Pratte le merveilleux

2006 textes seuls


(réf.: "Aux pays des merveilles", V.L.B. éditeur, 2006)
Je crois qu'un des plus grands risques que court désormais la "question nationale" est sa neutralisation, sa lente dérive vers l'obsolescence, vers l'insignifiance. En d'autres mots, que sa formulation cesse de signifier quelque chose de fondamental pour nous Québécois; qu'elle nous paraisse dépassée ou pire, qu'elle finisse par nous échapper totalement. Je ne peux faire autrement que d'y voir un des symptômes de notre (possible) assimilation.
Ce phénomène m'apparaît particulièrement inquiétant chez les souverainistes, pour qui trop souvent la souveraineté est conçue en dehors d'un cadre de pensée nationaliste cohérent. C'est ce qu'on appelle désormais le "souverainisme sans nationalisme". C'est bien là que ce phénomène fait le plus mal, certes, mais il règne aussi bien évidemment sans partage chez nos "fédéralistes". Dans leur cas, il relève carrément d'une "canadianisation" de la pensée.
Il me semble qu'il existe dans les deux cas ce dénominateur commun qui est l'effacement du fait national québécois, ou plutôt sa dérive vers l'insignifiance. Cet effacement peut même aller, chez certains fédéralistes québécois, jusqu'à la substitution du fait national canadien au fait national québécois.
J'insiste sur la notion d'insignifiance. Il ne s'agit plus de revendiquer ou de nier qu'une nation québécoise existe. Il s'agit de n'y voir rien de plus que cela: elle existe, cela suffit. L'effacement commence lorsqu'on ne tire pas toutes les conséquences de cette existence. Au pire, cette existence signifie si peu qu'elle permet même une toute autre allégeance. D'où quelquefois cette impression de légèreté qu'on retrouve chez certaines personnes qui traitent de leur identité un peu comme ils parleraient de leur dentifrice préféré. On a d'ailleurs eu l'occasion d'en voir un "majestueux" exemple dernièrement.
C'est avec ces idées à l'esprit que j'ai lu le livre d'André Pratte, qui illustre bien cette tendance, côté fédéraliste. Non seulement l'illustre-t-il, mais il y participe. À vrai dire, Pratte lui-même est un exemple vivant de la neutralisation de la question nationale. On peut même dire qu'il a dépassé le stade de la neutralisation: la "canadianisation" atteint en effet chez lui au paroxysme. Tellement en fait, qu'on le surprend à tourner quelques coins ronds. À inventer des épouvantails sur mesure. À si bien épouser la cause du Canada qu'il en devient lyrique. À se prendre en somme pour un véritable Don Quichotte canadien.
Car ce que retient le lecteur quand il termine ce livre, c'est que Pratte semble éprouver une passion peu commune pour le Canada, un intérêt débordant pour le fédéralisme canadien. Ceci se fait évidemment sous le couvert du pragmatisme, de la neutralité et de la défense des intérêts du Québec. On le voit tout au long du livre: il feint la sympathie pour le Québec mais le cœur n'y est manifestement pas. L'abaissement du Québec, sous prétexte d'en mettre à jour les mythes politiques, n'a d'égal que la défense constante et farouche du Canada et de son fédéralisme. Ses tentatives bien visibles d'équilibrer la discussion sonnent faux. Tout le sens du livre est là: le statut du Québec n'est souhaitable que dans la subordination; notre histoire n'a de vérité que "dépolarisée"; notre nationalité n'a d'avenir que canadienne.
