Rwanda : un génocide qui en cache un autre

La tragédie rwandaise, c’est aussi la falsification des faits et l’imposition des fausses ou demies vérités

Québec 2007 - Philpot et le Rwanda

Réaction à l'article de MM. A. Robitaille et G. Bourgault-Côté dans [Le Devoir->5058].
Je n’ai pas que travaillé au Rwanda, j’y suis né et y ai grandi. Du
génocide rwandais, je n’ai pas que lu ou entendu, je l’ai vécu et en suis
rescapé. Plus encore, cette sombre et complexe tragédie ne cesse de
m’endeuiller que certaines analyses simplistes ou polémiques opportunistes portant sur elle ne sauraient [me laisser] indifférent. Cet éclairage m’est inspiré
par la lecture de l’article signé Le Devoir, avec la collaboration de
Antoine Robitaille et Guillaume Bourgault, édition du 09 mars 07. J’invite
les auteurs et les lecteurs à faire preuve de clairvoyance; la tragédie
rwandaise, c’est aussi la falsification des faits et l’imposition des
fausses ou demies vérités.
Ça ne s’est pas passé comme ça été écrit et dit.
Ils ont dit et écrit qu’en 94, les hutus (6,5 millions) ont massacré leurs
concitoyens tutsis (800.000) dans une rage meurtrière déclenchée par la
mort de leur président hutu. Des extrémistes hutus ont planifié ce génocide
et ont sacrifié leur président pour se donner un prétexte pour passer à
l’action. Cette grossière thèse se lit partout et s’est, à la faveur de
l’horreur des tueries, imposée en fait sacré. Et pourtant, Dieu sait
qu’elle transforme et cache malhabilement de terribles vérités aux
conséquences, à certains égards et pour certains, troublantes.
«S’il s’avérait que c’est le FPR qui a abattu l’avion présidentiel, il
faudrait réécrire l’histoire du génocide Rwandais».

