L'Acte de Québec, par faveur ou affection?

L'Acte de Québec était le moyen politique de nous amadouer et nous gagner à leur cause.

Tribune libre 2009

Qu'on se le mette dans la tête: Les Anglais ne nous ont pas accordé l'Acte de Québec par faveur ou affection.

Il n'y a ni faveur ni affection dans la politique anglaise et lors de mon serment d'officier du 1er décembre 1948, je devais m'engager solennellement à ne jamais accorder ni faveur ni affection à personne et à suivre la loi au pied de la lettre. Plus tard, lorsque j'appris les conclusions des procès de Nüremberg qui suivirent la seconde Guerre mondiale, j'ai appris que je devais suivre d'abord ma conscience mais c'est une autre question.

Il y a du dol, du mensonge et de l'hypocrisie dans cette propagande qui nous fait croire que nous avons bénéficié de grandes faveurs de la part de Sa Majesté.

Les Anglais étaient mal pris et avaient besoin de nous, tant pour la défense que la logistique. La guerre de Sept Ans et les guerres coloniales en Europe, Afrique et Asie avaient drainé le trésor anglais et pour le renflouer, Londres a imposé aux Yankees de nouvelles taxes qui ont provoqué des colères sans fin dans leur colonie la plus riche et la plus profitable pour l'Empire.

De plus, avec deux millions et demi de sujets, les Yankees étaient en position de chasser les Anglais de toute l'Amérique du nord, sauf que nous au Québec avons protégé les loyaux sujets de Sa Majesté Britannique contre les "méchants" Yankees.

Les Anglais le savent mais les Canadians persistent à l'ignorer. Voyez comment l'Angleterre actuelle, qui nous envoie une copie en bonne et due forme de l'Acte de Québec, sans oublier Paul McCartney l'été dernier, cherche à établir les liens valables avec nous. IL NE FAUT PAS LUI TOURNER LE DOS CAR CELÀ NOUS ARRANGE. Soyez malins, que diable!

J'espère que vous n'avez pas oublié qu'en 1974, lorsque je suis allé en Angleterre acheter des armes pour le Québec afin de dissuader Ottawa de nous retenir par la force, l'Angleterre nous aurait armés. Ce sont des choses qui arrivent.

La politique est affaire d'intérêts, de rapports de forces et d'effectivité. Est-ce qu'on va finir par le comprendre dans le Québec soupe au lait?

En 1774, la guerre d'indépendance américaine était inévitable et les espions anglais savaient que la France risquerait une fortune pour armer une flotte de guerre et envoyer une armée à l'aide des Yankees. Les espions rapportent ce qu'ils voient et la politique fait ce qu'elle peut.

Même si l'Angleterre savait ce qui se préparait contre elle en Nouvelle Angleterre et en France, elle ne pouvait s'y opposer effectivement.

Les Anglais comptaient sur une stratégie à long terme pour se rattraper et le Québec faisait partie de cette stratégie parce que son territoire est défendable avec une économie de moyens. La France en avait fait la preuve pendant 150 ans.

Autre preuve: les colons du Saint Laurent étaient solidement installés sur place et autrement plus difficiles à déloger que les Acadiens. En fait, les Anglais ont dû reculer dans le Saint Laurent et gagner les colons à leur cause. Ceci n'a rien à voir avec la faveur ou l'affection.

Cette guerre entre l'Angleterre et les Yankees était inévitable et que les savantasses des universités n'aillent pas appeler celà du "déterminisme". Il y a des choses qu'on voit venir d'avance.

Les Anglais avaient besoin de notre appui, militaire et logistique. Il fallait nous permettre de nous réarmer, contre les Yankees cette fois en même temps que fournir la bouffe et les nécessités aux combattants, militaires anglais et nous-mêmes.

L'Acte de Québec était le moyen politique de nous amadouer et nous gagner à leur cause.

Cette fois, monsieur Dulac, vous pouvez voir comment le haut clergé à été acheté par toutes sortes de faveurs, de sorte que nos seigneurs les évêques ont sanctionné le refus de plusieurs d'entre nous de suivre Sa Majesté le roi d'Angleterre, dont beaucoup sur la rive sud du Saint Laurent. Ils ont prêché la soumission au Roi d'Angleterre et le peuple s'est rallié, attendant des résultats à long terme lui aussi.