(Prologue)
On frémit à l'idée que Pratte puisse se définir comme un nationaliste québécois et qu'il ait pu voter OUI aux référendums de 1980 et 1995. C'est ce que nous apprenons dans le prologue. Je vous demande de bien assimiler ceci: Pratte a voté OUI aux référendums de 1980 et 1995. Il a voté OUI aux référendums sur la souveraineté du Québec. Il confie cependant qu'il ne ressentait "aucune tristesse particulière" après la défaite de 1980; en effet, son OUI n'avait ni le même sens, ni la même profondeur que celle d'un collègue qui, lui, "était dévasté" (tout se passe comme si Pratte avait appris que son dentifrice préféré n'était somme toute pas si efficace en fin de compte). Je ne peux m'empêcher de penser que des gens comme lui aient pu effectivement voter OUI. Il me semble qu'il y a là matière à méditer. Bien sûr Pratte n'y voit aucun problème. La girouette en chef se sent même en bonne compagnie puisque les Québécois "indécis" quant aux "options constitutionnelles" qu'ils préfèrent pour le Québec sont assez nombreux (on remarquera au passage une des caractéristiques de la neutralisation de la question nationale: sa réduction à une option constitutionnelle). Pratte prend soin de nous décrire ses hésitations et ses changements de trajectoire. Ceci pour bien faire comprendre qu'il n'est surtout pas un nationaliste dogmatique; que l'ambivalence, dans ce domaine, est salutaire (autre caractéristique de la neutralisation: entretenir la confusion, le flou, autant que possible, surtout au sujet des identités). Il termine néanmoins en crachant le morceau: le pays réel, c'est le Canada. Le pays mythique, qu'il faut déconstruire, c'est, vous l'avez deviné, le Québec.

(I - Le pays martyr)

Le but de Pratte est de mettre à jour les mythes politiques québécois. Le premier de ceux-ci serait le Québec "pays martyr", exposé dans le premier chapitre. On commence donc par une caricature. La technique est bien connue: caricaturer pour mieux critiquer. Mais il y a plus: son argumentation repose en effet essentiellement sur des clichés. C'est ainsi qu'il nous refait le coup du "peuple de maîtres chanteurs" et du "c'est de notre faute". On passe donc du mythe au cliché, en passant par la caricature... Tout un exploit.
Je retiens de son argumentation les grandes lignes suivantes:
1) Le Québec, bien que non reconnu dans la constitution, l'est dans les faits. Le bilan du fédéralisme est positif;
2) Le mythe de la victime occulte notre responsabilité à l'égard de certains échecs constitutionnels (Fulton-Favreau, Victoria, nuit des longs couteaux, déclaration de Calgary). Il fausse notre interprétation historique de certains épisodes (par exemple, les Patriotes, octobre 1970) en transformant les Québécois ou les Canadiens français en victimes;
3) Les Québécois et les Canadiens partagent de nombreuses valeurs fondamentales, ce qui fait qu'ils sont beaucoup moins différents qu'ils ne le pensent. D'ailleurs, les griefs des Québécois par rapport au fédéralisme canadien ne diffèrent pas de ceux des citoyens des autres provinces.
J'ai toujours pensé que la moindre des exigences, pour un fédéraliste québécois, était la reconnaissance constitutionnelle du Québec. Il me semble que sur ce point, le pragmatisme devrait s'accompagner de la "dignité symbolique", si je puis me permettre cette expression. Par ailleurs, toujours d'un point de vue fédéraliste, il me semblerait à tout le moins peu banal que le Québec n'ait pas encore signé la constitution de 1982. Cela ne semble trop pas gêner Pratte. On le sent plutôt indisposé par les demandes constitutionnelles du Québec. Il nous dépeint d'ailleurs comme des éternels demandeurs, toujours insatisfaits. Il a beau répéter qu'il préférerait que la reconnaissance constitutionnelle du Québec existe, il n'en demeure pas moins que son argumentation vise principalement à nous convaincre que tout ne va pas si mal, après tout. Par ailleurs, les empiètements de juridiction sont pour lui positifs dans la mesure où ils sont évalués à l'aune des services donnés aux citoyens. On assiste avec lui à rien moins qu'une banalisation des rapports politiques entre Québécois et Canadiens (une autre caractéristique de la neutralisation de la question nationale: la banalisation des rapports de force politiques Québec-Canada).
