JOUER AU TARTUFFE EN PLEINE PANDÉMIE PEUT ENGAGER LA RESPONSABILITÉ DE SON AUTEUR

Justin Trudeau n’est pas à l’abri d’accusations criminelles

Un tartuffe caméléon et vénéneux qui exhibe avec ostentation toutes les grâces de la vertu

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Chronique de Me Christian Néron

Une chronologie des événements rapportés par les médias :


15 décembre 2019 : six cas d’infection sont rapportés en Chine ;


Décembre 2019 : un jeune médecin, Li Wenliang, sonne une alarme au virus. Mais Xi Jinping, le président, cherche à le faire taire. Six autres médecins auraient été mis aux arrêts ;


Selon les virologues et infectiologues entendus par la suite, si ce virus était déjà contagieux et mortel en décembre 2019, c’est signe qu’il circulait déjà dans la région depuis 6 à 12 mois. De l’avis de ces experts, il faut qu’un virus ait eu le temps de se modifier et de se fortifier avant de devenir hautement contagieux et mortel ;


Le Parti communiste chinois se montre opaque et mystificateur sur le sujet, un peu comme Trudeau et son gouvernement le seront par la suite ;


11 janvier 2020 : la Chine partage la séquence complète du génome du coronavirus ;


11 janvier 2020 : à Québec, le microbiologiste Gary Kobinger et son équipe de l’Université Laval interrompent leurs travaux en cours pour se mettre à la confection d’un vaccin ;


12 janvier 2020 : le Dr. Arruda, en voyage, prend connaissance que quelque chose de grave se prépare et risque de traverser nos frontières ;


14 janvier 2020 : un premier cas est rapporté au Japon. Il s’agit d’un voyageur qui revient de Chine. Le virus commence à faire l’actualité ;


18 janvier 2020 : aux États-Unis, Donald Trump est mis au courant de l’existence du virus et du danger qu’il représente pour la santé publique ;


20 janvier 2020 : la Chine aurait informé l’armée canadienne de la gravité de l’épidémie en cours ;


20 janvier 2020 : la Caisse de dépôt de de placement du Québec met en application le plan de protection sanitaire de ses employés ;


21 janvier 2020 : un premier cas est rapporté en Californie ;


22 janvier 2020 : une nouvelle circule au Québec : cinq Québécois auraient déjà été infectés. La nouvelle s’avère fausse ;


23 janvier 2020 : le Parti communiste chinois met Wuhan en lock-out. La population est outrée et sur le bord de la révolte. Les images qui nous parviennent sont impressionnantes ;


24 janvier 2020 : l’OMS émet ses premières lignes directrices sur les mesures à suivre pour la santé publique ;


25 janvier 2020 : l’Ontario et la Colombie-Britannique commencent à déclarer des cas ;


27 janvier 2020 : à la Chambre des communes, un député du parti conservateur interpelle Justin Trudeau sur le sujet du virus. Trudeau répond qu’il a consulté ses experts et que tout est sous contrôle ;


30 janvier 2020 : on nous montre à la télévision une photo du jeune médecin Li Wenliang en train d’agoniser sous des respirateurs ;


30 janvier 2020 : l’OMS annonce que le coronavirus constitue une « urgence sanitaire internationale ». Selon certains observateurs, cette alerte sanitaire aurait pu être faite au moins une semaine plus tôt si l’OMS n’avait pas cédé aux pressions du Parti communiste chinois ;


1er février 2020 : pendant tout le mois de janvier, nous avons eu plein d’informations sur les progrès et les dangers que représentait ce virus. Il devenait évident que l’ennemi numéro 1 de la santé publique débarquait tous les jours dans les aéroports du monde entier. Il y avait urgence vitale à sécuriser toutes ces portes d’entrée. À chaque jour, la pandémie s’étendait et gagnait du terrain ;


Mais au Canada, pour des raisons purement idéologiques, Justin Trudeau va s’entêter dans son refus de prendre la moindre mesure de contrôle sanitaire dans nos aéroports. Il mettait ses préjugés personnels au-dessus de la vie et de la sécurité de la population. Malgré les pressions venant des provinces et de la ville de Montréal, il va résister jusqu’à la fin mars. Malgré quelques changements, en avril, on pouvait encore voir tous les soirs à la télé plein de voyageurs revenant de partout sortir librement des avions sans le moindre contrôle sanitaire ou mise en garde. C’était choquant ;


