Kadhafi et la Libye

L’histoire d’un pays riche et sans défense

La naïveté et l’ignorance se paient cher

Tribune libre 2011



Si Kadhafi et la Libye avaient fait comme la Suisse, personne n’aurait osé l’attaquer.

Avant de lire la chronique de Jacques Lanctôt (ci jointe) sur Kadhafi, je n’avais aucune intention d’écrire un article sur le sujet. Je croyais le sujet trop loin de nos préoccupations québécoises. Je me suis trompé.

Kadhafi avait ses défauts, ses faiblesses, ses manquements, ses cruautés, mais il n’était pas un mauvais dictateur. Depuis les débuts de sa prise de pouvoirs par un Coup d’État, les oligarques de l’Occident
s’attendaient
à le voir contribuer généreusement aux grosses caisses des “zélites” de la bande de Bilderberg et autres organisations internationales et “globalistes” qui prétendent mener le monde.

Kadhafi a préféré donner l’argent
à son peuple, très très généreusement il faut le dire. Le niveau de vie de la Libye sous Kadhafi était probablement le plus élevé au monde. Il n’y avait en Libye presque plus de pauvreté.


Ne pas laisser tout l’argent aux oligarques du monde, voilà le crime impardonnable qu’avait commis Kadhafi. Il s’était condamné en partant, sauf qu’il aurait pu assurer la défense de son pays et sa propre défense en
faisant comme la Suisse, pacifique, neutre et armée jusqu’aux dents sans que personne de l’extérieur ne s’en rende réellement compte. Les terribles défense de la Suisse sont discrètes et tout le monde dans ce
pays y participe d’une manière ou d’une autre, soit avec la défense civile, soit avec la défense armée, comprenant de solides équipements pour la défense anti-aérienne, de l’artillerie de montagne, des tanks, des
centaines
de milliers de franc-tireurs capables d’attraper une cible entre les deux yeux à une distance approchant mille mètres. Au Royal 22ème Régiment dans lequel j’ai servi, les franc-tireurs ne sont pas nombreux
mais
ils peuvent effectivement attraper une cible à 1000 mètres de distance. Le franc-tireur est le plus redoutable et le plus craint de tous les soldats. Il est en même temps le plus silencieux.

Avec pareils équipements, même les féroces SS nazis n’ont pas osé franchir la frontière suisse pendant la seconde Guerre mondiale. Walther Schellenberg. leur chef, avait menacé d’envahir la Suisse avec 100,000 de
ses
meilleurs soldats SS. “Le seul problème auraient répondu les Suisses, c’est que nous n’avons pas assez de place en Suisse pour enterrer tout ce monde”. Avec leur logistique de guerre et leur entrainement,
seulement
100,000 balles suffiraient pour éliminer ces envahisseurs, une seule et unique balle pour chaque ennemi. Il faut le faire.



Ce qui fait toute la différence, c’est la préparation et l’entrainement continuel, même en “temps de paix”, alors que la paix n’est qu’apparente. Au Québec, on commence enfin à être moins naif au sujet de la guerre et de
la paix. On commence à comprendre que la guerre est une volonté déterminée à briser et soumettre une autre volonté, par tous les moyens. Cette volonté déterminée à nous dominer, c’est elle que NOUS devons
briser et non nous faire briser par elle comme cela est arrivé trop souvent au cours de nos 400 ans d’histoire.


Les Nazis ont donc décidé de ne pas mettre les pieds
en Suisse et sa neutralité a été reconnue et généralement respectée. C’est sans verser dans le militarisme que la défense suisse s’est organisée.


De plus, l’entraînement enseigne une foule de choses utiles à apprendre. Il inculque aux citoyens une discipline personnelle qui a sa place dans tout pays civilisé.


En comparaison, le Québec actuel possède plusieurs millions de fusils et de balles pour la chasse, sauf que la majorité de Québécois et Québécoises ne savent pas
tirer et ne pourraient pas s’en servir contre un envahisseur ennemi. De plus, ils n’ont aucun entrainement qui ferait la différence entre échouer et réussir.

Ajoutons que la sécurité avec les armes à feu fait partie intégrale de cet entrainement pour la guerre, de sorte que les accidents sont extrêmement rares.

C’est ce qu’on appelle la dissuasion et c’est ce que nous devons entreprendre dès maintenant au Québec, alors que nous découvrons nos gigantesques richesses naturelles inexploitées.

