François Legault et Joseph Facal entrent dans la mêlée

Perdre la boule!

Loin de favoriser une sortie de crise, Jean Charest, Line Beauchamp et Pierre Reid se sont succédé comme des larrons en foire par leurs propos incendiaires

Chronique de Louis Lapointe

Si les représentants étudiants ont «échappé le ballon», le gouvernement du Québec a certainement perdu la boule dans le conflit qui l'oppose aux étudiants.
Loin de favoriser une sortie de crise, Jean Charest, Line Beauchamp et Pierre Reid se sont succédé comme des larrons en foire par leurs propos incendiaires dans ce désespérant psychodrame collectif auxquels se sont ajoutés les affligeantes déclarations de François Legault et son ancien chef de cabinet, Daniel Zizian, maintenant PDG de la CREPUQ.
Pendant que le gouvernement et la CREPUQ discréditent leur propre entente convenue avec les étudiants, François Legault joue les matamores. Comme si on pouvait mettre fin en 5 jours à un conflit qui pourrit depuis 13 semaines sans entente crédible. Une approche qu’approuve certainement Joseph Facal qui a probablement profité de son séjour de deux semaines en Israël pour s’enquérir des techniques israéliennes de règlement de conflits.
La loi du talion semble être la seule méthode que connaissent nos deux coqs de basse-cour, le premier invitant Jean Charest à braquer encore plus les étudiants, le second s’attaquant gratuitement à Pauline Marois, la tenant responsable du désarroi que connaît présentement le Québec, alors que Jean Charest est le principal maître d’oeuvre de tout ce gâchis.
Joseph Facal serait-il tenté par un retour en politique sous la bannière de la CAQ, sachant qu’il pourrait compter sur l’indéfectible appui de tout ce qui grouille, grenouille et scribouille à la Presse et au Journal de Montréal, ses amis Pratte et Martineau en tête de ligne ?
J’ose à peine imaginer notre belliqueux Joseph Facal pourfendant la «racaille» estudiantine à l’image de Nicolas Sarkozy qui soufflait sur les braises de la révolte maghrébine dans les banlieues de Paris afin de mousser sa propre candidature à l'élection présidentielle lors de sa première course à l'Élysée.
Après 9 ans de lymphatisme clownesque libéral comment pourrions-nous survivre à l’intransigeance d'un gouvernement dirigé par les coqs de la basse-cour caquistes?
***
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Louis Lapointe534 articles

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L'auteur a été avocat, chroniqueur, directeur de l'École du Barreau, cadre universitaire, administrateur d'un établissement du réseau de la santé et des services sociaux et administrateur de fondation.





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1 commentaire

  • Archives de Vigile Répondre

    8 mai 2012

    Quand ça brasse comme c'est arrivé à Victoriaville, les bonnes gens sentent qu'ils ont besoin d'être protégé.
    C'est certain qu'aux yeux de bien de nos "satisfaits" québécois, les Legault, Facal et compagnie passent pour des hommes forts capables d'imposer le respect et l'ordre à de petits jeunes blanc-becs d'étudiants, c'est à dire le respect des acquis et du statut social de Monsieur et Madame (qu'eux en tant qu'étudiants ont bien des croûtes à manger avant d'en arriver là).
    Vite un revenu universel afin que tous puissent vivre décemment au Québec et pour qu'on en finisse avec toutes ces niaiseries.