L'œuvre de neutralisation se poursuit lorsque Pratte, pour contester le mythe la victime, entreprend de relativiser certains échecs constitutionnels en donnant une large part de responsabilité aux Québécois. Victime, certes, mais souvent "consentante". Il en est de même pour ce qui concerne notre histoire. Il est piquant de voir notre grand pragmatique, l'honnête journaliste qu'est Pratte se complaire ici dans la manipulation la plus invraisemblable pour démontrer son point de vue. Rien n'est trop beau pour dénoncer un "mythe", y compris avoir recours aux interprétations les plus contestables (par exemple, en reprenant l'interprétation de Pierre Vallières sur octobre 1970) ou caricaturer consciencieusement les idées ou les faits (par exemple, au sujet des Patriotes, en répétant aussi souvent que possible les expressions "méchants Anglais" et "pauvres Patriotes"). L'entreprise serait peut-être comique si elle ne participait pas d'une autre tentative de "dépolariser" notre histoire (une autre caractéristique de la neutralisation de la question nationale). Cette dépolarisation est en effet un pré requis essentiel, du point de vue fédéraliste, pour déconstruire les idéologies nationalistes canadienne française et québécoise, et ainsi les transcender dans l'idéologie de la "nation politique" canadienne.
Dépolarisation qui aboutit naturellement à la cohabitation pacifique de deux peuples qui partagent beaucoup plus qu'ils ne le croient, malgré une certaine incompréhension mutuelle. Ainsi, pour Pratte, les Québécois ignorent malheureusement qu'ils ne sont pas les seuls à entretenir des griefs au sujet de leur traitement au sein du Canada. Il cite à cet égard un grand sondage du Conseil de recherche et d'information du Canada de 2004 où il est dit que les citoyens de six provinces et territoires sont plus nombreux que les Québécois à considérer qu'ils ne sont pas traités avec respect au Canada. C'est ainsi que l'altérité québécoise au sein du Canada est assimilée à une simple culture provinciale (une autre caractéristique de la neutralisation de la question nationale: la provincialisation de la différence québécoise).
(II - Le pays des merveilles)
Le but de ce chapitre est de déconstruire le mythe du Québec souverain. Il passe en revue les arguments des souverainistes (finances publiques, langue, coût de la transition, etc.) et en critique le contenu de manière habituelle. Rien de nouveau à cet égard. Mais je dois admettre rejoindre Pratte, pour des motifs évidemment différents, dans sa critique de ce qu'il faut bien convenir être une sorte de "jovialisme" souverainiste, débouchant trop souvent sur la "gadgetisation" de la souveraineté et qui me paraît découler de l'absence d'un cadre de pensée nationaliste cohérent. La différence est que Pratte, lui, ne s'émeut pas tout à fait, si je puis me permettre cet euphémisme, de l'absence d'un tel cadre de pensée.
Plus éclairant pour mon propos sont les arguments qui reposent, selon le point de vue de Pratte, sur la perception des Québécois. En effet, constatant qu'une majorité de Québécois ne comprend toujours pas encore ce qu'ils gagneraient avec un Québec devenu souverain, Pratte se permet de conclure qu'ils ne sont pas et ne se sentent pas "opprimés". Je crois quant à moi qu'il est encore possible d'utiliser ce mot, sans pour autant en banaliser la signification, pour décrire la situation du Québec au sein du Canada. Encore toutefois doit-on le faire de manière appropriée, ce dont tout lecteur de l'historien Maurice Séguin devrait être capable. Il est certainement possible, en 2006, d'affirmer que le Québec est encore subordonné politiquement et économiquement et qu'il souffre toujours d'"oppression essentielle". Oppression dont, il me semble, on mesure assez mal toutes les conséquences. Pour Pratte cependant, le Québec s'est libéré et s'est assez bien émancipé (une autre caractéristique de la neutralisation de la question nationale: la confusion du social et du national). Encore que, malgré toutes les bonnes intentions de Pratte (il est en effet assez ironique de voir ce grand pourfendeur du modèle québécois écrire que "le Québec se porte généralement fort bien merci" pour illustrer la caducité des arguments des souverainistes), le jupon dépasse un peu lorsqu'il expose que le Québec dépend économiquement du reste du Canada...
