L'idée d'indépendance du Québec est-elle morte?

Indépendance - le peuple québécois s'approche toujours davantage du but!


L’idée d’indépendance politique du Québec semble présentement aussi vieillissante que la génération de babyboomers qui l’a portée. Derrière cette idée, il y a cependant une réalité, celle d’un peuple qui se conçoit comme différent de ses voisins, et cette réalité n’est morte ni vieillissante, même si elle est aussi menacée de bien des manières. Alors quoi faire maintenant?
Après l’enterrement du Bloc Québécois et devant l’agonie du Parti Québécois, le nouveau parti CAQuiste, poussé par des sondages à faire rêver, vient à peine de sortir de son nid. Avec la mise entre parenthèses de l’idée d’indépendance pour dix ans comme principal programme politique, on ne peut cependant pas dire qu’il offre une voie consistante de renouveau.
En tout cas, l’électorat du Québec, lui, semble loin d’avoir fait son nid dans le giron de la CAQ, pas plus qu’il ne l’avait fait dans celui de l’ADQ. Ce même électorat, qui vient de jeter Gilles Duceppe aux poubelles de la politique fédérale, le verrait bien comme premier ministre du Québec, à la tête du PQ. Pour une valse musette, c’en est toute une.
Une élection culturelle.
Pour moi, l’élection des 58 députés du NPD au dernier scrutin fédéral a été une élection culturelle, une sorte de happening collectif, plus proche de l’œuvre d’art que l’action politique. Elle n’avait strictement rien à voir avec le contexte économique et avec les programmes politiques des partis. Cette élection a tout d’une stépette, dans le plus pur style de Gilles Vigneault à la fin d’une chanson.
Dire cela peut aussi avoir l’air d’une simple stépette. Et pourtant, je pense qu’avant et au fond de nos institutions politiques, économiques ou sociales, il y en a réellement une, le siège de notre âme collective.
Je ne prétends pas être capable de décrire cette culture mais je crois savoir pourquoi nous, les Occidentaux, sommes si incompétents dans la prise en compte de cette réalité, tout comme nous semblons avoir ignoré jusqu’à l’existence même de l’inconscient individuel jusqu’à ce que Freud nous le fasse entrevoir. C’est que notre propre culture (occidentale) repose sur des fondements qui en sont la négation la plus radicale, à savoir l’individualisme et le matérialisme. Or une culture est une réalité qui est sociale plutôt qu’individuelle et mentale plutôt que matérielle. Nous ne reconnaissons de réalité mentale que celle de l’individu mais ce n’est pas parce que nous ignorons ou nions la culture (pour nous) que nous aurions réussi à nous en affranchir pour devenir réellement de simples « individus », conformément à notre mythe occidental.
Et l’indépendance politique?
Pour en revenir à la question de notre indépendance nationale, il faudrait d’abord se demander pourquoi nous ne l’avons jamais vraiment choisie, ni en 1995, ni en 1980, ni avant. Peut-être étions-nous suffisamment conscients du fait qu’il était plus intéressant pour nous de faire partie du groupe dominant au sein du plus grand empire de l’époque, l’empire anglo-saxon, plutôt que de risquer d’être relégués à la classe des exclus ou des dominés, à l’instar de cette Amérique latine tout aussi européenne que nous dans ses sources. Bref, parce que notre identité d’Occidentaux était plus lourde que notre identité de Canadiens-français ou de Québécois, et parce que l’une et l’autre pouvaient cohabiter.
La question de l’identité est au cœur même du problème soulevé ici. Or, pour l’espèce humaine, le fait de créer des identités culturelles distinctes de celles des voisins est aussi fondamental que le fait de parler. Or nous ne serons jamais une espèce unilingue.
