GLOBALISME

Le catalyseur covidien du globalisme

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Chronique de Marc Labelle

Suite de l’article « Le vice rédhibitoire du projet globaliste ».


Auprès des peuples, l’illusion du projet globaliste de l’oligarchie apatride se dissipait depuis une décennie.  La Covid-19, apparue à l’hiver 2020, servit de catalyseur pour le relancer.  Ainsi, le président du Forum économique mondial Klaus Schwab et l’économiste Thierry Malleret publièrent l’été suivant ce livre, qui est à la fois une étude de type universitaire et un essai : Covid-19 : la Grande Réinitialisation.  Je me contenterai ici de commenter quelques points cruciaux abordés par les auteurs, à la lumière de l’actualité. 


Aux thèmes de prédilection de Schwab, l’économie et la technologie, on ajoute les facteurs sociétaux et « géopolitiques », mais dans une perspective strictement économique, donc superficielle.  Et ceux de l’environnement, puisque le monde meilleur sera « plus respectueux de Mère Nature » — ah, qu’elle est racoleuse la personnification majusculée ! 


Un mauvais départ


Toute l’analyse des auteurs s’appuie sur la fausse prémisse de « notre aptitude de repartir de zéro ».  La tabula rasa est une notion erronée, particulièrement prégnante chez les prométhéens.  Or, quelle que puisse être l’importance des transformations qui jalonnent la destinée du genre humain, les réalisations du passé laissent toujours des traces qui ensemencent l’avenir.  En conclusion, les auteurs cherchent à en remettre, mais n’arrivent pas à cacher que leur perspective contre nature consiste à placer l’être humain au service de ses outils.


D’ailleurs, pourquoi partir de zéro ?  Puisque les auteurs reconnaissent que la Covid-19 n’est pas de nature à entraîner une mortalité massive de la population, comme celle des pestes noires d’autrefois !?  Ne prendraient-ils pas leurs désirs titanesques pour des réalités rationnelles ?  Mais leurs politiciens zélateurs ont agi selon des scénarios d’épouvante, faisant fi de la connaissance raisonnée des virologues, parce qu’une « pandémie » plutôt qu’une endémie présente un danger immédiatement perceptible.  Dans ce but, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), largement financée par Bill Gates, a redéfini la pandémie d’après le degré de contamination plutôt que de mortalité.


L’effet catalytique


Assurés de leur mission universelle, Schwab et Malleret estiment donc que la crise de la Covid entraînera une accélération de l’automatisation amorcée par la mondialisation antérieurement, la montée de la puissance technologique et une surveillance accrue.  Concernant le danger de la surveillance de masse pour la vie privée évoqué par les auteurs : l’opération du traçage numérique volontaire de la contamination par la Covid-19 a échoué.  En contrepartie, les gouvernements ont imposé le passeport sanitaire avec le code QR en conférant le statut de parias ou de boucs émissaires aux non-vaccinés.  Remarquons que la notion de « vaccin », comme celle de « pandémie », a subi une édulcoration antiscientifique puisque le processus de développement normal d’un vaccin (y compris la phase IV) n’a pas été respecté.  Ainsi, la population fut soumise à des mesures de confinement liberticides tatillonnes, infantilisantes, idiotes ou despotiques, relayées et matraquées par les médias conventionnels complaisants gavés de subventions publiques, les gouvernements étant eux-mêmes stipendiés par les grandes sociétés pharmaceutiques.  Alors qu’on disposait de médicaments curatifs peu onéreux à travers le monde, comme l’ivermectine ou l’hydroxychloroquine.  Surtout, on procéda allègrement à cet acte majeur d’excommunication que fut le congédiement des dissidents — appelés officiellement « récalcitrants » — opposés aux faux vaccins malgré le taux de mortalité important de ces derniers.  Le consentement libre et éclairé garanti par le Code de Nuremberg fut donc criminellement bafoué. 


Les auteurs parlent du réétalonnage de certaines priorités sociales, donc de l’adoption de nouvelles mesures de classement et de rendement.  Et de ses conséquences sur les individus dans les activités de l’enseignement, du travail et de la consommation à distance.  Si la santé mentale est abordée par les auteurs, on comprendra seulement après la crise l’ampleur de l’impact du confinement, de l’isolement et de l’angoisse cruellement entretenus par les pouvoirs publics avec leur recours facile à la peur médiatisée et publicisée.


Sur le plan macro, Schwab et Malleret affirment que trois forces séculaires dominantes façonnent notre monde actuel : l’interdépendance, la vitesse et la complexité.  Soit, l’intensité du monde s’est accrue.  Mais la sortie de la pensée ou de l’action en vase clos s’est réalisée à toutes les époques.  Soit, le temps s’est contracté et l’espace s’est étendu.  Mais finalement, l’être humain est conscient de ses choix et responsable de l’extension de sa puissance.


