"Abolir le gouvernement fédéral" vient d’être proposé par Pauline Marois

Tribune libre 2011


"Abolir le gouvernement fédéral" vient d’être proposé par Pauline Marois dans un discours politique adressé à une foule de 600 personnes à l’Assomption. Ses propos ont été accueillis par des applaudissements
à tout rompre, qui frisaient le délire. Pauline Marois vient de proposer la formule gagnante qui remplace toutes les conditions gagnantes que tant de Québécois, nationalistes, souverainistes et séparatistes a
attendent depuis longtemps.

Effectivement, c’est ce que nous voulons tous, ou presque tous, exception faite de supporteurs de la Couronne Britannique qui voient en Ottawa le digne représentant de Sa Majesté au Canada. Aucune Québécoise
et aucun Québécois ne verront dans l’abolition du gouvernement d’Ottawa une proposition ou idéologie délétère. Au contraire, IL FAUT LE FAIRE.

Il faut le faire parce que nous avons déjà notre propre gouvernement d’État et que le gouvernement fédéral, créé artificiellement en 1867, ne fait que doubler le gouvernement du Québec.

Il faut le faire parce que nous ne pouvons pas continuer avec deux gouvernements qui s’opposent dont l’un, le gouvernement fédéral, échappe à notre contrôle, alors que nous pouvons effectivement
contrôler le gouvernement du Québec, même s’il gère mal notre patrimoine comme c’est le cas présentement. En effet, nous sommes à la veille de régler envers le gouvernement Charest un compte particulièrement
chargé et pourquoi pas du même coup régler son compte au gouvernement fédéral dont nous n’avons aucun besoin?

Le gouvernement fédéral ne travaille pas pour nous mais pour le TSE, Toronto Stock Exchange, la Bourse de Bay Street à Toronto qui avale nos milliards comme de l’eau. Et nous n’aurons qu’un seul moyen
de prendre contrôle de nos affaires: abolir le gouvernement fédéral.

Non seulement nous sommes capables de fonctionner avec le gouvernement de Québec: nous allons faire mieux que présentement, alors que nos forces sont divisées.

Et si le gouvernement fédéral ne veut pas être aboli, il n’aura pas d’autre choix que céder devant une pression majoritaire, voir massive de la part des Québécois.

ET ce n’est pas du séparatisme, parce que le gouvernement de Québec existait bien avant le gouvernement fédéral et que faisant ce que nous avons affaire, d’autres provinces vont suivre et nous établirons
avec ces nouveaux États des relations diplomatiques normales.

Et si le gouvernement fédéral cherche à nous faire la guerre, il est perdu en partant.

JRMS




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René Marcel Sauvé217 articles

  • 242 652

J. René Marcel Sauvé, géographe spécialisé en géopolitique et en polémologie, a fait ses études de base à l’institut de géographie de l’Université de Montréal. En même temps, il entreprit dans l’armée canadienne une carrière de 28 ans qui le conduisit en Europe, en Afrique occidentale et au Moyen-Orient. Poursuivant études et carrière, il s’inscrivit au département d’histoire de l’Université de Londres et fit des études au Collège Métropolitain de Saint-Albans. Il fréquenta aussi l’Université de Vienne et le Geschwitzer Scholl Institut Für Politische Wissenschaft à Munich. Il est l'auteur de [{Géopolitique et avenir du Québec et Québec, carrefour des empires}->http://www.quebeclibre.net/spip.php?article248].





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20 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    2 novembre 2011

    Il ne s'agit pas d'abolir, mais de CONSTRUIRE, de se DONNER un PAYS, de le PRENDRE À BRAS-LE-CORPS. Quant à moi, j'ai suivi l'exemple de Me Jean-Luc Deveaux et j'ai signé, ce jour, la Déclaration d'Indépendance du Québec.
    Merci pour ces initiatives constructives.
    Emparons-nous, avec fierté, de notre pays du Québec et de notre langue française. Cessons d'être des « Pea Soup »! AGISSONS!

