L’engagement

Le PQ ne peut donc délaisser le clivage indépendantiste sans risquer de perdre à long terme la moitié de sa base militante.

Chronique de Louis Lapointe


Pour que l’option indépendantiste progresse, elle doit absolument être
partagée par le plus grand nombre possible de mouvements et de partis
représentant la population québécoise. Toutefois, pour qu’elle puisse se
matérialiser au sein d’un régime bipartite, elle doit continuer à être sous
l’égide d’un parti apte à former un gouvernement pour la réaliser. Le PQ
doit donc absolument initier une coalition des partis indépendantistes s’il
veut demeurer la locomotive de l’indépendance et ne pas être relégué
au wagon de queue par un tiers parti.
***
À cet égard, Simon Hogue, un jeune et brillant étudiant à la maîtrise en
science politique à l’université libre de Bruxelles, a étudié la
corrélation entre les trois régimes parlementaires - français, italien et
britannique - et le nombre de groupes de pression qui existe dans ces pays.
Même s’il n’a pu tirer aucune conclusion générale concernant l’influence
des clivages sociaux par rapport au nombre de groupes de pression et au
degré de participation à ces groupes, il a tout de même remarqué que c’est
sous le système bipartite anglais que les groupes de pression sont le plus
nombreux et que l’engagement bénévole est le plus marqué. Un régime
similaire à celui que nous avons présentement au Québec. Voyons ces
observations.
«En chiffres absolus, 19,4% des Britanniques travaillent bénévolement pour
des groupes de pression liés à des causes, tandis que 6,4% des Italiens et
3,6% des Français le font.(…) Les données deviennent encore plus
intéressantes lorsqu’elles sont divisées par sous-groupes de pression liés
à des causes. Sur les 19,4% de Britanniques qui s’investissent dans les
groupes, 40,2% le font pour des groupes écologistes. De son côté, seulement
1,8% des Italiens s’impliquent dans les groupes verts, soit 28,1% des
individus impliqués. La situation de la France est similaire à celle de
l’Italie avec 0,9% des répondants disant travailler bénévolement pour les
groupes écologistes, c’est-à-dire 25% de ceux qui prétendent participer
activement. Autant en nombre absolu qu’en nombre relatif, la
Grande-Bretagne s’investit beaucoup plus que l’Italie et la France en ce
qui a trait aux groupes verts. Or, des trois, seul le système partisan
britannique n’exploite pas le clivage homme/nature. Cela laisse à penser
que, devant les carences de leur système partisan, les Britanniques se
mobilisent pour représenter autrement leurs intérêts et valeurs
écologistes.»*

