La mémoire

Cela ne fait que confirmer la thèse des principaux détracteurs du PQ à l’effet que le PQ ressemble de plus en plus à l’ancienne Union Nationale.

Chronique de Louis Lapointe


Je suis allé au colloque de l’IPSO en fin de semaine. De la bouche de
Pierre-Alain Cotnoir, un docteur en psychologie spécialiste de l'opinion
publique, j’ai appris que le tiers des électeurs québécois n’avait pas de
mémoire parce qu’il ne s’intéressait pas à la politique, que ces électeurs
avaient voté ADQ aux dernières élections, que la plupart était des jeunes,
et qu’ils se retrouvaient surtout dans la région de Québec et le 450!
Or, toute la stratégie du PQ au cours des dernières années a été
construite en fonction de ce segment de la population qui ne s’intéresse
pas à la politique. En présentant un programme qui met l’accent sur les
gestes de souveraineté, une version hard de l’affirmation nationale, le PQ
oublie tous ceux qui ont placé la souveraineté au centre de leur action
politique. On comprend maintenant pourquoi Québec Solidaire compte une plus
grande proportion de souverainistes que le PQ au sein de sa formation, les
souverainistes étant souvent des gens progressistes selon
M.Cotnoir. On comprend mieux pourquoi on assiste à la naissance d’un
nouveau parti qui a fait de l’indépendance son principal objectif. On
comprend également pourquoi le PQ ne recueille qu’un peu plus de 32 % de la
faveur populaire, alors que la souveraineté recueille plus de 40% de
l'ensemble de la faveur des Québécois.
On a également appris que les jeunes s’intéressaient plus à leur carrière
qu’à l’indépendance. Dans cette perspective, on n’est guère plus étonné
lorsqu’on entend la présidente du comité des jeunes du PQ faire l’apologie
de la stratégie des gestes de souveraineté et, en privé, rejeter du revers
de la main une stratégie faisant de chaque élection un rendez-vous où les
indépendantistes pourraient se prononcer majoritairement sur l’indépendance
comme le propose Claude Bariteau, l’objectif étant qu’une pluralité de
partis qui sont indépendantistes atteigne ensemble un jour 50%+1 de la
faveur des électeurs Québécois. Beaucoup plus de jeunes s’intéressent à
leur carrière qu’à l’indépendance, voilà pourquoi plusieurs d‘entre eux
font de la politique active, ceux du PQ n'étant pas tellement différents de
ceux du PLQ et de L'ADQ, leurs intérêts personnels priment.
L’objectif actuel du PQ se résume donc à se faire élire grâce l’appui des
adéquistes de la région de Québec et du 450, exactement le même objectif
que les Libéraux de Jean Charest. Voilà pourquoi le PQ, le PLQ et l'ADQ se
ressemblent de plus en plus dans leurs discours sur l’économie,
l’environnement, l’éducation et la famille. Ce sont des partis qui
construisent toute leur stratégie en fonction d’un électorat qui n’a pas de
mémoire.
On peut comprendre les motivations du PLQ qui n’a rien à perdre et tout à
gagner avec une telle stratégie, car le ciment de cette formation est
d’empêcher que le Québec devienne un pays indépendant un jour. Mais dans le
cas du PQ, cette stratégie peut être désastreuse, car elle risque de faire
fuir tous ceux qui se souviennent pourquoi ils sont devenus membres de ce
parti. C’est un pari très risqué, car les indépendantistes, les
progressistes et les verts peuvent également s'identifier plus facilement
dans trois autres partis : le Parti Indépendantiste, Québec Solidaire et le
Parti Vert. Comme il y a plus de progressistes dans ces partis, il y aura
forcément de plus en plus de vrais indépendantistes qui s'y retrouveront
entre eux: «Qui s’assemble, se ressemble !».
En ne parlant plus d’indépendance, que de gestes de souveraineté, en
voulant «moderniser» la social démocratie et en n’ayant aucun discours
cohérent sur des projets aussi désastreux et dangereux que Rabaska, on
comprend que le PQ a oblitéré tout ce qui le distinguait de ses principaux
adversaires pour gagner l’électorat adéquiste de la grande région de Québec
et du 450!
Par le fait même, on comprend aussi pourquoi la clientèle que vise le PQ est de moins en moins composée d' indépendantistes ou de progressistes, surtout d'affirmationnistes. Des gens qui n’ont pas de mémoire, surtout des
attentistes, le genre de clientèle qui apprécie
l’actuel style de gestion du gouvernement Charest !
Cela ne fait que confirmer la thèse des principaux détracteurs du PQ à
l’effet que le PQ ressemble de plus en plus à l’ancienne Union Nationale.
On comprend alors pourquoi les gens qui s’intéressent vraiment à la
politique sont de plus en plus cyniques face aux trois grandes formations
politiques du Québec, pour qui gouverner signifie d'abord ne rien faire qui
pourrait déranger la majorité tranquille !
Louis Lapointe