L’identité est une bibitte difficile à tuer. Qu’on pense seulement à la résistance manifestée, après plus de cinq siècles de conquête, par les peuples autochtones des Amériques, au prix de vies vécues dans la misère et le mépris. Alors qu’une simple abdication de la foi identitaire aurait suffi pour garantir une vie de gens riches et choyés (au moins pour ceux du Canada).
Pour nous, Québécois occidentaux riches et choyés, ces exemples n’ont rien pour nous séduire mais, dans les replis de notre conscience culturelle, nous ne sommes pas différents. Dès lors, si les circonstances nous permettent d’accéder à l’affirmation politique de notre identité sans avoir à subir les conséquences néfastes de l’exclusion ou de la marginalisation, nous n’hésiterons pas à la saisir.
À court terme, l’affirmation de la vraie identité du ROC, depuis que le gouvernement Harper en canalise l’expression, est certainement un facteur qui suscite la consolidation de l’identité québécoise. Car l’identité est une valse qui se danse à deux et qui carbure à l’opposition. Or les Canadiens du ROC semblent en train de vivre leur révolution tranquille pour devenir ce qu’ils sont vraiment, en suivant le fil des valeurs inscrites au plus profond de leur culture.
À plus long terme, ce sont aussi les paramètres globaux de la société occidentale qui pourraient bouger assez radicalement, dans la mesure où un nouveau contexte de mondialisation vient remettre en question la domination de l’Occident et les modalités de son affirmation identitaire. Dans ce contexte, ce qui sera déterminant pour nous, ce sont les destinées politiques des autres minorités nationales à l’intérieur même du bloc occidental, principalement celles des Catalans, Basques, Irlandais, Flamands, etc. Tous ces peuples s’accommodent depuis longtemps de statuts de minorités nationales et rien n’empêche que ce genre d’accommodement raisonnable soit aussi notre destin pour un temps indéfini. Mais les choses sont peut-être en train de changer lorsque même les peuples de la tranquille Belgique flirtent avec le divorce.
Car les identités ne disparaissent pas facilement : elles ne font que se déplacer dans une hiérarchie des identités. Elles peuvent s’additionner mais pas se soustraire. Sauf en cas de génocide.
Dès lors, il est tout à fait possible que nous continuions encore longtemps à ranger notre identité québécoise derrière nos identités canadienne, nord-américaine ou occidentale mais je doute que nous puissions faire le choix de disparaître pour nous fondre dans une autre identité. Nos désirs d’affirmation politique peuvent se faire plus silencieux pour un temps mais cela ne signifie pas qu’ils aient vraiment été asphyxiés.
Quoi faire maintenant?
Quant à la question de départ, je veux bien qu’à plus court terme, nous cessions de débattre en permanence de constitution ou de référendum mais cela ne signifie pas que rien d’autre n’est possible. Alors quoi faire?
D’abord, préserver et surtout promouvoir l’usage du français.
Ensuite, continuer à développer une culture et des institutions qui s’inspirent de notre âme collective et qui lui donnent une expression, de façon à alimenter le dynamisme culturel qui pourra inciter les immigrants à participer à un projet commun de société.
En même temps, continuer à conquérir notre autonomie dans tous les domaines : économie, diplomatie, énergie, arts, finance, systèmes sociaux, etc.
Enfin, sur le plan strictement politique, élire au Québec des gouvernements qui priorisent ces axes de développement. Et au fédéral, ne surtout pas refaire l’erreur de militer dans la construction d’un utopique Canada qui serait bilingue et biculturel, tel que Trudeau nous en a fait miroiter le rêve. N’importe quelle autre stépette fera l’affaire.
Et l’indépendance politique suivra, peut-être. Si elle doit venir, elle viendra comme un couronnement, alors que nous pensions qu’elle devait servir d’instrument pour fabriquer la société qui nous ressemble. Et elle pourrait bien venir de notre vivant.
Denis Blondin, anthropologue
denisblondin.wordpress.com


