Rien de nouveau

Le visage haineux des « Anglais »



Les propos haineux et les menaces de violence armée contre le Parti Québécois, contre Madame Pauline Marois et contre le Québec en voie de progrès vers les statuts avancés d'État Nation n'ont rien de nouveau.

Des individus et des groupes déterminés à en finir avec NOUS sont actifs depuis les premiers temps de notre présence en Acadie et dans la vallée du Saint Laurent. De 1755 à 1760, cette haine systématisée a culminé avec la déportation bestiale des Acadiens. Rassemblés et regroupés séparément, hommes d'un côté, femmes et enfants de l'autre, les Acadiens ont été dispersés aux quatre vents afin qu'ils ne reviennent plus jamais occuper les terres qu'ils ont défrichées et mis en valeur pendant 150 ans auparavant.

Initialement, les Anglais devaient remplacer les colons Acadiens par leurs propres ressortissants, comprenant soldats méritants et colons venus d'Angleterre. En Nouvelle Écosse, l'Acadia University m'a appris que l'exercice n'a pas fonctionné comme prévu. Déjà, ex-soldats et colons britanniques avaient manifesté leurs préférences pour le nouveau pays qui s'organisait immédiatement au sud et devint les États Unis d'Amérique.

Les Acadiens avaient développé dans les régions maritimes une production agro-alimentaire unique et très appréciée des Mic Macs. Grâce aux Acadiens, les habitants de ces régions mangeaient beaucoup mieux qu'a l'époque de la chasse, la pêche et la cueillette. Avec la déportation, rapporte l'Acadia University, la région n'est redevenue de nouveau productive que 150 ans plus tard.

En pénétrant dans le Saint Laurent au cours de l'été 1759, les Anglais ont tenté de répéter les mêmes manoeuvres qu'en Acadie. Effectivement, ils ont détruit 1400 fermes avant d'arriver à Québec. Tôt avertis de leur présence, les Habitants se sont réfugiés loin dans l'arrière-pays pour éviter la déportation.

N'ayant rien gagné avec l'escarmouche des plaines d'Abraham du 13 septembre 1959, les Anglais ont changé de tactique. C'est que Québec n'est pas l'Acadie. On peut geler à mort à Québec dès les débuts de l'automne. Ils ont donc offert à Monsieur de Ramesay des conditions exceptionnelles afin de s'abriter à Québec pour l'hiver. Une armée de "vainqueurs" qui répare ses dommages et reconstruit les maisons détruites par les bombes pour rendre la ville habitable, vous avez déjà vu ça? Incroyable.

Le printemps suivant, cette même armée anglaise a été battue à Sainte Foy par les forces combinées de l'armée française et des milices territoriales du Québec. Trois ans plus tard, avec le traité de Paris du 10 février 1763, la France de Louis XV faisait cession de la Nouvelle France en faveur de l'Angleterre.

Nous, Québécois, qui avions comme les Acadiens investi plus de 150 ans de travail d'exploration, de défrichements et de développements pour rendre productive un territoire autrement plus dur et rude que l'Acadie, étions néanmoins en position de survivre et continuer à progresser, en raison des facteurs suivants:

1. Contrairement à la vallée de l'Annapolis, la vallée du Saint Laurent est périphérique, naturellement isolée par des obstacles gigantesques, par huit mois d'hiver glacial, ne permettant qu'une seule récolte par année alors que la vallée de l'Annapolis en permet aux moins deux, possiblement trois.

2. Le golfe Saint Laurent est une grandiose voie de communications mais aussi une mer redoutable qui a englouti plus de 4000 navires dont deux flottes de guerre anglaises envoyées pour capturer Québec.

3. Comme pour l'Acadie, la colonisation du Saint Laurent par les soldats et ressortissants venus de Grande Bretagne s'avéra désastreuse, les colons préférant de beaucoup aller majoritairement se joindre aux Yankees de la Nouvelle Angleterre pour combattre la "Mè
re Patrie", la Monarchie et la "Gentry" qui détenaient le pouvoir et l'argent.

