Mauvaise langue

Billet de Caroline


Les accommodements des uns et des autres

ont pour résultat d'édifier des barrières

toujours plus hautes

entre les minorités et la majorité.
C'est ainsi que des individus

qui fréquentent leurs propres écoles et magasins

en viennent à construire une ville dans la ville.
De tous les accommodements

celui que l'on tolère le plus

qui semble aller de soi

au point de ne plus en paraître un

est l'accommodement linguistique.
Il nous mène à accepter

sans broncher

le surfinancement des institutions

de langue anglaise

et l'anglicisation des immigrants.
Cet accommodement

non seulement nous revient cher en terme d'argent,

on n'a qu'à penser aux coûts du futur centre universitaire de santé McGill

de même qu'aux 60 millions de dollars attribués par Québec

à l'Université Concordia pour son école de gestion John-Molson

et aux 10,5 millions de dollars consentis par Québec et Ottawa

au collège Dawson pour la construction de locaux pédagogiques et à

l'agrandissement de l'espace réservé aux activités étudiantes

rendus nécessaires par l'accroissement de l'effectif étudiant,

mais il contribue au recul du français.
Pourtant,

du côté de la population et des élus

seul l'accommodement religieux

provoque des remous

de bien petites vagues, des vaguelettes

qui ne font hélas

que noyer le poisson.

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Caroline Moreno476 articles

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Château de banlieue

Mieux vaut en rire que d'en pleurer !


Chapitre 1
http://www.tagtele.com/videos/voir/73927/

Chapitre 2
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Chapitre 3
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2 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    21 novembre 2006

    C'est aussi le PQ qui a initié le démantèlement des COFIS à l'époque où André Boisclair était ministre de l'Immigration.

  • Archives de Vigile Répondre

    20 novembre 2006

    Bravo, très estimée Caroline Moreno,
    Tout a en effet commencé lorsque le Parti Québécois a de lui-même réduit la portée de la Loi 101, en permettant, contre toute nécessité autre qu'électoraliste, l'affichage bilingue à l'intérieur des commerces à propriété anglo-québécoise, ethnique de toute provenance et -comme c'était prévisible- franco-québécoise asservie à l'opinion aliénée et aliénante que les affaires, c'est en anglais que ça se fait avec profit.
    Andrée Ferretti.