Sans notre aide, le Canada des United Empire Loyalists et des Orangistes n'existerait pas.

Que ce soit clair et que le Canada anglais cesse de nous mentir au visage en nous parlant de "faveurs" et de "bontés" accordées par Sa Majesté à ses ingrats sujets du Kwibek.

Et nous, qu'on connaisse en profondeur la géopolitique de l'Acte de Québec. C'est là le vrai but de la géopolitique, qui vise à savoir à quoi nous en tenir avec tout ce qui est arrivé de stratégique au cours de notre histoire.

En 1774, nous étions solidement ancrés dans la vallée du Saint Laurent et les Anglais savaient qu'ils n'étaient nullement en position de nous déporter comme ils ont fait aux Acadiens, ni tenter de nous exterminer comme ils ont fait aux Irlandais. Le premier hiver passé à Québec a dû singulièrement refroidir leurs ardeurs guerrières. En fait, l'hiver de 1759 a été terrible pour eux. Ils ont été obligés de manger leurs chevaux. En avril 1760, leur armée était battue par les nôtres à Sainte Foy. Dans le Saint Laurent, qui n'est pas l'indéfendable vallée de l'Annapolis, fief des Acadiens, les Anglais ont appris à connaître leurs limites.

D'autres événements géopolitiques de grande envergure suivront au cours des siècles qui ont marqué la présence anglaise, loyaliste et orangiste sur notre territoire.

1. La guerre de 1812, qui obligea les Anglais à nous faire de nouvelles " concessions". Ils n'avaient pas le choix.

2. L'ouverture du canal Érié dans New York, qui oligea les Anglais, les Loyalistes et les Orangistes à quitter le Québec pour les basses terres des grands Lacs, menacées par les Newyorkais.

3. L'ouverture du pont Victoria en 1860 et la construction des chemins de fer vers l'Ontario méridional et l'Ouest. Ces communications ont incité de plus en plus de Loyalistes et d'Orangistes à quitter le Québec, dont nous avons poursuivi la conquête, de droit comme de fait.

4.. L'ouverture des caisses populaires qui ont été pour nous un instrument de conquête territoriale par simples achats.

5. Le maintien de l'état d'hostilité et des tensions entre l'Angleterre et les États Unis jusqu'en 1940. Je le sais par des documents secrets que j'ai examinés au Quartier Général de Montréal entre 1953 et 1955.

6. L'ouverture de la Voie Maritime en 1960, cent ans après le pont Victoria, ce qui incita les entreprises anglo-saxonnes à quitter le Québec pour l'Ontario méridional. La propagande nous a fait croire que nous étions "punis" pour notre
"séparatisme".

Les conditions du contexte, présentes dès 1760 et plus tard, avec tous ces événements qui ont fait notre jeu se maintiennent encore de nos jours.

C'est ce qu'on appelle CONTINUITÉS, qui sont au centre de la géopolitique.

Nous n'avons aucune excuse pour nous croire des perdants et nous sentir abattus. Les conditions de l'avenir qui feront notre jeu sont déjà présentes dans la trame de l'histoire canadienne et québécoise actuelle.

Voyez le texte sur l'implosion à venir du Canada. Nous en reparlerons.

JRMS

Featured 751d93ca198caacf4590a022022f5bc8

René Marcel Sauvé217 articles

  • 236 134

J. René Marcel Sauvé, géographe spécialisé en géopolitique et en polémologie, a fait ses études de base à l’institut de géographie de l’Université de Montréal. En même temps, il entreprit dans l’armée canadienne une carrière de 28 ans qui le conduisit en Europe, en Afrique occidentale et au Moyen-Orient. Poursuivant études et carrière, il s’inscrivit au département d’histoire de l’Université de Londres et fit des études au Collège Métropolitain de Saint-Albans. Il fréquenta aussi l’Université de Vienne et le Geschwitzer Scholl Institut Für Politische Wissenschaft à Munich. Il est l'auteur de [{Géopolitique et avenir du Québec et Québec, carrefour des empires}->http://www.quebeclibre.net/spip.php?article248].