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10 commentaires

  • Gérald McNichols Tétreault Répondre

    13 décembre 2011

    Non Monsieur Blondin ! L'indépendance n'est pas une idée : c'est notre destin inéluctable. Toute autre voie n'est qu'amusement, diversion, étourdissement.
    Votre discours est toxique : un nuage pour nous faire avaler encore une fois ce que Marcel Rioux appelait "la gestion de la dépendance". Cette attitude qui nous mène à l'effacement. Votre potion est indigeste. On en connaît trop la recette.

    Notre choix ne se limite plus qu'à l'indépendance ou à la déliquescence.
    Alors il faut se lever bien droit et ne rien accepter d'autre que de mettre au monde une fois pour toute notre pays. Apprendre à voter et à marcher jusqu'au pays. Nous ne méritons rien de moins. Remballez de suite ce divertissement : votre jupon dépasse.
    La vérité c'est que notre souveraineté est prisonnière d'un peuple qui n'est pas le nôtre, qui pense avec des structures mentales et culturelles différentes des nôtres et agit malgré cela en notre nom et au contraire de nos intérêts et de ce que nous sommes. Tolérer cela c'est refuser d'être.
    Vive le Québec libre ! Vive le Québec français ! tout simplement et tout de suite. Rien d'autre.

  • Luc Bertrand Répondre

    13 décembre 2011

    Monsieur Blondin, je respecte votre expertise, mais le message que la population doit saisir est qu'on ne peut pas faire abstraction de la question nationale si l'on veut enfin que le Québec sorte du cercle vicieux le menant vers la tiers-mondialisation. Les solutions provincialistes de François Legault ne sont que des cataplasmes alors que le Québec est miné par un cancer depuis 1982. Tant que nous laisserons un gouvernement illégitime (Ottawa) qui emploie une bonne partie des $50 milliards qu'on lui envoie contre nos intérêts supérieurs, nous ne cesserons de nous affaiblir en tant que collectivité autonome. De plus, depuis 2003, le gouvernement Charest s'est attaqué à nos acquis de la Révolution tranquille pour en faire profiter l'Oligarchie qui assure son élection et cherche à nous réduire à l'impuissance. L'accroissement de l'immigration et la complaisance de l'Office de la langue française avec les commerces et entreprises ont rendu les francophones minoritaires à Montréal et ses environs. Je crains même que le point de non-retour ne soit déjà dépassé. La prochaine élection risque d'être celle de la dernière chance si la population ne réalise pas l'imposture que constitue le Parti québécois par rapport au Parti indépendantiste ou Option nationale.
    @ M.A.G.,
    Si le destin des Québécois(e)s (dans le sens de la nation canadienne-française de 1760, ses descendants et celles et ceux de l'immigration qui ont choisi depuis d'en faire partie et de la défendre) est réellement de disparaître, c'est le pire des scénarios pour nous, indépendantistes. Dans cette éventualité, je vais vous brosser une analogie et ce sera aux indépendantistes de choisir laquelle ils (elles) préfèrent:
    La Kriegsmarine (la flotte allemande de surface lors de la Seconde Guerre mondiale) a produit deux cuirassés pratiquement identiques (sisterships) et capables de l'emporter contre n'importe quel bâtiment britannique qu'on aurait pu leur opposer: le Bismarck et le Tirpitz. Deux navires comparables, mais deux stratégies employées, des conséquences à court et long termes différentes malgré une fin funeste.
    Le Bismarck a été coulé le 27 mai 1941 dans l'Atlantique Nord au sud-ouest de l'Irlande et à moins de 400 km de Brest, en France. Lui et le croiseur lourd Prinz Eugen étaient entrés dans l'Atlantique par le détroit du Danemark et devaient attaquer les convois ravitaillant les îles britanniques à partir des ports canadiens et américains. Pour arriver à couler le Bismarck, la Royal Navy a dû y consacrer la moitié de sa flotte et de son aéronavale, malgré des besoins urgents ailleurs.
    Le Tirpitz a été mouillé dans les fjords norvégiens en compagnie du reste des gros bâtiments de la Kriegsmarine afin d'attaquer, à partir de mars 1942, les convois alliés ravitaillant l'Armée rouge sur le front de l'Est. Afin d'éviter que le Tirpitz subisse le même sort que le Bismarck, Hitler a empêché le commandement naval allemand d'employer son dernier cuirassé dans des opérations à moins d'avoir l'assurance qu'il n'y ait ni porte-avion, ni cuirassé allié en état d'intervenir pour l'intercepter. Malgré l'insuccès de la Kriegsmarine (à part les attaques aériennes et des U-Booten) contre les convois - à cause d'un défaut de leadership dans le Haut commandement allemand - la présence du Tirpitz à proximité de la route des convois a forcé la Royal Navy à consacrer d'importantes forces navales à l'escorte de ces convois, jusqu'à ce que les bombardiers lourds de la RAF aient l'autonomie nécessaire pour le couler au moyen de bombes géantes à perforation le 12 novembre 1944 au large de Tromso, au nord de la Norvège.
    Ce sont les alternatives qui s'imposent maintenant pour le mouvement indépendantiste. Consacrer toutes les énergies et moyens dès maintenant pour faire l'indépendance, peu importe les résultats ou s'enfermer dans une stratégie illusoire d'attente de conditions favorables (comme le PQ l'a fait de 1981 à 1987 et de 1996 à 2010) ou de provocation de ces conditions (par la "gouvernance souverainiste"). Dans l'état actuel des choses que j'ai décrit plus haut, nous n'avons plus rien à perdre avec la carte de la clarté et de la cohérence.

