“Vous, Québécois”

William nous a reconnus comme Nation

Visite royale au Québec - juillet 2011 - William et Catherine


WILLIAM NOUS RECONNAIT

S’adressant à nous, de dimanche 3 juillet 2011, à l’occasion de l’anniversaire de la fondation de la ville de Québec, le prince William a dit en commençant: “Vous, Québécois”

Ce statut reconnu de Québécois signifie cette grande réussite qu’est l’osmose d’un peuple avec son territoire du Québec, osmose RECONNUE de ce peuple, une Nation par le fait même.

S’il s’était adressé à des colons, le prince n’aurait pas employé le vocable statutaire de Québécois avant d’exprimer le reste. Il aurait commencé avec des généralités.

Depuis Lord Durham, en passant par la motion du Parlement d’Ottawa du 29 novembre 2007, nous sommes encore une fois reconnus Nation, ce qui veut dire société territoriale, dans notre cas, un peuple de colons qui a accompli une conquête territoriale par exploration d’un des territoires les plus rudes de toute la terre, par le défrichement, la mise en valeur et les aménagements qui ont transformé une terre de Caïn en un beau pays, le nôtre.

De Gaulle l’a reconnu et nous l’a dit à la face du monde entier. Et maintenant, c’est le prince William qui nous reconnait, sauf que les journaux Anglos n’en tiennent aucun compte. Le Journal de Montréal en tient compte.

Être reconnu est statutaire et veut dire être reconnu comme Nation, au terme d’un investissement continu de quatre siècles, investissement qui s’est réalisé et accompli envers et contre toutes les adversités.

Être reconnu ne veut pas dire être “aimé” au sens étroit et potentiellement pathogène parce que porteur de ressentiments. Trop de Québécois cherchent encore à être “aimés” comme des enfants prêts à se venger si on ne les “aime” pas par toutes sortes d’attentions plus ou moins louables, de sorte qu’ils sont incapables de comprendre ce que signifie être reconnu. L’adulte, le vrai, est capable d’aimer sans chercher à être aimé en retour, de rendre le bien pour le mal et non le mal pour le mal, ce dont sont incapables les enfants et les adultes-enfants.


Des adultes-enfants, qui veulent être “aimés” avec un petit “a” et qui se vengent lorsqu’on ne répond pas adéquatement à leurs besoins pathologiques, il y en a encore beaucoup au Québec. Certes, ils
ne sont pas tous extrémistes comme le docteur Guy Turcotte, qui, ne pouvant souffrir le rejet et le mépris de son épouse, a commis l’irréparable. Il était incapable de rendre le bien pour le mal comme
un vrai adulte. Ses études universitaires avancées n’ont pas guéri son infantilisme primaire. La plupart du temps, cependant, l’adulte-enfant rend la vie misérable aux autres.


De tels comportements, encore répandus, n’arrangent pas nos statuts territoriaux, dont celui à venir de l’ÉTAT.


Car pour réaliser l’indépendance, le Québec et les Québécois doivent devenir un ÉTAT RECONNU.


Société apte et capable de se gouverner elle-même, d’agir avec envergure, avec pleine liberté, ce qui veut dire pleinement responsable de ses Actes, l’ÉTAT dépasse la Nation en statut collectif.

Voilà ce que nous voulons dans un avenir maintenant proche. Nous réussirons lorsque nous serons RECONNUS comme un peuple adulte et responsable de ses Actes.


JRMS







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René Marcel Sauvé217 articles

  • 233 168

J. René Marcel Sauvé, géographe spécialisé en géopolitique et en polémologie, a fait ses études de base à l’institut de géographie de l’Université de Montréal. En même temps, il entreprit dans l’armée canadienne une carrière de 28 ans qui le conduisit en Europe, en Afrique occidentale et au Moyen-Orient. Poursuivant études et carrière, il s’inscrivit au département d’histoire de l’Université de Londres et fit des études au Collège Métropolitain de Saint-Albans. Il fréquenta aussi l’Université de Vienne et le Geschwitzer Scholl Institut Für Politische Wissenschaft à Munich. Il est l'auteur de [{Géopolitique et avenir du Québec et Québec, carrefour des empires}->http://www.quebeclibre.net/spip.php?article248].