Laissez un commentaire



8 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    10 janvier 2009

    Conclusion monsieur Perrier, conclusion: Alors, que fait-on pour un "peuple"
    qui ne veut pas se donner un pays? Pour un "peuple" dont les-Z-élites, que
    ce soient des artistes, affairistes, politicos, se distinguent en acceptant sièges
    au sénat (Ottawa), médailles du Canada (Ottawa), armoiries du gouvernement fédéral (Ottawa) sur leurs cartes d'affaires (je pense aux députés du Bloc - Ottawa). Hmmm, ... que fait-on pour un tel "peuple"? Surtout: qu'en fait-on? Il travaille si bien à sa disparition !!
    Claude Jodoin Ing., Amérique Française
    P.S.: Ma boule de crystal me dit que les Bernard Landry, John James Charest
    et "tutti quanti" vont bientôt, eux aussi, être affublés du vocable "great
    canadian" pour services rendus à la cause du "great nation".

  • Archives de Vigile Répondre

    9 janvier 2009

    Si je comprends bien votre analyse, le Colonial Office aurait stratégiquement divisé le Canada en deux états rivaux pour empêcher que celui-ci se rallie aux américains. En donnant toutes sortes de privilèges aux francophones il les aurait appaisé temporairement pour revenir plus tard les fédérer et contrôler plus efficacement. Londres était obligé d'agir ainsi devant la guerre d'indépendance qui grondait au sud?

  • Archives de Vigile Répondre

    8 janvier 2009

    On peut ajouter Henri-Paul Rousseau à la liste des vendus.
    Power Corporation l'a acheté tout récemment.
    Claude Jodoin Ing., Amérique Française

  • Archives de Vigile Répondre

    8 janvier 2009

    le 08 janvier 2009.
    Ahhh la malfamée "pensée dite rationnelle éclairés par des Lumières blafardes menant aux AFFECTS de nos zélites ! (AFFECT :- n.m. Mot péjoratif associé invariablement au cuistre que je suis - 1° en psychologie, impression élémentaire (lire superficielle chez moi) d'attraction simpliste ou de répulsion (sottes) qui est à la base de cette affectivité (chez FJP = émotions 'primaires', sentiments 'puérils', passions 'désordonnées'. 2° En psychanalyse, (et toujours chez FJP), émotion, charge émotive liée à la satisfaction d'une pulsion qui, lorsqu'elle est refoulée, se convertit en angoisse ou détermine un symptôme névrotique). Effectivement, que D'ÉMOTIVITÉ dite rationnelle messieurs de la pensée RELATIONNELLE pour fats.
    Ahhh les malfamés a priori ! A PRIORI : locution, adv. et adj. invariable : du latin = "en partant de ce qui est avant" c'est-à-dire, très sournoisement, "en se fondant sur des données admises AVANT TOUTE EXPÉRIENCE - (FJP, donc avant toute DISCUSSION, tout essai logique, toute preuve probante ! Données admises par qui !?). A PRIORI, comme nom, masc. inv. = un PRÉJUGÉ qui ne tient pas compte des réalités. À LA BONNE HEURE ! - cette locution hypocrite "a priori" c'est un pseudo dogme de foi du genre "crois ou meurt", fait partie intrinsèque de la définition du … HOLISME caractérisant l'Antiquité !? Voir aussi les "premiers principes" (sic !) de la métaphysique … et son ontologie douteuse ! FJP - pour avoir l'heure juste, fiez vous aux 'A POSTIORI' - voir.
    A POSTERIORI : locution adv. et adj. inv. : du latin "en partant de ce qui vient après". En se fondant sur l'expérience, sur les faits constatés ! C'est le bon empirisme défini, c'est le positivisme d'Auguste Comte - là on est dans du solide, par rapport à "l'A PRIORI" - qui est contraire à cet EMPIRISME, qui lui AUSSI se base sur l'expérience et l'observation. J'en suis !
    Dans la même veine, la France des expédients de Voltaire aux quelques arpents de neiges, toute une panoplie de nos propres Benedict Arnold, Pétain et Quisling.
    L’instigateur des troubles de 1837 Nelson blâmant Papineau se défilant défilé lors des escarmouches, alors que c'est Nelson qui avait prié Papineau de fuir pour tenir vivante la flamme de la Révolte.
    Plus les divers héros sur les barricades de 1837, devenus des zéros, dont Cartier, Lafontaine et Parent, des zéros et tribuns aux messages collabos et défaitistes en succombant en 1864 - soit 30 ans plus tard - à l’appât du gain, devenant des parvenus et les "pères" canadiAns-français de la Confédération canadiAn, des verrats grognant à l’auge de l’État britannique.