Les ogres qui convoitaient les richesses pétrolières de la Libye se sont présentés comme des “amis” à qui il faut faire confiance. Ces loups voraces sont experts à se présenter sous la forme
de moutons dociles et sans défense et malheur à ceux et celles qui se font prendre à leur jeu. Kadhafi, on le voit maintenant, a été naïf comme un homme seul et mal informé. Maintenant c’est tout son peuple qui va
passer de la prospérité à la misère, pendant que les oligarques vont grossir leurs portefeuilles déjà archi-plein de l’argent des autres. La naïveté et l’ignorance se paient cher.


Le Québec possède un territoire riche et qui sera convoité davantage lorsque toutes ses richesses seront découvertes et en voie d’exploitation. C’est maintenant qu’il faut penser à sa défense territoriale.

Je viens de terminer à cet effet un livre qui sera lancé le 30 novembre prochain à 17h, à partir de la Maison Ludger Duvernay. C’est un premier travail du genre. Il y en aura d’autres. Nous allons commencer
notre programme de défense territoriale par nous instruire.

JRMS








http://fr.canoe.ca/infos/chroniques/jacqueslanctot/archives/2011/10/20111028-113946.html

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René Marcel Sauvé217 articles

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J. René Marcel Sauvé, géographe spécialisé en géopolitique et en polémologie, a fait ses études de base à l’institut de géographie de l’Université de Montréal. En même temps, il entreprit dans l’armée canadienne une carrière de 28 ans qui le conduisit en Europe, en Afrique occidentale et au Moyen-Orient. Poursuivant études et carrière, il s’inscrivit au département d’histoire de l’Université de Londres et fit des études au Collège Métropolitain de Saint-Albans. Il fréquenta aussi l’Université de Vienne et le Geschwitzer Scholl Institut Für Politische Wissenschaft à Munich. Il est l'auteur de [{Géopolitique et avenir du Québec et Québec, carrefour des empires}->http://www.quebeclibre.net/spip.php?article248].





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5 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    1 novembre 2011


    Monsieur JPB,
    Tout le monde ne peut pas être aussi lucide que vous.
    Je ne m'exprime pas que pour vous mais je sais à qui je
    m'adresse et je connais les problêmes auxquels j'ai été
    et suis encore confronté après plus de 50 ans de militantisme toujours en fonction de la défense territoriale du Québec dans mon cas.
    Il n'y a pas que des institutionnalistes et des
    constitutionnalistes qui sont impliqués dans ce
    problème et je sais à qui je m'adresse et qui me lira et
    qui va m'ignorer ou me jeter au visage des critiques
    qui omettent l'essentiel du problème qui a pour but de
    dissuader d'avance la violence armée contre nous. ET
    j'ai plusieurs réussites à mon crédit tout comme j'en
    prépare d'autres.
    Si vous voulez une perspective institutionnelle, alors
    lisez et étudiez Géopolitique et avenir du Québec,
    que beaucoup de monde comprend maintenant. Il m'a fallu
    trente ans de voyages et de recherches pour l'écrire.
    Deuxièmement, un autre ouvrage est lancé cet automne
    le 30 novembre prochain. Celui-là est institutionnel en
    ce sens qu'il développe les éléments d'une politique de
    défense crédible pour nous.
    Après trente années d'expérience militaire avec trente années
    d'études et cinquante ans de travail, accordez-moi au
    moins le dixième du quart de un pourcent du commencement
    de savoir ce que je fais et ce que je dis. Je n'en demande pas davantage.
    JRMS

  • Jean-Pierre Bélisle Répondre

    1 novembre 2011

    Suis-je satisfait de votre réponse? Eh bien, en toute franchise et avec déférence, je me serais attendu à un positionnement plus institutionnel de cette question d’État qu’est « la défense du territoire ».

    En regard des questions politiques que nous avons présentement à résoudre, il m’apparaît que le détail du calibre des balles que vous suggérez et les références à « l’élimination des envahisseurs» constituent une bravade inutile, un dérapage incendiaire dont nous pouvons nous passer, toutes tendances confondues.
    Par ailleurs, si les fédéraux sont des ennemis à ce point mortels et que nous entendons faire sécession, nous devrions avoir la sagesse stratégique d’éviter de nous mettre à dos tout à la fois le pays le plus puissant de la planète qui jouxte notre frontière. Sinon, nous serons bien seuls dans la toundra.
    Ceux qui ont à cœur l’État du Québec, la défense de son territoire et de ses appareils stratégiques devront d’abord travailler au renforcement de notre police nationale. Ses fonctions de renseignements et d’intelligence, notamment, ont été sabotées par le gouvernement Charest puis démantelées pour l’essentiel en collaboration avec les services d’intelligence de l’armée canadienne, la GRC et le SCRS.
    Le soi-disant « attentat de Trois-Rivières », perpétré à l’été 2010 - par on se doute qui - contre un centre de recrutement de l’armée, aura été le dernier épisode connu de la guerre militaire secrète menée contre l’État du Québec et sa police nationale.
    Suis-je satisfait? Hors tout, je le serai lorsque nous aurons réalisé l’union des forces souverainistes/indépendantistes et qu’un parti digne du nom puisse être en mesure de nous proposer autre chose que le « paradis à la fin de nos jours ».
    Alors, notre grain de sable se transformera en perle.
    JPB