  • Jean-Paul Gilson Répondre

    13 octobre 2011

    c'est fait
    Maître Jean-Luc Deveaux a déclaré ce 10 0ctobre 2011 et proclamé l'indépendance de notre pays. Voir déclaration ci-après.Il a ensuite adresse un message appelant chacun à établir lors d'une constituante, la future constitution de la République ( voir ci après : Appel...)1
    p1
    DÉCLARATION UNILATÉRALE D’INDÉPENDANCE DU QUÉBEC
    Je, Jean-Luc Deveaux avocat et porte-parole désigné du Gouvernement Provisoire du Québec déclare solennellement en ce 10 octobre de l’An 2011 ce qui suit :
    Au nom du peuple québécois,

    Le Québec est le pays natal du peuple québécois. C’est dans ce pays qu’il a grandi, s’est développé, et s’est épanoui culturellement, économiquement et politiquement. Malgré une impitoyable adversité, c’est dans ce grand pays qu’il a su protéger et construire avec courage et opiniâtreté son existence nationale.
    Le peuple québécois a connu l’oppression nationale à différentes étapes de son histoire, de la conquête anglo-britannique de 1759 à la création de la Confédération et jusqu’à nos jours. Les représentants politiques du peuple québécois ont tenté plusieurs fois d’obtenir un État où lui seraient reconnues son identité nationale et l’égalité avec les autres nations. Toutes ces tentatives légitimes ont échoué.
    Depuis le début des années soixante, le peuple québécois a cru de bonne foi, dans l’honneur et l’enthousiasme, pouvoir négocier et obtenir des amendements constitutionnels afin de protéger sa langue, sa culture et son plein épanouissement. Par deux fois, il a exercé son droit à l’autodétermination à l’intérieur du cadre politique existant et le tout s’est soldé par des échecs.
    Aujourd’hui, le peuple québécois proclame devant la communauté internationale que, malgré toutes les formes d’oppression nationale subies, l’exercice de sa souveraineté est incessible, imprescriptible, inaliénable et indivisible. Le Québec appartient au peuple québécois aujourd’hui, demain et pour toujours.
    p2
    Le peuple québécois, comme tous les peuples du monde, est la recherche du bonheur et de la prospérité pour les enfants, les femmes et les hommes qui le composent. Pour le peuple québécois, le bonheur et la prospérité résident dans la création de l’État du Québec.
    Le peuple québécois, par ses différentes expériences politiques et historiques vécues, est arrivé à un rendez-vous avec l’Histoire.
    Puisque le peuple québécois est politiquement l’unique détenteur de sa souveraineté, le moment est venu pour lui d’utiliser son droit politique à l’autodétermination et à l’indépendance politique de son État du Québec.
    Le peuple québécois réaffirme avec force de conviction son droit incessible, imprescriptible, inaliénable et indivisible de créer en sol québécois l’État souverain du Québec.
    Comme devoir de civilisation, au nom du peuple québécois souverain, nous déclarons l’existence de l’État du Québec sur tout l’espace territorial, maritime et aérien du Québec, avec pour capitale politique la ville de Québec.
    L’État du Québec appliquera sur son territoire les plus hauts niveaux de démocratie, de droits et libertés, avec la mission de protéger son intégrité territoriale et de travailler à maintenir la paix dans le monde entre les nations.
    L’État du Québec reconnaîtra tout État qui le reconnaîtra, et ce afin de développer des relations amicales avec les autres peuples épris de paix, de démocratie et de respect mutuel.
    L’État du Québec présentera une demande formelle d’adhésion à l’Organisation des Nations unies (O.N.U.), à l’Organisation des États américains (O.E.A.), à l’Organisation internationale de la francophonie (O.I.F.), ainsi qu’à toute autre organisation internationale qu’il jugera pertinente, et ce pour le développement et le mieux être du peuple québécois.
    p3 photo facsimile de la signature de Maître JL Deveaux
    envoyée séparément au site de Vigile


