La logique de l’occupation

Quelle est la vraie nouvelle, que VLB ne brûle pas ses livres ou qu’il adhère au Parti Indépendantiste ?

Chronique de Louis Lapointe


J’ai écrit il y a quelques semaines dans [«Gursky, Kravitz, VLB et les
autres…»->12164], un article publié dans les pages de Vigile, que le pays
appartenait à celui qui l’occupait. Sous cet angle, on ne peut surtout pas
reprocher à VLB de ne pas être passé de la parole aux actes en allant
habiter les Trois-Pistoles. Cependant, malgré toutes ses explications, je
n’ai jamais compris la logique suivant laquelle il avait appuyé l’ADQ aux
dernières élections. On peut aimer et respecter ses voisins sans
nécessairement partager leurs idées. Occuper le territoire, ne signifie pas
partager les idées de ses adversaires. Moi-même qui viens de Rouyn-Noranda,
la ville de Réal Caouette, je n’ai jamais été créditiste de ma vie. Dans
cette perspective, son appui avoué au PI et son désir de se présenter sous
cette bannière aux prochaines élections, cadrent mieux avec ses
convictions. Si le simple fait qu’il ne brûle pas son œuvre est déjà une
bonne nouvelle en soi, le fait qu’il revienne dans la famille
indépendantiste en est une meilleure !
Les lecteurs de Vigile, péquistes ou péistes, reconnaîtront tous que le PI
lui convient mieux que l’ADQ. Ce parti qui avait tant besoin d’un
porte-étendard pour se faire connaître, pourra maintenant compter sur la
notoriété de VLB. Toutefois, le problème du PI demeure entier. Il faut plus
qu’une simple pluralité de vote pour fonder un pays, il faut une majorité
de votes, juste 50%+1. Pas 55 % ou 60% comme le propose Stéphane Dion,
juste 50%+1. Pourquoi ?
Parce que, quand on prétend qu’une minorité de votes peut suffire pour
enclencher le processus d’accession à l’indépendance, on accrédite
également la thèse de nos adversaires fédéralistes, celle de Stéphane Dion,
à l’effet qu’une minorité de personnes, 40% ou 45%, peut suffire pour
bloquer le vœu de la majorité d’accéder à l’indépendance, qu’une minorité
pourrait avoir suffisamment de légitimité pour imposer sa loi à une
majorité! Une thèse très dangereuse pour l’indépendance du Québec.
Plusieurs péquistes refuseront donc de rejoindre les rangs du PI pour cette
question fondamentale. Le risque ne vaudrait pas la chandelle !
Toutefois, on ne peut pas nier l’habileté politique du Parti
Indépendantiste à défendre une thèse qui a des assises légales, même si
elle pose de sérieux problèmes en terme de légitimité et de précédent. En
défendant l’idée qu’on peut faire l’indépendance avec une majorité de
sièges et une minorité de voix, le PI force le débat avec le PQ. Plutôt que
de se déchirer entre indépendantistes pour savoir qui sont les vrais
indépendantistes, le genre de débat dont on n’a vraiment pas besoin, les
échanges entre les deux partis vont plutôt porter sur la très pertinente
question du pourcentage de votes nécessaires pour accéder à
l’indépendance.
Une majorité ou une pluralité ?
Plus le PI deviendra populaire auprès des indépendantistes qui
représentent actuellement 35% de la population québécoise, plus il obligera
le PQ à prendre position sur la question de l’indépendance du Québec. Si le
PQ ne veut pas perdre les appuis indispensables pour prétendre à la
victoire lors des prochaines élections, il n’aura d’autres choix que de
défendre l’idée qu’on doit enclencher le processus d’accession à
