Des deux gouvernements, il y en a un de trop...

Le temps des interminables palabres qui ne mènent nulle part est fini

Tribune libre 2011

Dans tout ce débat byzantin sur l’avenir du Québec, l’essentiel concret consiste à voir que des deux gouvernements, il y en a un de trop.

Le gouvernement de Québec a débuté avec la fondation de Québec en 1608. Aux débuts, il s’agissait d’une administration coloniale inféodée au gouvernement de Paris. Cette situation initiale a pris fin
le 10 février 1763, avec la cession du territoire à l’Angleterre par la France. Ce fut une cession, non une conquête. Nous tombions sous régime anglais un siècle après Cromwell, alors que le parlementarisme
avait remplacé la monarchie absolue en Angleterre. Grâce à nos classiques et nos gens capables de débattre en Parlement, nous allions pouvoir en profiter tant que les Loyalistes ne quitteront pas les États Unis pour
venir
s’établir ici et nous faire de la misère. Cependant, avec l’Acte de Québec de 1774, la ville de Québec devenait la capitale de toute l’Amérique Britannique du Nord, le point stratégique autour duquel son avenir
graviterait, du moins pendant un certain temps.

Ce temps nouveau commencerait avec la construction des chemins de fer, qui débuta peu après l’arrivée des Loyalistes des États Unis, suivis des Orangistes d’Irlande et d’Écosse entre 1830 et 1860.

Cette fois, il s’agissait pour les Anglais, les Loyalistes et les Orangistes de déplacer le centre de gravité de l’Amérique Britannique du Nord de Québec vers l’Ouest, afin d’occuper et de dominer les
basses terres des grands Lacs, avant que les Américains ne débordent par Niagara et n’envahissent l’Amérique Britannique du Nord d’Ouest en Est cette fois, et non du
Sud par le lac Champlain.

Deux évènements stratégiques majeurs s’inscrivent dans cette suite: L’ouverture aux États Unis du canal Érié et la construction des chemins de fer américains dans la vallée de la Mohawk à partir de
1825-1830, afin de déborder sur le Niagara et prendre d’assaut les riches régions des grands Lacs et de l’Ouest. Buffalo fut désigné comme la tête de pont de cette conquête territoriale à venir.

Les Anglais, Loyalistes et Orangistes rétorquèrent par la construction du canal Lachine, ouvert en 1826 et jugé insuffisant comme voie de communication stratégique. Ils se lancèrent alors à fond de train
c’est le cas de le dire, dans la construction d’un chemin de fer transcontinental qui allait leur permettre en premier de déplacer leur armée et faire face au Américains lorsqu’ils tenteront d’envahir l’Amérique
Britannique du Nord.

En même temps, pour se donner un pouvoir politique et économique capable d’appuyer leurs efforts, ils déplacèrent leur capitale politique de Québec vers Kingston, puis Ottawa, ville artificielle sur l’Outaouais.

Québec demeura la capitale du Québec. C’était en 1867.
Avec le développement politique et économique des provinces de l’Amérique Britannique du Nord, l’équilibre des forces et des intérêts est atteint maintenant. Personne au Canada n’a plus besoin d’Ottawa. Je l’ai
appris, non au
Québec mais en Ontario, plus précisément à Toronto, où j’ai enseigné géographie générale et géopolitique, à la grande satisfaction des autorités en place, qui ne purent nier que je l’aie fait avec objectivité.


Pendant les quatre siècles d’existence du Québec, la capitale nationale des Québécois n’a jamais cessé de jouer son rôle. Elle est parvenue à faire du Québec un foyer national pour nous tous et en même temps,
à fonder les assises d’un État-nation, le nôtre.


C’est dans cette perspective que Madame Pauline Marois propose rien de moins qu’abolir le gouvernement fédéral au Québec, ce qui sera accompagné par une prise en charge de toutes les fonctions d’États
par Québec, fonctions encore dévolues à Ottawa. Ce sera alors pleins pouvoirs pour l’État nation du Québec, qui n’est plus une province depuis quelque temps.


Il faut le vouloir et il faut le faire. C’est le condition sine qua non pour que le Québec devienne un pays.


Le temps des interminables palabres qui ne mènent nulle part est fini. Le temps est venu d’agir concrètement, de faire les efforts nécessaires pour que les transferts de compétence se fassent sans heurts et
avec un minimum de difficultés. Ce qui est proposé par Madame Marois est un projet de pays qui convient à un peuple adulte qui ne placote plus pour ne rien dire. Cette manie négativiste nous a fait
beaucoup de tort dans le passé. Elle doit cesser dès maintenant. C’est le temps des Actes.