Janvier, février et mars 2020 : à chaque mois, un millier de migrants continuent à forcer nos frontières à la hauteur du chemin Roxam ;


3 février 2020 : une dizaine de cas sont déclarés sur le paquebot Diamond Princess au large du Japon. Une quarantaine très difficile s’amorce pour les vacanciers. Elle va se poursuivre jusqu’au 19 février. L’évolution de la situation nous est rapportée tous les jours ;


7 février 2020 : on annonce le décès du jeune médecin Li Wenliang ;


10 février 2020 : le ministère de la Santé du Québec met à jour son plan d’urgence sanitaire ;


12 février 2020 : l’équipe dirigée par le microbiologiste Gary Kobinger de l’Université Laval est déjà parvenue à développer trois prototypes de vaccins prêts pour des essais cliniques. Il lui manque 2 M$ pour précéder. Le gouvernement Trudeau, qui distribue des dizaines de milliards à gauche et à droite, ne lui versera strictement rien ;


27 février 2020 : un premier cas est confirmé au Québec. Il s’agit d’un médecin iranien revenu au Québec ;


27 février 2020 : aux États-Unis, Donald Trump annonce que tous ceux qui voudront être testés le pourront ;


1er mars 2020 : aux États-Unis, les autorités sanitaires commencent à annoncer le nombre de leurs décès quotidiens ;


7 mars 2020 : le gouvernement Trudeau publie un avis disant que la population peut encore voyager à l’étranger mais de « rester prudent » ;


11 mars 2020 : l’OMS déclare que le monde entier est en état de pandémie généralisée ;


Du 12 au 31 mars 2020 : de la déclaration de pandémie généralisée par l’OMS jusqu’au 31 mars, 2 millions de voyageurs débarquent quotidiennement dans nos aéroports sans qu’une seule personne ne soit alertée ou soumise au moindre contrôle sanitaire. On se demande pourquoi nos personnes âgées se sont mises subitement à tomber comme des mouches. La réponse ? Demandons-la à Justin Trudeau qui s’est obstiné à mettre ses préjugés idéologiques au-dessus de la vie et de la sécurité de la population tout entière ;


12 mars 2020 : François Legault est le premier homme politique au Canada à s’adresser quotidiennement à la population sur le sujet de la Covid. Il n’y a alors que 13 cas connus au Québec. Il est d’ailleurs le premier homme politique en Occident à s’adresser directement à sa population. Les précédents en ce sens sont Churchill et De Gaulle en juin 1940 ;


12 mars 2020 : on annonce que Sophie Grégoire, arrivée d’un voyage – WE charity – à Londres, est revenue contaminée. Quelques jours plus tard, Trudeau va commencer son plan de distanciation sociale avec les journalistes en lisant ses communiqués de presse à l’extérieur ;


12 mai 2020 : le Conseil nationale de recherche du Canada annonce un partenariat avec la pharmaceutique CanSino dirigée par le Parti communiste chinois. Il s’agit d’un contrat de dupes qui va faire perdre du temps à tout le monde ;


16 juin 2020 : le gouvernement Trudeau annonce enfin la formation d’un tout premier groupe de travail sur le coronavirus. Il s’agit du « Groupe de travail sur les vaccins contre la Covid-19 ». Ses réunions sont tenues secrètes. L’expert de l’Université Laval, Gary Kobinger, fait partie de ce groupe de 12 personnes. Il claque bientôt la porte parce que trop de personnes sont en conflits d’intérêts ;


26 juin 2020 : Justin Trudeau, qui pratique la vertu sous toutes ses formes, se montre scandalisé et fait la leçon aux provinces qui pataugent dans un bourbier dont il est grande partie responsable. Selon lui, les provinces auraient totalement échoué dans la protection des personnes âgées. C’est impardonnable ! Les larmes aux yeux, il parle même de rapatrier certains pouvoirs à Ottawa. Son indécence n’a pas de limites ;


27 août 2020 : le Centre national de recherche du Canada annonce l’échec de l’entente avec la pharmaceutique chinoise CanSino. Le gouvernement Trudeau n’a jamais rien annoncé à ce sujet ;