    APPEL
    À TOUS LES INDÉPENDANTISTES, SOUVERAINISTES ET NATIONALISTES DU QUÉBEC.
    Par une série de conférences politiques et dans mon texte Théorie et pratique de la souveraineté du peuple québécois (ce texte a été publié mardi le 17 novembre 2009 dans Tribune libre de Vigile.net) j’ai exprimé que le Québec vit en mode de souveraineté défensive. Mon analyse s’est avérée juste et plus particulièrement depuis la défaite du Bloc québécois aux dernières élections fédérales et par les faibles intentions de vote en faveur du Parti québécois au prochain scrutin provincial.
    La défaite du Bloc québécois et la faiblesse électorale du Parti québécois ne sont que le résultat de la défaite politique du concept de l’étapisme et de ses promoteurs pour accéder à l’indépendance politique du Québec. L’idée de l’indépendance du Québec est plus populaire dans l’esprit et le coeur du peuple québécois que l’appui à un parti politique que ce soit pour le PQ, QS, le PI, Option nationale, CAQ, l’ADQ ou le PLQ. Ainsi, la première force politique au Québec est celle de l’indépendance du Québec et, de cette affirmation, je n’ai aucune hésitation à en débattre publiquement avec les chefs des formations politiques mentionnées. Cette force politique de l’indépendance du Québec attend depuis longtemps l’émergence d’un véritable leadership indépendantiste. Puisque le leadership indépendantiste est absent du Québec depuis trop longtemps, j’ai pris la décision, comme simple militant indépendantiste, en accord avec d’autres militants indépendantistes, d’exercer ce leadership indépendantiste si tel est le désir du peuple québécois.
    J’ai expliqué par mes textes, conférences et discussions politiques que le reste du monde vit en mode de souveraineté offensive. L’histoire récente me donne raison : le Kosovo s’est déclaré unilatéralement indépendant en 2008; le Sud-Soudan est devenu à l’été 2011 le 193e membre de l’ONU suite à plusieurs années difficiles de lutte politique pour obtenir son indépendance et, récemment, la Palestine qui s’était déclarée unilatéralement indépendante à l’automne 1988 et qui a présenté unilatéralement une demande d’adhésion à titre d’état de membre de l’ONU. Ces faits précédemment mentionnés nous démontrent qu’avec une volonté politique claire de ceux et celles qui exercent un leadership indépendantiste un peuple peut obtenir son indépendance.
    C’est dans le contexte de la souveraineté offensive que des militants et militantes indépendantistes ont rédigé et adopté le 10 octobre 2011, au nom du peuple québécois une Déclaration unilatérale d’indépendance du Québec. D’ailleurs cette Déclaration d’indépendance du Québec représente au sein du peuple québécois la volonté clairement exprimées de créer l’État pleinement souverain du Québec.
    Par conséquent, je demande à tous les indépendantistes, souverainistes et nationalistes du Québec de cesser de se quereller entre eux, de se réunir pour créer l’Assemblée constituante de la république du peuple québécois et de rédiger pour approbation la première constitution de la République du Québec. Cette façon politique de procéder fait partie du courant de la souveraineté offensive.
    Enfin, j’exprime le souhait que les futurs membres de l’Assemblée constituante auront la sagesse :
    1- de créer la fonction présidentielle de chef de l’État du Québec, élu au suffrage universel, à qui l’on confiera la défense, les affaires étrangères et la nomination d’un premier ministre de la République du Québec, issu de la majorité exprimée par le vote du peuple québécois;
    2- de réserver aux peuples autochtones un nombre de sièges dans la future Assemblée Nationale de la République du Québec.
    Je vous demande de m’inviter partout au Québec afin que je puisse prononcer, au nom du peuple québécois, des discours en faveur de l’indépendance du Québec.
    Merci!
    Jean-Luc Deveaux militant indépendantiste
    Vive le peuple québécois!
    Vive le Québec libre!