4. La guerre d'indépendance américaine qui éclata en 1776 était en place dès 1760 et davantage en 1763. Une guerre ne commence pas le jour où on sort les fusils et les canons. Au moment de l'éclatement, la guerre a au moins 40 ans et souvent davantage. Cette guerre s'est poursuivie longtemps par la suite. Au Quartier Général Militaire du Québec, au 3530 rue Atwater à Montréal (qui n'existe plus), j'ai vu des documents secrets qui montraient que les Américains préparaient une invasion du Canada autour de 1940.

Depuis ce temps, beaucoup de choses ont changé et presque toujours en notre faveur. Le Canada actuel des United Empire Loyalists et les États Unis de George Washington sont au bord de l'implosion.

5. Obligés de déménager leurs effectifs militaires et leurs pénates hors du Québec vers l'Ontario Méridional et l'Ouest à partir de 1838, treize ans après la construction du canal Érié dans New York, les Anglais, United Empire Loyalists et Orangistes ont abandonné le Québec, dont NOUS avons parachevé la conquête avec nos propres moyens financiers, par nos achats successifs de terres, entreprises et domaines ayant appartenu à nos adversaires. Cette conquête par NOUS était achevée en 1960, alors que, nouvellement élu premier ministre du Québec, Jean Lesage a parlé de "L'État du Québec" et il pouvait le faire.

6. Tous ces avantages qui ont joué en notre faveur nous ont permis de devenir un Peuple et une Nation reconnus dès 1839 par Lord Durham en personne dans son fameux rapport. Nous ne sommes plus une province depuis longtemps et nous avons maintenant construit les assises de notre propre Etat.


Nous avons maintenant la possibilité de nous doter de défenses territoriales uniques au monde, semblables aux systèmes de défense en vigueur en Suisse, Suède et Finlande.

Nous n'avons pas à craindre les menaces à notre sécurité.

JRMS

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René Marcel Sauvé217 articles

  • 243 179

J. René Marcel Sauvé, géographe spécialisé en géopolitique et en polémologie, a fait ses études de base à l’institut de géographie de l’Université de Montréal. En même temps, il entreprit dans l’armée canadienne une carrière de 28 ans qui le conduisit en Europe, en Afrique occidentale et au Moyen-Orient. Poursuivant études et carrière, il s’inscrivit au département d’histoire de l’Université de Londres et fit des études au Collège Métropolitain de Saint-Albans. Il fréquenta aussi l’Université de Vienne et le Geschwitzer Scholl Institut Für Politische Wissenschaft à Munich. Il est l'auteur de [{Géopolitique et avenir du Québec et Québec, carrefour des empires}->http://www.quebeclibre.net/spip.php?article248].





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10 commentaires

  • Francis Déry Répondre

    5 septembre 2012

    Dans le but de dominer les Micmacs et les Acadiens, les Britanniques ne trouvaient pas assez de volontaires dans leurs rangs pour peupler la péninsule néo-écossaise (que j'allais écrire acadienne).
    Ils sont donc partis recruter en Allemagne, Suisse et Hollande des mercenaires ou candidats de milice qui deviendront les Foreign Protestants.
    http://en.wikipedia.org/wiki/Foreign_Protestants
    Établis avant la déportations des Acadiens, les conditions coloniales furent assez négligées pour qu'une partie d'entre eux se révoltent et rejoignent les Acadiens qui s'exilaient du côté français sous l'influence de l'abbé Leloutre.
    http://en.wikipedia.org/wiki/Lunenburg,_Nova_Scotia#The_Hoffman_Insurrection
    http://en.wikipedia.org/wiki/Acadian_Exodus

  • François Munyabagisha Répondre

    2 décembre 2010

    "Un manuscrit est discutable mais non les marques visibles et tangibles du développement territorial."
    Brillant M. Sauvé!
    Dommage que vous n'ayez pas une tribune qui surplombe le Québec. Si je comprends bien votre thèse, elle explique l'enlisement endoctrinal Quebecois au milieu de deux rivières, souverainistes et fédéralistes.
    Plutôt que de considérer les réalités en perpétuelles transformations, dont l'élargissement et l'encrage de la diversité, nous sommes embrigadés par les écrits et les interprétations de l histoire vue des faits dont nous n'héritons aucune trace. Les esprits sont chauds et corrompus, CA prendra une armée des Sauvé pour sauver les prochaines générations.
    Francois M.

