Grouille… ou rouille !!!

Je commence à croire que c’est vrai qu’on est né pour un « p’tit pain ».

Tribune libre 2008



Une amie a utilisé ce terme quelque peu
populo avec moi récemment. Je l’ai trouvé tout à fait approprié en ce qui
nous concerne tous, les Québécois. Je lisais dans Le Devoir la semaine
dernière les cotes de popularité des différents partis et je voyais une
photo de Jean Charest l’air triomphant. Comment est-ce possible, comment
une population entière peut-elle devenir aussi amorphe, endormie. Dans mes
textes on me trouve quelquefois trop provocateur, à la limite de
l’insolence mais quand on voit de tels résultats de sondage, ça me fait
bondir. Notre fossoyeur national Jean Charest, ce roi-nègre par excellence,
nous enterre petit à petit en nous vendant au plus offrant, de préférence
étranger, il nous fait honte au sujet d’une fête qui aurait pu être
resplendissante au niveau mondial en envoyant la représentante de notre
conquérant, une poupée gonflée aux honneurs et à l’argent et en se
dissimulant derrière elle, insulte suprême, on passe à l’étranger pour une
bande de couillons. Ensuite, dans les sondages on se dit satisfait du
gouvernement Charest.
Je commence à croire que c’est vrai qu’on est né pour un
« p’tit pain ». Collectivement on semble incapable de se lever debout
(pléonasme v…), on préfère rester agenouillés devant Ottawa et les bonnes
multinationales qui, on en est convaincu, malgré les évidences contraires,
vont bien prendre soin de nous !!! On se fait plumer et on dit merci, bravo
!!! On parle de l’immobilisme de Jean Charest. On ne semble pas
s’apercevoir que c’est un leurre, que derrière, hypocritement, plein de
petites magouilles sous la table minent le Québec lentement mais sûrement.
À la face de tous: il ne fait effectivement presque rien. C’est sûr que
celui qui ne fait rien ne peut pas faire d’erreurs sinon celle de ne rien
faire justement. Mais encore, faut-il être éveillé pour le constater.
On vit une bien triste période politique. On applaudit
Harper à Ottawa qui, lui, coupe nos libertés lui aussi petit à petit,
envoie nos enfants se faire tuer en Afghanistan sous de farfelus prétextes
de reconstruction et d’aide et tout ça, en réalité, pour engraisser les
industries de guerre, canadiennes et surtout américaines. Comment certaines
personnes peuvent-elles y croire et donner leur vie pour un tel mythe?
Aberrant!... et lui aussi, au Québec, remonte dans les sondages… sans
parler de la censure au cinéma qu’il veut réinstaurer comme dans le temps
des curés, il y a 40 ans passés. Attention aux péchés mortels! Sachant que
dans le Canada, c’est au Québec qu’on produit le plus, c’est notre cinéma à
nous qui va écoper, mais on approuve en remontant Harper dans les sondages.
Double aberration!
Que faut-il pour secouer les cages ? Je n’ai
malheureusement pas la réponse à ça. Dans mon milieu je fais ce que je peux
mais j’ai l’impression de tenter de réveiller des morts, malheureusement je
ne fais pas partie de la Trinité pour réussir ce coup-là!
Ivan Parent
-- Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) --

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Ivan Parent403 articles

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Pianiste pendant une trentaine d'années, j'ai commencé
à temps partiel d'abord à faire du film industriel, de la vidéo et j'ai
fondé ma compagnie "Les Productions du LOTUS" Les détails seront visibles sur mon site web.
Site web : prolotus.net





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2 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    21 juin 2008

    M. Parent, sauf environ 6 %, les Québécois ont un emploi moyennement rénuméré, possèdent un char et, de plus en plus, une maison meublée, une piscine, vont en vacances plus ou moins loin, au cinéma, au camping, regardent la télé, achètent leur épicerie incluant la bière pas trop chère. "Ils ne passent pas la grosse partie de leur temps à penser s'ils seraient mieux séparés du ROC".
    Si les Québécois étaient traités comme les Palestiniens, chômaient à 50 %, devaient endurer l'armée canadienne avec ses points de contrôle à l'année, devaient fouiller dans les poubelles anglaises pour trouver de la nourriture et étaient parqués dans des camps, là M. Parent, vos interventions porteraient plus solidement chez le Québécois ainsi traité.
    Les Québécois risquent bien le réchauffement de la planète mais, comme ils pensent qu'il fait trop froid au Québec, même en juin, ils ont de la difficulté à se pomper avec ce problème là, pendant leur fin de semaine. Ils savent bien qu'ils risquent aussi de perdre la langue française à Montréal mais, depuis que les parcomètres sont payants le dimanche et les soirs, ils n'y vont plus trop, fait que...les pomper sur la langue ne réussit guère mieux.
    40 % des Québécois francophones et 95 % des Québécois anglophones ont encore plus peur de l'indépendance du Québec que du danger que représente Ottawa.
    À cause de ce qui précède, ça va simplement prendre un super chef québécois charismatique crédible pour décider 60 % de Québécois à faire le saut dans la souveraineté du Québec. Est-ce que ça sera Pauline ? Faudrait que les souverainistes attendent de prendre le temps pour voir si elle va réussir ou échouer avant de vouloir la lapider quand ce n'est pas permis au Québec de façon générale et à Hérouxville, en particulier. (Hérouxville que j'approuve).

  • Archives de Vigile Répondre

    21 juin 2008

    Bonjours M.Parent.
    C'est pas difficile à comprendre, si tous les ministères d'Ottawa dépensaient au Québec autant que celui de la propagande de Patrimoine-Canada, les québécois se réveilleraient avec un niveau de vie supérieur à celui de la Suisse. Comme le disait anciennement Michel Chartrand, les rats crèvent de faim dans les entrepots de Kellogs où le contenant de la boîte de Corn Flakes vaut plus cher que le contenu que nous sert habillement les conseillers de Jean Charest, qui sont loins d'être des deux de pique en matière de manipulation de l'image. D'ailleurs les libéraux vont perdre bientôt leur plus éminent anesthésiste, Phillipe Couillard s'en retourne au privé où l'on semble se priver de rien, si on est du bon côté de la cloture.