JRMS








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René Marcel Sauvé217 articles

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J. René Marcel Sauvé, géographe spécialisé en géopolitique et en polémologie, a fait ses études de base à l’institut de géographie de l’Université de Montréal. En même temps, il entreprit dans l’armée canadienne une carrière de 28 ans qui le conduisit en Europe, en Afrique occidentale et au Moyen-Orient. Poursuivant études et carrière, il s’inscrivit au département d’histoire de l’Université de Londres et fit des études au Collège Métropolitain de Saint-Albans. Il fréquenta aussi l’Université de Vienne et le Geschwitzer Scholl Institut Für Politische Wissenschaft à Munich. Il est l'auteur de [{Géopolitique et avenir du Québec et Québec, carrefour des empires}->http://www.quebeclibre.net/spip.php?article248].





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14 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    16 octobre 2011


    Un homme aussi averti que vous devrait être à la tête des
    mouvements monsieur Marcoux. Mes textes "savants" comme
    vous les appelez ne semblent pas avoir eu grand effet.
    Ni le travail des 50 années précédentes, ni les risque
    courus dans l'armée.

    JRMS

  • Archives de Vigile Répondre

    16 octobre 2011

    Mr Sauvé,
    Je ne sais pas où vous voulez en venir avec vos dites «lois naturelles des continuités»… mais une chose est certaine, c’est que l’État québécois est bel et bien un état fédéré encore désigné sous le vocable de «province» en Amérique du Nord britannique… C’est donc dire que ses habitants sont donc des «provinciaux»…
    Je veux bien croire que les enfants de Pygmées d’Afrique ont lâchés leurs tam-tam pour le cellulaire… il n’en demeure pas moins qu’ils vivent au sein de république de banane qui n’ont pratiquement aucun pouvoir sinon celui de leurs roi-nègres.
    Un Ipod ou un ordi ne donne aucunement le pouvoir politique au sens commun du terme à son usager. «Pouvoir de communiquer», certainement. Pouvoir d’avoir accès à de l’information, véridique ou biaisées, assurément. Mais «Pouvoir» de décider des politiques monétaires, des redevances sur les ressources naturelles, de la réglementation ou pas de certaines «offres»… des seuils d’immigration au sein de sociétés occidentales, des budgets et des affects militaires et bien, le fait de «savoir se servir d’un ordi» n'est d'aucune utilité aux bons peuples.
    Tant qu’aux agences internationales de Presse, loin d’êtres «désuètes» et inactives… elles ont également investis ces nouveaux outils que sont les médias informatiques comme l’on faits les services de renseignement tels la CIA, le Mossad, le SCRS ou le MI6.
    Toutes ces nouvelles communications, loin d’échapper aux «anciens pouvoirs» ( ?), ils sont assurément à leurs services... comme si les satellites ne seraient aux services que des enfants d'écoles...
    Et pour conclure… où avez-vous lu ou sous-entendu que je «défendais» d’une quelconque façon ce phénomène de mondialisation ? Je ne fais que le constater. Ne faites vous pas là la démonstration même que ce n’est pas parce qu’un outil, aussi efficace soit-il, est mit à la disposition des masses, que ses usagers savent nécessairement en faire bonne usage. Pour revenir à ce que j’affirmais plus haut, il ne faudrait pas confondre le contenant d'avec le contenu… l’outil de diffusion et le message… lesquels messages, si je me fis aux sites les plus consulté sur les statistiques du net… sont les sites pornographiques, de jeux vidéo, musical ou de tout autres soi-disant divertissements… venant bien en avant la consultation de vos savants articles sur Vigile.net…
    Sylvain Marcoux