  • Jean-François-le-Québécois Répondre

    29 novembre 2010

    @ JRMS:
    «Nous avons maintenant la possibilité de nous doter de défenses territoriales uniques au monde, semblables aux systèmes de défense en vigueur en Suisse, Suède et Finlande.»
    Sans doute aurions-nous grandement intérêt à le faire! Mais le problème que j'entrevois, est que je ne connais que peu de Québécois, prêts à s'entraîner, dans la perspective d'avoir à se battre pour le Québec.
    Il y a parmi nous trop de pacifistes insouciants, et de gens qui pensent (à tort) qu'aucun mal comparable à celui de la Crise d'octobre, ne pourrait aujourd'hui nous venir du Canada anglais.

  • Archives de Vigile Répondre

    29 novembre 2010

    Pour ceux qui suivent encore cet saga - sachez que j'ai porté plainte au cabinet du Ministre MacKay, ministre de la défense nationale. La plainte a été redirigé, selon la réponse que j'ai eu, au Ministre et à la Direction des politiques et griefs. Ils font donc, eux aussi, un suivi.
    Il y a toujours des limites à se faire invectiver et menacer de la sorte...

  • Archives de Vigile Répondre

    27 novembre 2010

    Et bien, la voilà qui vous rattrape votre belle réalité, M. Sauvé, le résultat de 40 ans d’incurie québécoise. Et c’est d’un État responsable d’une telle acculturation dont vous voudriez faire l’indépendance… Comment allez-vous répondre à M. Tremblay ? Par où commencer ? Car c’est d’un cours complet d’histoire dont il a besoin.
    RCdB

  • Archives de Vigile Répondre

    27 novembre 2010


    Personne ou presque ne voulait émigrer en Nouvelle France monsieur Tremblay, et risquer de mourir de froid ou pire encore, de finir dans les fonds glacés du Golfe là où la moitié des navires envoyés de France ont fait naufrage. Le Golfe est toujours une mer terrible, plein de récifs et de tempêtes redoutables dont des vents extrêmement forts qui ont le don de pousser les navires vers les récifs.
    En comparaison, les terroirs américains sont de véritables paradis à l'état de nature. Chez nous au Québec, c'est au prix de 400 ans de travail acharné que nous avons transformé un milieu naturel inhabitable en un beau pays.
    Toutes mes recherches m'ont confirmé qu'à l'état primitif, le Saint Laurent est inhabitable. Les premiers venus ont quitté pour aller vivre ailleurs. Si nous sommes restés, nous, descendants des Normands (environ 60%), des Bretons (environ 25%) et le reste des autres pays de la France maritime, c'est un peu pas mal parce que nous n'avions pas le choix de partir.
    Avec le temps, nous nous sommes adaptés et avons fini par y trouver un certain bonheur mais n'oubliez pas qu'il y a plus de Québécois aux États Unis qu'au Québec (environ 14 millions). Le confort attire les populations et le froid chasse. Je crois qu'il y a plus de Suédois aux États Unis qu'en Suède, plus de Finlandais en Crimée qu'en Finlande.
    La Norvège que j'ai visitée est moins froide, grâce à la Dérive Atlantique du Gulf Stream, de sorte qu'à Bergen, à 60 degrés de latitude nord, (au Québec c'est l'Ungava inhabitable). la moyenne de janvier est au dessus de zéro et j'ai vu de mes yeux vu des poissons tropicaux dans le petit lac face à la maison du compositeur Edvard Grieg.
    L'humanité aime la chaleur qui réchauffe et fait pousser plantes et tout ce qui est comestible, monsieur Tremblay.
    Ce qui veut dire que nous sommes des survivants parmi les survivants, des "toffes" parmi les "toffes" mais n'abusons pas de nos forces. Rappelons-nous qu'il n'y a pas si longtemps, nous avions le record du monde pour nos hommes forts et nos femmes fortes. Comme garçon de ferme à 15 ans, j'en ai bien connus, sauf qu'ils étaient presque tous morts d'épuisement avant 50 ans.
    Ce qui nous a fait progresser par bonds prodigieux, ce sont les moteurs et la machinerie de toutes sortes, dont les Québécois sont friands. Nous sommes plus amateurs de gadgets que les Américains et pour cause: nous devons continuer a vaincre un milieu rude.
    Et l'ère massif de la machinerie a commençé réellement chez nous après 1960, avec la Révolution tranquille, alors que, grâce aux 350 années de travail fourni avec la force animale et celle de nos bras, nous avions accumulé un capital important qui a été reconnu par la Bourse de New York, qui n'hésita pas lorsque nous avons emprunté l'argent nécessaire pour fonder Hydro Québec et construire nos grands barrages.
    Avec l'indépendance, nous pourrons définir nos propres objectifs et les atteindre avec une économie de moyens.
    Salutations.
    René Marcel Sauvé