Brossard

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Louis Lapointe534 articles

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Autrefois avocat, chroniqueur, directeur de l'École du Barreau, cadre universitaire, administrateur d'un établissement du réseau de la santé et des services sociaux et administrateur de fondation.





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16 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    7 mai 2011

    Quiconque ne cherche à se libérer de ses chaînes idéologiques, physiques n'existe pas. La grande majorité de la population n'a pas de conscience politique? La grande majorité des gens n'a aucune conscience tout court! La liberté se conçoit en soi-même d'abord. La liberté de penser, de dire. La liberté de mouvement. Puis vient la liberté sociale. Emmanuel Levinas écrivait « Ma liberté commence où commence celle de l'autre. »
    André Meloche
    P.S. Un peuple, c'est dans le coeur que ça commence. Dans une société acéphale qui assassine sa culture et bichonne sa bagnole, son écran tactile et sa « culture entrepreneuriale » (quel horrible mariage entre ces deux mots), tous sont atomisés pour permettre à ceux qui les manipulent de les jouer les uns contre les autres. Rien n'est au-dessus de la liberté sauf la responsabilité de cette liberté.

  • Archives de Vigile Répondre

    6 juillet 2008

    SVP. N'exagérez pas. L'ADQ de Mario Dumont c'est l'Union Nationale. Le PQ ne veut tout simplement pas lancer un combat référendaire dans des conditions épouvantables. Il va falloir arrêter de s'insulter entre souverainiste. Alors j'attends toujours de voir le PI être à 10% dans les intentions de vote et dépasser l'ADQ.

  • Archives de Vigile Répondre

    27 juin 2008

    Bonjour L.P.
    La réponse est dans «Aux urnes Patriotes!»
    L.L.

  • Archives de Vigile Répondre

    27 juin 2008

    Si les sondages ne sont qu'un écran de fumées pourquoi les brandissez-vous maintenant contre le PQ ? Il est vrai que les dernières élections complémentaires ont donné une victoire certaine au PQ que vous détestez, écrasant par le fait même le PI avec .6% des suffrages. Dans Hull .3% soit 9 fois moins que notre campagne du RIN de 1966 avec Chaput. Un peu de logique, ne brandissez plus de sondages et laissez l'élection à ceux qui n'insultent pas l'électorat avec une reine-nègre. Laissez Victor se prendre pour Abel dans sa solitude et regroupez-vous avec nous pour nous donner un pays au lieu de nous dénigrer. L,exercice contre le putching bag PQ-Marois a assez duré. Faites quelque chose au lieu de descendre les autres sinon vous deviendrez des Mario numéro 2.