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12 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    9 juillet 2011


    Québec n'a pas été traduit en anglais par Quebec City mais
    par Quebec, terme qui désigne tout le Québec.
    JRMS

  • Archives de Vigile Répondre

    9 juillet 2011


    D'accord monsieur Kemp. Raison de plus de poursuivre les
    études géopolitiques qui permettent de discerner la
    différence entre une province d'empire inféodée, une
    Nation et un État et de connaître les principes
    universaux qui gouvernent tout État qui veut se
    maintenir quelles que soient les adversités.
    Salutations
    JRMS

  • Roger Kemp Répondre

    9 juillet 2011

    Monsieur Sauvé
    Les gens qui gravitent autour de William, ceux qui écrivent ses discours savent très bien qu'en terrain hostile, il faut utiliser le mot juste. Si William avait dit "mes chers canadien-français" cela aurait eu un tout autre impact au Québec. Cela aurait piqué au vif les antimonarchistes et les activistes.
    Or comme cette monarchie veut redorer son blason, en utilisant le "vous québécoises et québécois" elle s'assure d'influer la population en sa faveur, sans autres arrières pensées, surtout pas, celle de nous reconnaître comme nation. Avez-vous remarqué que c'est toujours de cette façon plutôt ambigüe que l'on nous maintient dans notre statut de colonisé?
    Aujourd'hui, faire de la politique commande d'avoir dans son entourrage des faiseurs d'images de haut calibre. Aujourd'hui la politique n'est qu'une question d'image. Les résultats du 2 mai en sont une preuve incontestable.
    Fini les pancartes partisanes polluant notre environnement, à l'avenir contentons-nous d'émissions populaires comme "Tout le monde en parle" ou "Laroche-Lapierre" et les jeux sont faits. C'est bien triste qu'on en soit venu à faire de la politique comme cela.
    Salutations.
    Roger Kemp, Trois-Rivières.

  • Gaston Deschênes Répondre

    9 juillet 2011

    Le texte a été publié dans le Soleil et même dans le site du Edmonton Journal. Voir ci-dessous.
    Mais une question demeure: parlait-il des habitants de Québec ou du Québec? j'opterais pour la première hypothèse.
    --------------
    FREEDOM OF CITY CEREMONY IN QUEBEC CITY - REMARKS
    Je tiens à remercier Monsieur le premier ministre et Monsieur le maire pour votre accueil chaleureux .
    C’est un honneur pour nous d’être parmi vous aujourd’hui à Québec. Pour moi, en tant que soldat et aviateur, c’est un honneur d’avoir inspecté un régiment aussi célèbre que le Royal Vingt Deuxième. Votre réputation est aussi forte que légendaire.
    Cette ville est remplie de beauté et d’histoire. Vous, les Québécois et les Québécoise, avez une joie de vivre et une fierté remarquable. Nous sommes simplement ravis d’être ici.
    Merci de votre patience avec mon accent. J’espère que nous aurons l’occasion de se revoir souvent au cours des années à venir. A bientôt.
    FIN
    Translation:
    Thank you Premier, and Mr Mayor for your warm welcome. It’s an honour for me to be here with you in Quebec today. For me, as a soldier and an airman, it is a privilege to have inspected a great regiment like the Royal 22nd. Your reputation is as strong as it is legendary. This place has such beauty and history. You, the Quebecois et Quebecoise, have such vitality and vigour. It is simply a pleasure to be here. Thank you for your patience with my accent, and I hope that we will have the chance to get to know each other over the years to come.
    Until the next time.
    Ends

  • Archives de Vigile Répondre

    7 juillet 2011

    "Le statut de Nation et d’État est une conquête et
    nous y sommes presqu’arrivés."
    "Je suis arrivé à ce qui commence." (Miron)

  • Archives de Vigile Répondre

    6 juillet 2011


    Si vous mentionnez l'autorité, c'est que cette autorité
    est déjà reconnue, sinon par vous mais par d'autres,
    y compris les instances internationales. C'est à NOUS
    de nous reconnaître et nous faire reconnaître. L'autorité
    que nous ne reconnaissons pas se résorbera par la force
    du fait accompli. Cette force n'a rien à voir avec
    le ressentiment, qui n'est pas une force mais une
    faiblesse.
    JRMS

  • Archives de Vigile Répondre

    6 juillet 2011

    Quelle est la valeur d'une reconnaissance provenant d'une autorité que nous ne reconnaissons pas...?

