À l'improvisation politique s'ajoute l'apathie

2006 textes seuls


C'est à 16 heures, le vendredi 31 mars 2006, que fermera l'un des joyaux de la région de la Capitale-Nationale. Sans remords ni regret, nos élus politiques mettront la clé dans la porte du Jardin zoologique de Québec.
C'est une institution ayant près de 75 ans d'histoire qui disparaîtra. La mairesse Andrée Boucher, le ministre responsable de la Capitale-Nationale, Michel Després, la ministre fédérale Josée Verner et bon nombre d'élus se sont faits complices de cette fermeture par leur manque de vision et de leadership politique.
Ils ont pourtant été élus afin de défendre les intérêts de leurs concitoyens et, par conséquent, de promouvoir et de favoriser le développement de la région de Québec. Qu'il n'y ait pas de consensus sur le dossier, j'en conviens. Cela dit, c'est leur rôle de chercher à rallier les différents acteurs de la région et les différents paliers gouvernementaux afin d'établir un réel dialogue sur cet enjeu. Aucun effort n'a été fait en ce sens. Ils ont tous refusé de lever un seul petit doigt afin de sauvegarder cette merveilleuse institution québécoise.
Il est d'autant plus choquant que nos élus ne semblent pas avoir réfléchi sérieusement aux nombreux impacts négatifs que cette fermeture entraînera. Qu'adviendra-t-il des 200 employés du Jardin zoologique de Québec? Qu'adviendra-t-il des 800 animaux vivant dans le jardin zoologique? Survivront-ils à une relocalisation? Peuvent-ils être relocalisés? Quel impact aura cette fermeture sur la vie culturelle et sociale de la Capitale-Nationale et sur l'ensemble du Québec? Quel sera l'impact économique à court, moyen et long terme d'une telle fermeture pour la région de Québec? Quels seront les coûts directs associés à la fermeture? Ne serait-il pas plus économique d'éponger le déficit et de trouver un nouveau mécanisme de gestion et de financement du Jardin zoologique?
À l'improvisation politique s'ajoute l'apathie de nos élus.
Nous devons exiger que les différents acteurs politiques de la région et les citoyens puissent établir un réel dialogue afin de trouver une solution. Il en va de la sauvegarde d'une des plus belles institutions québécoises.
François-Pierre Gauvin
_ Étudiant au doctorat, Québec


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