  • Archives de Vigile Répondre

    10 juin 2008

    "Il faut être fou pour être carriériste au PQ ! Savez-vous combien gagnent les travailleurs à la recherche, ou à la permanence du parti ? Des pinottes ! Et ils ne sont pas des centaines... quelques dizaines tout au plus, si on compte les employés des députés ! Et ce n’est pas rare que, dû à la charge de travail, ces mêmes travailleurs ne restent en poste que quelques mois."(Phil)
    On connaît déjà très bien le misérabilisme du mouvement souverainiste, M. Phil. Disons que ce n'a jamais été une priorité du PQ.
    On connaît la chanson: Ne pas utiliser les moyens et institutions de l'État pour le financement du réseautage du mouvement. C'est réservé uniquement pour le réseautage des députés qui auront tôt ou tard à passer au privé, afin d'assurer leur indépendance.
    J'espère que les employés n'ont pas en plus à tondre le gazon chez la Cheuf ? Pas facile pousser une tondeuse d'une main pendant qu'on mange des pinottes avec l'autre.

  • Archives de Vigile Répondre

    10 juin 2008

    Quel chauvinisme restreint et étroit monsieur Simeon. Bien oui, vous avez raison les problèmes de Shawinigan ne regardent que les gens de Shawinigan, les problèmes des gens de Rimouski ne regardent que les gens de Rimouski et les problèmes de Saguenay ne regardent que les gens de Saguenay.
    À ce compte là, fermons l'Assemblée Nationale du Québec puisque le collectif et la solidarité dans votre esprit; ça n'existe pas. Ce sont des valeurs complètement dépassées et que je suis un beau con d'être monté à Montréal pour appuyer mes concitoyens de Montréal. Franchement!
    Concernant les valeurs auquelles adhèrent les jeunes de la génération de la mondialisation, il est certain que les valeurs de Wall-Mart, de Mac Donald et de Home Depot sont de grandes valeurs civilisatrices et que ces compagnies sont de très grand bienfaiteur de l'humanité. On verra bien ce qu'il en restera!

  • Archives de Vigile Répondre

    10 juin 2008

    Monsieur Lapointe,
    Votre mépris à mon égard démontre clairement votre incapacité à écouter et à prendre acte des avis contraires au vôtre. "En privé" comme vous dîtes, alors vous m'avez interpelée vivement, si vous aviez pris le temps d'écouter mon avis sans me couper la parole constamment, alors nous aurions pu avoir une discussion sereine. Me traiter de carriériste simplement parce que je ne partage pas votre avis sur les gestes à poser en vue de l'accession à l'indépendance ne sert pas votre propos. C'est la misogynie ou la jalousie qui vous fait tenir de tels propos ? Traiter les gens ainsi ne vous permettra de convaincre personne de se joindre à notre cause.
    Pour ma part, je vais continuer à faire valoir mon point de vue et à parler de liberté aux jeunes de ma génération. Je ne leur parlerai pas de stratégie, je leur parlerai du pays.
    Isabelle Fontaine
    Militante souverainiste et présidente du Comité national des jeunes du Parti Québécois

  • Archives de Vigile Répondre

    10 juin 2008

    Monsieur Lapointe,
    Il faut être fou pour être carriériste au PQ ! Savez-vous combien gagnent les travailleurs à la recherche, ou à la permanence du parti ? Des pinottes! Et ils ne sont pas des centaines... quelques dizaines tout au plus, si on compte les employés des députés! Et ce n'est pas rare que, dû à la charge de travail, ces mêmes travailleurs ne restent en poste que quelques mois.
    Faire un travail aussi ardu, pour un salaire de crève faim, ce n'est certainement pas être carriériste. C'est aussi avoir des convictions. Ces personnes sont assez talentueuses pour faire de gros salaires dans le privé, mais elless choisissent de travailler pour le Parti Québécois, justement à cause de la souveraineté.
    Vos propos sont insultants pour tous les travailleurs de la souveraineté, militants, employés et élus du peuple.
    J'ai beaucoup de respect pour ces personnes. J'aimerais que vous en aillez tout autant. Les médias colportent déjà assez de mépris sur les fonctionnaires, l'État, et les partis politiques. J'espérais que Vigile soit plus indépendante d'esprit. J'imagine que tout média qui se respecte doit avoir son polémiste, son André Pratte de service...