L’auteur de cette sérieuse déclaration n’est pas Robin Philpot, plutôt
Carla Del Ponte, ancien Procureur du Tribunal Pénal International pour le
Rwanda (TPIR) et successeur de l’actuel commissaire onusienne aux Droits de
l’homme, Louise Arbour, qui se sera vue obligée de mettre un terme aux
investigations entourant cet élément déclencheur de génocide. De plus en
plus, témoignages et preuves s’accumulent et corroborent l’incrimination de
Kagame et ses sponsors. Décidément, il faudra réécrire l’histoire du
génocide rwandais, car ça ne s’est pas passé exactement comme criminels et
menteurs masqués l’auront présenté, pas exactement comme la mémoire publique, au Québec comme ailleurs, l’a enregistré. Ne devrait-on pas donc encourager Robin Philpot à nous en dire davantage plutôt que de tenter désespérément à le museler ?
Pour Francoise David, entre autres.
« Extrêmement troublante, cette photo de M. Philpot aux côtés de M.
Akayesu, ce génocidaire rwandais», aurait déclaré la leader de Québec
solidaire, Francoise David.
Wilbert Coffin a été condamné et pendu sur la place publique ici à
Montréal pour un odieux meurtre qu’il n’avait pas commis. 40 ans plus tard,
voici que nous pouvons acquérir la certitude sur son innocence et sur la
véritable cause de sa condamnation : l’aveuglement et la peur de déplaire.
De M. Akayesu, on lit ici l’appropriation de sa condamnation par des gens
qui, de toute évidence, n’ont pas la connaissance des dessous et les détails
du déroulement de son procès, sans parler de leur manque d’éclairage sur la
tragédie rwandaise. Ceux qui le connaissent ou l’ont rencontré se font
traiter de cinglés pour oser croire en son innocence. Si aujourd’hui les
héritiers de Wilbert peuvent au moins pousser un brin soupir de
consolation, c’est qu’il y a eu, même après la pendaison du «crapuleux
assassin», au moins un esprit qui eut raison de douter de la lucidité du
tribunal. Dans le cas de Akayesu, nombreux sont ceux qui le condamnent,
hélas hâtivement, croyant qu’il est hutu, parce qu’il aura fallu trouver au
moins un coupable pour les crimes de viol et de génocide.
Nombreux ignorent
même qu’il est lui-même un rescapé, qu’il aura été démis de ses fonctions
par le gouvernement génocidaire, non pas pour des crimes assimilables à ceux
que le TPIR lui a collés, plutôt parce qu’il constituait, en tant que maire,
un verrou de protection pour des Tutsis. Nombreux le condamnent, ignorant
de quelle commune il fut bourgmestre (maire). La commune de Taba n’en est pas une d’ordinaire, non pas parce que c’est là que Roméo Dallaire
est allé compter des restes de jeunes écoliers déchiquetés par une bombe
piégée dans la cour d’école sans pouvoir en démasquer les poseurs. Plutôt
Taba est par hasard la commune native de feu Fred Rwigema (du clan
Abanyiginya), fondateur et premier chef de la rébellion FPR, assassiné par
les siens pour être remplacé par Paul Kagamé, du clan Abega. Le sort
d’Akayesu se trouve comme par hasard scellé avec celui de Fred Rwigema et
les Abanyiginya de Taba sans doute exterminés probablement par ceux à qui ce
crime profite.
Un gros bémol pour le TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda).
La valeur des jugements leur est conférée par la légitimité et l’intégrité
des tribunaux et la régularité des procès. Le TPIR s’est gravement
compromis par une curieuse et scandaleuse discrimination de crimes.
Mandaté
pour éclairer le puzzle de la tragédie rwandaise et juger tous les crimes
commis au Rwanda durant l’année 1994, le TPIR s’est exclu de toute
poursuite visant les crimes commis par les vainqueurs des tueries, en
l’occurrence l’actuel président Paul Kagame et son organisation FPR.
Alors
que tous les procureurs successifs au TPIR s’accordent à dire que
l’attentat contre le président Habyarimana a constitué le fait déclencheur
des tueries, l’enquête sur ce crime, qui aurait dû éclairer le tribunal et
le monde sur les faces cachées de la tragédie, aura été avortée sur
pressions politiques pour finalement être menée par un juge indépendant,
mandaté par les familles de victimes, le juge français Jean-Louis
Bruguière. Les conclusions de Bruguière incriminent clairement le
président Paul Kagame et son état-major au moment des faits.
Les jugements prononcés par le TPIR ne sauraient aucunement être qualifiés
de réguliers. Le tribunal subit de façon manifeste trop d’influences et