l’indépendance dès qu’il obtiendra 50% + 1 du vote à un suffrage universel.
Tout éventuel attentisme du PQ sur cette question, ne pourrait plus être
considérée comme une position valable par de nombreux indépendantistes qui
décideraient alors d’aller rejoindre les rangs du PI, convaincus qu’ils
n’ont plus rien à faire dans un parti qui se prétend indépendantiste, alors
qu’il refuse même de s’engager à enclencher le processus d’accession à
l’indépendance s’il obtenait une majorité absolue des voix à l’occasion
d’une élection.
La présence du PI ouvre également le débat entre les deux partis sur la
nécessité de former une coalition de partis indépendantistes pour
enclencher le processus d’accession à l’indépendance dès que tous ceux-ci
obtiendront ensemble plus de 50% du vote à l’occasion d’un même scrutin. En
forçant tous ces débats que le PQ a toujours cachés sous les tapis à
l’occasion de chaque élection, le PI ne peut que gagner en popularité
auprès de nombreux indépendantistes déçus du PQ. Dans cette perspective,
plus le PI sera populaire, plus il obligera le PQ à préciser davantage son
option indépendantiste, le forçant ainsi à abandonner toute velléité
d’ajournement de l’option pour gagner les prochaines élections.
L’équation est simple, à cause de la présence du PI, les vrais
indépendantistes du PQ vont obliger le PQ à faire de l’indépendance l’enjeu
principal de la prochaine campagne électorale, sinon plusieurs d’entre eux
quitteront le vaisseau amiral pour aller rejoindre les rangs du PI,
préférant changer une règle qu’ils n’aiment pas au sein du PI, plutôt que
de demeurer dans un parti qui ne correspond plus à leurs convictions,
privant ainsi le PQ des indispensables votes nécessaires à son élection.
Ajourner la question de l’indépendance pour gagner l’élection deviendra
alors un pari extrêmement dangereux où le PQ risquera de perdre plus
d’électeurs qu’il ne pourra espérer en gagner, la présence de l’ADQ à sa
droite, l’empêchant de compter sur les autonomistes et les fédéralistes
fatigués pour gagner la prochaine élection.
S’il veut demeurer le vaisseau amiral de l’indépendance, le PQ n’aura pas
d’autres choix alors, que d’exercer un leadership au sein des forces
indépendantistes, à défaut de quoi il disparaîtra rapidement de la carte
électorale, comme ce fût le cas pour la défunte Union Nationale en 1985. On
peut comprendre que les membres du PQ aient pu jadis être déchirés par le
fait de choisir entre l’option et leur chef, René Lévesque. Cette fois-ci,
Mme Marois n’est vraiment pas dans une position stratégique pour ajourner
l’option. Elle ferait bien d’y réfléchir deux fois avant de suivre les
traces de son prédécesseur André Boisclair car cette fois-ci, il y a un
joueur de plus dans l’arène, et il est d’autant plus redoutable qu’il est
ouvertement indépendantiste, à l’image de 35% de la population québécoise.
Si le terrain appartient à celui qui l‘occupe, en laissant tout le terrain
de l’indépendance au PI, le PQ finira par disparaître de la carte
électorale faute d’électeurs. Une logique implacable à laquelle devraient
sérieusement réfléchir les dirigeants du PQ. Voilà ce qu’annonce la venue
de VLB au PI. Si nous voulons un pays, il faut l’occuper et défendre
âprement chaque pouce de terrain menant à son indépendance. On peut compter
sur VLB pour défendre cette idée: la logique de l'occupation.
Louis Lapointe
Brossard
-- Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) --