(III - Le meilleur pays au monde)
Après sa critique du mythe du "pays des merveilles" des souverainistes québécois, Pratte s'attaque au mythe du "meilleur pays du monde" des fédéralistes canadiens. Il s'agit d'abord de feindre l'équilibre, la neutralité journalistique, à défaut de quoi il risquerait fort de passer pour un "vendu". Mais il s'agit surtout de proposer une nouvelle stratégie fédéraliste avec, semble-t-il, un enthousiasme sincère bien que débordant. On aura en fait rarement vu Pratte apparaître aussi convaincant que dans ces pages (à condition bien sûr de partager son point de vue fédéraliste). Son idée est que le Canada a été mal vendu aux Québécois et que les fédéralistes devraient changer de stratégie. Il ne s'agit nullement de vendre "le meilleur pays au monde", mais plutôt de défendre l'idéologie fédéraliste avec "des idées, de la réflexion, de l'énergie, de l'éloquence, du cœur". Car, pour lui, le discours fédéraliste est inexistant au Québec depuis 1995. C'est "le grand silence". Ce discours, comme il le dit avec poésie, a été "castré". Étonnant, je n'avais même pas remarqué ! Il faut quand même avoir un certain culot pour prétendre que la pensée fédéraliste est impuissante au Québec; à vrai dire cela me rappelle le fameux "totalitarisme soft" d'un certain intellectuel de haut rang (ajoutons que prétendre à l'emprise, totalitaire ou non, de l'idéologie nationaliste au Québec est une autre caractéristique de la neutralisation de la question nationale).
Pour séduire les Québécois, il propose donc un "nouveau plan A". Car un des premiers obstacles à abattre est pour lui l'absence de la reconnaissance constitutionnelle du Québec, bien qu'il pense que le Québec soit reconnu dans les faits et que le fédéralisme y fonctionne sans trop de difficultés. Ce qui toutefois m'apparaît ici intéressant, ce sont les raisons invoquées pour cette reconnaissance; croyez-vous qu'il puisse y aller, d'un point de vue fédéraliste, de l'intérêt supérieur du Québec (pour utiliser l'expression de circonstance) ? Détrompez-vous. Il s'agit plutôt "d'atténuer la menace qui pèse sur le pays depuis plus de quarante ans". Ou encore, parce que cette reconnaissance formelle "lèverait une hypothèque et permettrait l'exploitation maximale du potentiel du pays". Est-il utile de préciser que le "pays" auquel il fait ici référence est le Canada ? On le voit: avec Pratte, la "canadianisation" est au programme et même au premier plan de ce programme (autre caractéristique de la neutralisation de la question nationale).
Un second aspect de sa stratégie est de "faire face à l'histoire". C'est un thème important qu'il a déjà abordé au premier chapitre. Il propose d'en appeler à une "révolution de la mémoire collective", s'inspirant en cela de Jocelyn Létourneau. Révolution qui aurait pour but de "dévictimiser", si je puis dire, les Québécois. Il ne s'agit pas de nier que les Canadiens français ou les Québécois aient pu souffrir de certaines injustices: Pratte mentionne les "errements" qui ont marqué l'histoire canadienne, certains "épisodes pénibles". Mais il faudrait cesser de concevoir notre passé comme une "crucifixion continuelle" (c'est la métaphore employée par Létourneau, qu'il est évidemment assez difficile de prendre au sérieux), cesser de "croire que "les autres" sont toujours responsables de nos maux". Selon Pratte, l'histoire enseignée au Québec, l'histoire "dominante", tait les faits qui contredisent la thèse de la "crucifixion continuelle" des Québécois (une autre marque du "totalitarisme soft", oserais-je ajouter ?). Je dois dire qu'il m'arrive d'avoir l'impression de ne pas vivre sur la même planète que Pratte...
