André Boisclair touche 120 000$ par année en attendant...

2006 textes seuls


Québec - André Boisclair recevra un salaire annuel de 120 000 $ du Parti québécois tant et aussi longtemps qu'il ne siégera pas à l'Assemblée nationale.
Lors d'une réunion qui s'est tenue à la mi-décembre, les membres du conseil exécutif du PQ ont en effet décidé de verser un salaire à leur nouveau chef.
Comme il n'est pas encore élu, André Boisclair ne reçoit aucune rémunération de l'Assemblée nationale.
Jusqu'à ce qu'il devienne député à l'issue d'une élection, André Boisclair touchera donc 2307,70 $ par semaine, provenant des coffres- dégarnis- de son parti. Le PQ traîne une dette évaluée à environ 1 million de dollars. Une partie de cette dette remonte aux élections générales de 2003. Une autre provient du déficit enregistré lors de la tenue du congrès des membres, en juin. Et à elle seule, la course à la direction a coûté environ 600 000 $.
Ce n'est pas la première fois que le parti octroie un salaire à son chef alors que celui-ci ne siège pas à l'Assemblée nationale, insiste-t-on au PQ. Jacques Parizeau avait été payé par le PQ de son accession au poste de chef, en mars 1988, jusqu'à son élection comme député de L'Assomption un an et demi plus tard, lors des élections générales de septembre 1989.
Le Parti libéral avait également puisé dans ses coffres pour rémunérer Jean Charest pendant environ sept mois. M. Charest est devenu chef du PLQ le 30 avril 1998, mais il n'a été élu député qu'à la suite du scrutin du 30 novembre. Il avait eu droit à un salaire annuel de 104 000 $, 16 000 $ de moins que celui accordé aujourd'hui à André Boisclair.
Le chef péquiste touchera un revenu quelque peu inférieur à celui de sa collègue Louise Harel, la chef intérimaire de l'opposition officielle. À titre de députée, Louise Harel reçoit 78 886 $ par année de l'Assemblée nationale. À cette somme s'ajoute l'indemnité versée au chef de l'opposition officielle, c'est-à-dire 59 165 $. Au total, Louise Harel touche donc 138 051 $ sur une base annuelle.
Le PQ risque bien de payer un salaire à son chef pendant plusieurs mois, sinon plus d'une année. Dès son élection à la tête du PQ, à la mi-novembre, André Boisclair a exprimé son intention de demeurer à l'extérieur de l'Assemblée nationale le temps qu'il faudra pour renforcer l'organisation de son parti sur tout le territoire. Il a affirmé qu'il pourrait même attendre jusqu'aux prochaines élections générales, qui doivent avoir lieu au printemps 2007 ou, au plus tard, au printemps 2008, avant de mettre les pieds au parlement. Le chef péquiste a ainsi refusé la circonscription de Sainte-Marie-Saint-Jacques que Jean Charest lui offrait sur un plateau d'argent.


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