  • Archives de Vigile Répondre

    16 octobre 2011


    Monsieur Marcoux,

    Dans les faits, nous avons accompli une osmose territoriale qui fait de nous non plus des colons ni des provinciaux mais une nation dotée des assises de son propre État. Suivant les lois naturelles des continuités.
    Les nouvelles communications comprennent l'ordinateur, l'Intrenet, le courriel et le cellulaire qui échappent
    à Reuteurs et toutes les grosses agences de presses interna tionales.
    Meme les enfants des jungles d'Afrique, d'Amérique du Sud et d'Asie savent se servir d'un cellulaire et de plus en plus nombreux sont ceux et celles qui savent se servir d'un ordi.
    Les grosses agences internationales de Presse, fondées à
    l'origine sur le télégraphe et la radio sont désuètes et vont tomber dans les prochaines années. Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire en parlant des nouvelles communications.
    ET que dire de l'avenir de l'I POd? Des satellites? Aux débuts de mes études de géographie, en 1950, nous avions l'arpentage et commencions à peine à nous servir des photos aériennes pour nos cartes. Aujourd'hui, les satellites permettent de produire instantanément des cartes qui auraient exigé des centaines d'années auparavant.
    Toutes ces nouvelles communications échappent aux anciens pouvoirs.
    En géopolitique, il existe un axiome central: le pouvoir est complètement dans ses communications.
    Toutes nos études sur les pouvoirs anciens et "modernes" nous ont permis de le vérifier, auxquelles s'ajoutèrent les examens sur place.
    Maintenant, les moyens actuels donnent à tous ceux et toutes celles qui le veulent un pouvoir de communiquer qui n'aurait jamais été disponible auparavant. Ces pouvoirs nouveaux posent le problème des universaux, qui n'ont rien à voir avec le "globalisme" et le "mondialisme" du capitalisme que vous défendez.
    JRMS

  • Archives de Vigile Répondre

    16 octobre 2011

    Mr Sauvé,
    Et bien justement, «de facto» la population canadienne (y incluant la canadienne-française) obtint son gouvernement responsable seulement en 1848. Avant cette date, ce sont les Anglais de la «family compact» ou les escrocs français de la gang à Bigot qui ont exploité le Canada… et non pas le «QUÉBECK» (et les «québécois»), qui lui, ne fut que le nom justement donné par les conquérants au territoire canadien.
    Et malheureusement, je doute fort que vous ayez pu «étudier sur place, dans les paysages et les territoires…» cette réalité historique… Vous n’avez eu d’autres choix que de l’avoir étudié «rédigés sur papier»… à moins bien sûr que vous ayez mis la main sur l’élixir de longévité au cour de vos multiples pérégrinations
    Et il n’est pas nécessaire d’avoir visité «57 pays sur place» pour constater qu’un phénomène de "mondialisation" où l’on voit des organisations supra-étatiques tels l’ONU, l’UE, l’OTAN, l’OMC, le FMI… sans parler des plus ou moins officielles tels le CFR, la Commission trilatérale, les Bilderbergers… dicter leurs politiques aux États ainsi en pertes de souveraineté.
    Tant qu’aux «perfectionnements impressionnants dans les communications»… dont vous faites allusions, dois-je vous rappelez que ce ne sont là que des outils… donc des moyens… Il ne faudrait pas confondre le contenant d’avec le contenu… Reuter, QMI, La PresseCanadienne, Associated Press, United Press sont-il selon vous en train «d’assumer le pouvoir du peuple partout tout cela
    à cause des nouvelles communications.» ?
    Sylvain Marcoux

  • Archives de Vigile Répondre

    15 octobre 2011

    Message à JRMSauvé,
    [1] Avec respect, monsieur Sauvé, vous êtes dans la science-fiction.
    [2]]Il n'y pas d'élection référendaire en vue car il n'y a pas de proposition d'indépendance sur la table. C'est du bla, bla.
    [3] Quand il y aura un projet de loi sur la table qui proclamera que le Québec est un État souverain et indépendant, j'y croirai. Pas avant. On ne signe pas de chèque en blanc à personne surtout pas à une politicienne professionnelle.
    Message à J.C. Pomerleau
    [1] L'État, l'État vous n'arrêtez pas de nous casser les couilles avec la casette de l'État. Cela devient lassant à la longue.
    [2] Si on veut un État souverain et indépendant, qu'on le mette sur la table lors de la prochaine élection, comme Lesage l'a fait en 1962 avec la nationalisation de l'électricité.
    [3] Aujourd'hui il s'agit de nationaliser nos institutions politiques et si on veut le faire il faut mettre le projet sur la table.
    [4] Le PQMarois reste dans le flou artistique à ce sujet et vous le savez fort bien.
    [5] Le PQMarois a bien trop peur de déposer une proposition d'indépendance sur la table. Il ne veut pas en parlez trop fort. Il veut se faire élire pour toutes sortes de raison, mais pas avec une proposition d'indépendance.
    [6] C'est de la lâcheté. Et de l'hypocrisie. Et de la petite politique provinciale de merde. Très peu pour moi merci.
    Pierre Cloutier