  • Archives de Vigile Répondre

    13 octobre 2011


    Abolir le gouvernement fédéral veut dire remettre au
    Québec toutes les fonctions d'État saisies depuis 1867
    pour constituer un seul pouvoir politique au Canada, ce
    qui était et demeure utopique et on le voit maintenant.
    Le processus est fort simple en principe: le Québéc et
    éventuellement les autres provinces, s'emparent de toute
    la fiscalité, prennent contrôle de toutes les communications,
    prennnent charge de toutes les fonctions
    gouvernementales sur chacun de leurs territoires respectifs,
    cessent de payer pour entretenir un gouvernement central et
    éventuellement prennnent charge de toutes leurs affaires
    extérieures et de la défense territoriale.
    Sur quelles bases agir de cette manière pour abolir le
    gouvernement fédéral? Sur le fait fondamental que le
    Québec EST UNE NATION ET UN ÉTAT ET N'A QUE FAIRE DU
    GOUVERNEMENT FÉDÉRAL.
    Si ce n'est pas un projet de pays réalisé dans le concret
    de tous les jours, dites-moi ce qu'est un projet de pays.
    Pour beaucoup, un "projet de pays" est un morceau de
    papier déposé sur une table. Madame Marois propose
    un projet de l'envergure d'un État qui élimine un autre
    État sur son territoire et voilà qu'elle se fait arroser
    d'insultes.
    C'est le comportement d'un peuple encore enfant. Alors
    continuez vos querelles byzantines et amusez-vous
    à découper des catins de papier.
    N'oubliez surtout pas le tuxedo. Pour les enfants,
    les apparences sont tout: la Réalité, qui n'est pas
    immédiatement perceptible, n'est rien.
    JRMS

  • Archives de Vigile Répondre

    11 octobre 2011

    La nation québécoise doit par voie référendaire:
    1) Destituer sur son territoire national la couronne britano-canadienne pour s'y substituer en tant que seule autorité légale et légitime, résolument démocratique, celle du peuple souverain et adopte une constitution républicaine dans laquelle, elle y met ses valeurs propres et fondamentales.
    2) Proclamme l'indépendance de l'état québécois ainsi que son adhésion pleine et entière à l'Organisation des Nations Unies.
    La campagne référendaire doit commencer maintenant.

  • Archives de Vigile Répondre

    11 octobre 2011

    Pour vous avoir parlé et pour avoir saisi l'essentiel de votre enseignement, M. Sauvé, je suis certaine que si vous déteniez le titre de chef d'un parti qui se donne comme objectif la libération de votre peuple, vous ne nous serviriez pas de formules creuses comme il en est question ici. Déclarer franchement et sans ambages qu'il faut abolir le poste du représentant de la reine ne nous mènerait pas au chaos, il provoquerait une crise sans précédent dans les relations Québec-Canada™ certes mais vous savez ce qu'il faut faire pour rapidement remplacer le poste devenu vacant. Ce ne sont pas les Québécois qui auraient à y perdre quelque chose mais le système colonialiste canado-britannique. Ce serait le début de la fin du Canada au Québec ! Et de plus avec l'assentiment d'une forte majorité de citoyens québécois !
    Si Marois ne veut concrètement rien abolir, qu'elle se taise et gouverne sa province ! ( Ça c'est si elle est élue. )
    -

  • Archives de Vigile Répondre

    11 octobre 2011


    En femme cultivée, vous raisonnez d'une manière on ne peut
    plus raisonnable, Daniêle. Mais la majorité des électeurs
    raisonnenet avec leurs tripes, c'est-à-dire une
    perception viscérale de la réalité, que la raison ne
    connaît pas. On ne veut plus régler tel ou tel problême :
    on veut une révolution. Partout ou presque en Amérique du
    nord, on veut chambarder l'ordre établ, peu importe par
    quoi on va le remplacer. Dans ces conditons, il faut
    se préparer à gérer le désordre, voir,le chaos comme
    c'est le cas à la guerre.
    La cause de ce chaos est simple : trop peu trop tard.
    L'inertie des institutions en place s'oppose à des
    changements et des adaptations radicales des sociétés
    qui en ont besoin. Toutes les révolutions sont provoquées
    par l'inertie des institutions en place, qui régressent
    au lien d'avancer, comme ce que nous voyons au Canada
    avec le retour les symboles monarchiques.
    JRMS