Mais, quoiqu'il en soit, Pratte s'attache à fournir quelques exemples de cette histoire qui dominerait la scène au Québec (au sujet de la Conquête, des Rébellions, de la Confédération, etc.). Le but est à la fois de critiquer (mais de manière assez souvent simpliste) les interprétations "victimisantes" de notre histoire et d'en montrer l'envers, c'est-à-dire "la collaboration, les ententes, la tolérance". Car, de dire Pratte, "notre connaissance de l'histoire canadienne, qui est notre histoire, est extraordinairement parcellaire et univoque" (on a ici à la fois la dépolarisation et à la "canadianisation" de l'histoire). Rien de bien nouveau sur ce plan car il s'agit en fait d'un propos beaucoup plus répandu que ne le pense Pratte (mais il est commode, pour se donner une image d'intellectuel clairvoyant, de donner l'impression d'être presque seul de son espèce; Pratte, en épilogue: "J'ai écrit ce livre parce que je crois que ce qui y est dit n'est pas suffisamment dit au Québec".). Il faudrait pourtant prendre la peine de répondre à ce genre de discours relativisant qui, pour peu qu'on s'en tienne à sa surface, est doté d'une certaine efficacité (un exemple utilisé par Pratte: tenter d'en finir avec l'interprétation nationaliste des rébellions du Bas-Canada en rappelant que des troubles semblables avaient eu lieu au Haut-Canada et que la répression y avait même été plus dure. Je me souviens avoir déjà entendu cela peu après la sortie du film "15 février 1839" de Pierre Falardeau).
(IV - Le pays réel)
Pratte commence ici par répéter que "les choses marchent au Québec, et ce au sein du Canada". Il ne sert donc à rien de vouloir en sortir. Position pragmatique par excellence qui masque mal son contenu idéologique (autre caractéristique de la neutralisation de la question nationale). Il s'agit donc d'en arriver au pays réel, le Canada tel qu'il est pour vrai, après avoir dévoilé les mythes politiques qui empêchent les Québécois de saisir que ce pays leur offre les meilleures conditions pour leur développement.
Le reste du chapitre se divise en deux parties. La première consiste en un éloge dithyrambique du fédéralisme. Éloge ayant pour but de convier les Québécois aux bienfaits de la "nationalité politique" canadienne. La seconde partie tente de décrire les défis réels et urgents qui attendent le Québec. Cette dernière partie reprend essentiellement le contenu du manifeste du "Pour un Québec lucide" publié à l'automne 2005.
C'est un chapitre qui ne surprendra pas les lecteurs assidus de Pratte. Je me contenterai donc de le citer au sujet du fédéralisme. On verra que Pratte, après nous avoir "débarrassé" de nos mythes politiques, ne réussit en fin de compte (assez ironiquement) qu'à nous proposer sur le mode lyrique un contre-mythe fédéraliste (canadien) qui a déjà beaucoup vécu.
En voici quelques éléments:
- "Le fédéralisme est un work in progress"
- "Le fédéralisme enrichit la vie démocratique"
- "Le fédéralisme comporte aussi l'immense avantage de permettre à chacun de combiner des identités multiples, une liberté humaine fondamentale"
- "Le fédéralisme est un système dont nous devrions être fiers, que nous envient d'ailleurs bien des peuples dans le monde"
- "Le fédéralisme est le système de gouvernement le plus efficace que l'être humain a trouvé pour permettre à des groupes ethniques, culturels ou religieux différents de relever le défi de la vie en commun"
- "Si les Québécois persistent à s'investir dans le Canada, ils continueront d'avoir une influence marquante sur la suite des choses"
Rien de mieux, en somme, que ce merveilleux Pratte pour neutraliser la question nationale.
Sylvain Maréchal, Montréal


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