Les PPP ne sont pas tous PPP

2006 textes seuls


Les media mésinforment, involontairement peut-être, alors qu'ils veulent bien informer. On voit par là que je ne suis pas mégalomane et que je ne leur prête, dans la question des super-hôpitaux ou des hyper-hôpitaux ou des maxi-hôpitaux ou des mega-hôpitaux (folie des grandeurs?) nulle intention de désinformer. Tout de même, PPP à quel sujet exactement? Comment? Par quels mécanismes ? À quelles conditions ?
Heureusement, on a pris la peine de nous préciser que «Le format de PPP retenu vise strictement la construction et l'entretien des bâtiments». Mais cela veut dire quoi exactement. Le privé sera-t-il co-propriétaire des bâtiments ? En tirera-t-il un loyer ? Dans l'affirmative, qui négociera ces loyers ? Le bureau du Premier Ministre peut-être ? S'il n'y a pas de loyer, comment le capital privé sera-t-il rémunéré ? À quel taux ? Qui fixera cette rémunération ? Y aura-t-il des possibilités de gain en capital ? Quelles sont les prévisions à cet égard ?
On ne fournit aucune réponse à ces questions ni à bien d'autres, puisqu'elles ne sont même pas posées. Les medias préfèrent ouvrir des lignes ouvertes pour demander à un public en mal de précisions s'il est favorable ou défavorable au PPP. Oui, mais lequel ? Tous les PPP (partenariats public-privé) ne sont PPP (pas pareils pantoute).
Et pendant ce temps, personne ne se demande
1- s'il n'aurait pas mieux valu (question d'économie par les temps de disette qui sont les nôtres) construire un seul nouvel hôpital bilingue et briser nos solitudes par nécessité financière à défaut de désir de rapprochement
2- pourquoi le CUMG coûte plus cher que le CHUM
3- combien il y a d'anglophones et combien de francophones dans le Grand Montréal et, conséquemment et subséquemment, combien de précieux dollars seront dépensés par tête carrée ou pas tête de grenouille
4- s'il n'y a pas là un quelconque relent de discrimination à l'égard des... grenouilles.


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