Le PQ pourra-t-il se joindre au PACTE pour l'indépendance nationale?

L'imposture péquiste...

De Lévesque à Marois...

2011 - Actualité indépendantiste

«Il faut la prédilection des forts pour la question dont personne aujourd’hui n’a le courage; le courage des choses défendues; Des oreilles neuves pour une musique nouvelle; des yeux neufs pour les plus lointains horizons. Une conscience nouvelle pour des vérités restées jusqu’à présent muettes.»
Frédéric Nietzsche
_ L’antichrist

Madame St-Onge,
Je me permettrai de remettre en lumière ce que fut réellement la «nationalisation» (lire étatisation) des compagnies électriques sous Lesage. D’abord, il est révélateur de constater que ce geste reposa exclusivement sur des motifs de rationalisation économique et que jamais il ne fut question «d’affranchissement» ou de libération économique et/ou nationale ayant justifier l’étatisation. Lévesque, lors d’une tournée des régions du Québec, expliqua son plan d’intégration en soutenant qu’il n’était pas efficace de maintenir un système de production d’électricité composé d’une quarantaine de compagnies privées (il n’est pas question ici de mentionner anglaises ou «canadians»), d’une autre quarantaine de coopératives et d’une trentaine de municipalisés productrices d’électricité.
On se souviendra également que Lévesque se défendait avec ardeur des accusations de son ami Trudeau, de Cité Libre, qui affirmait qu’il était animé avant tout par des sentiments nationalistes et non pour des raisons de rationalisation économique…
Et dois-je vous informer que la moitié des 600 000 000 $ que dut emprunter le gouvernement Lesage pour la prise de possession étatique furent empruntés à Wall Street… Dois-je poursuivre encore ou est-ce suffisant pour vous convaincre que nous devons en rien y voir là une soi-disant forme d’affranchissement quelconque… ?
Soyons clairs, je n'affirme pas ici que l'étatisation des compagnies privées d'électricité fut une mauvaise politique. J'affirme simplement que ce ne fut pas là un geste de libération quelconque face à la Finance Internationaliste...
En ce qui concerne les législations dites «progressives» tel la loi sur le financement des partis politiques, la loi sur l'assurance-automobile, la loi anti-scab et celle sur le zonage agricole qu’adopta le gouvernement Lévesque peuvent être sans conteste considérées comme de véritable avancées sociales en leurs époques. Mais je me devrais d’ajouter également que le gouvernement Bourassa, nullement «indépendantisme», de même que les gouvernements Johnson/Bertrand, adoptèrent eux aussi des législations dites «progressives» tels la Loi sur l'assurance-maladie, la Loi sur la protection du consommateur, la loi créant la Société de développement de la Baie James, loi abolissant le Conseil législatif, loi créant l'Université du Québec, loi créant les Cégep, La loi sur les prêts et bourses aux étudiants et j’en passe… le tout, en 8 ans... contrairement aux réalisations dites «progressives» du mandat de 9 ans du PQ …
C’est donc dire «que toutes les lois qui ont fait avancer le Québec de la révolution tranquille», comme vous dites, sont loin d’être exclusivement l’apanage du seul Gouvernement Lévesque…
Et en ce qui concerne la fameuse Charte sur la langue française, Lévesque lui-même reconnu avoir été mis en minorité au conseil des ministres… D’ailleurs, quoi de plus surprenant lorsqu’on se remémore son attitude dans l’affaire du français à St-Léonard… allant même à accuser «d’intolérantes» et de «fascistes» l’attitude des opposants canadiens-français à l’anglicisation de St-Léonard !
D’ailleurs, il ne faut pas se surprendre que Lévesque n’a jamais rompu avec ses amis de Cité Libre Trudeau, Pelletier, Marchand et Laurendeau et qu’ils se réunissaient encore en 1968 pour parler politique… sachant que ces gens condamnaient ouvertement le mouvement de libération nationale (par l’indépendance…) du RIN et des menaces d'indépendance de Johnson !
Alors, force est de constater le génie qu’employa Lévesque en mettant sur pied son fameux «Mouvement souveraineté-association» (Option-Québec… et son «association»…) qui, définitivement, allait noyauter le véritable mouvement de libération nationale entamé fin des années 50 avec l’Alliance Laurentienne et le RIN… Vous connaissez la suite ? Morin, étapiste, GRC, québécitude, beau risque…