  • Archives de Vigile Répondre

    6 juillet 2011


    Monsieur Bergeron,
    Ce que vous dites équivaut à dire que nous n'avons
    rien accompli ni réussi. Vous ignorez la gigantesque
    contribution des générations précédentes.
    Être reconnu État et Nation est notre but final.
    Ce qui a été fait jusqu'à maintenant est préliminaire et
    nécessaire car il traduit en acte notre cheminement et nos
    succès tant sur la scène nord américaine qu'internationale.
    Ce qui nous arrive maintenant
    nous indique que nous sommes sur la bonne voie.
    Le statut de Nation et d'État est une conquête et
    nous y sommes presqu'arrivés. Ce n'est pas de la
    magie. D'autres États, comme le Portugal, la Suisse
    et la France ont mis 1200 ans avant d'y arriver.
    La Suède plus de 1500 ans. La Norvège et la Finlande
    plus de 1900 ans.
    De même l'Allemagne, devenue un
    État que depuis 1871.
    Nous y sommes arrivés après
    400 ans seulement.
    C'est par la mise en pratique consciente des
    principes de stratégie d'État que nous serons
    finalement reconnus, ce qui se traduit en pratique
    par pleins pouvoirs et pleinement maîtres chez
    nous. C'est de l'action et la finalité de l'action
    est l'Acte, le statut d'État étant un Acte. C'est
    de l'ontologie. Ce n'est pas de la littérature ni
    de la logique discursive. On ne parle plus pour
    parler mais pour agir.
    JRMS

  • Archives de Vigile Répondre

    6 juillet 2011

    Être reconnus comme État ou pays ne change rien à notre condition de citoyen-ne-s colonisé-e-s,ce que sont les Québécois-e-s, puisqu'ils ne jouissent pas de l'indépendance leur permettant d'accéder au rang des pays membres des Nations unies et de tous les autres organismes internationaux.On pourra se réjouir le jour où nous pourrons participer à tous ces organismes internationaux comme tous les pays libres.En attendant, le Canada peut continuer à nous imposer l'immigration qu'il veut, malgré la loi «Couture/Cullen», à combattre, ce qui reste de la loi «101», à décider que le Québec peut participer à telle ou telle réunion et, ce qui est encore pire, à continuer à parler en notre nom. Si la reconnaissance du Québec par William et Steph., c'est ça, on doit continuer à se battre pour que l'État du Québec devienne un «pays indépendant de langue française»,seul vrai motif pour lequel nous, les Canadiens-français québécois, toutes ethnies confondues,luttons depuis que la France a cédé le Canada
    à l'Angleterre en février 1763, seul motif pour lequel nous luttons, tous les autres étant inhérents à celui-ci.Pour ce faire,il faudra que nous mettions fin à nos divisions et à nos critiques intempestives du seul parti pouvant nous permettre d'accéder à l'indépendance.Et ce parti n'est,ni le «PI» ,ni la «Q Solidaire» du dénommé Khader qui vient perpétuer ses batailles anti-Israël par des manifestations devant un magasin de chaussures, distribuant par la vente, des souliers «made in Isarël», ou par son appui à des organismes voulant contrer le blocus de Gaza,autre mouvement anti-Israël beaucoup plus qu'un mouvement pro-Arabe palestinien. Si Amer Khadir voulait vraiment faire oeuvre utile, il inviterait les Arabo-Islamo-Musulmans à s'intégrer à la société d'accueil québécoise en les invitant à respecter nous lois, nos coutumes et notre charte des droits et des libertés. Pour débuter je l'invite à organiser des manifestations devant les étals de boucherie vendant des produits halal dont l'abattage d'animaux est ce qu'il y a de plus inhumain, quelque soit la religion que nous pratiquons.