  • Jean-Pierre Bélisle Répondre

    15 octobre 2011

    Les mots, surtout les "bons mots" doivent être interprétés selon le contexte.
    Vous faites vraiment couler beaucoup de votre encre pour une si petite boutade de Madame Marois.
    "Abolir le gouvernement fédéral", me fait penser à ce ministre de la sécurité sociale qui avait dit avec un même aplomb: "Il faut abolir la misère". Ou encore, celui de la Jeunesse: "Il faut abolir l'adolescence". Peut-être même celui de la Santé : "Il faut abolir la viande" ... ou qui sait encore, ce ministre des finances: "il faut abolir la finance internationale" (encore que...)
    Et moi, je dis: "Il faut abolir la rumeur": ce n'était qu'une bonne blague, un mot d'esprit qui n'appartient hélas pas au programme du PQMarois.
    C'est comme le millage insensé que vous avez fait, l'été dernier, avec deux mots de l'allocution du prince Williams: "Québécois et Québécoises". Ben voyons capitaine, il ne venait pas de reconnaitre le peuple québécois! - Il s'adressait aux citadins et citadines de la ville de Québec!
    Honni soit qui mal y pense.
    JPB

  • Archives de Vigile Répondre

    15 octobre 2011


    Me Cloutier, vous savez comme moi que si Madame Marois
    ne réussit pas, personne d'autre ne pourra réussir à
    sa place. Les autres candidats n'ont aucun poids politique. Dans de telles conditions, le pouvoir est promis
    encore une fois à Jean Charest et sa troupe.

    Si vous insistez tellement pour réduire et détruire Madame Marois,
    c'est que vous avez quelqu'un d'autre en tête.
    Dites-nous qui est votre candidat, qu'on le sache. Vous ne pouvez pas avoir toutes les lucidités ainsi que vous l'exposez sans en informer personne.
    JRMS

  • Archives de Vigile Répondre

    15 octobre 2011


    Monsieur Marcoux,
    Je suis géographe spécialisé en géopolitique, qui étudie
    les statuts collectifs à partir des faits, non des formes
    juridiques et encore moins constitutionnelles.
    Ce que j'exprime sont les statuts de facto, tels qu'ils
    se présentent dans les paysages et les territoires, non
    tels qu'ils sont rédigés sur papier.
    J'ai étudié plus de 57 pays sur place et je ne crois
    pas que la "mondialisation" est en train d'envahir le
    monde. Je vois des perfectionnements impressionnants
    dans les communications, à ce point que ce sont les
    peuples et les régions qui sont en train d'assumer
    le pouvoir partout, en commençant par les États Unis
    et l'Angleterre, que je connais bien. Voyez comment
    les peuples refusent les grands ensembles. Tout celà
    à cause des nouvelles communications.
    Je constate également, à partir des treize principes
    universaux de stratégie d'État, que les grands pouvoirs
    et les grosses bureaucraties sont de moins en moins
    compétents pour les mettre en pratique. Ce sont les
    gens proches de la réalité qui y sont arrivés et y
    arriveront encore le mieux.
    JRMS