Alors, comment expliquer que la Covid, qui n’est pas la peste, ait eu comme conséquence de faire subir à l’économie mondiale l’effondrement le plus draconien de l’histoire comme en conviennent les auteurs ?  N’était-il pas souhaité ou voulu ?  Les auteurs se livrent alors à un examen détaillé des grandes pertes d’investissements et d’emplois dans le cadre général d’une diminution des ressources disponibles et du souci de l’environnement.  Cela annonçait un détournement dans leur pensée. 


Réinitialisation de la gouvernance


Les notions d’équité et d’inclusion animent constamment Schwab et Malleret.  Au Canada, cela nous a valu le récent « ÉDI d’Ottawa » — équité, diversité, inclusion — qui jette l’anathème sur l’homme blanc, dans le sens générique mais surtout spécifique du terme puisqu’il est réputé raciste, misogyne, homophobe, etc., comme les camionneurs de la liberté.  Les auteurs prévoient la fin du néolibéralisme, fondé sur la concurrence individuelle, que remplacerait la redistribution massive des richesses par l’intervention gouvernementale.  Ils déclarent même que la Covid-19 a porté le coup de grâce au néolibéralisme, notamment son « fétichisme du marché » !


Schwab et Malleret craignent cependant que l’agitation populaire ne conduise à la désintégration sociale et à l’effondrement politique.  Sont perçues négativement la résurgence du nationalisme et la crainte de l’immigration qui en découle.  Ils se méfient grandement de l’État-nation dont la renaissance pourrait, disent-ils, engendrer le repli, l’isolationnisme, le populisme, le chauvinisme, l’ethnicisme.  Dans leur esprit, le nationalisme est contraire à la mondialisation, comme la fermeture l’est à l’ouverture.


Les auteurs s’appuient sur le cadre conceptuel du « trilemme » proposé par l’économiste Dani Rodrik.  Seuls deux des trois éléments peuvent coexister : a) la mondialisation économique, b) la démocratie politique, c) l’État-nation.  Résultat : a + c = la tyrannie ; b + c = la régression économique ; a + b = l’idéal pour les mondialistes.  Par exemple, a + b signifie que l’Union européenne, une entité supranationale conçue comme un compromis intermédiaire œuvrant dans le sens du mondialisme, doit affaiblir la souveraineté de l’État-nation.  Les mondialistes appliquent donc obsessionnellement la formule talismanique complète : a + b – c = I (idéal). 


Ces équations excluantes témoignent d’un parti pris manifeste chez ces économistes.  Questions : Pourquoi la nécessité du tiers exclu ?  Pourquoi rejeter la nation, cet intermédiaire entre la cellule de base, c’est-à-dire la famille, et l’ensemble du genre humain ?


Ainsi, Schwab et Malleret visent un cadre stratégique mondial de gouvernance dotée de ressources accrues, notamment pour imposer des politiques mondiales avec l’OMS ou pour aider, prétendent-ils, les États fragiles, défaillants ou déliquescents.  Ces globalistes aspirent donc au Gouvernement mondial.  À une fourmilière posthumaine gérée avec le crédit social à la chinoise.  Au néocommunisme.  Sauver la biodiversité des espèces, oui ; mais la diversité des nations, non.  Ainsi réduites à leur individualité, les personnes isolées seront corvéables à merci.  Des esclaves… adeptes de la servitude volontaire ou involontaire.  C’est la réalisation de la dystopie (un récit fictif dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’il soit impossible de lui échapper parce que l’autorité exercée par les dirigeants est totale — sans la contrainte de la séparation des pouvoirs — sur les citoyens qui ne peuvent plus exercer leur libre arbitre).  Par conséquent, la capacité et le devoir de l’effort personnel ou national seront évacués.


Riposter


Ces économistes se prennent pour des ingénieurs sociaux et jouent aux apprentis sorciers avec l’humanité.  Au nom de la Déesse Économie.  Si on les laisse faire, ces incultes obtus et résolus conduiront l’humanité à la Première Guerre civile mondiale.


La Résistance devra donc s’étendre à l’échelle de la planète.  Individus et nations peuvent s’unir dans des alliances à régénérer constamment selon les circonstances afin de dissoudre la funeste superclasse mondialiste.  Surtout, le maintien de l’existence de l’humanité sera un combat politique d’inspiration culturelle et spirituelle.


 


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Marc Labelle51 articles

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Se voulant agent de transformation, Marc Labelle présente sur les valeurs et les enjeux fondamentaux du Québec des réflexions stratégiques, car une démarche critique efficace incite à l’action salutaire. Ses études supérieures en sciences des religions soutiennent son optique de penseur libre.





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