Le bipartisme britannique favoriserait donc l’engagement d’un nombre de
travailleurs bénévoles plus élevé au sein de groupes de pression. Il y
aurait également une relation entre le nombre de bénévoles engagés dans une
cause et le fait que ce clivage n’est pas exploité par les partis
politiques. On constate donc que dès que les partis politiques délaissent
un clivage, il est repris par un groupe de pression.
***
Or, la deuxième tranche du sondage Léger Marketing du Devoir de vendredi matin fait état d’une franche division au sein du Parti Québécois entre
indépendantistes et réformistes. Les premiers seraient favorables à un plus
grand engagement envers l’indépendance et les seconds préféreraient un
attentisme actif au sein du Canada. Un sujet que connaissent bien les
lecteurs de Vigile.
Dans un précédent article, [«Haro sur le triomphalisme canadian»->12760], où
j’exposais la théorie des minorités agissantes de Serge Moscovici,
j’avançais que la position des indépendantistes n’était pas si
inconfortable qu’on voulait bien nous le laisser croire. Le dernier sondage
Léger et Léger commandé par le Devoir indique que le noyau dur des
indépendantistes est toujours majoritaire au sein du PQ avec 55% d’appui et
qu’il représenterait 26% de la population québécoise, alors que
l’indépendance recueillerait globalement 31% de la faveur populaire des
Québécois.
L’étude de Simon Hogue est intéressante puisqu’elle nous démontre encore
une fois qu’il n’y a pas de vide en politique qui ne finit pas par être
comblé. Si le PQ laisse tomber le clivage indépendantiste/ fédéraliste, un
groupe de pression formé de ces personnes s’organisera aussitôt pour le
reprendre. C’est exactement à ce phénomène que nous assistons depuis la
création du Parti Indépendantiste. Au fur et à mesure que l’option tiédit
au sein du PQ, les éléments les plus polarisés veulent s’engager dans le
Parti Indépendantiste, un mouvement structuré pour mener le combat de
l’indépendance de façon plus explicite. Toutefois, est-ce une bonne
stratégie pour l’option indépendantiste, comme le faisait valoir
M. Jean-Louis Pérez en réaction à mon article intitulé [«Back to the future.
Le Québec renouerait-il avec le bipartisme ?»->13062]
Le PQ ne peut donc délaisser le clivage indépendantiste sans risquer de
perdre à long terme la moitié de sa base militante. S'il veut demeurer la
locomotive du mouvement indépendantiste et ne pas trop perdre d’appuis à la
faveur du Parti Indépendantiste, le PQ doit maintenir l’option
indépendantiste vivante. S’il veut tirer profit du travail bénévole de ses
éléments les plus engagés - tout le monde sait que les indépendantistes
sont les premiers à se retrousser les manches lorsqu’il y a une corvée à
faire - il doit explicitement faire la promotion de l'option
indépendantiste. Ceux qui croient au grand soir sont les militants les plus
actifs du PQ.
Toutefois, ce n’est pas en les confinant au sein de ce bidule qu’on
appelle le SPQ libre qu’on va les garder longtemps au sein du PQ.
Personnellement, je n’ai jamais aimé l’impression d‘être enfermé dans un
enclos comme une minorité en voie d’extinction. De tous les groupes au
Québec, les indépendantistes sont le groupe de personnes le plus engagé, le
mieux organisé et le mieux structuré. Quoiqu’en disent les sondages,
l’option est toujours très vivante et est loin d‘être anémique, alors que
42% des Québécois répondraient OUI à une question claire sur l’indépendance
du Québec. On est loin du mandat de négocier. Tous ces appuis sont acquis à
l’indépendance alors que nous ne sommes même pas accablés d’une crise
constitutionnelle dont les Libéraux de Charest et les Conservateurs de
Harper ont peur comme de la peste. Allez voir les sites fédéralistes, vous
constaterez la différence. Eux-mêmes nous concèdent explicitement
l’avantage au chapitre de l’engagement et de la qualité de la réflexion.
S’il veut conserver tous ses joueurs, le PQ doit absolument avoir une
position claire face à l’électorat québécois. S’il veut continuer à
conserver l’appui des réformistes et des indépendantistes au sein du même
vaisseau amiral, le PQ doit exclure définitivement le référendum de son
programme et instaurer une règle claire pour tous qui permettra
d’enclencher l’accession à l’indépendance dès qu’il recueillera seul ou
avec d’autres partis indépendantistes 50% +1 du suffrage exprimé lors d’un
même scrutin général. Une telle position a l’avantage d’être claire et
n’engagera les électeurs que dans la mesure où ils plébisciteront
majoritairement des partis indépendantistes.
L’indépendance ne devenant plus l’otage du PQ, les Québécois auront alors
la possibilité de voter à la fois pour un gouvernement agissant et pour
l’indépendance si une majorité absolue d’entre eux votent pour des partis
offrant ensemble cette option dans leur programme ou faisant partie de la
coalition indépendantiste. Pour qu’elle soit victorieuse, cette coalition
doit absolument être sous l’égide du PQ, un parti dont l'engagement envers
l’option indépendantiste doit être sans ambiguïté. Sinon, ses éléments les
plus polarisés finiront par quitter le vaisseau amiral qui ne pourra alors
subsister sans la présence de la faction la plus engagée de son équipage,
justement celle qui fait avancer le bateau.
Louis Lapointe
Brossard, le 26 avril 2008
-- Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) --

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Louis Lapointe534 articles

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Chroniqueur et avocat à la retraite, l'auteur a été directeur de l'École du Barreau du Québec, cadre universitaire, administrateur d'un établissement du réseau de la santé et des services sociaux et administrateur de fondation.