Au fait, Lévesque resta accroché jusqu’à sa mort à son «associationnisme»… Ce qui faisait bien l’affaire à Trudeau… élu et réélu grâce à l'arnaque péquiste (pseudo indépendantiste) noyauté par son ami Lévesque qui lui servait d’épouvantail à moineaux lors de ses campagnes électorales dans le ROC… assurant par là même de «mettre le Québec à sa place»… Jusqu’au fameux «beau risque» «progressiste-conservateur» de Mulroney…
D’où fort assurément sa fameuse récompense en la médaille maçonnique obtenue (soit un mois avant de démissionner comme PM), en même temps que Gérald Godin, ce multi-culturaliste avoué, pour devoir accompli envers le projet mondialiste de dénationalisation de l'occident.
Maintenant, en ce qui concerne l’actuelle chef péquiste (vous remarquerez que je n’écris pas ici «indépendantiste» ou «souverainiste»…), et bien, nous nous chauffons exactement du même bois. Aucune démarche devant mener à l’indépendance nationale n’est avancée au sein de son programme. Je ne m’attarderai pas ici à vous faire la démonstration de ce que serait une véritable démarche souverainiste (j’y reviendrai certainement en d’autres circonstances…), mais simplement vous instruire sur le fait qu’une «gouvernance souverainiste» n’est rien d’autre qu’un objectif d'administration provinciale visant à occuper les champs de compétence lui relevant déjà dans le cadre de l’AANB…. Ce qui, sommes toutes, est encore inférieur à ce que proposait Lévesque avec son «associationnisme» !
Quant à une commission d’enquête sur l’industrie de la construction, et bien, je m’inscrirai en faux avec l’opinion publique (lire le mantra politico-médiatique…) en ce sens que j’affirme que c’est d’une véritable escouade d’enquête criminelle qui devra être mise sur pied par un gouvernement national (qu’il soit «indépendantiste» ou non…) et que les fautifs éventuellement tenus responsable et reconnus coupables d’avoir spolié la nation via les finances publiques devront être condamnés. N’oubliez pas qu’une commission d’enquête publique assurerait l’immunité et l'impunité aux éventuels témoins… ce qui semblerait d'ailleurs plaire aux «péquistes»…
Quant aux autres panacées qui, supposément, seraient prévues dans le programme du PQ, vous en conviendrez avec moi que l’ADQ ou n’importe lequel parti provincialiste pourrait le proposer puisque, justement, ce sont des projets de programmes s’inscrivant dans le cadre des champs de compétence provinciale…
En ce qui concerne la fameuse Charte «canadienne» des droits et libertés, et bien, elle a pour objectif autant la «dénationalisation» de la nation canadienne-française que la dénationalisation «anglaise» de l’Amérique du nord soi-disant britannique. Vous n’êtes pas sans savoir que Toronto, tout comme Vancouver, Calgary, Winnipeg (et le «Canada anglophone») se «multi-culturalisent» au même rythme que nous pouvons le constater à Montréal (et le «Québec francophone»). C’est la raison pour laquelle j’affirme que la fameuse charte multi-culturaliste à Trudeau ne vise pas simplement la dénationalisation du Canada français, mais également celle du Canada anglais (j'écris bien ici «canada anglais»... et non «canada anglophone»... ce qui est différent, car comme vous le savez, la langue anglaise semble être la langue privilégiée par nos mondialistes...). Corollaire à ce fait, l’assujettissement dont le Canada français (vous diriez probablement le «Québec») est la victime n’est plus celle de la domination «anglaise» ou «canadian»… mais bel et bien celle de la domination de la Finance Internationaliste… laquelle finance s’est dotée en 1982 de la dite Charte appliquée sur l’ensemble du territoire de l’AANB. Le tout, comme vous le savez, aux politiques d'immigrations insensées appliquées sous de fallacieux prétextes démographiques...
En conclusion, j’espère avoir répondu convenablement à vos quelques (et pertinentes) questions. Vous me pardonnerez toutefois mon orthographe et ma syntaxe… étant soudeur de métier… et non écrivain...
Cordialement et sans rancune,
Sylvain Marcoux
p.s. Je viens actuellement de mettre «la patte» sur un excellent livre...
«René Lévesque était-il un imposteur ?», Raoul Roy, édition du Franc-Canada 1985
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14 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    27 août 2011