  • @ Richard Le Hir Répondre

    27 novembre 2010

    M. Sauvé,
    Je trouvais déjà votre analyse pas mal bonne, mais votre réponse à M. Gignac m'a jeté à terre. Vous avez tout à fait raison sur l'importance du rapport au Réel. Toute tentative d'imposer une situation plus ou moins en porte-à-faux avec le Réel est condamnée à l'échec au même degré.
    Richard Le Hir

  • Tremblay Sylvain Répondre

    26 novembre 2010

    Je suis d'acccrd avec votre approche synthétique remarquable de l'indépendance du Québec vis-à-vis de n'importe qui. D'ailleurs, même avant l'agression des Anglais sur Québec, nous avions déjà un esprit d'indépendance vis-à-vis de la France, dû à des irritants, socio-économiques notamment, mais politiques aussi. Et puis, de toute façon, tout se faisait d'ici, la France étant trop loin pour être de quelque utilité pratique. La Nouvelle-France, c'est nous qui la dirigions et controlions. Les anglais d'Angleterre et des colonies pouvaient bien nous détester, et comploter pour nous l'enlever. C'est nous qui étions visés, surtout, pas nécessairement la France, car, sans colons français installés de façon permanente ici, et surtout ces voyageurs explorateurs diplomates qui entraient en relation avec les nations amérindiennes pour les rallier à ce très grand pays, cette Nouvelle-France n'aurait sûrement pas tenu le coup longtemps, et n'aurait d'ailleurs probablement jamais été créée.
    Moi, monsieur Sauvé, je me pose une question, et peut-être auriez-vous une réponse. Dans ce temps-là, du temps de la Nouvele-France, les colons des colonies anglaises, ainsi que les Anglais de la métroplole, qui auraient voulu émigrer en Nouvelle-France, était-ce permis, avaient-ils des moyens pacifiques de le faire? Comment se fait-il qu'ils aient agi comme des sauvages pour venir s'établir ici, demandant l'aide ou le soutien de l'Armée anglaise pour ce faire. Il me semble qu'il y a quelque chose d'anormal là-dedans. Même les colons anglo-américains auraient peut-être pu émigrer pacifiquement en Louisiane du temps, s'il y avait eu des procédures légales pour ce faire; c'est ce que je me demande, était-ce possible, dans ce temps-là, d'émigrer légalement en Nouvelle-France?
    Et puis, après que la Nouvelle-France soit devenue une colonie anglaise, comment se fait-il qu'il y ait eu un afflux massif d'anglophones de tous horizons, apparemmment sans contrôle légal quelconque. Pouvait-on ainsi émigrer dans une autre colonie d'Amérique du nord de même empire britannique sans demander une permission quelconque, comme si ces gens-là étaient chez-eux partout?
    Et finalement, comment se fait-il que les immigrants du monde entier considèrent maintenant le Canada comme un pays conquis, définitivement anglophone et totalement libéré de toute présence française ou francophone? - alors que, normalement, cette langue anglaise n'était que la langue de l'Angleterre et des anciennes colonies anglaises, totalement étrangère au Canada, à part le fait de quelques commerçants et explorateurs en pays amérindiens et inuit autour de la Baie d'Hudson. Comment se fait-il que les rois d'Angleterre, les dirigeants des nouvelles colonies anglo-américaines prises aux Français, et le Canada d'hier et d'aujourd'hui, n'aient jamais considéré le français comme la langue officielle de l'ex-Nouvelle-France, depuis et jusqu'à aujourdHui, et faits en sorte que tous les immigrants y soient intégrés?