  • Archives de Vigile Répondre

    10 juin 2008

    Selon les messagers ici, les buts pour réaliser l'indépendance du Québec semblent divers et des fois, contradictoires. POURQUOI LA RÉALISER, AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS ! ?
    Devenir plus socialistes, plus verts, plus francophones, plus riches, plus responsables, plus représentés dans la monde entier, plus, plus, plus quoi ?, comment ?, pour qui ?, les pauvres ?, les malades ?, pour se venger des Anglais qui nous ont pendu des patriotes en 1839 ?, pour décoller le drapeau canadien rouge et blanc à feuille d'érable sur nos bâtisses et nos autoroutes, pour s'acheter de plus gros chars ou contrôler Radio-Canada ?.
    Les Québécois sont prèts à risquer quoi pour ça ? La partition de leur territoire, des investissements prêts à quitter ses frontières à déterminer, des boycotts économiques du ROC et de ses amis, les Américains ?
    NON, en grosse majorité. Celles et ceux qui croient que ça va se faire facilement en parlant tout le temps d'indépendance aux Québécois pour les inviter à se sortir du Canada sans référendum pour bienvérifier leur désir de se retirer unilatéralement de la fédération, comme le préconise le PI, bonne chance !
    On a plein de Grands vizirs comme Iznogoud qui voudraient devenir Calife à la place du Calife parce qu'il se sentent supérieurs à lui.On va bien voir si ces nouveaux partis souverainistes ou indépendantistes du genre Iznogoud vont pouvoir devenir Calife à la place du PQ. C'est pas trop bien parti pour ces partis.

  • Archives de Vigile Répondre

    10 juin 2008

    ...les souverainistes étant par essence même des gens progressistes selon M.Cotnoir.
    Alors pourquoi distinguer les indépendantistes des progressistes et des verts, plus loin dans votre texte ?

    ...car les indépendantistes, les progressistes et les verts peuvent également s’identifier plus facilement dans trois autres partis
    Il me semble que d'être "vert" est être par essence progressiste.
    On peut être un indépendantiste pour des raisons purement égoïstes et carriéristes, car il est question de donner le pouvoir au groupe auquel celui-ci appartient et donc le privilégiant dans son milieu (territoire).
    Si la stratégie du PQ fait l'erreur de perdre sa base indépendantiste pour ne satisfaire qu'aux carriéristes en se transformant comme les autres partis en véhicule d'accès à la minorité bourgeoise, de l'autre côté il faudrait pas faire le même genre d'erreur en s'aliénant les carriéristes et la bourgeoisie dans l'espoir d'aller chercher les indépendantistes progressistes. Ce serait pas mieux que le PQ.
    Nos jeunes ne sont pas nés dans l'utopie socialiste de 68, mais en pleine mondialisation des marchés. Si le discours indépendantiste ne leur démontre pas clairement que la souveraineté est un avantage POUR EUX dans cette compétition mondiale, aussi bien aller allumer des cierges à l'église. Les jeunes n'ont peut-être pas de mémoire, mais ils semblent mieux comprendre "essentiellement" le contexte actuel qu'une bonne part des vieux indépendantistes socialistes progressistes qui semble n'avoir de mémoire que pour leur époque.
    Le PQ a choisi son discours économique spécifiquement pour cette clientelle bourgeoise, et donc fuit et craint le discours ethnique du groupe majoritaire car il lui aliène le réseau d'affaires anglais qui est sa carotte pour les carriéristes. C'est donc en effet un discours pour un 30%. Pourtant, c'est le discours ethnique qui est le plus progressiste envers la majorité francophone au Québec. Il ne promet pas seulement l'avantage économique à la bourgoisie, mais à l'ensemble de cette majorité au Québec. Un réseau ethnique de la majorité rendrait le réseau anglais (princial, actuellement) en position de faiblesse au Québec.
    Pourquoi le PQ ne travaille pas à ce réseau de la majorité et ainsi récolter une majorité de voix ? Simplement parce-que celà ouvrirait une restructuration des institutions étatiques et sociales qui perturberait les positions de privilèges à l'actuelle classe bourgeoise (eux). Ils tiennent à les conserver. Ce qui prouve qu'on peut être indépendantiste et pas du tout progressiste, tout comme on peut se donner un État indépendant sans que rien n'ai vraiment progressé pour la majorité francophone de souche. L'indépendance pour l'indépendance, çà ne convainc personne.
    L'indépendance (culturelle, juridique et économique) doit être avant-tout c'elle du peuple, c'est à dire la majorité francophone de souche. Seulement alors pourra t'il se donner lui-même (pas la quêter à Ottawa) son État et territoire indépendant.
    Le Parti Indépendantiste se veut celui d'un État par un peuple qui ne se reconnaît même pas. Nous avons besoin d'un parti au service des intérêts de la majorité francophone de souche.