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Louis Lapointe534 articles

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Chroniqueur et avocat à la retraite, l'auteur a été directeur de l'École du Barreau du Québec, cadre universitaire, administrateur d'un établissement du réseau de la santé et des services sociaux et administrateur de fondation.





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8 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    26 avril 2008

    J'accepte à peu près tout ce que vous écrivez à part le 50%+1 et la duplication de partis qui assurera des élus lors de la prochaine élection. Ceux qui disent que n'ayant pas gagné un référendun sur une question de souveraineté association il est impossible progresser avec l'indépendance -à preuve les sondages- m'intérrogent aussi.
    Les sondages donnent des réponses variables selon l'animation qui les a précédés. Quand les médias mettent l'accent sur la santé par exemple, les sondages qui suivent annoncent que la population croient que la santé est prioritaire. Si les médias mettent l'accent sur la dette ou l'environnement les résultats des sondages confirment la vague des médias. D'où l'importance de l'animation au le pays québécois pour en préparer l'arrivée
    Les patriotes ont donc, en face d'eux,une ligue de médias libéralo-fédéraliste, je veux dire une sainte alliance Power Corp-Gesca avec Radio-Canada pour défendre par ordre de priorités le capital, le fédéralisme qui sert le capital et le parti libéral qui incarne le fédéralisme aux yeux de ses milliardaires originaires de l'Ontario. Voilà l'assise politique trinitaire - sauce aux trois épices- qui colore et transcende toute l'information et désinformation que nous recevons de ce duo télés-journaux balayant et programmant la pensée. Québec doit rester une province. Les contrats secrets entre les deux larrons restent cachés et Patrick Bourgeois se débat pour les obtenir. Des mariages scellent une nouvelle sorte de family compact fédéraliste commanditable. La presse n'est plus crédible et je souhaite que Pauline et son état-major ainsi que tous les ténors indépendantiste se munissent de cette petite enrégistreuse minuscule que les journalistes cachent sur eux pendant qu'ils vous enrégistrent. Ça permettrait de corriger bien des ¨¨pisse-vinaigre-à-la-solde-du-capital¨ surtout quand on n'a pas de texte écrit à remettre: question impromptue dans l'escalier etc. Levesque et Parizeau passaient leur temps à corriger la presse fédéraliste qui leur faisait dire des choses en manipulant leurs paroles. C'est plus fréquant que jamais et les indépendantistes tombent dans le piège du doute en lisant ces textres trompeurs.. Ayons donc plus de réfléxion que d'émotion au moindre coup bas des journaux appuyés par la télé de R-C. Ayons toujours à l'esprit que Dumont accepte ce petit jeu et que Jean est un envoyé du ROC pour bloquer l'essor de la nation québécoise pourtant reconnue par Ottawa. Mais ça, ça les dépassent. Seuls les revenus en dessous de la table leur semblent normaux et avantageux. Deux vieux chefs dans deux vieux partis donc.
    L'idée du référendum vient de Levesque influencé par P-M Johnson en 1975. René a cru qu'avec le pouvoir le peuple s'enlignerait derrière l'indépendance. Mais Trudeau y veillait avec nos taxes versées au fédéral et payait sa tsunami de publicité à R-C pour apeurer et programmer l'esprit des électeurs. Chrétien a récidivé avec notre argent par les commandites. Les deux référendums ont été achetés avec notre impôt par l'intermédiaire des banques en 1980, des commandites et de l'immigration portes-ouvertes en 1995. Est-il nécessaire d'en tenir un autre avec le 50%+1, j'en doute. La cour suprême vient consolider mon doute en répondant aux trois questios que les jumeaux Chrétien-Dion lui ont posées sur la sécession du Québec. Cette cour répondant `a ces questions a bouché la trappe à nos fédéralistes-francophones-élus-à-Ottawa en disant que les provinces ayant entré librement dans la ¨confédération¨peuvent en sortit démocratiquement. Nulle part on n'y parle de séparatisme, de référendum ou de pourentage. Or comme dans le commonwealth aucun pays n'est sorti à la suite d'un référendum, qu'il n'y en a pas eu pour l'AANB je ne vois aucun exercice de ce genre pour accéder au pays du Québec. Un simple vote majoritaire à l'assemblée nationale comme en 1840 de 24 à 23 pour l'Acte d'union des deux Canada suffirait peut-être. En 1867 pour l'AANB, iln'y a pas eu de référendum non plus, même si la majorité de la population s'y opposait dans les 4 provinces. La cour suprême a même suggéré qu'une loi soit adoptée pour assurer le bon ordre dans des changements constitutionnels et que des négociations honnêtes dans l'intérêt de toutes les parties aient lieu. Et Chrétien-Dion ont fait adopter la loi de la clarté, en en faisant un objet de chantage, pour sauver la face. Au plan international, les pays qui ont obtenu leur indépendance à la suite d'un référendum ou d'un plébicite sont une infime minorité, 15 ou 20 sur 150 et ce grâce au général De Gaulle pour la plus part. Donc le 50%+1 n'est pas un absolu mais un moyen entre autres. George Washington n'avait l'appui que de 33% du peuple lorsqu'il proclama,au nom de l'assemblée representative des délégués des 13 colonies, l'indépendance des états -et non des colonies- d'Amérique s'unissant pour se défendre. Les attentistes, 33% aussi, s`'enlignèrent avec les patriotes courageux de Washington. Donc les sondages sont aussi à prendre avec un grain de sel dans des cas exceptionnels semblables. Discutons donc de ces questions avec moins d'émotion et plus de raison.
    La création d'un autre parti mène-t-elle à l'indépendance plus rapidement, j'en doute. La division ne fait pas des mouvements et des partis forts, elle affaiblit. Le parti indépendantiste des années 1980 n'a pas fait élire un seul député avec son 3% de suffrage. Il en sera encore ainsi si on recommence. Au lieu de lancer des anathèmes contre madame Marois, il faut donner la chance au coureur. Partie du mauvais pied et mal citée pas Gesca elle semble prendre de l'assurance avec sa citoyenneté québecoise et le rapratriement des compétences dans le domaine de la radio-télévision. En attendant, c'est dans l'Adq et le Québec-socialiste que le PI devrait faire un recrutement systématique pour remener au bercail les indépendantistes hésitants. Il pourrait faire la promotion de l'indépendance dans d'autres milieux et tenter de négocier un modus vivendi avec le PQ. Ce qu'il faut dire aux régions frustrées c'est que le 50 milliards que nous payons à Ottawa annuellement en taxes et impôts pourrait être dépensé entièrement par un seul gouvernement, chez-nous, créer de l'emploi ici et alléger le poids du secteur publique en faisant disparaître le gaspillage et la duplication, la police politique et - comment dites-vous- les commandites de toutes sortes. Même Mario Dumont serait content.
    Donc restons dans un climat de fraternité et travaillons pour la cause en évitant les querelles émotives entre nous. La réflexion doit continuer et s'exprimer. Lisons la Réponse de la cour suprême, le Rapport Durham et l'histoire du régime anglais.Ça fait réfléchir et provoque un débat d'idées intéressant.


