Le début et la fin de l’histoire

C’est Paul Desmarais qui doit être content. Grâce à ses nombreuses amitiés, c’est toute l’Histoire du Canada qui se réécrit sous nos yeux.

Chronique de Louis Lapointe


C’est Paul Desmarais qui doit être content. Grâce à ses nombreuses
amitiés, c’est toute l’Histoire du Canada qui se réécrit sous nos yeux. Il
doit d’abord remercier Paul Martin, un homme qui lui doit toute sa fortune
et qui a eu la brillante idée de nommer Michaëlle Jean au poste de
gouverneure générale du Canada. Puis, il y a Jean Charest qui ne serait
jamais venu en politique provinciale n’eut été l’insistance du magnat. Il y
a également ce président français qui aime le faste et le luxe que lui
procure l’argent des autres. Sans ces quatre ingrédients bien assaisonnés,
nous ne réécririons pas l’Histoire du Canada aujourd’hui.
Nous pensions tous avoir été conquis sur les plaines d’Abraham et que les
Français nous avaient échangés contre la Guadeloupe. Et bien non, la France
a contribué à fonder le Canada lorsque Champlain a inauguré Québec. Mieux,
le Traité de Paris de 1763 n’est plus un acte de cession de la France,
c’est un geste de fondation du Canada, qui l’eut cru ?
Nous croyions tous fêter le 400e anniversaire de l’arrivée des Français à
Québec, en Nouvelle-France, mais non, c’est l’arrivée des Français au
Canada que nous fêtons, sans qui le plussss meilleur pays au monde n’existerait
pas.
Nous pensions tous que le premier ministre Jean Charest était le
représentant du principal foyer de la francophonie en Amérique du Nord.
Nous avons tout faux, c’est Michaëlle Jean, représentante de Sa Majesté la
reine d’Angleterre qui nous représente maintenant.
Les Français ne remercieront jamais assez leur président Nicolas Sarkozy
d'avoir réécrit l'Histoire de France. Grâce à lui, la France n’a jamais
abandonné la Nouvelle-France aux Anglais, elle a plutôt contribué à fonder
le Canada. Ce qui autorise maintenant le Canada à devenir par le fait même
le principal foyer de la francophonie en Amérique du Nord, le Québec étant
relégué au rang de province, comme les autres provinces du Canada. Ainsi,
les choses sont claires, le Québec est le foyer des Québécois, alors que le
Canada est celui des Français d’Amérique. On ne pourra donc plus parler de
francophones hors Québec, mais bien de Français du Canada que la France a
fondé en 1608. Une douce revanche pour le petit gars de Sudbury !
Louis Lapointe
Brossard
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Chroniqueur et avocat à la retraite, l'auteur a été directeur de l'École du Barreau du Québec, cadre universitaire, administrateur d'un établissement du réseau de la santé et des services sociaux et administrateur de fondation.





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1 commentaire

  • Gaston Boivin Répondre

    10 mai 2008

    Ce que le contorsionniste, John James Charest, et sa troupe(Desmarais et son feuillet à propagande, le saltimbanque Harper, la fausse
    petite reine du Canada et son apparence de prince consort, le faux petit Napoléon qui a pour nom Sarkosy, et tous ces autres simplistes insignifiants qui constituent leur cour et qui gravitent, dans l'apesanteur, autour de la bulle imaginaire qu'ils sont à construire) essaient de faire, à l'occasion du quatre-centième, c'est d'en prendre prétexte pour réécrire comme une espèce de pièce de théâtre( un genre d'Ubu-Roi) dans laquelle le personnage principal n'est plus une personne mais un pays et son histoire, une nation et son histoire et, où l'absurde repose dans cette facilité à vouloir créer un pays et une nation en siphonnant le pays et l'histoire d'une autre nation comme si cela allait de soit, comme si cela était la chose la plus naturelle et normale au monde!
    Quand Ubu avait besoin d'argent pour son royaume, il se faisait imprimer des billets sans autre considération. Quand, le Canada anglais considère que l'histoire du Québec et de sa nation(qui est représentative de la nation française d'Amérique)lui porte ombrage, il la transfigure, pour la faire sienne, peu importe que l'existence de celle-ci précède l'existence du Canada anglais d'au mieux de 151 ans(1759-1608), ou d'au pire de 259 ans(1867-1608): Parasite un jour, parasite toujours! Il n'y a qu'un moyen de se débarasser d'un tel parasite, C'EST DE S'EN SÉPARER À TOUT JAMAIS!
    *Ubu-Roi d'Alfred Jarry