANADIENNE

LIRE LE RAPPORT GOMERY

Édouard Cloutier

L’ACTION NATIONALE ÉDITEUR

www.action-nationale.qc.ca

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Caroline Moreno476 articles

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Château de banlieue

Mieux vaut en rire que d'en pleurer !


Chapitre 1
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Chapitre 2
http://www.tagtele.com/videos/voir/73949/

Chapitre 3
http://www.tagtele.com/videos/voir/73967/1/





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1 commentaire

  • Archives de Vigile Répondre

    27 juin 2007

    « La GRANDE ÉCHELLE » Bruno Deshaies 27.06.2007
    Votre billet me rappelle ce que nous disait un jour mon ancien professeur d'histoire, feu monsieur André Lefebvre, professeur d'histoire et de didactique à l'École normale Jacques-Cartier, au sujet des deux échelles de promotion au Canada. Il y a la GRANDE ÉCHELLE, c'est celle du Canada-Anglais ; puis, la PETITE ÉCHELLE, (dans une « petite société » avec des « petites idées »), pour le QUÉBEC-PROVINCE. Dans pareil cas, on peut trouver l'exemple parfait en Sir Wilfrid Laurier et beaucoup d'autres comme lui de l'aspiration stupéfiante par la GRANDE ÉCHELLE.

    Lisez ces lignes très instructives dans le
    Dictionnaire biographique du Canada en ligne LAURIER, sir WILFRID (baptisé Henry-Charles-Wilfrid), avocat, journaliste, propriétaire et rédacteur de journal, homme politique, né le 20 novembre 1841 dans la paroisse Saint-Lin (Laurentides, Québec), fils de Carolus Laurier et de Marcelle Martineau ; le 13 mai 1868, il épousa à Montréal Zoé Lafontaine, et ils n’eurent pas d’enfants ; décédé le 17 février 1919 à Ottawa.
    [EXTRAIT]
    « Laurier commença ses études primaires le 5 septembre 1847, peu de temps avant la mort de sa mère qu’il aimait tant, emportée par la tuberculose le 7 mars 1848. Avant même qu’il ait 11 ans, son père le retira de l’école de Saint-Lin pour le diriger, en septembre 1852, vers celle de New Glasgow, de langue anglaise et de mœurs britanniques, située à quelques milles de sa résidence. Wilfrid s’y pénétra d’une culture qu’il affectionnerait toujours et apprit rapidement la langue anglaise qu’il parlerait avec un brin d’accent écossais. Puis, en 1854, Carolus conduisit son fils au collège de L’Assomption pour y entreprendre des études classiques. Wilfrid y découvrit un univers rigide dirigé par des ecclésiastiques qui érigeaient la religion catholique en programme d’études autant qu’en règle de vie. Les maîtres glorifiaient l’ultramontanisme et fustigeaient le libéralisme. Wilfrid réussit bien à L’Assomption, même si, à l’occasion, il séchait des cours pour aller entendre des orateurs « rouges » parler de politique. En 1859, par exemple, il décrocha des prix dans 7 matières sur 11. Déjà, il adorait la politique et avait planté sa croix dans le sol du libéralisme. En 1861, au terme de ce long parcours collégial dont il n’oubliera jamais l’atmosphère pesante imprégnée de conservatisme tout comme le goût de la littérature qu’il y a développé, il choisit le droit : son intérêt pour la matière, sa personnalité et son éloquence mise en évidence au collège l’y invitèrent.
    Laurier s’inscrivit au McGill College de Montréal en septembre 1861. Le milieu montréalais et l’établissement anglais marquèrent à jamais son destin.
    [...]
    « Pour demeurer jusqu’au bout maître de l’administration et de son parti, Laurier n’oublierait jamais une pièce capitale : le favoritisme. Il l’utiliserait à toutes les fins : pour montrer sa reconnaissance à un ami, pour attirer un adversaire dans son giron, pour éloigner un intrus de son entourage immédiat. Il verrait à tout, jusqu’à l’obtention d’un bureau de poste dans un village. Ce rôle, il le jouerait surtout au Québec, où il serait « le premier et le dernier juge », comme il l’écrirait en 1899. Dans le cas des provinces anglaises, il signerait généralement les documents, les décisions déjà prises par les ministres régionaux. Ainsi, peu à peu, Laurier se tisserait finement un réseau efficace d’amis sûrs, d’organisateurs loyaux. »
    [...]
    Il quitta Montréal pour L’Avenir le 18 novembre, et ce fut à Victoriaville, où il publia le Défricheur à compter du 1er janvier 1867, qu’il noircit ses plus belles pages à la fois contre l’Union de 1841 et contre la Confédération. Le 7 mars 1867, au moment où le projet était discuté à Londres, Laurier fut cinglant : « La Confédération est la seconde étape sur la route de l’anglification tracée par Lord Durham [Lambton*...] Nous sommes livrés à la majorité anglaise [... Il faut] user de l’influence qui nous reste pour demander et obtenir un gouvernement libre et séparé. » Rouge et séparatiste, voilà la position de celui qui, dans quelque 30 ans, dirigerait le pays qu’il cherchait tant à démolir alors. Dès le 21 mars, toutefois, le Défricheur dut fermer ses portes, emporté tant par la maladie de son rédacteur que par les lourds problèmes financiers et l’opposition du clergé local ultramontain qui rangeait Laurier parmi les révolutionnaires libéraux. Puis, le 1er juillet, la Confédération canadienne fut officiellement proclamée. Du coup, à 25 ans, Wilfrid Laurier devait réorganiser sa vie. »
    Consulter : Réal BÉLANGER. Professeur titulaire d’histoire, Université Laval, Québec, Québec. Sir Wilfrid Laurier.