  • Archives de Vigile Répondre

    11 octobre 2011

    Lorsque c'en est rendu qu'il faille se faire exégète pour tenter de saisir la pensée d'une chef de parti qui se prétend « souverainiste », c'est que ça va mal. Les détours de sens ne sont-ils pas l'apanage des sophistes ? « Abolir le gouvernement fédéral » est tout sauf astucieux. Une formule-bidon qui pourrait trouver son équivalent chez l'imbécile qui, devant une amoureuse alanguie, lui lancerait : « je veux épouser ta main ». Du n'importe quoi.
    -

  • Luc Archambault Répondre

    11 octobre 2011

    M. JRM Sauvé,
    L'apparente déraison s'explique toujours par la raison. Ce que nous prenons pour de la déraison n'est que l'indice de notre incapacité de prendre en compte toutes les données parties du réel. Ce dont le corps social lui a pris en compte avant nous.
    Le résultat du 2 mai s'explique par la raison. La raison peut du moins prendre en compte à rebours ce qu'a compris le corps social. Les Québécois,es étaient placé,es face à une absence de choix. Le BlocPQ avait mis de l'avant une politique d'évitement des enjeux nationaux et démocratiques. Rien ne permettait de distinguer clairement le BlocPQ des néo-démocrates puisque le BlocPQ n'avait pas fait de l'enjeu DÉMOCRATIQUE et NATIONAL un enjeu électoral, se contentant de « défendre à Ottawa les intérêts du Québec » sans faire l'UNION de nos forces DÉMOCRATIQUES, sans appeler ce peuple à USER des ses pleins pouvoirs DÉMOCRATIQUES pour INVALIDER l'État ILLÉGITIME du Québec/Canada qui n'a JAMAIS obtenu le OUI de la démocratie électorale et référendaire québécoise. Ainsi, les souverainistes se sont cru,es autorisé,es à ne pas suivre les mots d'ordre de leurs chef,fes.
    Les mêmes causes produiront les mêmes effets. Pour éviter la dispersion et la division du vote souverainiste, il faut que les partis soi-disant souverainistes le soient vraiment pour offrir un vrai choix. Il faut qu'ils s'engage à offrir un vrai choix entre la gouvernance collabo et un gouvernement de résistance qui s'ENGAGE à USER des pleins pouvoirs démocratiques du peuple souverain du Québec.
    On est loin du compte, mais on s'en approche. Prévoir l'abolition du gouvernement c'est bien, mais c'est la prétention de l'État du Québec/Canada qu'il faut prévoir ABOLIR, non pas seulement son gouvernement. Pour cela il faut mettre sur pieds une COALITION NATIONALE - Démocratie et Souveraineté du Québec qui s'ENGAGE à appeler ce peuple à INVALIDER tout État qui n'a pas obtenu le clair OUI de la démocratie québécoise pour fonder un État qui place le peuple au sommet de l'État du peuple, à savoir, la République démocratique du peuple Souverain du Québec.

  • Archives de Vigile Répondre

    11 octobre 2011


    Je veux bien reconnaître l'absurdité de cette situation,
    à vous tous gens raisonnables. Par contre, comme beaucoup
    d'entre nous sommes acculés au chômage et aux misères du
    rejet économique et social, sans compter l'inhumanité
    générée par la technologie, alors l'absurdité ne doit
    pas nous surprendre, comme ce 2 mai dernier lorsque les
    Québécois ont voté pour le NDP, alors qu'il n'y avait
    aucune raison valable de le faire.
    C'est au cours de ces situations limites que se produisent
    ce qu'on appelle des revirements qui frisent l'absurdité.
    L'histoire des peuples regorge de "folies" qui dépassent
    l'entendement.
    Le monde dans lequel nous vivons actuellement se prête
    à des décisions qui n'ont rien de raisonnable selon les
    lois de la logique discursive. L'ontologie n'est pas
    la logique.
    JRMS