  • Archives de Vigile Répondre

    31 octobre 2011


    Le but, monsieur Delisle, c'est que nous soyions
    complètement désarmés pour faire face aux mortels
    ennemis que sont les United Empire Loyalists et les
    Orangemen qui gèrent Ottawa et Bay Street.
    Désarmés sur le plan intellectuel et incapables de faire
    valoir nos statuts même de facto de peuple et de nation et
    encore moins d'État.
    Désarmés sur le plan moral en croyant naivement que
    nous sommes des "losers" des perdants qui ont perdu la
    bataille des plaines d'Abraham le 13 septembre 1759,
    point final et il n'y a pas à y revenir.
    Désarmés par des arguments idéologiques lorsque
    nous osons lever la tête, comme nous faisons depuis
    1960. Les épithètes ne manquent pas pour nous qualifier
    et nous faire perdre d'avance la face devant le monde
    entier.
    1. On nous a traités "d'inferiors and backwards".
    (Inférieurs et arriérés).
    2. Entre 1960 et 1990, nous étions des "communists",
    "marxists-leninists" and "maoists". Maintenant, nous
    sommes des "nazis", des "fascists".

    3. Pour l'avenir, on nous cuisine maintenant autre
    chose: "rebels", "dangerous separatists" and
    "terrorists" quand ce n'est pas "outright criminals"
    J'étais dans l'armée lorsqu'on a commencé à désarmer le
    Québec à partir de 1965, en vidant d'un coup toutes les
    munitions stockées au camp Bouchard au nord de Montréal
    et les envoyer en Ontario, (Borden et Meaford) et à
    Gagetown Nouveau Brunswick.
    Il y n'y a presque pas de munitions ni à Valcartier, St Jean sur Richelieu et Farham, non plus à Bagotville pour l'aviation. Juste ce qu'il faut pour sauver les apparences.
    Par contre, nous sommes demeurés des bons fabricants de
    canons (SNC Lavallin) et de munitions (Beloeil et Québec)
    Pour nous défendre, nous devons d'abord prendre confiance en nous-mêmes et c'est à cette fin que
    le prochain livre Défense territoriale pour la nation
    et État du Québec a été écrit et sortira le 30 novembre prochain.
    Nous devons dès maintenant choisir un calibre pour notre
    défense territoriale. Je propose le 7.62mm avec projectile de 168grs (full jacket) que nous pouvons nous
    procurer pour les "compétitions".
    Un deuxièeme calibre: .338 Lapua Magnum avec projectile
    de 250grs(full jacket) également pour les "compétitions" ce que personne ne peut nous refuser ou nous interdire.
    Est-ce que ma réponse est satisfaisante?
    JRMS

  • Jean-Pierre Bélisle Répondre

    31 octobre 2011

    Tandis que nous y sommes - dans le sujet des armes à feux, j'entends - j'ai l'impudence de vous poser deux questions:
    -*- Comment expliquez-vous l'unanimité la plus totale de nos élites politiques a l'égard du maintien du registre des armes à feux (de la conservation des données, maintenant). Et je ne parle pas ici des armes à utilisation restreinte, mais des armes d'épaule, celles que nous utilisons pour la chasse?
    -*- À votre connaissance, est-il vrai que l'armée canadienne aurait déplacé hors du Québec ses dépôts d'armes légères ?
    Peut-on répondre à ces questions sans enfreindre la rectitude ? Serait-ce même trop téméraire de les poser ?
    JPB

  • L'engagé Répondre

    30 octobre 2011

    Votre proposition n'est pas bête du tout et nous avons assez d'institutions (je pense aux cégeps) pour encadrer cette formation avec diligence.
    Un parti souverainiste qui oserait vendre le projet d'une milice et l'entrainement ferait un véritable geste de rupture. Si le Québec devient un pays indépendant, la défense demeure capitale, il ne s'agit pas de verser dans le militarisme, mais d'avoir un programme intelligent pour garantir au peuple cette souveraineté et sa mainmise de ses institutions et de ses ressources.
    Le ROC hurlerait, qu'il hurle. Ce sera bon pour la cause. Rien n'interdirait, que les premiers pas se feraient sous l'égide de la sécurité publique. Après tout, si un coup militaire arrivait à Ottawa, le devoir de la province ne serait-il pas de défendre la démocratie sur son territoire?