  • Archives de Vigile Répondre

    10 juin 2008

    Je comprends mal pourquoi quelqu'un qui vit aussi loin de Montréal s'occupe de la langue qu'on parle ici. J'imagine mal comment quelqu'un d'ici pourrait aller jusqu'à Lotbinière pour dire aux gens là-bas quoi faire dans leurs vies. Montréal appartient aux gens d'ici, aux gens qui vivent à Montréal. Laissez à nous de décider comment vivre, on se débrouille pas mal sans «aide» extérieure.

  • Archives de Vigile Répondre

    9 juin 2008

    Quand vous aurez pris le temps d'écouter la réponse de Mme Fontaine "en privé", comme vous êtes fier de la brandir, au-delà des cinq premiers mots, on vous accordera quelque crédibilité. Vous n'étiez pas seul sur place, monsieur...
    Quand à la question "Et si on ne l'atteint pas le 50% + 1, qu'est-ce qu'on fait ?", vous serez capable d'articuler une réponse plus intelligente que "On va l'avoir !", on jugera peut-être utile de discuter avec vous.
    En attendant, continuez de ne parler qu'à des convaincus. Pendant ce temps, les jeunes souverainistes vont continuer de chercher à rejoindre les gens dont nous avons besoin pour arriver à notre liberté collective.
    Mais bon, vous l'avez proclamé, les jeunes s'intéressent plus à leur carrière !
    Avec un tel mépris à l'égard de l'opinion contraire, on comprend mieux que les gens de votre engeance aient échoué à sortir de la marginalité...

  • Archives de Vigile Répondre

    9 juin 2008

    Bonjour M Lapointe
    Ce serait bien facile de faire un parallèle entre le P.Q. de maintenant et le parti de Daniel Johnson des années 60.
    En remisant l'idée référendaire,le P.Q.a définitivement ouvert une brèche déjà entrouverte par laquelle les indépendantistes se sont justifiés de se regrouper sous un autre parapluie que lui.Il y a maintenant un écart de crédibilité.Sa mauvaise lecture de l'état de notre nation lui fait maintenant échapper des électorats qui lui étaient facilement acquis par le passé.En tout premier lieu,les "purs et durs",bien sûr,mais aussi les sociaux démocrates et,plus récemment,les "verts". Pour l'heure,rien ne lui paraît dramatique.Les tranferts,pourraient-on dire, ne semblent pas majeurs.Mais le temps,non plus que la conjoncture,ne jouent en sa faveur.
    Qu'en est-il ? Bien,le P.Q. a décidé de poursuivre encore sa longue marche étapiste.Il ajourne pour longtemps son obligation référendaire,ce qu'il fallait faire de toute évidence,mais en renonçant à tout radicalisme.Ou plutôt,il se fait maintenant accommodant devant l'électorat, promettant d'être agressif par la suite,s'il est élu.Bien entendu,il ruse.Élu,il ne pourrait être agressif que du mandat que lui consentirait l'électorat et la conjoncture en résultant.Telle est la logique démocratique.Et plus encore la logique étapiste.
    C'est cette maudite logique qui l'empêche de dénoncer le P.L.Q.de Jean Charest comme un parti capitulard,et qui le fait passer lui même pour un parti démissionnaire.
    Je crois que le P.I. pose déjà au P.Q.,étapiste, un défi qui lui sera insurmontable à moyen terme.Je puis me tromper,très évidemment,(C'est pas grave du tout !),mais le P.Q. risque de subir ce qu'il a fait subir à l'U.N.il y a bien longtemps.
    P