Septembre 2020 : le gouvernement Trudeau, qui n’a rien fait d’autre que de distribuer des milliards$, crée un groupe d’experts pour l’achat de vaccins. De nombreux pays étaient déjà sur le point de terminer leurs achats. Trudeau était manifestement en retard de plusieurs mois ;


Novembre 2020 : Trudeau annonce en grande pompe que le Canada sera le premier pays au monde à entreprendre une campagne de vaccination massive. Or, le 15 février 2021, le Canada était le 39e pays au monde. Présentement, le pays est rendu au 60e rang ;


24 novembre 2020 : Trudeau annonce dans sa conférence de presse que son « gouvernement a réservé un nombre record de vaccins auprès des entreprises étrangères ». Naturellement, personne ne sait que son gouvernement n’a strictement rien fait entre janvier et septembre 2020. Interrogé en chambre sur la question de achats, Trudeau continue à mystifier la population : « Le Canada a sécurisé l’accès à plus de vaccins que n’importe quel autre pays en proportion de notre population ». En fait, il n’a pas le moindre scrupule à mentir ;


31 décembre 2020 : on peut lire dans Le Journal de Québec : « Le gouvernement Trudeau a réalisé un coup fumant en étant l’un des premiers au monde à lancer une campagne de vaccination massive ». Manifestement, les journalistes sont eux aussi mystifiés par ce fabulateur. La fabulation est un récit de pure invention que son auteur présente comme vrai et qu’il finit par croire ;


9 janvier 2021 : dans sa chronique du jour, Mario Dumont nous fait comprendre qu’il sait peu de choses lui aussi sur les faits et gestes du gouvernement Trudeau. Il ignore que le gouvernement n’a obstinément rien fait pour favoriser le développement d’un vaccin. Il écrit : « Malheureusement, notre pays ne s’est pas avantageusement positionné dans la course pour en obtenir un ». À la fin, il ajoute : « Monsieur Trudeau, l’urgence est à nous procurer des vaccins ». Bref, même Mario Dumont en a perdu son latin ;


29 janvier 2021 : une autre chronique de Mario Dumont nous démontre que le gouvernement Trudeau nous laisse dans la brume. Dumont, qui fait habituellement beaucoup de recherches pour se procurer des données fiables, nous apprend dans cette chronique que les États-Unis auraient consacré 10 milliards$ pour financer des pharmaceutiques et l’Europe, 3 milliards$. À la lumière de ces informations, il avance que le Canada aurait dû avancer 1 à 2 milliards$ en ce sens. Or, Dumont, toujours si bien renseigné, ignorait certainement tout du 2 M$ refusé à l’équipe de Gary Kobinger. Trudeau nous garde dans l’ignorance, mais quand ses bévues sont mises au jour, lui et ses ministres se mettent à dire n’importe quoi ;


10 février 2021 : désespéré, Trudeau contacte le premier ministre de l’Inde pour qu’il lui fournisse 500 000 doses du vaccin des pauvres, le vaccin AstraZeneca. C’est le premier ministre de l’Inde qui nous l’a appris. Sans doute se souvient-il que Trudeau a un penchant irrésistible pour la piété ostentatoire ;


15 février 2021 : on apprend qu’au lieu d’être le premier au monde dans sa campagne de vaccination, le Canada si situe au 39e rang. Présentement, nous sommes rendus au 60e rang, et ce n’est pas fini ;


16 février 2021 : Gary Kobinger déclare à la presse que le « Groupe de travail sur le vaccin » formé par Trudeau le 16 juin 2020 manquait de transparence et que plusieurs de ses membres étaient en conflits d’intérêts ;