    Mr Nosco
    1-Daniel Johnson ne fut jamais membre du PQ. Vous voulez sans doute parler de cet imposteur pseudo-indépendantiste Pierre-Marc, son frère
    2-Ce que j’ai surtout «omis» de dire concernant ce fameux Pierre-Marc, c’est qu’il fut pourtant élu avec 58% des votes péquistes à la course à la chefferie de 1985. Devant 5 autres adversaires sans même mentionner Bernard Landry qui se désista pendant la course faute d’avoir obtenu suffisamment de support financier comme candidat…
    3-J’ai également oublié de mentionner que notre autre imposteur pseudo-indépendantiste René Lévesque lui-même fut «obligé de démissionner» comme chef du Parti Québécois de par la faute de son «souverainisme assez timide» et qu’il fut remplacé par notre fumeux pseudo-indépendantiste Pierre-Marc Johnson
    4-Vous dites ; «La commission d’enquête ne portera pas sur la main mise de nos richesses naturelles». Et vous me dites ; «votre manière de détourner mes propos…» vient malheureusement contredire vos propres propos ci-haut mentionner… «Les commissions d’enquête ne sont pas là pour éliminer le crime organisé, voilà une tâche impossible. Elles sont là pour démanteler des stratagèmes qui pourraient nous mener tout droit à notre perte. Comme la main mise sur nos richesses naturelles par exemple.» Ce qui vous en conviendrez, est assez dur à suivre de votre part…
    5-Par contre, j’aimerais être bien clair avec vous. Tout comme vous, je suis scandalisé, indigné et même révolté devant tout ce parfum de scandale de corruption ministériel et de collusion au sein de l’industrie de la construction. Cependant, je diffère d’avec vous et de «l’opinion publique…» en ce qui devrait être les mesures efficace devant mener à la résolution de ces pratiques. Je persiste et je signe d’affirmer qu’une commission d’enquête publique mené par le gouvernement Charest (ou même libéral avec un autre chef…) ne serait que poudre aux yeux et coûteux spectacle médiatique. Tant qu’à un éventuel futur gouvernement issu d’un autre parti, et bien qu’il mette «toute la gomme» en matière d’enquête criminelle et qu’il poursuive les fautifs.
    Sylvain Marcoux

  • Nosco Répondre

    26 août 2011

    M. Marcoux, votre manière de détourner mes propos m’indique qu’il est préférable de ne plus vous poser de questions. En fait, je n’attendais pas nécessairement de réponses écrites à mes questions.
    Pour être plus clair, je n’ai pas écrit sur votre expertise politique, mais bien sur la corruption.
    Daniel Johnson, bien que membre du parti québécois, a été d’un souverainisme assez timide. C’est exactement pour cela qu’il a été forcé de démissionner ce que vous omettez de dire dans votre dernier texte. De plus, sachez donc que M. Jonhnson est également membre du CA de Ciment St-Laurent (Olcim). Ciment, viaduc, reconstruction, un conflit d’intérêts qui a été dénoncé par l’ordre des ingénieurs lors du choix du commissaire pour la commission sur le viaduc de la Concorde, mais évidement M. Charest à fait à sa tête.
    La commission d’enquête ne portera pas sur la main mise de nos richesses naturelles, mais sur la corruption. Charest ne mettra jamais en place cette commission d’enquête, on a tous compris ça. Mais ce n’est pas une raison pour cesse de la réclamer et ainsi, faire son jeu.
    Nosco