  • Archives de Vigile Répondre

    9 juin 2008

    Bravo monsieur Lapointe pour cet article. J'ai écrit de nombreux articles sur cette dérive du Parti Québécois ainsi que de son union-nationalisation.
    Le PQ a résussi au cour des dernières années à démobilier et à démotiver sa base la plus militante, sa base progressiste et indépendantiste.
    Je me trouvais à dimanche, à la manifestation organisée par le Mouvement Montréal Français. J'ai demandé à plusieurs jeunes personnes ce que signifiait le 3 juillet pour eux. Personne ne m'a répondu que c'était le 400ème anniversaire de fondation de la capitale nationale du Québec. Rien du tout et on pense construire un pays avec une amnésie pareille?
    Le PQ a été le premier à couper dans les budgets à la francisation. Ce même parti n'a pas introduit de cour d'histoire nationale dans les écoles du Québec. Il récolte ce qu'il a semé. Montréal s'anglicise à un rythme effarant.
    Je voudrais terminer mon petit papier en disant ceci: ''Un peuple qui ne sait pas d'où il vient, n'ira nulle part!''
    Combien étions-nous dimanche à Montréal?
    Quelle tristesse!
    Faut croire que j'ai encore des illusions pour être parti de Lotbinière par une superbe journée d'été pour participer à ce demi-échec. J'aurais mieux fait de faire comme d'autres et m'occuper de mon jardin.

  • Archives de Vigile Répondre

    9 juin 2008

    Vous avez tout compris, cher Monsieur.
    J'ai compris, dès 1976, que le PQ ne mènerait jamais le Québec à 'indépendance nationale. 32 ans plus tard, certains se rallient à l'évidence, mais...malheureusement, beaucoup trop tard.
    Les jeunes ne veulent plus rien savoir de l'indépendance du Québec parce que ceux-là qui devaient nous y conduire ont triché. Leur petite carrière personnelle est passée avant le projet de faire le pays.
    Et ces gens ne sont plus crédibles. Pas étonnant que les jeunes s'occupent plus de leur carrière que du pays à faire.
    Pierre B.

  • Archives de Vigile Répondre

    9 juin 2008

    Tout ce que vous souhaitez d'un parti politique, vous allez bien le trouver dans le PI M. Lapointe : Des dirigeants qui parlent d'indépendance tout le temps et qui ne sont pas là pour la carrière mais pour le peuple du Québec, selon eux, sans égard pour leurs chances de réussir à se faire élire par le 40 % de Québécois indépendantistes.
    Je ne crois pas que l'affaire soit si simple que ça M. Lapointe, les Québécois ne se couchent pas majoritairement le soir en rêvant à l'indépendance du Québec. Entre 40 et 50 % sont en faveur de l'indépendance sur papier dans le genre : L'indépendance si nécessaire et pas trop risqué mais pas nécessairement l'indépendance. Je croirais qu'il y en a environ seulement 25 % qui placent l'indépendance en haut de leurs priorités et qui y risqueraient même une baisse de leur pouvoir d'achat, à courte échéance.
    En attendant, je crois peu les candidats et les députés qui disent placer le bonheur des Québécois en général avant leur propre bonheur ou carrière. Le peuple du Québec ne souffre pas assez pour risquer une séparation du ROC mal ficelée qui pourrait conduire à une partition du territoire québécois et à un boycott économique.
    Je vais voter OUI à toutes questions qui porteraient sur plus de souveraineté ou d'indépendance ou pour une vraie confédération qui donnerait toute la souveraineté nécessaire au Québec pour mieux protéger le français et sa culture tout en rassurant les hésitants.