À tous ceux qui craignent les référendums perdants

Par Sylviane Tessier

Tribune libre - 2007

En réalité nous en avons marre de tous ces soi-disant souverainistes qui
éloignent l'échéance du pays en prétendant que le risque de la défaite est
si grand qu'il vaut mieux ne pas essayer.
À tous ceux qui craignent les référendums perdants nous pouvons leur dire
que le risque de ne jamais faire la souveraineté est la pire calamité pour
la nation québécoise.
Ce non-choix est le choix le plus sûr de la défaite de toute une nation.
Et dire que nous avons payé un gros prix en perdant les 2 référendums,
c'est dire que nous aurions gagné quelque chose s'ils n'avaient pas été
tenus.
Or qu'aurions-nous gagné au juste s'il n'y avait pas eu le référendum de
1995?
Serions-nous plus avancés?
Qu'on se le dise, il n'y a rien à perdre à tenir des référendums, même
éventuellement perdants.
La seule possibilité, c'est que la nation québécoise gagne un jour le gros
lot!
Sylviane Tessier
-- Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/spip/) --


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2 commentaires

  • Fernand Lachaine Répondre

    10 avril 2007

    Nous devrions sortir du Canada de la même façon que nous sommes entrés-- pas de référendum c'est-à-dire une élection référendaire.
    Fernand Lachaine

  • Christian Charron Répondre

    9 avril 2007

    Le Québec avait d'autres choix que de tenir un référendum sur la souveraineté du Québec : il n'avait qu'à tenir un référendum sur un projet dont il est certain qu'il va récolter une majorité de «oui». En fait, quand on tient un référendum en général, c'est parce qu'on veut que le peuple confirme officiellement une décision politique, afin d'aller de l'avant avec une mesure cruciale pour la population, pas pour jouer aux dés.
    Le PQ n'avait qu'à diminuer légèrement ses attentes, soit de consulter la population sur un État québécois à l'intérieur d'une Union canadienne du genre de celle qui existe en Europe, et alors le oui l'aurait remporté. Les bons politiciens sont ceux qui savent user de stratégie, pas ceux qui s'obstinent avec une proposition qui ne passe pas.