Irruptions partisanes

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SNC-Lavalin, l'épine dans le pied du gouvernement Trudeau



Il est de coutume qu’un chien de garde du Parlement présente publiquement le fruit de son travail. Le gouvernement Trudeau ne s’est pas gêné pour mettre de côté cette tradition, hier, soucieux d’enterrer l’affaire SNC-Lavalin avant le déclenchement des élections.




Le commissaire à l’éthique, Mario Dion, a passé la journée devant son écran, en attendant de savoir s’il serait invité à témoigner.




Il n’a finalement pas eu à défendre son rapport dévastateur déposé la semaine dernière, lui qui s’était rendu disponible par vidéoconférence.




Blocage




Un nombre suffisant de députés libéraux, majoritaires au Comité permanent de l’éthique, ont bloqué sa comparution.




Le Comité était réuni d’urgence à la demande des oppositions, suivant le rapport de M. Dion sur l’affaire SNC-Lavalin.




Le chien de garde de l’éthique a rallumé le baril de poudre SNC de spectaculaire façon, mercredi dernier.




Dans un rapport accablant, M. Dion a mis directement en cause le premier ministre Trudeau dans l’affaire SNC-Lavalin.








Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.





C’est la deuxième fois que le premier ministre reçoit les remontrances du commissaire à l’éthique. M. Trudeau a violé la Loi sur les conflits d’intérêts une première fois à l’hiver 2016-2017, pour son voyage sur l’île privée de l’Aga Khan, un riche philanthrope et leader religieux.




La commissaire de l’époque, Mary Dawson, avait été invitée à expliquer sa démarche et ses conclusions devant le Comité permanent de l’éthique.




Son successeur, Mario Dion, n’a pas eu droit à la même déférence de la part des libéraux, hier. Il faut dire que les révélations du commissaire Dion sont autrement plus explosives.




Sur plus de 60 pages, il détaille les pressions exercées par le premier ministre et son entourage sur l’ex-ministre de la Justice, Jody-Wilson Raybould.




Dans un effort concerté, M. Trudeau et ses proches ont tenté pendant des semaines de convaincre leur ancienne collègue d’aider SNC-Lavalin à éviter un procès criminel pour fraude et corruption.




Petite politique




Le député libéral de Gatineau, Steven MacKinnon, a été envoyé au front pour barrer la route à Mario Dion.




Selon lui, les Canadiens possèdent déjà toute l’information nécessaire pour se faire une opinion éclairée concernant la pire controverse du mandat Trudeau.




M. MacKinnon accuse du même souffle l’opposition de faire de la petite politique avec cette invitation impromptue lancée au chien de garde de l’éthique.




Un mal dont se rendent eux aussi coupables les libéraux, avec leur refus d’entendre le commissaire Dion.






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