  • Archives de Vigile Répondre

    25 août 2011

    Cher Mr Nosco,
    Une page de «généralité» n’est certes pas suffisante pour faire la démonstration qu’une Commission d’enquête n’est que poudre aux yeux et n’élimine en rien ni ne sanctionne les fautifs. Combien de page faudrait-il alors pour en faire la démonstration en s’appuyant sur des cas particulier…
    Néanmoins,
    Vous dites ; «la commission Johnson n’a pas seulement esquivé les divergences d’opinions parmi ces experts, mais elle a surtout recommandé la reconstruction de tous les viaducs du Québec. Qui croyez-vous qui en profite de ces contrats de reconstruction ?»
    Et bien, avant de vous répondre… pardonnez moi de vous rappelez qui fut ce personnage présidant la dite commission… :
    Député du parti québécois du compté d’Anjou de 1976 à 1987. Ministre du Travail et de la Main-d’œuvre dans le cabinet Lévesque du 6 juillet 1977 au 6 novembre 1980. Ministre des Consommateurs, Coopératives et Institutions financières du 6 novembre 1980 au 30 avril 1981. Ministre des Affaires sociales du 30 avril 1981 au 5 mars 1984. Ministre de la Justice et Procureur général du 5 mars 1984 au 3 octobre 1985. Ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes du 5 mars 1984 au 12 décembre 1985. Ministre par intérim des Communautés culturelles et de l'Immigration du 27 novembre au 20 décembre 1984. Premier ministre du Québec et président du Conseil exécutif du 3 octobre au 12 décembre 1985. Réélu en 1985. Chef de l'Opposition officielle du 12 décembre 1985 au 10 novembre 1987, date de sa démission comme président du Parti québécois, chef de l'opposition officielle et député d'Anjou.
    Après vous avoir rafraichit la mémoire… j’aimerais que vous reportiez attention à votre propre questionnement… ou du moins, qui vous preniez conscience que dans ce cas bien précis (pour éviter les «généralités» dont vous me reprochez…), et bien «l’esquive des divergences d’opinions parmi les experts» (comme vous dites) fut bien le fait d’un «péquiste». N’es-ce pas ? Où suis-je encore trop dans les «généralités» ?
    En ce qui concerne la mainmise sur nos richesse naturelle ; de grâce, pas besoin d’une commission d’enquête… mais bel et bien d’une législation établissant un processus de redevance équitable associé aux droit d’exploitation entre l’État (bien public) et l’entreprise privé y investissant ses capitaux.
    En terminant, vous prétendez que le domaine politique n’est pas mon champ d’expertise… J’en conviens, et tant mieux, car on peut voir où nous même les «experts» tels les Johnson (pierre-marc) et Charest de ce monde. Cependant, je me considère assez éveillé pour pouvoir affirmer justement qu’un (futur) véritable gouvernement national se devra de faire les vérifications qui s’imposent au sujet de la gestion des affaires publiques des gouvernements tels celui de Mr Charest et de prendre les mesures qui s’imposent s’il y a lieu. Prétendre que l’actuel gouvernement Charest se devrait et aurait la crédibilité pour instituer une «commission d’enquête sur l’industrie de la construction» en affirmant que cela viendrait «éclairer» le bon peuple sur ses pratiques, et bien vous me pardonnez ces paroles… mais c’est faire preuve, à mon sens, d’un amateurisme digne des républiques de bananes…
    Sylvain Marcoux

  • Nosco Répondre

    25 août 2011

    M. Marcoux, en tout respect, je crois que vous faites un peu trop de généralité. On peut bien critiquer, mais prétendre que le PQ est aussi corrompu que le PLQ démontre que là n’est pas votre expertise. Vous faites références à deux commissions d’enquête mise en place par Jean Charest et une par Robert Bourassa, il ne faut donc pas s’attendre à autre chose que de la manipulation. Sachez donc que la commission Jonhson n’a pas seulement esquivé les divergences d’opinions parmi ces experts, mais elle a surtout recommandé la reconstruction de tous les viaducs du Québec. Qui croyez-vous qui en profite de ces contrats de reconstruction? Pourquoi croyez-vous qu’il cherche a tout pris à empêcher la tenue d’une commission d’enquête sur la corruption, la construction et le financement des partis?
    Les commissions d’enquête ne sont pas là pour éliminer le crime organisé, voilà une tâche impossible. Elles sont là pour démanteler des stratagèmes qui pourraient nous mener tout droit à notre perte. Comme la main mise sur nos richesses naturelles par exemple. Bien sûr, après la CECO la mafia italienne a été obligée de se restructurer, ce qu’elle a réussi. Mais ce n’est pas une raison pour abandonner. Toutes les luttes ne peuvent se réaliser en un coup de baguette…
    Nosco