  • Jean-Claude Pomerleau Répondre

    11 octobre 2011

    Le Canada aura mis 250 ans avant de parvenir à se définir sans le Québec. Il y est parvenu le 2 mai 2011. Harper avec son bric à brac sur les symboles ram`ne ce pays à son adn historique qui le définit comme un débris d'empire britannique. Good riddance Canada.
    Il ne reste qu'au Québec qu'à ce définir sans le Canada. Et à reprendre le contrôle effectif de son territoire. Et cela suppose, non pas une intention mais des actes d'État:
    " L'action de l'État est une conquête sans cesse renouvelle de sa compétence sur son territoire" (Charles Chaumont)
    Tout est dans l'agir,de part et d'autre, au bout du parcours on a deux États qui s'éloignent un de l'autre (la politique est une dynamique). Jusqu'au moment où l'on prends acte de cette réalité qu'il y a deux État bien distincts. Le jour où le ROC va reconnaître the nation state of Quebec, la game sera terminée.
    JCPomerleau

  • Archives de Vigile Répondre

    11 octobre 2011

    Messieurs, messieurs !! (Je m'adresse à JRMS et 53)
    Vous tombez donc dans le piége-pure-démagogie de la
    PM-du-PéQ. Sa prétention à "abolir le fédéral" n'est
    qu'une déclaration fracassante de bas étage. Elle veut
    à tous prix sauver sa chefferie, et nous livre ce qui
    n'est qu'une manifestation panique-de-fin-de-carrière.
    Comme d'autres ici, je vois la fin de PM-du-PéQ, et du
    PéQ tout court, dans ces rales tout ce qu'il y a de
    plus moribonds. (Voir: "rale" dans le Littré, on y parle
    de mucosités chez les moribonds, etc.)
    PM-du-PéQ en est à ses derniers retranchements (M. JRMS?
    un mot militaire ça.) Elle utilise tout, et n'importe
    quoi pour attirer l'attention du bon peuple. Trop pris
    par 'Star Académie' celui-là, d'ailleurs. Elle ne risque
    de recevoir que les foudres d'une autre populace, bien
    déterminée à agir celle-là. Qui ne perd pas son temps
    en contemplations médiatiques ou en péroraisons dignes
    d'un roman-feuilleton.

  • Archives de Vigile Répondre

    10 octobre 2011


    Que de réactions diverses dont quelques-unes ont peu de
    rapports avec la Réalité.
    La Réalité, c'est que le gouvernement fédéral est partout au Québec et domine toute la politique,l'économique et la vie sociale, conformément au voeu de Lord Durham qui se
    désolait de constater le fait de notre survivance et notre
    existence en tant que nation dotée des assises de son propre État.
    Abolir le gouvernement fédéral au Québec est la première chose à faire avant tout le reste. Nous avons les assises de notre propre État de sorte que nous pourrons poursuivre alors que les ministères fédéraux seront abolis les uns
    après les autres et que nous en aurons assumé la charge, en commençant par la fiscalité, les communictations, la défense, les relations extérieures, le sous sol en profondeur et tout le reste.
    Il faut commencer par le commencement. Me Cloutier s'égare quand il écrit qu'on se "fout du gouvernement fédéral" alors que le gouvernement fédéral est partout au Québec et que lui signifier la porte demeure le premier geste de
    souveraineté.
    Ce n'est ni une idée ni une philosophie: c'est un Acte et il faut le faire.
    LA NÉCESSITÉ N'A PAS DE LOI.
    Tombez par terre.
    JRMS