  • Archives de Vigile Répondre

    15 octobre 2011

    Mr Sauvé,
    Vous dites;
    « Pendant les quatre siècles d’existence du Québec, la capitale nationale des Québécois n’a jamais cessé de jouer son rôle. Elle est parvenue à faire du Québec un foyer national pour nous tous et en même temps, à fonder les assises d’un État-nation, le nôtre.»
    (1) Permettez-moi d’abord de vous rappelez que «le Québec» en tant que réalité étatique comme vous semblez y faire allusion, n’exista que de 1763 à 1791, sous le vocable anglais de «Province of Quebeck» et de 1867 à ce jour, sous le même vocable. Et dois-je vous rappelez que ses habitants majoritaire, pour ne pas dire légitime, descendants de cette culture européenne dite «française», ne se qualifièrent et nommèrent «Canadien-français» dans leurs très grande majorité jusqu’au tournant des années 70.
    Corolaire à cela, pendant les 350 premières années de son existence (pour faire une histoire courte… passant sous silence entre-autre que le véritable gouvernement national responsable ne fut obtenu qu’en 1848… sans mentionner l’alternance du siège de sa capitale…), la ville de Québec devint la capitale d’un État-nation fédéré ; celui des Canadiens-français.
    (2) C’est seulement depuis l’avènement d’idéologues marxiste et internationaliste venu noyauter le véritable mouvement indépendantiste et nationaliste canadien-français que naquit cette imposture communautariste dite «québécoise». Venant ainsi mettre un terme à 350 ans de consolidation nationaliste.
    Corolaire à cela, l’État québécois peut bien encore tenir quelques années son rôle légitime «d’État-Nation»… mais soyez certain qu’un futur gouvernement libéralaux-péquiste-solidaire viendrait définitivement mettre un terme à cette réalité. L’État québécois en viendra sous peu à simplement devenir un simple État-communautariste où toutes les cultures (melting-pot inter-culturalisme) y verront leurs assises civiques.
    Pour conclure, vous dite également ;
    «Dans tout ce débat byzantin sur l’avenir du Québec, l’essentiel concret consiste à voir que des deux gouvernements, il y en a un de trop.»
    (1) Avec cette approche multi-culturelle partagée autant par le PQ, le PLQ, QS et semblerait-il… le futur parti de Legault (expéquiste soit-dit en passant…), et bien, je n’ai d’autre choix que de vous donnez raison cette fois-ci… Mais malheureusement pas pour les mêmes conclusions que vous. Car dans ce que vous qualifier de «débat byzantin», il y a au moins une chose sur lequel tout le monde aux esprits bien en places s’entendent à merveille et où il n’y aucun débat ; l’avenir est à la mondialisation et au multiculturaliste. Il n’y a pas de discussion.
    Corolaire à cela, je vous prédis la disparition des États fédérés canadien bien avant la disparition de l’État central… qui lui, risque de se transformer en État unitaire. N’oubliez pas que le fédéralisme canadien est la résultante d’une réalité canadienne-française. Nul n’aurait été de ce particularisme, 1867 aurait accouché d’un État Unitaire. La Nation Canadienne-française n’étant évoquée et défendu par presque plus personne, cette fédération n’a plus sa raison d’être. De même qu’un melting-pot québécois n’a rien de différent à offrir qu’un melting-pot «canadian», le «civisme» québécois n’a rien de mieux à offrir que le «civisme» canadian»… à moins bien sûr que nos bons «nationalistes civiques» ne voient en Ottawa qu’un vulgaire bonhomme sept heures lequel serait le souffre douleur de leurs joutes oratoires marxisisantes.
    Sylvain Marcoux

  • Archives de Vigile Répondre

    15 octobre 2011


    Par une élection référendaire qui porterait Madame Marois
    massivement au pouvoir, sans équivoque aucune. Elle l'a
    dit: il faut abolir le gouvernement fédéral. C'est tout
    dire.
    Pour débuter, forte de son mandat , elle réclame pleins
    pouvoirs sur la fiscalité, ce qui est conforme à la
    Constiution telle que formulée originellement. À partir
    de notre plein contrôle sur l'argent, elle passe à
    d'autres fonctions d'État: communications, éducation,
    richesses naturelles, finances (déjà acquises), statut
    territorial, statut d'État, diplomatie et défense.
    L'indépendance du Québec ne prétend pas davantage.
    Si,
    comme le veut Me Cloutier, nous voulons être reconnus
    Nation et État avec pleins pouvoirs, c'est la manière
    concrète et statutaire de procéder. Terre à terre.
    Pour la défense territoriale, je m'en occupe depuis les
    débuts de l'Alliance Laurentienne.
    Le 23 novembre prochain. venez au lancement de mon prochain livre,
    justement sur ce sujet: Défense territoriale pour
    la nation et l'État du Québec, par les Éditions du
    Québécois, à la SSJB. Ce livre vous montre
    les fondements que tout citoyen doit connaître dans
    une authentique démocratie, qui n'est pas une
    démocrasserie comme ce que nous vivons aujourd'hui.

    IL n'y a pas de démocratie sans instruction massive
    des citoyens. Dans ce livre, qui fait suite aux
    autres, je consacre un chapitre pour en finir avec
    la bataille des plaines d'Abraham et notre fausse
    défaite. Suivi d'un autre chapitre sur la défendabilité
    du territoire, Un autre chapitre sur les arguments
    statutaires. un autre sur les arguments principes
    et un dernier sur la logistique, point de départ de
    toute défense territoriale. Ces connaissances,
    réservées jadis aux "élites", doivent être le fait
    de tout le monde.
    Rien n'est acquis sans ce savoir essentiel. Nous
    avons beaucoup de travail à faire.
    Toutes ces notions sont pratico-pratiques. Il n'y
    a ni abstraction ni idéologie.
    Nous sommes en pleine action.
    JRMS