    Plus tard, un Wilfrid Laurier lâche, déplorant les pseudo états d’âme de ses compatriotes canadiEn pour justifier et accepter leur extermination et assimilation dans l’Ouest canadiAn.
    Henri Bourassa qui en 1924 enjoignait ses compatriotes Franco-américains de sauver leur foi de pacotille, plutôt que leur langue française.
    Duplessis et sa grande noirceur de l'analphabétisme, en collusion avec une Église promouvant des ouailles ferventes dans leur ignorance.
    Trudeau le bagarreur poltron qui a retranché 2 ans à son âge, de PEUR de devoir défendre SON Canada durant la Deuxième guerre mondiale.
    Robert Bourassa se réfugiant dans la procrastination suite au refus de Meech alors que la séparation du Québec était faisable.
    Si je devais choisir le plus grand traître à la nation française du Québec, je choisirais l'apatride Bernard Landry qui pavane encore sur la scène nationale en crachant impitoyablement son venin internationaliste pluraliste mondialisant sur les siens - tout en faisant encore figure d'homme honorable et estimé.
    En 2000-2001 lors de la création d'un Grand Montréal français, alors que la gauchiste-à-droite Louise Harel avait subjugué les "Municipalities" du West Island en les réduisant à de simples arrondissements sans pouvoir de lever des impôts, tout en exigeant que 7 des 11 "Municipalities" prouvent qu'elles recelaient de 50 + 1 d'Anglos DOC (d'origine nationale à contrôler de plus prêt) sous peine de perdre leur statut de "Municipality" canadiAn bilingue (ce jour-là The Gazette avait titré "WE HAVE BEEN EMASCULATED" - le PQ nous a coupé les couilles. 200,000 Wasps et immigrants canadiAns s'apprêtaient à plier bagage et prendre la 401 pour Ottawa, Toronto, Calgary and other points West, réglant à tout jamais l'abberation du bilinguisme canadian à Montréal, quand ...
    Bernard Landry, aussitôt accaparé le pouvoir au PQ-péculat avait contremandé le coup de force extraordinaire de Mme Harel en un lâche tour de main législatif pour permettre les 'défusions'. Nous vivons aujourd'hui les résultats de la traîtrise du canadiAn Landry alors que Montréal bascule dans l'unilinguisme anglo-canadiAn. Pensée relationnelle indeed !
    Puis hier et aujourd'hui, le tandem Lévesque-Johnson-Parizeau-Bouchard-Landry - et maintenant :
    Gillies Duceppe, un antinationaliste pluraliste multiculturel notoire, vilipendant nos ceintures fléchées et le concept de notre nation française fondatrice et de la Nouvelle-France ET du Canada.
    Pauline Marois, feignant vouloir la pseudo souveraineté mais ne promouvant jamais les mesures législatives étatiques à leur piètre portée politique, pour la réaliser, dont le bilinguisme anglais-français mur à mur au Québec.
    Toutes ses zélites anti-québécoises se gargarisant avec mots "démocratie, nation et peuple, justice et équité", en multipliant les compromissions abjectes et accommodements déraisonnable toujours plus débilitants à leur nation, avec les ennemis canadiAns, nos élites pavoisant dans la gloriole attenante, tout en s’enrichissant personnellement. Toutes ses zélites anti-québécoises là se réclament effectivement de la pensée RELATIONNELLE, en collaboration serrée avec l'ennemi canadiAn sur les façons de mieux trucider (lire fourrer) leur pauvre nation française québécoise indéfendue. Pauvre de "nous" ! François Perrier

  • Raymond Poulin Répondre

    7 janvier 2009

    La pensée dite rationnelle, à l'insu de ceux qui ne jurent que par elle, repose presque toujours sur des a priori, plus souvent des préjugés qu'autre chose, de sorte qu'elle juge souvent avant de comprendre. La pensée relationnelle s'efforce de comprendre avant de juger, de sorte qu'elle exclut le sentiment et l'émotivité (les préjugés en découlent) de son examen des faits. C'est plus prosaïque mais plus sûr. C'est sans doute ce qui rend la géopolitique rébarbative aux esprits idéalistes.