    Depuis quand colonise-t-on des contrées en enlevant aux habitants leur langue propre? Comment se fait-il qu'on nous ait enlevé tout pouvoir de contrôler notre immigration, et d'intégrer tous les immigrants à la langue française, après le Traité de Paris de 1763? Comment se fait-il qu'il soit suffisant de parler anglais pour émigrer au Canada, alors que la langue commune du peuple canadien, depuis les débuts de la Nouvelle-France, de l'Acadie à la Louisiane, est le français?
    Est-ce que les guerres de l'Angleterre, des colonies anglo-américaines et des États-unis par la suite, contre la Nouvelle-France et l'ex-Nouvelle-France par la suite, est un prétexte à tout détruire ce qu'il y a ici, y compris la langue commune, qui est française, et celles des peuples amérindiens, des centaines d'années encore après que ces guerres sauvages soient terminées. La langue française n'est même pas une langue seconde dans la majorité des provinces canadiennes, et aucune langue amérindienne n'est langue régionale à statut officiel, seconde après la langue de la province, qui devrait être le français mais qui est l'anglais sauf au Québec, dans aucune partie propre du Canada, à ce que je sache, à part peut-être celles où la prédominance amérindienne est majoritaire - mais ça ne s'étend pas aux non-amérindiens de naissance ou d'adoption, car ces programmes exclusivement ethniques émanent de la Loi sur les Indiens. Les ententes sur les langues amérindiennes ne concernent jamais les non-amérindiens, elles ne peuvent donc pas être qualifiées de régionales comme tel, je pense.
    Nous sommes riches au Canada, mais tout est détruit, les langues amérindiennes, le français. Il ne reste qu'une surface anglo-saxonne étrangère et éphémère, oui, éphémère, car elle ne durera pas. Avec l'espagnol qui gagne toujours du terrain aux États-unis, et le français qui s'étend au Canada à partir du Québec et un peu du Nouveau-Brunswick et de l'Ontario, j'ai l'impression que les anglophones vont se sentir de plus en plus isolés avec le temps, et devront faire des concessions, lâcher du lest. Le vrai foyer de la langue anglaise, en Amérique, reste les États de la Nouvelle-Angleterre; je ne pense pas qu'aucune partie du Canada puisse être consédérée comme un foyer de la langue anglaise. Tout y a été construit sur notre dos, ainsi que sur le dos des amérindiens; ils n'ont jamais eu notre aval et ils ne l'auront jamais non plus.
    Quel est le statut des langues dans les guerres, m. Sauvé? De quel droit détruit-on la langue des vaincus encore des centaines d'années après que ces guerres soient terminées? Est-ce un tribut de guerre? du nettoyage ethnique? Envahissait-on un pays, dans l'ancien temps, parce qu'on ne pauvait pas y émigrer légalement?