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9 commentaires

  • Marcel Haché Répondre

    6 mai 2011

    Vous aviez raison M. Lapointe.
    Cependant, la récente dégelée du Bloc ne devrait pas être imputable à un mauvais positionnement du P.Q.-Marois. De toute façon, le P.Q. s’était mal positionné bien avant la venue de Mme Marois—elle l’a recentré un peu, mais surtout elle a peinturé l’actuel gouvernement rouge dans le coin—et le Bloc-Duceppe n’avait jamais rien attendu du P.Q. pour s’enfoncer seul dans la forêt de gauche. Cette forêt était déjà habitée, depuis très longtemps, par une tribu fédéraliste…
    Malheureuse équipée. Magistrale erreur…
    Plus les élections approchent, plus le corridor vers le pouvoir devient étroit. L’éventail des stratégies se rapetisse sans doute et, comme dans le Palais de Schönbrunn, la Chambre des Manigances devient ouverte à toutes les oreilles.
    La position du P.I. ne serait plus envisageable par le P.Q. à court terme. Il y a une grande différence entre conquérir le pouvoir et, l’ayant déjà, le conforter. La position stratégique n’est pas du tout la même. À cet égard, la dernière campagne électorale d’Harper est révélatrice.
    Mais tôt ou tard, le P.Q. devra en venir à la position du P.I. parce que celui-ci procède d’une même méthode politique (victorieuse) que celle du P.C. d’Harper : prendre le Pouvoir, faire en sorte de le conserver, et faire quelque Chose !

    Salutations

  • Luc Bertrand Répondre

    27 avril 2008

    Lorsqu'il n'y a plus aucun dialogue possible entre deux parties et que l'une de celles-ci n'est même pas prête à envisager les bases les plus minimales de l'autre pour en arriver à un arrangement équitable, il n'y a pas d'autre issue pour l'une ou l'autre que de signifier à la partie adverse de rompre ses relations et de rapatrier ce qui lui revient. C'est exactement la situation dans laquelle se trouve le Québec aujourd'hui avec le Canada. Ignorer cette situation, comme le font les trois soi-disants "grands" partis (le Parti libéral depuis l'échec du référendum de Charlottetown en 1992, l'Action démocratique du Québec depuis le vol d'octobre 1995 et le Parti québécois depuis la déclaration de Pauline Marois le soir de son couronnement à la tête du parti), c'est faire perdurer inutilement un blocage qui, non seulement nuit aux Québécois(e)s, mais également les éloigne de la solution à cette impasse.
    Un référendum n'est possible uniquement que lorsqu'il y a un terrain d'entente entre les camps opposés sur les moyens et les résultats et un minimum de bonne foi pour la suite des choses advenant une victoire ou une défaite. Comme on l'a vu lors des référendums de 1980 et 1995, le gouvernement fédéral ne s'est pas gêné pour violer les règlements qui avaient pourtant été acceptés par les deux parties et qui leur accordaient l'égalité des moyens. Toujours de mauvaise foi pour ce qui est de reconnaître la volonté réelle des Québécois(e)s (dans les deux cas, l'indépendance politique du Québec, mais avec un maintien des relations économiques avec le Canada pour une majorité), Ottawa a, les deux fois, fait diversion en accusant le PQ d'avoir posé une question ambiguë et de chercher à flouer la population pour, justement, chercher à camoufler sa fermeture totale aux demandes légitimes, même réduites à leur plus simple expression, du gouvernement du Québec. Et c'est encore lui, qui ne s'est jamais gêné pour étouffer financièrement et politiquement le Québec depuis 1993, même avec un appui populaire inférieur à 40% à travers le Canada (en-deçà de 30% au Québec), qui viendrait lui faire des leçons de démocratie en refusant que l'Assemblée nationale décide de sortir le Québec du Canada par un vote majoritaire?
    C'est la raison de la création du Parti indépendantiste. Les véritables indépendantistes qui se respectent ont reconnu que la gouvernance du Québec dans le contexte actuel (créé de manière unilatérale depuis 1982, mais conçu de façon implacable et préméditée depuis 1968) est illusoire et délétère. En conséquence, aucun programme politique ne peut tenir en faisant abstraction de la détention par l'Assemblée nationale et ses institutions sous-jacentes de la plénitude des pouvoirs. En d'autres mots, il faut immédiatement rompre avec l'ordre constitutionnel et juridique qui le condamne à l'impuissance. C'est effectivement les juges des tribunaux canadiens (nommés unilatéralement par le Premier ministre du Canada) qui tiennent en échec les décisions des élu(e)s québécois(e)s lorsque celles-ci sont jugées contraires aux intérêts d'Ottawa. Pauline Marois fait à nouveau la preuve de ce déni lorsqu'elle parle maintenant de réécrire la Loi 101 sans remettre en même temps en cause la légitimité de l'ordre constitutionnel canadien actuel, le même qui a précisément réduit à l'insignifiance cette loi qui avait pourtant recueilli l'appui d'une très grande majorité de Québécois(e)s.
    L'Assemblée nationale et ses institutions étant les seules instances respectant la volonté exprimée par le peuple québécois, un gouvernement québécois adoptant une loi déclarant effective la souveraineté du Québec par rapport aux juridictions d'Ottawa sera tout à fait légitime, même si l'appui populaire était inférieur à 50%. D'ailleurs, la population québécoise serait libre d'accepter la constitution qu'elle se sera elle-même choisie lorsque le gouvernement soumettra celle-ci à sa ratification lors d'un référendum sans ingérence extérieure possible et sans possibilité de remettre en cause le nouveau statut d'État indépendant.
    À côté de cela, le Canada fait très piètre figure en matière de démocratie. Qu'on pense à la Proclamation Royale de 1763 rendant illégales la langue et la religion de plus de 90% de la population, l'Acte de Québec (1774) qui exclut toute représentation politique de la population gouvernée, l'Acte Constitutionnel (1791) qui accordait autant de droits au Canada anglais qu'au Canada français, malgré une population trois fois inférieure (en plus d'accorder des privilèges aux immigrants britanniques), l'Acte d'Union (1840) faisant absorber les dettes du Canada anglais au Canada français, sous-représentant la population francophone et la plaçant en position minoritaire, la Confédération (1867), adoptée sans consultation populaire et bernant le Québec sur le partage des pouvoirs, la constitution de 1982 et sa charte des droits et libertés, conçues et imposées contre la volonté du gouvernement du Québec, la Loi C-20 fixant unilatéralement les conditions de départ d'une province (le Québec) de façon si malhonnête que tout référendum gagné conduirait à une impasse, etc.
    En cette ère de mondialisation, du savoir et des télécommunications instantanées, la communauté internationale n'est pas dupe. Lorsque les Québécois(e)s choisiront de se faire confiance en élisant un gouvernement en qui ils (elles) confieront tous les pouvoirs de leur État, je ne vois pas pourquoi les autres pays libres n'accueilleraient pas la candidature d'un peuple qui a lutté aussi longtemps pour sa liberté, sans jamais négliger de contribuer à faire de cette planète un monde plus juste et pacifique.