  • Archives de Vigile Répondre

    7 janvier 2009

    @ (François Perrier).
    Géopolitique 101: L'Église nous a sauvé !
    J'aurais souscris a votre opinion il y a encore quelque temps: Nos élites nous ont trahis suite a la défaite. Mais depuis je me suis mis a l'étude de la géopolitique je fais une autre lecture et j'en arrive a d'autres conclusions, notamment sur le rôle de l'Église catholique suite a 1760: Elle ne nous a pas trahi, au contraire elle nous a sauve. Explications:
    Votre lecture de cette partie de notre l'histoire (Acte de Quebec 1774) est tout a fait rationnelle: Il faudrait le problème c'est que la politique n'est pas rationnelle elle est relationnelle. Fait de rapports de forces complexes qui se traduisent par des accommodements de facto et de jure (status et traités).
    Avec l'arrivée de la flotte anglaise au printemps de 1760, qui consacrait définitivement la défaite, le rapport de force est devenu complexe comme l'a si bien exposé M Sauvé: Ce qui est clair c'est que la Couronne Britannique a vaincu la France (rapport de force) sur notre territoire, ce qui mène a un nouveau statut, que consacre le Traite de Paris en 1763. Cela aura pour conséquences de destructurer notre État au niveau de ses institutions politiques et son appareil d'État (structurant même si colonial). Mais pas de l'anéantir complètement, car l'État est d'abord ontologique (organique).
    Et cet État ontologique avait prit suffisamment de consistance durant les 150 ans du Régime français. pour être dans un rapport de force favorable avec les forces d'occupations britanniques, même après la défaite de la France en Amérique, compte tenu du contexte de la révolution américaine appréhendée: C'est ce rapport de force complexe, évalué correctement, a la fois par la Couronne Britannique et l'Église Catholique, qui est consacré dans le statut de l'Acte de Québec de 1774.
    L'Acte de Québec marque donc une pose pour les anglais qui entendaient bien nous régler notre cas et nous assimiler après avoir contenu la menace des révolutionnaires américains. Pendant ce temps, L'Eglise va se substituer a l'État et en assumera les fonctions essentiels pour donner lui donner une consistance vitale pour nous permettre d'assumer les rapports de forces dans la suite de notre histoire: Le peuplement et la mise en valeur de notre territoire !
    Et l'Église (aux capacités millénaires de structurer des États) va si bien réussir pendant 200 ans, qu'en 1960, toutes les potentialités de notre État ontologique seront réunies pour que cette puissance passe a l'acte lors de La Révolution tranquille, et nous donne un nouveau statut: La province devient un État !
    Non l'église ne nous a pas trahi, elle nous a sauvé !

  • Archives de Vigile Répondre

    7 janvier 2009

    Texte de M Sauve sur l'implosion du Canada:
    http://www.laliberation.org/index.php/Categorie-Geopolitique/L-implosion-du-Canada.html
    jcpomerleau
    P.s M Sauve, Il serait intéressant d'avoir une lecture géopolitique de tout les temps forts de notre histoire: En se rappelant qu'Il n'y a pas d'histoire sans géographie au sens large du terme.