  • Archives de Vigile Répondre

    10 octobre 2011

    Bravo !
    Enfin quelqu'une qui pose un geste significatif.
    Merci M. Sauvé

  • Luc Archambault Répondre

    10 octobre 2011

    @ JC Pomerleau. C'est effectivement très utile de connaître l'agenda des autres, mais compter sur lui pour réaliser ce que NOTRE agenda seul doit produire, c'est toujours mettre de l'avant une gouvernance collabo d'un État qui n'est pas le NÔTRE.
    Si nous devons connaître l'agenda des autres, ce qui importe c'est notre propre agenda. Ce qui IMPORTE c'est de gouverner nos pensées et nos Actes à NOTRE agenda politique, économique, sociétal, culturel et identitaire. Quel est-il ?
    Un agenda québécois radicalement DÉMOCRATIQUE
    Il est radicalement DÉMOCRATIQUE. Ce qui IMPOSE de NOUS ENGAGER à rendre EFFECTIVE son principe premier, à savoir, la primauté EFFECTIVE de la souveraineté du peuple. Elle n'est pas effective dans l'État ILLÉGITIME du Québec/Canada qui n'a JAMAIS fait approuvé ses Actes constituants par la démocratique électorale et référendaire québécoise. Seul LE PEUPLE dispose de l'Autorité démocratique suprême sur SON sol et SON sous-sol national pour INVALIDER tous les États ILLÉGITIME. Celui actuel ou celui que veut transformer l'agenda des Conservateurs. Ce qu'ils veulent n'a pas d'importance. C'est ce que NOUS VOULONS qui compte sur NOTRE sol et sous-sol national.
    NOUS, le peuple Souverain du Québec
    Cette volonté ne peut s'exprimer que dans l'UNION de toutes nos forces démocratiques citoyennes et politiques.
    PÉTITION pour COALITION NATIONALE - Démocratie et Souveraineté du Québec.

  • Jean-Claude Pomerleau Répondre

    10 octobre 2011

    Nous sommes arrivé à la fin du Canada de Trudeau.Nous avons maintenant affaire à un Canada en pleine métamorphoses. La géopolitique de l'énergie a fait son oeuvre: Le centre de gravité du pouvoir à passé de l'Est à l'Ouest; et du gouvernement central vers les provinces.
    L'Alberta est maintenant maître du jeu. Et son maître à penser, le stratège à qui les conservateurs doivent le pouvoir s'appel Preston Maning. C'est lui qui dicte la nouvelle doctrine du Canada. La voici en un paragraphe:
    " What should be increasingly apparent is that if new and stronger bridges are to be built between Quebec and the rest of Canada, they will have to be primarily constructed not by federal politicians on constitutional grounds, but by private-sector decision makers and provincial leaders on the grounds of economic and interprovincial relations."
    http://www.theglobeandmail.com/news/opinions/opinion/political-shifts-mustnt-threaten-canadas-unity-vision/article2028815/
    Voilà donc le cadre politique pour la suite de l'histoire, le fédéral est réduit au rôle de simple spectateur. Pire encore, selon leur nouveau média de propagande de droite:
    SUN News Network a donné la parole à son animateur vedette, le polémiste Ezra Levant, qui a eu tôt fait d’annoncer son mandat : « se débarrasser du gouvernement, qui prend trop de place dans nos vies ».
    http://ruefrontenac.com/pgauthier/36485-sun-news-network
    On a intérêt à connaitre l'Alberta's agenda ?
    La fin de la péréquation, le ciment de la fédération !
    En retour de quoi pour le manque à gagner du Québec:
    (...)
    Le credo «moins d'État» de Danielle Smith (Chef du Wild Rose party)touche la péréquation, qu'elle espère voir réformée. «Je crois qu'Ottawa doit puiser moins d'argent dans les poches des gens. Il doit céder des champs de taxation aux provinces.»
    (...)
    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201104/16/01-4390568-danielle-smith-une-fleur-feroce.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse
    Ce transfère de potentialité ouvrirait une nouvelle dynamique politique... à suivre
    JCPomerleau

  • Archives de Vigile Répondre

    10 octobre 2011

    Ah bon ! Mais comment on fait monsieur Sauvé, on dit tous ensemble : « Gouvernement fédéral, nous, peuple du Québec, t'abalissons en date du... » et hop ! le tour est joué. L'ONU nous ouvre ses portes, la France nous fait Chevalier de la Légion d'honneur, et nous sommes acclamés par toutes les nations qui aspirent à leur souveraineté politique. Mais le pire que je me dis, ce doit être le lendemain au matin, quand on se réveille...
    J'ai dû manquer QQC... Quand même, cela mérite quelques explications... non ?
    André Vincent