  • Archives de Vigile Répondre

    25 août 2011

    Mr Nosco,
    La commission d’enquête sur le crime organisé (CECO), mis à part les assassinats et règlements de compte qui furent commis lors de ces audiences entre les membres des différents groupes de criminels de l’époque, permit-elle l’élimination du crime organisé en territoire québécois ?
    Poser la question est y répondre n’est-ce pas ? Par contre, n’est-il pas admit que les acteurs (individus) de ce même milieu «s’adaptèrent» en affinant leurs méthodes qui furent étalé au grand jour pour contrer la traque de la Justice ? Comme la mauvaise herbe, j’en conviendrai avec vous, la criminalité lorsque démasqué, réapparaît toujours le lendemain sous une autre forme.
    … Et pour faire suite aux enquêtes journalistiques concernant le scandale des commandites… la fameuse Commission Gomery nous à t-elle apprit d’autres chose que nous ne savions déjà pas grâce à la presse ? Après des millions de dépensé en fonds publique en frais d’avocats… n’y a-t-il eu que des «p’tits poissons» mis en accusation par la suite… et ridiculement condamné compte tenu de cette colossale fraude ?
    Et parlons donc de la Commission Bastarache… celle sur les «dites» possibles influences indu sur la nomination des juges… dont le juge Bastarache fut d’ailleurs nommé en la circonstance par le PM en personne !!! N’êtes-vous pas assez lucide pour admettre que ce fut là ce qu’il y a eu de plus surréaliste comme mascarade ??? Comme si les conclusions de cette comédie… que dis-je, de cette commission nous réconforterait en nous assurant qu’il n’y a pas de commanditaire intentionné derrière la nomination des juges… qui justement, seraient appelé à présider cette future commission d’enquête sur la collusion au sein de l’industrie de la construction…
    Mais au fait… puisque nous savons déjà qu’il y a collusion entre entrepreneurs pour la fixation des coûts des travaux publiques, qu’il y corruption au sein de l’appareil d’État québécois lors de l’acception des soumissions gonflés… POURQUOI DONC VOULOIR À TOUT PRIX LE MISE SUR PIED D’UNE COMMISSION QUI, AU MIEUX, NOUS ENSEIGNERA SUR CE QUE NOUS SAVONS DÉJÀ ????
    Pour conclure, lorsque j’affirme que ce qu’il nous faut «c’est un PM déterminé à tout faire en sorte pour que les criminels soient traduit en Justice…», j’espère que vous en avez déduis que je ne faisais pas référence ici à l’actuel PM Charest…
    Mais à un véritable PM n’ayant pas froid au yeux et n’étant pas associé, d’aucune manière que ce soit, aux derniers gouvernements des 50 dernières années… Ce qui y exclut bien évidemment les acteurs péquistes… Car au même titre que ce que les conclusions du rapport de la Commission Johnson (voir plus bas...) nous à dit que nous savions déjà… les péquistes ont accordé des contrats de voiries aux même entrepreneurs que le PLQ.
    Et tant qu’a y être… ne serait-il pas sage d’augmenter les peines et les sentences pour ce genre de crimes de même que de réduire les privilèges des détenus ?
    Parce qu’il serait pathétique d’affirmer (ou pire… de constater réellement) qu’un prévenu craindrait plus de témoigner lors d’une commission parlementaire que devant les instances d’une vrai cour criminelle.
    Cordialement,
    Sylvain Marcoux
    p.s. rapport conclusion page 222
    La Commission a formulé un ensemble de recommandations découlant de ses travaux. La tragédie du viaduc de la Concorde nous rappelle l’importance d’une rigueur sans faille dans l’ensemble des processus de conception, de construction et de surveillance de la construction
    des ouvrages. Elle nous rappelle l’importance que des normes, des manuels et des programmes rigoureusement mis en oeuvre encadrent le travail des personnes responsables des inspections et de l’entretien. Il faut savoir encourager ces personnes à demeurer alertes et curieuses devant
    les problèmes rencontrés sur les ouvrages placés sous leur responsabilité. Cela est d’autant plus pertinent dans le contexte d’un réseau de structures vieillissantes.
    en d'autre termes... le viaduc est tombé... les plans ne furent pas respecté... il faut en rebatir un autre...
    8 millions qu'a coûté ce «show off» de mémoire ???