  • Archives de Vigile Répondre

    7 janvier 2009

    Du 12 mai 2001 au 21 février 2004, au 07 janvier 2009.
    Le QUEBEC ACT de 1774 - est à l'origine de la défection de nos élites au régime britannique, des élites se prosternant (kowtowing) devant l'oligarchie anglo dans le sillage d'une Clique du château, se recoupant dans les Troubles de 1837-38 et une Confédération truquée en 1867. Pour le CanadiEn d'alors et le Québécois d'aujourd'hui, le Quebec Act est un acte menant à la trahison de nos 'zélites'. La permission de nos maîtres les Britanniques de reprendre l'usage de la langue française demeure à ce jour un privilège.
    Dans la lutte pour l’émancipation de notre nation québécoise, nos zélites collabos (sevrées en 1760 de leurs cousins français éminemment démissionnaires), se sont ultérieurement discréditées par leur ÀPLATVENTRISME congénital - entre poltronnerie, collaboration avec l'ennemi et traîtrise - dans leurs capitulations abjectes en faveur de leurs maîtres anglos dans l’appât du gain, devenu leur Dieu profit antilibéral. Si toutes les nations conquises souffrent d'élites collabos, le nombre disproportionné de traîtres au Québec est commensurable avec l’extrême richesse et la grande étendue territoriale québécoise tant convoitées par l’Anglo et les immigrants canadiAns du Québec.
    Le vocable ‘àplatventrisme’ n’étant pas encore au dictionnaire - et pour ne pas entacher les mots ‘pacifisme’ et ‘non-violence’ qui défendent des concepts autrement plus nobles, l’àplatventrisme de nos élites se défini comme une ‘collusion avec l’ennemi, une violence verbale, physique ou intellectuelle faite à sa propre nation pour favoriser son propre agrandissement personnel au dam de sa collectivité, tout en sachant que les gestes qu'ils posent trucident la nation.
    Pour nos élites civiques professionnelles, militaires et religieuses de 1760, le Quebec Act de 1774 constitue leur acte d’achat par le Britannique. C'est la somme totale du travail de sape de nos élites vendues aux causes dommageables à la nation, elle recoupe l’ensemble des ALIÉNATIONS de la nation de souche française du Québec. Et leurs trahisons sont commensurables à la richesse et l'ampleur démesurée du territoire national québécois tant convoité par l'Anglo et les altérités immigrantes.
    … Avec l'éclatante victoire du général français Lévis à Sainte-Foy en 1760, alors que secondé par la milice canadiEnne - et du départ du dernier Français, la nation française de la Nouvelle-France ayant déjà souffert le génocide des Acadiens en 1755, en subit alors un second dans la perte de quelques 10,000 (ou un cinquième ou un sixième de sa population selon les chiffres les plus crédibles) des siens sur les champs de bataille de 1759 et 1760, voit ses fermes pillées puis incendiées au delà de toutes nécessité militaire stratégique, le tout suivi d’une occupation militaire caractérisée par la cruauté. Puis la Proclamation royale de 1763 cédant officiellement la Nouvelle-France à l’Angleterre - et le bannissement de la langue française - que le Quebec Act rétablissait temporairement (à la veille de la Révolution américaine alors que les Anglos avaient besoin de "nous" pour préserver leur Amérique du nord britannique contre les assauts des colonies américaines en révoltes) - après quoi le processus d'assimilation à la langue anglaise reprendra en force.
    Le Quebec Act de 1774 et le retour de l’usage de la langue française, confirme alors à nos bien petits seigneurs canadiEns, au clergé local décapité de sa hiérarchie, ainsi qu’aux petits clercs et commis canadiEns - TOUS apeurés et tous avides de pouvoirs perdus et TOUS infiniment reconnaissants à leurs nouveaux maîtres les Anglos. Le Quebec Act signifie le retour du régime seigneurial, l’imposition de la contribution à cens pour les locataires de nos seigneurs-fermiers, le prélèvement de la dîme en faveur de nos clercs religieux, des lois civiles françaises à administrer pour nos petits clercs légalistes, secrétaires variés, conseillers minables, traducteurs et interprètes des dites lois. Laissant comme seul bénéfice réel pour nos ancêtres paysans, l’usage de la langue française.
    Le retour de leur gagne-pain respectifs dans la garantie de leurs propriétés et une main mise sur une nation titubant sous les effets de la défaite - EN ÉCHANGE de leur sujétion et une garantie de soumission de leur propre nation naissante. La nation se voit alors encadrée, puis soumise aux exigences de ses propres commensaux d’élites, tous redevables à l’envahisseur britannique, gérant en valets au nom de l’Anglo, la colonie française défaite, tout en s’arrogeant des profits personnels mesquins, étant les miettes que l’Anglo voudra bien consentir aux bien petits chefs de file d'une nation vaincue.
    Ainsi naissait le germe de la trahison de NOS PETITS CLERCS bien à “nous” - tous collabos dans l’âme suite à l’adversité énorme que constitue une défaite militaire. Le métier de collabos est sûrement le plus vieux après la prostitution, et tous deux alimentent les mêmes perversions. Adversité décuplée, pour une petite nation en gestation qui n’avait jamais détenu ou exercé le vrai pouvoir, ni possédé un État bien à elle. ET ça continu encore aujourd’hui - d’où l’infamie de ce Quebec Act. Notre nation irrésolue est donc passée d’un tyran dévoyé français à un tyran britannique fou, à l’occupation armée du territoire, à des zélites majoritairement collabos, dont une Église prêchant la soumission dans l’ignorance, à des politicards vendus de part et d’autre dans leur soumission abjecte à l’Anglo.
    François Perrier