d’interférences de la part du régime criminel de Kagame et de ses sponsors
avec qui il partage la responsabilité de l’attentat déclencheur de tueries.
Oui, certains condamnés le sauraient tout autant sinon plus devant un
tribunal régulier, mais il est aussi vrai que des témoins gênants y payent
le prix d’une justice de vainqueur. Le cas de l’avocat Callixte Gakwaya,
porté l’année dernière sur la liste de «génocidaires» par Kigali dans le
but de lui faire perdre son accréditation auprès du TPIR, en dit plus de ce
qu’il peut en être de simple gens sans défense.
Culte de la paresse intellectuelle ou du film.
«C’est au cinéma que le premier ministre a dit avoir recueilli l’essentiel
de son information sur la tragédie »
Un premier ministre essentiellement informé par la voie du film sur une
tragédie que d’aucuns qualifient la plus grande du dernier siècle, ça me
dépassé ! Non, soyons sérieux. Certains journalistes auraient, on dirait, une
faim insatiable et maladive de tout ce qui sonnerait scandaleux. Cette
attitude est elle-même scandaleuse, mais il se fait que les réparateurs de
chaussures ont les leurs en lambeau. Dire que Jean Charest ne se serait
instruit du désastre rwandais que dans des salles de cinéma, ça manque
rigoureusement de bon sens. Je ne crois pas que Jean-Charest ait dit, dans
l’absolu, ce que le journaliste a retenu. Que les films ne viendraient, à
mon avis, que surligner la mémoire de l’horreur. Et je trouve indécent de
réduire cette expression à l’étalage d’une paresse intellectuelle indigne
et irresponsable pour un politicien. Cependant, je ne saurais m’en offusquer
outre mesure, considérant l’ascension au rang d’expert et de référence pour
cette même tragédie du romancier ludique Gil Courtemanche.
Le Canada est un pays d’avenir qui évolue et s’enrichit constamment de la
diversité. Si hier, le Canada était à l’autre bout du monde, aujourd’hui le
monde est de bout en bout du Canada. Il n’y a quasiment aucun pays au monde
qui ne soit représenté au sein de la population canadienne, il n’y a
quasiment aucune province au Canada qui ne compte parmi ses ressortissants
des originaires du Rwanda. Si hier, pour s’instruire d’une société, d’une
culture étrangère, il fallait fouiller parfois sans succès dans des
bibliothèques universitaires, aujourd’hui, il est plutôt fréquent de croiser
ces autres cultures dans le quartier, au centre d’achat, dans les activités
communautaires, voire dans des formations politiques et au sein de la
fonction publique. Il n’y a donc plus d’excuse pour ignorer ce qui se
passe ou mal connaître la réalité d’une aussi grave tragédie humanitaire;
il n’y a surtout pas d’excuse pour s’informer dans des salles dont la
mission première est le divertissement et l’argent.
Entre motions et réalités de «génocide».
Qu’est-ce qu’un génocide ? Des fois, j’ai la triste impression que, dans la
tête de certain, le mot est plus important que les maux. Oui, «génocide» se
vendrait nettement mieux que «carnages», mais dans la vraie vie, ils
traduisent, à quelques nuances près, la même réalité, les mêmes horreurs.
Pourquoi s’en faire une guéguerre ? Le plus important, n’est-ce pas ce qu’on
fait ou entend faire afin que plus jamais ça !?
«L’Assemblée nationale avait en 2004 adopté une motion unanime, soulignant le dixième anniversaire du génocide rwandais ». Que l’Assemblée ait adopté une motion sur le «génocide rwandais» est sans
conteste un sage acte. Cependant, un tel acte devient inutile, voire
déplorable, s'il ne traduit aucun engagement pour assurer que plus jamais
cela ne puisse se reproduire.
Dans le cas rwandais, la motion est supposée
prendre acte d’une connaissance éclairée et dénuée de toute ombre de ce qui
s’est produit en 94. Elle suppose par dessus une détermination à faire
rendre justice universelle, à poursuivre les efforts pour démasquer tous
les criminels, tout en assurant le respect des droits et de la dignité de
tous, a fortiori des innocents. Condamner un innocent, est sûrement pire
qu’innocenter un coupable (Proverbes, 15). Or, dans ce cas rwandais, des
criminels sont investis en justiciers, pour juger d’autres criminels et ont
ainsi le moyen parfait pour se blanchir et, pire, se débarrasser de tout
témoin gênant. Ici, on comprend que des motions peuvent avoir été adoptées
hors bonne connaissance de ce qui s’est réellement passé. Pire, lorsque des
cris s’élèvent, on ne semble pas être très alerte et prêt à redécouvrir la