  • Nosco Répondre

    25 août 2011

    M. Marcoux vous écrivez :
    « Quant à une commission d’enquête sur l’industrie de la construction, et bien, je m’inscrirai en faux avec l’opinion publique (lire le mantra politico-médiatique…) en ce sens que j’affirme que c’est d’une véritable escouade d’enquête criminelle qui devra être mise sur pied par un gouvernement national (qu’il soit « indépendantiste » ou non…) et que les fautifs éventuellement tenus responsable et reconnus coupables d’avoir spolié la nation via les finances publiques devront être condamnés. N’oubliez pas qu’une commission d’enquête publique assurerait l’immunité et l’impunité aux éventuels témoins… ce qui semblerait d’ailleurs plaire aux « péquistes »
    Les escouades d’enquête criminelle dénichent les fautifs, amassent les preuves et la police procède aux arrestations, puis il y a procès. Voilà l’approche que l’on veut bien nous vendre. Mais en réalité, il n’y a pas de procès. Il suffit que le dossier de preuves soit reconnu très étoffé pour que les criminels plaident coupables et il en découle l’absence de procès. Le dossier reste confidentiel, le public reste dans le noir et ainsi le nouveau criminel remplaçant celui qui s’est fait prendre, parce qu’il y en a toujours, peut continuer le même stratagème ou presque. Le tout probablement pour le compte du même gros bonnet avec la bénédiction des mêmes argentiers politique et avec les mêmes blanchisseurs.
    Si les commissions d’enquête ne servent à rien, alors pourquoi les criminels en ont-ils si peur? Pourquoi cherchent-ils tous les moyens pour éviter d’y comparaître? Leur meilleure protection; une brève visite en prison. Lorsqu’ils sont en prison, ils ne peuvent être forcés de témoigner et pendant qu’ils sont à l’abri ils en profitent pour établir de nouveaux contacts avec les autres prisonniers. Ils s’assurent de la dépendance des nouveaux contacts en leur octroyant des prêts pour s’acheter drogue et autres choses derrière les barreaux. Lorsqu’ils sortiront de prison, les nouveaux contacts auront des dettes envers un chef mafieux. Ainsi, les contacts deviendront par la force des choses recrus du groupe mafieux! Une pierre deux coups!
    Les commissions d’enquête servent à démasquer le processus criminel au complet, pas seulement les « bras ». Ils servent à démasquer les politiciens fautifs, les responsables du financement des partis, les sympathisants et les blanchisseurs d’argent. Tous ces gens ne se seraient pas fait pincer par une seule enquête criminelle.
    En ce qui a trait à l’immunité, la loi sur les commissions d’enquête du Québec L.R.Q ne chapitre, 37 ne fait, aucune mention de votre affirmation. Seules les réponses données par les témoins ne peuvent être utilisées contre eux dans un procès. Ce qui n’empêche pas le juge de poser toutes les questions pertinentes à l’accusé…
    L’article 11 est très clair à ce sujet. « Toutefois, nulle réponse donnée par une personne ainsi entendue comme témoin ne peut être invoquée contre elle dans une poursuite en vertu d'une loi, sauf le cas de poursuites pour parjure ou pour témoignages contradictoires. » Je ne vois pas en quoi cela pourrait plaire à qui que ce soit.
    Voilà pourquoi Charest à tout faux lorsqu’il dit qu’il faut pincer les criminels avant de faire une commission d’enquête? À partir du moment où le crime à infester les officines publiques et politiques, il faut dans l’ordre faire une commission d’enquête qui elle remettra à la police les dossiers en questions. En parallèle, rien n’empêche la police de faire les enquêtes habituelles sur les activités criminelles qui ont cours et qui sont liées ou non aux sujets abordés dans la commission d’enquête. Ces enquêtes peuvent évidemment être faites par un bureau d’enquête spécialisé.
    Nosco

  • Archives de Vigile Répondre

    24 août 2011

    Ce que j'ai voulu dire c'est que cette idée, de la nationalisation de l'électricité, pour faire court, en est une qui s'est développée chez les nationalistes du temps depuis l'ACJC des années Bourassa, repris dans les années 1920 par les SSJB, l'Ordre de Jacques-Cartier, L'Action nationale, l'École sociale populaire, le programme de restauration du PÈre Archambault et de l'Action libérale nationale de Paul Gouin qui permit à Duplessis de prendre le pouvoir en 1936. Voilà.
    En ce qui concerne l'Indépendance économique qui précéderait la politique, c'est une idée chère à Lionel Groulx. Dans ses mémoires (tome IV) il le dit clairement lorsqu'il annonce l'indépendance pour le début du 3e millénaire.
    Quant aux accointances de Lévesque je les connais bien. IL a reçu la grande médaille du Grand Orien à l'Hôtel de ville de MOntréal nous dit Léon .-Z Patenaude.
    Sans rancune aucune, au contraire.