16 février 2021 : le bloquiste Alain Therrien et le conservateur Pierre-Paul Hus interpellent Justin Trudeau en chambre sur son refus d’octroyer 2 M$ à l’une des meilleures équipes scientifiques au monde dans la confection des vaccins. Mal pris, confronté à ses décisions inqualifiables qui ont coûté tant de vies humaines, Trudeau répond : « Nous avons été très clairs que nous allions nous baser sur les recommandations de nos meilleurs experts ». Or, son premier groupe d’experts – le Groupe de travail sur les vaccins – n’a été créé que le 16 juin 2020, soit quatre mois après son refus de 2 M$ au groupe de Gary Kobinger qui avait déjà développé en février 2020 trois vaccins potentiels destinés à des essais cliniques. Donc, quels sont les experts qui lui ont conseillé de refuser le 2 M$ à l’équipe Kobinger ? Serait-ce Mona Nemer, sa conseillère scientifique en chef ? Trudeau s’est montré opaque, mystificateur et irresponsable dès le tout début. Seule une commission d’enquête publique pourrait faire toute la lumière sur ces décisions et omissions prolongées qui nous ont coûté si cher en souffrances inutiles et vies perdues ;


17 février 2021 : le microbiologiste Gary Kobinger continue à se confier à la presse. Si le gouvernement Trudeau ne lui avait pas refusé une subvention de deux M$ en février et mars 2020, son équipe du Centre de recherche en infectiologie de l’Université Laval aurait pu terminer ses essais cliniques sur l’homme en novembre 2020. Le Québec et le Canada tout entier auraient pu commencer leurs campagnes de vaccination dès décembre 2020 ;


Des milliers de vies auraient pu être sauvées si, dès le début février 2020, Justin Trudeau avait commencé à exercer un contrôle sanitaire des aéroports pour empêcher le coronavirus de traverser nos frontières et de s’étendre sur l’ensemble du territoire canadien. Certains pays l’ont fait et ont parfaitement réussi.


Il aurait pu également sauver des vies s’il avait, en février ou mars 2020, fourni le 2M $ que l’équipe de Gary Kobinger avait absolument besoin pour mener ses essais cliniques.


Il aurait pu également sauver des dizaines et des dizaines de milliards$ en fraudes et pures pertes s’il avait collaboré avec les provinces pour couvrir les besoins monétaires urgents de la population. Mais, pour les besoins de sa réélection, il fallait que la population reçoive des chèques émis directement par le gouvernement fédéral.


Justin Trudeau n’a pas compris que le tout premier devoir de l’État est de protéger la vie et la sécurité de la population.


La fonction de premier ministre implique des responsabilités et des devoirs importants. Un premier ministre ne peut pas, pour des raisons idéologiques ou électorales, se comporter de façon insouciante ou téméraire à l’endroit de la vie et de la sécurité de la population.


Dans notre régime constitutionnel, calqué sur celui du Royaume-Uni, seule la reine peut échapper à des accusations criminelles pour la bonne raison qu’elle ne peut être accusée et citée à comparaître devant ses propres tribunaux que sont, tant au Canada qu’au Royaume-Uni, les Cours supérieures. La reine bénéficie en ce sens du principe qui dit « The Queen can do no wrong ».


Par contre, tous les ministres, y incluant le premier ministre, peuvent être accusés, jugés et condamnés pour des actes gravement répréhensibles prévus au Code criminel. Aux États-Unis, présentement, le policier Derek Chauvin se retrouve devant les assises criminelles pour des gestes graves démontrant son insouciance déréglée et téméraire pour la vie et la sécurité d’une seule personne.


Qu’est-ce que Justin Trudeau a fait, l’an passé, pour empêcher que ce virus contagieux et mortel ne traverse nos frontières et ne sème la mort partout ?


Tous les faits rendus publics depuis décembre 2019 démontrent que Trudeau ne pouvait pas ne pas savoir que ce virus pouvait se répandre chez nous et tuer des milliers de personnes.


Alors, qu’a-t-il fait pour bloquer, repousser ou nuire à ce tueur intraitable ?


En fait, il n’a fait que repousser ceux et celles qui le poussaient à faire quelque chose que lui seul pouvait faire en vertu du partage des compétences prévu à la Constitution.


Dans le Code criminel, on peut lire : « Est coupable de négligence criminelle quiconque, en faisant quelque chose, ou en omettant de faire quelque chose qu’il est de son devoir d’accomplir, montre une insouciance déréglée ou téméraire à l’égard de la vie ou de la sécurité d’autrui ».


En cas de condamnation, le code prévoit une sentence à perpétuité lorsqu’il y a mort d’hommes.


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Christian Néron

Membre du Barreau du Québec

Constitutionnaliste,

Historien du droit et des institutions.



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