  • Archives de Vigile Répondre

    27 avril 2008

    Bonjour M.Haché,
    Vous semblez dire que le PI n'a pas de stratégie. Or, le «ça passe ou ça casse» en est une. L'avènement du PI est probablement la meilleure chose qui pouvait arriver au projet indépendantiste. Les éléments les plus polarisés réunis dans un même parti qui secoue l'option pour en faire sortir les vieilles bibittes.
    Ce n'est pas parce qu'il faut sortir du référendisme qu'on peut nécessairement faire l'indépendance avec un parti majoritaire qui n'a récolté que 40% du suffrage. Cependant, je n'ai jamais rejeté l'idée que l'Assemblée nationale puisse faire l'indépendance avec un vote d'une majorité des députés, comme cela aurait pu être le cas en 1990, si Bourassa avait eu le courage de le faire.
    J'irai même plus loin, qu'est-ce qui aurait empêché l'Assemblée nationale de tenir un vote sur la souveraineté lorsque nous avons découvert que le référendum avait été volé en 1995? Cela aurait été à la fois légal et légitime...Nous avions alors tous les ingrédients pour le faire : la mauvaise foi du clan fédéraliste et la majorité des votes. Même la Cour Suprême a reconnu que la mauvaise foi d’une des parties autorisait l’autre à agir unilatéralement. Pierre Coutier a parfaitement raison de dire que la règle de 50%+1 n’est pas une règle absolue. Par ailleurs, je soutiens qu’en l’absence de situation particulière, la légitimité commande 50%+1.
    Louis Lapointe

  • Marcel Haché Répondre

    27 avril 2008

    La position claire du parti indépendantiste lui confère un immense avantage :elle réconcilie le coeur et l'intention.En ce sens,c'est une position morale imparrable au P.Q.
    On rétorquera que les positions morales ne sont garantes de la venue des votes.Fort bien.Les"grosses pointures", si nombreuses au P.Q.---et cela depuis son origine--- sont quand même assez discrètes à cet égard, en ce printemps 2008.
    La création du parti indépendantiste,a donc été une petite secousse qui annonce maintenant un tremblement de terre.
    Cela ne sera pas si surprenant.Ce qui est surprenant par contre,c'est l'acharnement de certains indépendantistes à souffler dans le ballon crevé de l'étapisme.Vouloir "qualifier" une victoire indépendantiste.50% +1-2-3... %Faire alliance.Mésalliance.Consensus à 50+1-2-3-4 %Compliquer les choses à l'infini et s'apercevoir enfin que l'électorat ne les suit plus.Cela est triste à dire,mais voilà ou l'étapisme a conduit le P.Q.: la désertion des jeunes générations.
    Peut-être les élections révèleront-elles que le P.I n'a pas été entendu par notre peuple.Peut-être.Seulement peut-être.En ce cas,les coeurs des indépendantistes seront lourds.Lourds mais tranquilles...Et l'intention ne sera que différée.C'est qu'une certaine droiture,une morale,un franc parler,font plus pour l'honneur de notre nation que 40 ans de stratégie.