  • Archives de Vigile Répondre

    26 novembre 2010


    Monsieur Gignac,
    Dans l'optique du géographe et de la géopolitique, l'hitoire est inscrite dans le territoire et les terroirs.
    Les notes écrites et manuscrites sont complémentaires. C'est à l'intérieur de la géographie territoriale que s'écrit réellement l'histoire et c'est ce que j'ai réussi à faire valoir aux États Unis, en Europe et en Angleterre.
    Un manuscrit est discutable mais non les marques visibles et tangibles du développement territorial. C'est ce qu'il faut faire valoir dans les régions affectées par les guerres et je l'ai fait non sans succès en Afrique et au Moyen Orient.
    La question qui se pose est toujours fondée sur le même principe: qui a occupé le territoire et qui a le plus investi pour le mettre en valeur et en faire un espace vivable? C'est la réponse que j'apporte dans Géopolitique et avenir du Québec, que même le ministre actuel de la justice Rob Nicholson a lu et étudié et n'a rien pu trouver pour annuler mes thèses puisqu'elles sont fondées sur la réalité.
    Il n'y a que chez nous qu'on trouve des gens souvent dotés de doctorats qui ne fournissent que des arguments abstraits et dénués de fondements territoriaux pour nier les statuts territoriaux que nous avons acquis au prix de 400 ans de travail acharné. C'est ce travail de fou accompli par nous que je fais valoir dans mes thèses géopolitiques et que les "savants" professeurs Jocelyn Létourneau et Jacques Bernier de l'Université Laval traitent de "déterminisme".
    Il n'y a aucun déterminisme dans la Réalité avec la majuscule. La Réalité comporte les caractéristiques suivantes qui ne sont plus enseignées nulle part dans nos chères universités:
    1. Radicalité, qui n'a rien à voir avec radicalisme ni absolutisme. La Radicalité de la Réalité n'est pas un déterminisme qui entrave la liberté.
    2. Ipséité qui affirme l'unicité de chaque être réel, dont on trouvera des explications chez Aristote mais non chez Emmanuel Kant et encore moins chez Leibniz et Descartes.
    3. Semelfactivité de la Réalité. Encore, on le trouvera chez Aristote et les grands Médiévaux mais non chez les modernes ni les pragmatistes et empiristes.
    4. Royauté de la Réalité. Ibid.
    5. Continuité`de la Réalité. Ibid.
    Nous devons retourner à nos classiques qui ont été supprimés. Les classiques collent à la Réalité et au Réel relationnel
    Les modernes sont "rationnels" ad nauseam mais ignorent la nature RELATIONELLE DE TOUTE EXISTENCE RÉELE, par opposition à virtuelle, qui supplante à la fois la Réalité et le Réel.
    Voilà la première guerre que nous devons gagner.
    Salutations
    JRMS

  • Archives de Vigile Répondre

    26 novembre 2010

    Monsieur Sauvé
    Un gros merci pour votre cours d'histoire que j'ai trouvé très intéressant et que j'ai bien apprécié. Cette semaine, dans le journal Le Devoir, j'apprenais que 95% des cégépiens au Québec ne recevaient pas de cours d'histoire; les deux bras m'ont tombé. Comment voulez-vous construire une identité québécoise avec l'effacement de notre histoire? Comment pouvez-vous savoir où vous vous en allez si vous ne savez même pas d'où vous venez? En plus dans le même journal, au début de la semaine, j'apprenais que des archives de grande valeur avaient été volées au Québec et qu'une partie de ces archives volées se retrouvaient dans 2 universités américaines et ailleurs aux États-Unis. Il est de plus en plus clair que les fédéralistes cherchent à nous faire disparaître en créant un génocide bien planifié
    avec l'histoire qui devient absente dans l'éducation et par l'assimilation et la minorisation de notre peuple avec cette immigration excessive. L'indépendance est urgente plus que jamais; il va falloir que le peuple se réveille vite sinon nos jours sont comptés. Il m'a fait plaisir
    André Gignac patriote