  • Archives de Vigile Répondre

    12 décembre 2011

    Je pense qu'il faut regarder la réalité en face. Les indépendantistes québécois ont raté leur objectif en 1995, non pas à cause du résultat du référendum, mais à cause de leur réaction de capitulation. En fait, plutôt que de relancer le combat immédiatement, comme les résultats référendaires auraient dû les inciter à le faire, ils se sont lancés dans la lutte au déficit zéro, principalement sur le dos des programmes sociaux, où dans la défence des intérêts du Québec dans le cadre fédéral, et en mettant la question nationale complètement de côté. Bref, ils ont capitulé.
    Maintenant, en 2011, avec une natalité faible, et une immigration forte, et une absence de référendum à court terme, il devient impossible de considérer l'indépendance comme un projet réalisable. Bref, il est trop tard, cela à cause de la capitulation de 1995 (et non pas de l'argent et du vote ethnique).
    Dans ce contexte, la voie culturaliste de monsieur Blondin est la seule qu'il nous reste pour nous développer. À moins que l'on préfère le suicide identitaire après la capitulation de 1995. C'est la voie que propose les radicaux dogmatiques de l'indépendance ou la mort. Je préfère celle de monsieurs Blondin.

  • Archives de Vigile Répondre

    11 décembre 2011

    Monsieur Blondin,
    vous développez une vision que je qualifierais d'intellectualiante et d'incantatoire sur le Québec d'aujourd'hui. Après avoir mis en cause l'inconscience de notre personnalité collective de peuple minorisé content de l'être,vous avancez heureusement une question pratico-pratique: que faire maintenant? Et de vous lire me disant de me préoccuper de la langue française, de travailler à renforcer le caractère original de nos institutions et d'encourager des formations politiques qui font de même, j'ai l'impression de me faire dire une banalité de phrase creuse du genre "pour qu'il fasse beau il faudrait qu'il cesse de faire mauvais"!
    J'espère me tromper; je vais vous relire une troisième fois. Personnellement je vis avec un sentiment d'urgence devant une situation politique "gravissime" qui me fait craindre le pire pour l'option de l'Indépendance.Il faut passer à l'action, militer, choisir son camps, le financer.
    Possible que le prochain rendez-vous électoral ne soit pas encore le bon pour nous compte tenu des mauvais combats menés par le PQ. Le temps est venu d'un vrai parti indépendantiste qui soit plus qu'une chapelle. Cela est en gestation je crois. Je vais en faire la promotion dans mon coin de pays au mieux de mes capacités. Je n'ai pas le goût d'attendre que le ROC devienne tellement lui-même qu'il force les québécois à l'indépendance.
    L'indépendance du Québec, ce n'est pas le refus de l'autre ,c'est avant tout une irrépressible et légitime affirmation de soi.

  • Archives de Vigile Répondre

    11 décembre 2011

    Si l'idée d'indépendance du Québec meurt, c'est le peuple du Québec francophone qui meurt en même temps. Le peuple va mourir pendant 2 générations, et le Québec que l'on connait aujourd'hui sera de l'histoire ancienne.
    Seule l'indépendance, effectivement, va permettre aux Québécoises et Québécois de pouvoir se concentrer sur ce que l'on appelle "les vraies affaires".C'est inutile de repousser l'indépendance, ne pas en parler, la remettre dans 10 ans, avoir une gouvernance souverainiste, etc.
    1867 ou 2011, c'est toujours la même histoire.En fait, non. Le but de des Anglos en 1867 étaient de s'assurer que le Québec devienne une minorité. Wilfrid Laurier écrivait en 1867 "Il nous faut revenir entièrement et sans détour à la politique de M. Papineau. Prostester de toutes nos forces contre le nouvel ordre des choses qui nous est imposé et user de l'influence qui nous reste pour demander et obtenir un gouvernement libre et séparé."
    En 2011, ça n'a même pas d'importance que le Québec soit plus nombreux, c'est un leurre de croire que le Québec est sain et sauf, car proportionnellement, nous sommes une minorité dans le Canada, plus minoritaire qu'en 1867.
    La preuve, pas besoin d'élire des députés du Québec à Ottawa pour que le Canada fonctionne à tout allure. De plus, le fait que Harper soit en train de tout royaliser sur son passage, le fait que Montréal s'anglicise, ça me dit que la situation est pire que jadis, mais les politiciens du mouvement souverainiste - indépendantiste ne sont pas capables de passer ce message à la population, trop occupés à parler d'autres choses, "des vraies affaires".En fait, il n'y a que Jean-Martin Aussant qui semble l'avoir compris, et fort heureusement, les gens qui se sont joints à son parti, Option nationale.
    Honoré Mercier (1840-1894), premier ministre du Québec de 1887 à 1891, avait prononcé un discours, le 4 avril 1893, à Montréal, dans lequel il avait déclaré:
    "Quand je dis que nous ne devons rien à l'Angleterre, je parle au point de vue politique, car je suis convaincu, et je pourrai avec cette conviction, que l'union du Haut et du Bas-Canada ainsi que la Confédération nous ont été imposés dans un but hostile à l'élément français et avec l'espérance de le faire disparaître dans un avenir plus ou moins éloigné."
    Imaginez, aujourd'hui, que le Québec le veuille ou non, Harper "royalise", et ose même hisser l'Union-Jack à Ottawa.
    Dans le même discours, Honoré Mercier alla même jusqu'à proposer l'indépendance du Québec en ces termes:
    "Vous avez la dépendance coloniale, je vous offre la fortune et la prospérité; vous n'êtes qu'une colonie ignorée du monde entier, je vous offre de devenir un grand peuple, respecté et reconnu parmi les nations du monde."
    Jadis, la population, à 95% analphabète, n'a probablement pas entendu les déclarations de Laurier et Mercier, mais aujourd'hui, tout le monde peut les lire. Chaque politicien qui se dit indépendantiste doit être en mesure de passer le message, celui qui est inutile de construire une autonomie du Québec dans le Canada, alors qu'il n'y a pas de fondation solide. L'immigration et l'elvisgrattonisation du peuple va s'occuper de construire le cercueil du peuple québécois.
    Pour les sources http://depeches.ameriquebec.net/2011/12/10-je-vous-offre-de-devenir-un-grand-peuple-honore-mercier.qc