vérité.
Au Rwanda, on a présenté la veuve du président Habyarimana et sa famille
comme commanditaires de l’attentat qui déclencha le génocide; aujourd’hui,
on peut clairement savoir que les nouveaux maîtres de Kigali et leurs
sponsors en sont les véritables responsables. Après avoir voté une motion
sur le génocide sans éclairage suffisant, est-ce que l’Assemblée suit de
près (hors salle de cinéma) les nouveaux développements afin d’assurer de
préserver l’esprit de sagesse qui doit guider ses débats et décisions ?
Faces cachées de la tragédie : un génocide en cache un autre.
Robin Philpot a été le premier en Amérique du Nord à décrier la
supercherie des seigneurs de guerre investis en stoppeurs de génocide. Mais
il n’aura pas été le dernier. On nous aura pendant longtemps arrosés de
discours simplistes montrant des Hutus, serpettes à la main, et leurs voisins
tutsis, têtes ensanglantées. Mais on sait aussi, malgré le manque manifeste
de volonté de le faire savoir, que des Hutus ont plutôt secouru leurs
voisins au risque même de perdre leur vie. Sauver est plus valorisant que
tuer, il est aussi plus signifiant d’enseigner à sauver qu’à juger.
Au
Rwanda, des hutus ont tué des Tutsis, parfois des voisins, à la machette
ou à la kalachnikov. Ces tueurs ne sont pas toute la population, ils n’en
constituent même pas une proportion représentative; de plus, ils n’étaient
pas des mandataires élus à cette fin. Au Rwanda, des Hutus manquent par
millions à l’appel. Comme on s’est imposé la lecture de 850 mille morts
tutsis, ça dérange de devoir reconnaître qu’on ait failli à l’objectivité
d’analyse. Et ça dérange, curieusement, de savoir que des hutus ont subi et
subissent un génocide comme leurs concitoyens tutsis.
Pourquoi est-ce que
ça dérange tant ? Ça dérange parce que, pour certains, la vérité viendra
faire écrouler leurs tours de crédibilité et leur capital d’experts pour le
Rwanda. C’est triste ! Ce qui devrait déranger et qui est inacceptable,
c’est la discrimination de victimes par souci de plaire aux vainqueurs de
tueries ou aux vendeurs de fictions.
Triste vérité, douloureuse réalité : bientôt le monde devra constater
l’extermination d’une ethnie par ceux que certains présentent comme des
«braves», voire des modèles.
Au Rwanda, des innocents, religieux et religieuses, journalistes et
artistes, intellectuels et libres penseurs, humanistes et activistes ont,
depuis la reprise de la guerre par le FPR, payé le tribu de sa conquête du
pouvoir. Des centaines de milliers d’innocentes gens ont été tués parce
qu’ils devaient constituer des témoins crédibles et actifs gênants.
Aujourd’hui, pendant que nous sommes au Québec occupés à diaboliser un
lucide messager et à rougir du non-usage du mot «génocide», au moins une
personne au Rwanda a été victime d’actes criminels uniquement à cause de
son appartenance ethnique.
Sous l’actuel régime rwandais et à l’effet d’un embargo sur la vérité sur
la tragédie de génocide, de nombreuses personnes innocentes ont été et sont
diffamées, diabolisées, déposées en prisons pour saper leur crédibilité ou
les faire taire à jamais.
Au Rwanda, les tribunaux dits populaires «Gacaca» sont instrumentalisés
entre autres à cette macabre fin, et servent de trappes contre les Hutus
émergeants. Auprès de qui le crier, qui voudra observer ce qui s’y passe au
risque de ne rien pouvoir y faire !? Bref, au Rwanda c’est un régime du
crime qui fait la loi au pays de la plus grande tragédie humaine du siècle
dernier. On le sait, et chacun se plait à rougir face à cette tragédie, mais
on est absent pour constater et lutter contre l’institutionnalisation du
crime et du mensonge, parce qu’on a peur de déplaire, ou plutôt se sent-on
inconfortable dans le miroir de manipulés par des criminels.
La vérité viendra un jour au grand jour, 40 ou 50 ans plus tard, comme
c’est la règle. A ce moment, le sang et la dignité des innocentes gens
auront fait le bonheur de criminels impénitents, et de leurs complices.
Dans 40 ans, nous le saurons ou les autres le sauront, mais ceux qui
détournent leur écoute de la vérité ne seront plus là pour regretter quoi
que ce soit. C’est la raison pour laquelle rien qui trouble notre confort
sera reçu pour établir la vérité, démasquer les criminels et libérer les
pauvres innocents. Qu’à cela ne tienne, le train de la vérité est en marche
et rien ne l’arrêtera.
François Munyabagisha