  • Archives de Vigile Répondre

    27 avril 2008

    Bonjour M.Verrier,
    Le Canada ne peut être réformé. La seule solution c'est l'indépendance. Ce sera le sujet d'un de mes prochains billets que j'intitulerai: Qui sont les vrais Caribous?
    Louis Lapointe

  • Archives de Vigile Répondre

    26 avril 2008

    Pour la question du 50 + 1, vous devrez d'abord passer par une modification de la constitution canadienne prévoyant qu'un gouvernement élu à la majorité des sièges n'a pas le pouvoir de gouverner.
    Au préalable, je vous demanderais de préciser à savoir si vous militez pour la réforme du Canada et de ses institutions ou pour faire l'indépendance.
    Gilles Verrier

  • Raymond Poulin Répondre

    26 avril 2008

    Note pour Vinceremos.
    Il existe une différence de nature, pas seulement de degré, entre celui qui signe un texte et l'anonyme qui l'injurie.

  • Pierre Vachon Répondre

    26 avril 2008

    Sans ambiguïté, les membres du PI sont indépendantistes à 100%, et le but du parti est des plus clairs: faire du Québec, un pays indépendant. Ce n'est pas pour administrer une quelconque province avec une grosse minorité francophone talentueuse et sympathique, ou pour obtenir une reconnaissance et des concessions d'une nation étrangère et hostile. La position du PI est incompatible avec celles des partis prônant les diverses saveurs de zigonnages que vous nous proposez: référendisme, confédéralisme, souverainisme, autonomisme ou autre quémandage provincial (PQ-ADQ-QS-Bloc). En 40 ans d'existence, le PQ n'a pas fait l'indépendance du Québec! Même pas foutu nous doter d'un hymne national, il n'a fait que nous détourner de notre objectif! Avec le temps, ceci va devenir de plus en plus clair pour de nombreux patriotes et militant/e/s indépendantistes. Bien sûr que les carriéristes du PQ trouveront les formules nécessaires pour retarder le départ de ses militants les plus actifs, mais, cette fois, il y a une alternative pour ceux et celles qui sont tannés de parlotter.
    D'ailleurs, pour lever l'ambiguïté, les autonomistes provinciaux pourraient se regrouper en un seul parti. Même que je vous ai trouvé un nom: UNION NATIONALE II. Good luck.

  • Archives de Vigile Répondre

    26 avril 2008

    M. Lapointe qui écrit : «Pour qu’elle soit victorieuse, cette coalition doit absolument être sous l’égide du PQ, un parti dont l’engagement envers l’option indépendantiste doit être sans ambiguïté.»
    M. Lapointe, selon moi, ni le PI, ni Québec Solidaire, ne voudront être sous l'égide du PQ qu'ils ne se privent pas pour le critiquer, même plus qu'ils ne le font pour le PLQ "qui aime bien châtie bien", probablement, même si dans le cas ici «comme le dirait M. Chrétien», je ne suis pas certain que la maxime s'applique.
    Pour rallier une bonne majorité de Québécois, ça va prendre une solution constitutionnele autre que l'indépendance pure du Québec. L'idée de séparer complètement le Québec du ROC, avant de signer des ententes avec lui, me semble très difficile à faire passer parce que trop de Québécois ne se sentent pas assez opprimés dans le Canada pour prendre ce risque là.
    La prochaine élection générale au Québec va probablement être une bonne occasion à chaque parti de mettre clairement ses cartes sur la table en expliquant où il veut aller et comment il va s'y prendre. Les Québécois vont écouter et vont décider. Faut faire confiance à leur intelligence. Plusieurs pensent que les Québécois sont peureux, moi, je crois qu'ils ont été prudents jusqu'à maintenant.
    Avec la mondialisation, la construction de l'Union européenne qui devient lentement une Confédération pourrait être un bon modèle même si le Québec devait prendre le chemin inverse d'eux qui sont parti de pays souverains. Nous, nous partirions d'une fédération centralisatrice. Nous ne serions probablement pas la seule province canadienne à vouloir se "confédérer" véritablement mais ça, ce serait au ROC de décider de se scinder ou de demeurer un BLOC, dans un tel cas.