  • Jean-Claude Pomerleau Répondre

    15 octobre 2011

    Le fil conducteur de notre histoire c'est l'édification de notre État.
    L'Habitation de Québec en fut la cellule embryonnaire: Une place forte permettant à Champlain de remplir le mandat politique que lui avait confier Henry IV d' établir une colonie française en Amérique: Cette établissement (et non poste de traite) a donc servit de base pour peuplé et mettre en valeur le territoire.
    Le peuplement s'est étendu graduellement, si bien que l'occupation du territoire de l'Outaouais à Gaspé dès 1755, grâce au système seigneurial.
    C'est sur cette État organique (Aristote) que les anglais se sont buté après avoir défait la France sur notre territoire.
    C'est la masse critique de cette population qui a forcé la reconnaissance du Québec comme État nation dans ses caractéristiques essentiels: Religion, langue, coutumes de Paris (code civil) par l'État anglais.Non sans la volonté de nous assimilé un jour en nous annexant dans les institutions britanniques (G. Carleton)
    Sous l'égide l'Église de Rome comme institution politique (qui a suppléé au démantèlement de l'appareil étatique de la Nouvelle France), la poussé démographique des Habitants (une des plus forte au monde). nous aura permis de conserver notre cohésion nationale et contrer l'assimilation.
    L'État du Québec qui a existé dans une continuité organique depuis 1608, va commencer à se reconnaître comme tel en 1960 avec la Révolution tranquille: "L'État devient ce qu'il fait" (G Bergeron). Bref il se nomme dans l'agir. Et en 2000, par la Loi 99, suite à une genèse de 400 ans, il se reconnait enfin comme État de jure. l'État canadien en a pris acte et n'a pas réagit, toute réaction l'aurait piégé dans un débat ou Ottawa aurait eu à nier ouvertement une réalité: L'État du Québec existe.
    Il reste à cet État du Québec à prendre le contrôle effectif complet de son territoire. Comment ?
    Il faut revenir à la stratégie de la Révolution tranquille: L'État devient ce qu'il fait, il se nomme dans l'agir. Ce que le mouvement souverainiste a oublié. En abandonnant l'État, le déterminant de la politique, pour un pays mythique, le mouvement a laisser la proie pour l'ombre.
    État (estatus: ce qui est)
    JCPomerleau

  • Archives de Vigile Répondre

    15 octobre 2011

    [1] Ce qui a été proposé par Pauline Marois c'est une boutade et du bla bla.
    [2] On va la croire quand "ses bottines vont suivre ses babines" et quand "she will put the money where her mouth is", ce qui n'est pas le cas jusqu'à maintenant.
    [3] Jusqu'à maintenant, il n'y a pas de proposition d'indépendance sur la table en vue de la prochaine élection.
    [4] Tout ce que l'on a de concret c'est une vague promesse de tenir un référendum "au moment jugé opportun" dans "la semaine des 4 jeudis".
    [5] Décidément, monsieur Sauvé, vous n'avez pas fini de nous étonner par votre candeur et votre naïveté.
    [6] Ce n'est pas avec de vagues promesses en l'air comme cela que vous allez rallier les indépendantistes à la cause du PQMarois.
    [7] Il va falloir quelque chose de plus tangible et de plus concret que cela.
    [8] Vous avez parfaitement le droit d'avoir la foi du charbonnier, mais de grâce, ne faites pas de désinformation et soyez plus rigoureux que cela.
    Pierre Cloutier

  • Archives de Vigile Répondre

    15 octobre 2011

    Réponse à M. Martineau
    Affirmer solennellement, entre autres, dans un projet de loi transitoire sur la nation québécoise :
    1 - Que le Québec est un État souverain et indépendant ;
    2 - Que le Chef de l'État est élu au suffrage universel ;
    3 - Que la Cour suprême du Québec est la cour de dernière instance de tous les tribunaux québécois ;
    4 - Que le Québec possède la souveraineté monétaire exclusive sur son territoire,
    étant entendu que ces clauses dite de "rupture" entreront en vigueur après un référendum gagnant.
    Voilà. C'est simple et c'est exactement ce que le PQMarois ne veut pas faire.
    Pierre Cloutier

  • Henri Marineau Répondre

    15 octobre 2011

    Une simple question:
    Comment abolir le gouvernement fédéral au Québec?