Drummondville, Qc

Mars 2007-03-10
-- Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/spip/) --

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François Munyabagisha78 articles

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Psycho-pédagogue et économiste, diplômé de l'UQTR
(1990). Au Rwanda en 94, témoin occulaire de la tragédie de «génocides»,

depuis consultant indépendant, observateur avisé et libre penseur.





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3 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    21 octobre 2007

    Malheureusement, nous vivons dans une société où l'homme a choisi le paraître à la place de l'être, la moutonnerie à la place de la réflexion, réduisant ainsi la complexité de la réalité humaine à une simple vision manichéenne. C'est donc rafraîchissant de lire une réflexion courageuse, éloquente et pleine de bon sens de la part d'un rescapé de la tragédie rwandaise. Cela prouve que la raison ne nous a pas encore complètement quitté et que nous pouvons encore nous ressaisir et faire de ce monde un meilleur endroit pour vivre. Félicitations M. F. Munyabagisha!

  • Archives de Vigile Répondre

    6 juillet 2007

    Même si nous sommes le 6 juillet, je viens tout juste de prendre connaissance de votre article du 11 mars de même que de celui de Richard Gervais (9 mars).
    J'ai suivi d'assez près ce qui touche cette affaire, et je ne puis en avaler telle quelle la version commune. Je me scandalise, entre autres, de la couleur qu'a pu lui laisser prendre Marie-France Bazzo.
    J'aimais bien Bazzo, mais je constate qu'elle ressemble à beaucoup d'autres "informateurs": on a (ou le patron a) ses petits biais qu'on fait partager aux autres au nom de l'information et de l'objectivité; ce n'est d'ailleurs probablement pas de sa faute, on est à Radio-Canada (peut-être le moins pire des médias radio et télé, mais ce qualificatif dit tout).
    Roméo Dallaire a été général, il est sénateur, fédéraliste engagé depuis des années, il a traversé une épreuve tout de même crucifiante, alors son point de vue prévaut. Si Bourgault était encore de ce monde et participait toujours à l'émission, j'incline à croire que Mme Bazzo "en aurait mangé une". Mais Bourgault n'est plus; dommage. On nous a tellement fait pleurer sur le génocide rwandais (tout de même réel) qu'on ne veut pas sécher nos larmes pour les remplacer par la colère d'avoir été trompés une fois de plus — Kagamé, Tutsi, ne vaut pas mieux, sinon encore moins, que les politiciens criminels hutus —, et trompés par tout le gratin officiel, le Canada appuyant dans tous les cas les Tutsis, y compris Kagamé, parce que cela fait l'affaire des puissances anglo-saxonnes, la France ayant appuyé les Hutus parce qu'il en allait de la course de la France contre les Anglo-Saxons pour l'influence en Afrique. Vous avez dit: realpolitik?
    Et puisque Robin Philpot, le premier Québécois à avoir dégonflé la baudruche, a le malheur d'avoir jeté du sable dans la machine fédérale des commandites en plus de travailler pour l'indépendance du Québec (quel crime pour un ex-Ontarien!..), on en profite pour faire bonne mesure et lui coller l'étiquette de négationniste, avec l'aimable collaboration de la Presse de Desmarais, qui, par ailleurs, ne se scandalise pas de ce que le Premier ministre du Québec enfonce Philpot alors qu'il ne tient ses renseignements que de deux films, dont au moins un est une fiction. Monsieur Charest a deux excuses: il est libéral et fédéraliste. Ben voyons! Pas colonisé, le Québec? Tu parles, Charles!

  • Archives de Vigile Répondre

    12 mars 2007

    Merci pour ces précisions et bon courage.