  • Jean-Claude Pomerleau Répondre

    5 juillet 2011

    La reconnaissance de l'État nation du Québec remonte à l'Acte de Québec de 1774.
    Ce statut reflète un rapport de force qui n'était pas aussi défavorable aux Habitants que les historiens le laissent croire (quoiqu'annexé): l'État anglais fut forcé a cette concession pour ne pas que les Habitants donnent suite aux appels de Washington qui s'adressait directement a eux, les Habitants pour qu'ils joignent la Révolution américaine. Ce qui aurait signifié la fin de la présence britannique en Amérique du Nord selon Guy Carleton, c'est pourquoi il a passé 4 ans a Londre pour influencer le Parlement pour que cette loi soit adoptée.
    Et Guy Carleton et Georges Washington savaient que le sort de la présence britannique en Amérique du Nord était entre les mains des Habitants, c'est pourquoi il se sont adressé directement a eux en les nommant: les Habitants.
    Néanmoins nous étions annexé. Et dans la perspective de Guy Carleton, cela signifiait l'assimilation de ces Habitants à long terme, désormais enfermé dans le cadre d'institutions politiques britanniques (La cage à castors).
    Le processus d'assimilation est en cours et arrive présentement à une période critique.
    JCPomerleau

  • Jean-François-le-Québécois Répondre

    5 juillet 2011

    «Le maire de Québec a été le seul à parler anglais : félicitations monsieur le maire pour votre bilinguisme.».
    Régis a trouvé encore une autre façon de se ridiculiser. Cela devient une habitude, chez lui.
    Il devait se dire, fidèle à ses préoccupations habituelles, qu'il fallait que les touristes présents comprennent. Qu'il fallait en profiter pour mettre Québec «sur la mappe», et que ses amis du domaine de l'hôtelerie le lui rendraient bien, quand viendrait le temps d'invesitr dans sa campagne électorale... Think big, 'stie!
    Et dire qu'il n'y a pas si longtemps, certains journalistes voyaient ce bouffon à la tête du PQ! Comprennons-nous nous bien: dans l'état où il se trouve présentement, le PQ ne survivrait pas à un telle mauvaise gestion.

  • Archives de Vigile Répondre

    5 juillet 2011

    Voici ce que le prince William a dit devant l'Hôtel de Ville de Québec, le 3 juillet. Profitez-en car ce texte je ne l'ai vu imprimé nulle part. J'ai réécouté la cassette vidéo de l'événement pour le reconstituer.
    Le maire de Québec a été le seul à parler anglais: félicitations monsieur le maire pour votre bilinguisme.
    Le prince William a parlé en français seulement et a lu le texte suivant:
    "Je tiens à remercier monsieur le premier ministre et monsieur le maire pour votre accueil chaleureux.
    C'est un honneur que cet hommage rendu à ma famille à Québec.
    Pour moi, en tant que soldat et aviateur, c'est un honneur d'avoir inspecté un régiment aussi célèbre que le Royal 22è: votre réputation est aussi forte que légendaire.
    Cette ville est remplie de beauté et d'histoire.
    Vous les Québécoises et les Québécois avez une joie de vivre et une fierté remarquables.
    Nous sommes simplement ravis d'être ici. Merci de votre patience avec mon accent.
    J'espère que nous aurons l'occasion de se revoir souvent au cours des années à venir. A bientôt.
    prince William (fin de la citation)
    Ces mots ont été prononcés quelques minutes après le passage d'un avion dans le Ciel de Québec (c'est le titre d'un roman de Jacques Ferron) qui tirait une banderolle où on pouvait lire: VIVE LE QUÉBEC LIBRE RRQ, le slogan du RIN de Pierre Bourgault-André d'Allemagne- Andrée Ferretti, slogan repris par le Général de Gaulle devant l'Hôtel de ville de Montréal en 1967.
    A ce Vive le Québec libre, le maire Drapeau, un autre téteux de maire bilingue avait répondu: "le mot "chien" n'a jamais mordu personne".
    Quant à moi, cette manifestation anti-monarchiste est un succès. Tous les journaux en ont parlé dans le monde entier. Dans ses commentaires, à Radio-Canada, Marc Laurendeau a même parlé de l'action du RRQ qui a forcé le prince Charles à sortir par la porte d'en arrière lors de sa dernière visite "ce qui n'est jamais très bon pour l'image" a ajouté un Marc Laurendeau pince-sans-rire où j'ai retrouvé l'esprit des Cyniques.
    Félicitations au RRQ. Heureusement que vous étiez là pour faire contrepoids à cette orgie d'images complaisantes, de télévison facile et de propagande politique.
    Robert Barberis-Gervais, 5 juillet 2011