Les fermetures

La fermeture récente d’entreprises québécoises vendues aux américains me laisse pantois.

Tribune libre 2008


La fermeture récente d’entreprises québécoises vendues aux américains me laisse pantois. Comment se fait-il qu’on n’a pas encore
appris que vendre aux américains est synonyme de fermeture à plus ou moins
brève échéance. Crocs en est un exemple patent. Ils volent vos techniques
vous ferment et font fabriquer aux îles Mouk Mouk.
Il y a quelques semaines, Pétromont, productrice de
plastique, a fermé ses portes. Deux usines, une à Varennes et l’autre à
Montréal-Est sont fermées et des centaines d’employés se sont trouvés du
jour au lendemain sans travail. Certains y étaient depuis 30, 35 ans. Dow
Chemical, propriétaire à 50% a éliminé un concurrent car il faut dire que
Pétromont commençait à avoir un réseau de ventes aux USA et que ça semblait
bien fonctionner. La SGF, aussi copropriétaire à 50% n’a pas dit un mot,
rien, nada. Et la SGF nous appartient dit-on. Et pourtant Pétromont a eu
des offres d’achat mais Dow les a refusées. Quel espèce de gouvernement
a-t-on ? Des chiffes molles à plat ventre devant tout ce qui bouge et qui
s’appelle privé ?
Il y a quelques années Ottawa nous a fait un cadeau :
ils nous ont envoyé le fossoyeur du Québec, Jean Charest. Ne me croyez pas
sur parole, regardez depuis qu’il est là tout ce qu’il a tenté de faire
pour nous vendre à la pièce à des entreprises privées, essayer de minimiser
tout ce qui est culturel au Québec, entre autre en réduisant les budgets de
la langue, des arts et de l’immigration, retirer ce qu’il pouvait des
acquis sociaux. Au lieu de réorganiser le milieu de la santé on ouvre la
porte pour nous vendre au privé. Allez aux USA et voyez ce que ça donne la
santé au privé. Il est vrai que lui et son équipe ne sont pas reconnus pour
leur courage politique.
Les financiers insatiables, les banquiers prédateurs
sont en train de nous étrangler. Nous sommes tous dans une spirale
d’endettement d’où il ne nous est plus possible de sortir. Barbara Hand
Clow dans un de ses livres parle du « …désenchantement du public pour
l’orientation que prennent les civilisations barbares modernes du genre de
celles des États-Unis ». La planète va sauter incessamment. Ce système de
capitalisme sauvage ne continuer comme ça éternellement. Au Québec on peut
arriver à s’en sortir assez bien mais il faut cesser d’élire des
politiciens seulement intéressés à leur réélection. Est-ce être irréaliste
que de songer au jour où on va pouvoir élire des députés qui vont être là
pour ceux qui les ont élus ?
Ivan Parent
-- Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) --

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Ivan Parent403 articles

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Pianiste pendant une trentaine d'années, j'ai commencé
à temps partiel d'abord à faire du film industriel, de la vidéo et j'ai
fondé ma compagnie "Les Productions du LOTUS" Les détails seront visibles sur mon site web.
Site web : prolotus.net





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2 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    26 avril 2008

    M.le Grand-Papa vous avez parfaitement raison. Sans notre pays nous avons les mains liées. Comme je disais les gens de Crocs ont innové mais ils ont fait l'erreur de vendre aux américains, vous voyez le résultat.
    La mondialisation c'est une extraordinaire idée...mais pour des pays égaux, à niveau de vie égal. Bien sûr ce n'est pas ça qui existe. Ça me fait penser au communisme. C'est la société idéale pour des citoyens parfaits. Donc, comme la mondialisation, ça ne s'applique pas. La mondialisation actuelle c'est la main-mise sur l'économie de tous les pays pour satisfaire l'appétit insatiable de quelques banquiers, financiers qui agissent au dessus des gouvernements nationaux, des prédateurs.

    Ivan Parent
    parivan07@videotron.ca

  • Archives de Vigile Répondre

    26 avril 2008

    C'est ça la mondialisation... partout sur la planète telle que favorisée par le gouvernement du Québec et ailleurs.
    L'usine de fabrication de papier d'où je viens n'en mène pas large depuis longtemps.
    Les gros et les petits actionnaires peuvent en profiter s'ils sont futés... et il y en a.
    Pour ce qui est des travailleurs, il faut innover comme en préconisant des fonds de solidarité.
    En ce qui concerne le Québec:
    Ill faut être parmi les meilleurs semble-t-il... et c'est vrai. Comment? En développant d'abord une culture pour se connaître et se faire reconnaître. Seul un pays peut nous donner cela. C'est fondamental.