    c

  • Archives de Vigile Répondre

    16 avril 2008

    La désolidarité madame Labrie, c'est le PQ lui-même qui l'a créée par le manque de respect envers ses propres membres les voyant comme des ramasseux annuels de fric,par la presqu'absence de débat,((Pas étonnant que Pauline en parle tellement de l'importance de débattre!)), la violation de son propre programme, son attentisme destructeur, son incapacité de leadership et son absence d'écoute de sa base militante depuis le dernier référendum de 1995. Il est le responsable direct de la création de Québec-Solidaire, du SPQ-LIbre qui est aujourd'hui, l'ombre de son ombre et je dirais même de l'ADQ.
    Cessez de crier vous-même au loup! Regardez dans votre propre cour! Si vous désirez continuer à mariner dans votre soupe, c'est votre affaire. D'autres citoyens ont choisi désormais une autre voie ainsi qu'un autre véhicule. Vous me faites penser à ses curés qui jadis nous disaient: ''Hors de l'église point de salut!''
    Et bien, il est terminé ce temps madame Labrie.
    La démocratie québécoise est bien vivante et m'en réjouis. Si ça vous dépasse, c'est bien dommage pour vous et pour paraphraser Lisa Frulla: ''ON est en politique, pas en pastorale!''
    Les hommes passent,les femmes passent, les partis passent et c'est tant mieux!

  • Lucille Labrie Répondre

    16 avril 2008

    Il n'y a rien à faire les sympatisants du P.I. sont les plus exécrables envers les militants péquistes, ils nous crient à tue-tête, nous insultent bref ils sont plus arrogants que les libéraux lorsque l'on se pointe chez-eux ou par téléphone, allez-donc comprendre quelque chose!
    Ils en ont assez nous aussi, mais que pouvons nous faire de plus?
    faire voter oui les gens avec un fusil sous la tempe!
    Quant à VLB tout le monde n'est pas en amour avec lui et avec ses oeuvres mais je comprends qu'il sera enfin heureux dans sa militance
    Et bonne chance à vous tous du P.I. malgré les élections du PLQ qui sera fort favorisé par les divisions des votes souverainistes
    17 partis verront le jour aux prochains scrutins dont une bonne moitié composée d'indépendantistes , bravo pour la solidarité!

  • Archives de Vigile Répondre

    16 avril 2008

    Réponse aux commentaires ci-haut: le problème avec l'option péquiste réside dans le simple fait qu'il ne veut être chef de fil. Il veut discuter, quand le peuple veut être gouverner. Avec le PI,on prend des idées de grandeur oui, a la grandeur de la nation Québécoise.Pensez-vous sérieusement que la nation veut discuter encore d'indépendance? non ! Ceux qui suivent l'actualité ont surment lus dernièrement que le sujet qui "écoeure" le plus les Québécois et le ROC est l'indépendance ! Puis sincèrement,croyez-vous que SPQ libre a réellement une voix dans le PQ quand on a même pas entendu l'ombre d'une opposition au retrait du référendum?
    Si j'ai envie de discuté, j'irai dans un club de discution, peut-être même en anglais pour perfectionner mon anglais,je n'ai point besoin d'un parti pour le faire.
    Pour ce qui est de VLB, son histoire est simple, il a embarqué dans le bateau Souverainiste en 1970, et l'an passé, comme beaucoup de québecois nationalistes, il votait pour l'adq en protestation contre le PQ,pas compliqué je crois. Aujourd'hui, il peut retrouvé des personnes convaincut qu'étaient Le (feu)PQ et qui , je l'espère amèneront l'Indépendance.