  • Archives de Vigile Répondre

    11 décembre 2011

    Lorque j'ai réalisé ce qui se passait vendredi soir au Théâtre National. Lorsque j'étais entouré de plus de 500 jeunes québécois et québécoises entre 19 et 26 ans qui applaudissaient à casser la baraque, je me suis dit et comme dirait Pierre Cloutier: ''Tassez-vous les mononcles et les matantes, le pays, il s'en vient crisse!''

  • Henri Marineau Répondre

    11 décembre 2011

    M. l'anthropologue,
    Votre discours est d'un pessimisme désarmant...on croirait assister au requiem de l'indépendance!
    Je préfère d'emblée respirer un air de fraîcheur poussé par des gens qui croient encore au grand jour!
    En attendant, je vous laisse avec votre pessimisme en espérant que vous retrouverez un jour l'élan nécessaire pour avancer vers l'aboutissement de notre projet de société avec confiance et conviction!

  • Archives de Vigile Répondre

    11 décembre 2011

    "Pour nous, Québécois occidentaux riches et choyés..."
    Parlez pour vous monsieur Blondin. De plus en plus de Québécois ont recours aux banques alimentaires, aux comptoirs vestimentaires et aux soupes populaires pour survivre.
    "Au Québec, près d’une personne sur dix ne couvre pas ses besoins de base. Ça
    représente près de 800 000 personnes.
    · 22,8 % des personnes seules au Québec ne couvraient pas, en 2008, leurs
    besoins de base. Chez les femmes seules de moins de 65 ans, ce taux atteignait
    37 %.
    Ces chiffres ne représentent que les personnes qui ne couvrent pas leur besoin de base,
    non pas celles qui vivent en situation de pauvreté. Même s’il n’existe pas encore de
    mesure de sortie de la pauvreté reconnue, il est possible d’affirmer que plus d’un million
    de Québécoises et de Québécois vivent en situation de pauvreté."
    http://www.pauvrete.qc.ca/IMG/pdf/111017-_Argumentaire_action_17_octobre_2011.pdf
    Comment un homme érudit comme vous l'êtes peut-il être aussi déconnecté de la réalité?

  • Archives de Vigile Répondre

    11 décembre 2011

    Ce que vous proposez c'est un programme pour nous endormir. Juste à lire, on s'endort. C'est encore et encore de la petite politique provinciale professionnelle de merde et de la "chouveraineté mollassonne et ronronnante", de l'étapisme dans l'étapisme, de la gouvernance souverainiste à la Pauline Marois.
    Vous n'êtes pas tannés de fuckailler avec le puck avant d'aller vous écrasez sur la bande?
    Pierre Cloutier

  • Archives de Vigile Répondre

    11 décembre 2011


    « ... L’idée d’indépendance du Québec est-elle morte ? »
    Ce n'est pas la bonne question monsieur Blondin. La bonne question est : Est-ce que le Québec a encore un peuple ?
    André Vincent