  • Archives de Vigile Répondre

    10 octobre 2011

    Logiquement, les bloquistes devront rentrer à la maison. Alors, pourquoi y a-t-il une course à la chefferie du BLOC?
    Drôle de cohérence !
    NT

  • Christian Montmarquette Répondre

    10 octobre 2011


    Abolir le gouvernement fédéral ?
    C'est étrange que comme lorsque le PQ descend dans les sondages, il se dit souverainiste et à gauche et quand il sont au pouvoir.. Il devient autonomiste de droite..
    Alors Monsieur Sauvé...
    Vous ne vous êtes pas encore fait flouer pour vous réveiller ?
    Le PQ aurait pu faire l'indépendance bien avant ça !
    Pourquoi ne l'a-t-il jamais fait croyez-vous ?
    Tout simplement parce que comme m'avait déjà dit un vieux camarade de la gauche :
    «Le PQ... L'indépendance...Y'en veulent pas tant qu'ça...»
    - Alain Bernatchez
    Le PQ s'est toujours servi de la cause pour se faire élire, et non le contraire.
    Si jamais le PQ se radicalise sur la question nationale,
    Ils vont devoir me signer un contrat avec leur sang,
    pour le prouver.
    Christian Montmarquette
    Montréal
    .

  • Archives de Vigile Répondre

    10 octobre 2011

    WOW ! C’est une très bonne nouvelle, ça. A-t-elle mentionné comment le Parti Québécois allait s’y prendre pour abolir le gouvernement d’Ottawa ? Dès que le programme du PQ aura été remanié OFFICIELLEMENT par un congrès spécial de tous les membres afin d’inclure ce projet à l’article 1 du programme, je vais personnellement demander à tous les dissidents de rentrer dans le rang. Moi-même, je reprendrai ma carte de membre. Je vous le promets, M. Sauvé.

  • Pierre Cloutier Répondre

    10 octobre 2011

    [1] On s'en fout du gouvernement fédéral. Ce qu'on veut c'est un État souverain et indépendant du Canada. Si les Anglos veulent s'organiser en fédération c'est leur problème, pas le nôtre.
    [2] C'est facile de dire cela devant un auditoire convaincu.
    [3] On la croira quand l'agir ira avec la parole. En québécois, on dit de faire suivre ses bottines avec ses babines.
    [4] Et l'agir, monsieur Sauvé, c'est de faire une proposition d'indépendance aux québécois concrète et tangible lors de la prochaine élection. Tout ce qu'on a c'est une proposition de gouvernement provincial sur la table.
    [5] Le reste c'est du bla bla. Dans la vie, on ne donne jamais de chèque en blanc à personne sans garantie, sans enquête, sans validation et jusqu'à maintenant on n'a pas de proposition d'indépendance sur la table de la part du PQMarois et vous le savez fort bien.
    [7] Quand Jean Lesage a voulu nationaliser l'électricité en 1962, il ne s'est pas contenté de le dire. Il a fait une proposition de nationalisation au peuple québécois lors de l'élection de 1962, le peuple québécois a dit oui et il a gagné son pari.
    [8] Aujourd'hui il s'agit de nationaliser nos institutions politiques mais il n'y pas de proposition sur la table pour le faire.
    [9] Qu'on mette une proposition d'indépendance sur la table et on l'analysera. Pour l'instant, on veut rien savoir du PQMarois et de sa gouvernance provinciale déguisée en gouvernant dite "souverainiste". En ce qui me concerne, c'est un chèque en blanc et c'est de la boulechite.
    [9] Vous êtes un partisan et un chantre officiel de Pauline Marois, monsieur Sauvé et en cette qualité vous perdez toute votre objectivité, votre sens critique, votre liberté et votre crédibilité que vous avez acquise comme géographe et militaire. Dommage.
    [10] Je refuse d'embarquer dans ce petit jeu bassement partisan. Et vous non plus vous ne devriez pas le faire. C'est indigne de vous.
    Pierre Cloutier