  • Grarlam Répondre

    24 août 2011

    M Marcoux, pour un soudeur, vous ne manipulez pas seulement bien la torche mais aussi la plume.
    Vous avez murement réfléchi à toute cette situation politique que pose le PQ avec son option souverainiste, qui n'est pas une option gagnante maintenant et ne le sera pas pour une génération.
    Les péquistes nous avaient promis un gouvernemnt transparent , honnête, juste; nous avons vu ce qui est arrivé; ils furent pires , à cet égard, que les autres gouvernements.
    Je pourrais vous citer de nombreux exemples ou ils ont trompé la population pour s'accaparer du pouvoir.
    Je vous félicite de votre article, vous avez exprimé en mots, ce que beaucoup de nous pensent mais n'ont pas votre clarté d'analyse.
    Merci, je conserve cet article et le considère une pensée juste des comportements du PQ.

  • Archives de Vigile Répondre

    24 août 2011

    Mr Rhéaume,
    Je me désole sincèrement d'avoir pu vous blesser en affirmant que Mr Lévesque était discrètement membre d’une Loge à prétention «universaliste» (donc «mondialiste»). Il est bien connu que le Serment maçonnique ne prime pas sur tout autre serment fait par un de ces membres, y compris le fait de prêter serment devant un corps de l’État comme la magistrature, le Parlement, la police ou l’armée… Il serait également faux de prétendre que ces loges se réclament comme souveraines et feraient primer leurs conception philosophie mondialiste aux dépends des législations nationales… (sic) Au fait, vous semblez en connaître davantage que moi sur la maçonnerie…
    Néanmoins…
    (L’Action Catholique, 12 février 1962). « Le seul avenir possible du monde, c’est d’être un seul pays ». Il n’y a pas de pays dans le monde qui puisse se dire résolument indépendant. Nous sommes tous interdépendants. Nous sommes tous citoyens du monde. L’humanité est une seule famille. La Terre est un pays qui s’ignore. ». René Lévesque.
    (La Presse, 12-2-62, p.9). Le ministre des Richesses naturelles du gouvernement Lesage se prononça en faveur d’une « sécurité sociale mondiale », que seul le gouvernement d’une fédération mondiale pourrait administrer: « Il faut sortir du cercle vicieux, et reconnaître que le but de l’économie mondiale n’est pas le profit mais l’élimination de la misère, LA FORMATION D’UNE SEULE FAMILLE MONDIALE. »
    … et en toute modestie, pouvez-vous m’éclairer sur cette énigmatique strophe ; «la libération économique précède nécessairement (la libération) politique». Dois-je en déduire que, selon-vous, la souveraineté de l’État québécois doit nécessairement passer par la nationalisation (lire «socialisation») de l’économie toute entière ? Sans mot dire sur le système financier et le rôle d'une Banque centrale d'État...
    Sans rancune,
    Sylvain Marcoux

  • Archives de Vigile Répondre

    24 août 2011

    Daniel Johnson père, seul Premier ministre québécois républicain.
    16 juin 1966 - 26 septembre 1968
    «Pendant son mandat, il crée le réseau de l'Université du Québec, Radio-Québec, les cégeps, la Commission d'études Dorion sur les frontières du Labrador, la Société d'habitation du Québec et bien sûr, lance le chantier de Manic 5. Il pave également la voie au futur régime d'assurance-santé ( créée officiellement en 1970 ). Son acharnement à défendre les intérêts québécois rend les relations fédérales-provinciales tumultueuses.»
    Ajoutons l'initiative de la venue du Général Charles De Gaulle en jullet 1967 où il déclara, sur le balcon de l'Hôtel de Vile de Montréal son « Vive le Québec libre ! »
    « Daniel Johnson meurt en fonction », Archives de Radio-Canada
    http://archives.radio-canada.ca/c_est_arrive_le/09/26/
    « De timides sursauts républicains ont tenté de couper court aux ronrons de la monarchie constitutionnelle canadienne. Dans un document préparé par ses hauts fonctionnaires et déposé au secrétariat à la conférence constitutionnelle pendant l'été 1968, Daniel Johnson, sans doute le plus républicain de nos premiers ministres québécois, avait demandé la reconnaissance de la souveraineté populaire dans la constitution. Celle-ci devait être l'expression de cette volonté, l'autorité constituante ne pouvant résider que dans le peuple. La mort prématurée de ce visionnaire de souche irlandaise emporta avec lui sa proposition.»
    Marc Chevrier, « De la monarchie en Amérique »
    http://agora.qc.ca/textes/chevrier3.html
    D'après ce que j'en ai lu, Daniel Johnson père à plus fait pour la nation québécoise que le Pq en 18 ans de gouvernance.
    Merci Monsieur Marcoux pour votre texte qui permet d'aborder le Pq de Lévesque à Marois sous un tout autre angle.
    -