  • Archives de Vigile Répondre

    16 avril 2008

    Une bonne dose de réalisme politique, SVP...
    Jusqu'à preuve du contraire, c'est le Parti Québécois qui véhicule l'idée de l'indépendance du Québec..Des divisions ne font qu'affaiblir notre option.
    Les fédéralistes sont-ils divisés? Pas autant à mon avis que la panoplie de nouveaux partis indépendistes qui pensent gagner les prochaines élections...QS, PI, alouette...Je crois que c'est en se ralliant au PQ que nous ferons l'indépendance. Le SPQ Libre, malgré tous ces détracteurs, réussit à faire entrendre la voie progessiste dans le Parti, contre vents et marées, et tant mieux, je les encourage dans cette voie.
    Nous ne sommes pas tous des Bourgeault ou des Lévesque, des personnes au charisme rare et à la capacité de rassemblement exceptionnel..
    Quant à VLB, j'avais du respect pour l'artiste. Le polémiste politique commence de plus en plus à me décourager. Après le PQ, l'ADQ et le PI, quel sera la nouvelle meilleure option après les prochaines élections? Il commence de plus en plus à ressembler à Mario Dumont, qu'il a aimé pour ensuite rabrouer, une girouette...Merci

  • Archives de Vigile Répondre

    16 avril 2008

    Seule la convergence de la majorité des Québécois vers leur statut de souveraineté nationale peut résoudre la crise de division sociale et politique que nous vivons aujourd’hui au Québec, afin d’éviter des lendemains beaucoup plus instables socialement et économiquement, dus à la mondialisation et aux pillages des ressources fiscales et naturelles du Québec(1).
    ***
    Vive le Québec libre de caciques, de trileros(2) de la politique, de traîtres et de pilleurs des ressources fiscales et naturelles
    ___________________
    1. Pour plus de détail, voir mon article du 14 avril 2007 : http://www.vigile.net/Pour-la-convergence-pragmatique
    2. Tricheur

  • Archives de Vigile Répondre

    16 avril 2008

    Non mais franchement, il faut pas rêver en couleur. C'est bien ces idées de grandeur au PI. Pourriez-vous vous mettre une chose dans la tête ? Si le PQ n'est pas capable de vendre une option douce comme la souveraineté-association, vous pensez que vous obtiendrez plus d'appui avec l'indépendance unilatérale ? C'est possible uniquement dans un contexte très particulier. Mais ça prend un électorat qui n'a plus rien à perdre et est décidé à poser un geste définitif parce qu'il n'y a plus rien à perdre. Qu'est que vous avez donc tous en ce moment ? Françoise David se voit dèjà première ministre du Québec. Et les gens du PI se voient déjà remporter des élections. Nous ne sommes pas en 60 avec Pierre Bourgault et le RIN. La logique implacable c'est que divisés, nous n'arriverons à rien. Le Québec ce n'est pas la Kosovo ou l'Ukraine. Et le PQ a en ce moment bien raison de ne pas s'enfarger dans des considérations du Grand Jour. Nous ne pouvons nous permettre de perdre un référendum. Oui sur papier c'est très bien. Mais encore. Ou est donc votre rapport de force ?

  • Archives de Vigile Répondre

    15 avril 2008

    Un parti indépendantiste décidé obtiendra la majorité des voix en se présentant comme plus décidé que l'électorat alors que jusqu'ici le PQ est en arrière de l'électorat et moins décidé que lui ...moins en arrière il est vrai que nos médias d'occupation, mais ça ce n'est pas très méritoire. Parfois je me demande si il ne faudrait pas poursuivre le PQ pour publicité mensongère.
    La dissimulation médiatique de l'indépendantisme Québécois fausse certainement notre perception et notre connaissance de cette volonté d'indépendance Québécoise
    Le 16 mai 2005 Radio-canada cachait vite de façon spectaculaire ce sondage qu'il avait rendu publique vraisemblablement par accident....
    Radio-Canada, vous n'êtes vraiment plus que la prostituée du Canada
    Laure Gardenelle
    TRIBUNE LIBRE 16 mai 2005
    In : http://www.radio-canada.com/nouvelles/Politique/nouvelles/200505/16/003-martin-harper-rb.shtml (en: http://www.radio-canada.com/nouvelles/)
    « Martin demande à Harper de baisser le ton » - Telle est l'info en « extrême priorité » tout ce jour du 16 mai 2005, sur le site des nouvelles de Radio-Canada.
    « Information » accolée immédiatement à celle selon laquelle une majorité d'Ontariens (Wow! ça c'est une nouvelle, aussi...!) ne désire pas d'élections «hâtives».
    Et dire qu'en fin de semaine 46% des Québécois affirmaient dans un sondage qu'ils étaient prêts à opter pour l'Indépendance du Québec sans même «association» avec the Rest of Canada (54% «avec»...). Mais ça, ce n'était pas une information réellement d'intérêt. Bein sÛr.
    D'où son renvoi en bas de page au bout de quelques minutes...
    http://www.vigile.net/forum.php3?id_article=12928