Une ministre libérale s'excuse pour avoir dit que des personnes devraient être «tuées, massacrées, jetées»

Écarts de langage incendiaires, totalement incompatibles avec l'exercice d'une responsabilité ministérielle





La ministre libérale Rita de Santis a dû s’excuser après avoir affirmé dans un discours que certaines personnes devraient être «tuées, massacrées, jetées».


Mme de Santis a fait cette déclaration controversée vendredi lorsqu’elle est revenue sur son passé d’immigrante, durant un discours au Rendez-vous de Montréal-Nord, qui réunit des gens d’affaires, communautaires et scolaires.


«Ma maîtresse m'a dit: ma chérie, tu ne vas jamais réussir dans la vie, tu parles avec un accent italien. Toute personne qui parlerait à un enfant comme elle m'a parlé devrait être tuée, massacrée, jetée, je ne sais pas où», a-t-elle lancé. Selon Radio-Canada, qui était sur place, l’affirmation de Mme de Santis a créé un malaise dans la salle.


«Je suis toujours très émotive, mais voilà, j'ai dit deux mots que je n'aurais jamais dû dire, mais ce n'est pas une expérience que je veux pour les enfants», s’est-elle expliquée par la suite.


Le bureau de Mme de Santis a publié un communiqué en fin de journée pour présenter ses excuses. «En aucun cas, je ne voulais encourager la violence et je suis consciente que mes propos sont inacceptables et ont largement dépassé ma pensée», peut-on lire dans un mémo qui porte sur «l'importance de l'éducation et de la tolérance pour permettre aux enfants de réaliser leurs rêves».


Elle a ajouté qu’elle estime que «ces personnes, qui brisent le droit de rêver des enfants, doivent être dénoncées et en tant que mère, cela me rend très émotive lorsque j’en parle.»




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