  • Archives de Vigile Répondre

    24 août 2011

    Les discours de la campagne de 1962 étaient tous imprégnés de l'idée de la libération économique qui précède NÉCESSAIREMENT la politique disait même JEAN LESAGE comme Groulx, La Patente et L'Action libérale nationale qui , avec les SSJB, ont demandé cette nationalisation sans cesse depuis le début du XXe siècle.
    C'est n'importe quoi et son contraire.
    gr

  • L'engagé Répondre

    24 août 2011


    Merci pour ce texte qui va contribuer à mon argumentaire et à ma compréhension...

  • Archives de Vigile Répondre

    24 août 2011

    Ah oui… ils auraient supposément affirmé que «l’ère du colonialisme économique était terminé au Québec avec l’Étatisation des compagnies de production et de distribution électrique» !!!
    Permettez-moi d’en douter. D’abords en vous rappelant que cette prise de possessions publique fut possible grâce aux capitaux Américain (remboursable avec intérêts) et que les secteurs de productions et de distributions d’électricité sont loin de constituer la totalité de l’économie québécoise d’alors et d’aujourd’hui.
    Par ailleurs, pardonnez-moi si je ne fus pas assez clair, mais ce que je tentais de mettre en lumière avec cet article fut le fait que ni Mr Lesage, ni Mr Lévesque, ni Mr Parizeau n’envisagèrent l’optique de la «nationalisation (lire «socialisation) de l’électricité» au Québec (ils étaient alors tous trois fédéralistes à cette époque…) dans le cadre d’un quelconque geste de «rupture» ou d’affirmation nationale… Mais bel et bien dans un contexte de zizanie totale et d’enchevêtrement de distribution (réseaux, et longueur d’onde hertzienne particulière à chaque compagnie… ce qui, en soi, constituait un véritable frein au développement industriel et économique). Je dois également vous rappelez que 600 000 000 en $ de 1962… avec intérêts, c’est du cash en tab… Cela étant dit, je rétorque en vous affirmant que les motivations premières de ce geste furent véritablement d’ordre de rationalisation économique et aucunement «nationale»... tout au mieux, «sociale». Et au fait, le «socialisme»… ou «l’étatisme», ne serait-il pas également possible au sein du palier fédéral sans même y faire référence à la dimension véritablement national ?
    Quant à la supposé «monté» de l’État québécois au cour de la révolution tranquille… Et bien, il n’a fait qu’occuper les champs de compétence qui lui revenait de droit, en vertu de l’AANB. Domaine qui, pour la plupart, il (l’État fédéré du Québec) avait jugé bon jusque là de laisser aux bons soins de «L’Église-Nation»… Ce qui, vous en conviendrez avec moi, fut loin d’être totalement néfaste en ce qui à trait à l’occupation du territoire et la définition même du particularisme canadien-français… sans quoi… il n’y aurait pas de «québécitude»…
    … Et expliquez moi donc… en quoi je confondrais «le débat public» de la stratégie d’État ?
    Amicalement,
    Sylvain Marcoux

  • Jean-Claude Pomerleau Répondre

    24 août 2011

    Vous dites:
    "Je me permettrai de remettre en lumière ce que fut réellement la « nationalisation » (lire étatisation) des compagnies électriques sous Lesage. D’abord, il est révélateur de constater que ce geste reposa exclusivement sur des motifs de rationalisation économique et que jamais il ne fut question « d’affranchissement » ou de libération économique et/ou nationale ayant justifier l’étatisation"
    Vous confondez le débat public d'avec la stratégie d'État. Voici ce que rapporte M Daniel Breton au sujet de l'argumentaire des membres de l'Équipe du tonner srvit à M Jean Lesage, pour l'inciter à surmontyer ses hésitations et aller de l'avant avec la nationalisation de l'électricté:
    http://www.tagtele.com/videos/voir/73448/
    (attention: 4 min. 25 sec.)
    Conclusion c'est Trudeau qui avait bien compris la game: la monté en puissance du Québec menacait l'unité canadienne.La Révolution tranquille se résume en une phrase: Un État qui surgit (Québec) et se dresse contre un autre (Canada)
    Pour revenir à Nietzche, tour sa philosphie se résume à ceci: Tout est symptomatique de la généalogie des forces en présences.
    ....
    JCPomerleau