En plus d'un test des valeurs

Les immigrants devraient-ils tous passer un test d'intelligence?

Pour une sélection judicieuse des meilleurs candidats

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Tribune libre

Les immigrants devraient-ils tous passer un test d'intelligence avant d'être admis au Canada? Voilà une question qu'il faut sérieusement se poser au nom du bien commun, au nom du maintien du niveau intellectuel général de la population du pays.


Nul ne contestera que l'intelligence est une faculté hautement désirable chez tout individu, un excellent indicateur de ses chances de succès autant dans sa vie personnelle que professionnelle, sans parler de son apport positif à la société.



Voici une définition générale de l'intelligence, publiée dans le Wall Street Journal en 1994, formulée par des spécialistes et qui recouvre bien les principaux aspects de cette précieuse faculté :


L'intelligence est une capacité mentale qui permet de raisonner, planifier, résoudre des problèmes, de s'adonner à la pensée abstraite, de décoder des idées complexes, d'apprendre rapidement, d'apprendre à partir de l'expérience, de faire face et de s'adapter à de nouvelles situations par la réflexion. C'est une capacité à comprendre son environnement, à bien saisir les choses, à leur trouver un sens, à deviner quoi faire, comment agir, à trouver des solutions.


Tout le monde sera d'accord pour dire que c'est avec ce genre de personnes qu'on a le plus de chances d'améliorer la société, qu'un degré élevé d'intelligence sera toujours préférable à un degré moindre.



De plus, d'innombrables études scientifiques indiquent qu'un niveau élevé d'intelligence est positivement corrélé avec le revenu per capita, la croissance économique, les découvertes cognitives (prix Nobel), la personnalité décente, le raffinement culturel, les institutions politiques évoluées (démocratie, économie de marché, liberté d'opinion), le degré de satisfaction et de bonheur, la santé et la bonne nutrition (découlant d'un mode de vie plus sain). On retrouve chez ces mêmes personnes au quotient intellectuel plus élevé moins de rigidité religieuse, d'inégalités, de crime et de fertilité incontrôlée.


La faible intelligence quant à elle est associée invariablement à une plus grande prévalence de la pauvreté, la violence, les dysfonctions familiales, l'inadaptation sociale, les problèmes de dépendance (alcool, drogues, médicaments, jeux compulsif), le chômage, la dépendance chronique à l'état. Les statistiques se basant sur des données accumulées depuis des décennies, objectives et vérifiables, ne peuvent mentir.



Dans cette optique, un pays comme le Canada dont la moyenne générale du quotient intellectuel se situe autour de 100 perdrait beaucoup à accueillir des millions et des millions de candidats dépareillés dont l'intelligence se situe à un niveau nettement plus bas que la moyenne nationale, c'est l'évidence même.


C'est là qu'entre en jeu l'utilité, voire la nécessité, de vérifier au préalable leurs facultés mentales à l'aide d'une batterie de tests administrés par des psychologues psychométriciens compétents qui serviraient à départager objectivement les candidats qui seront un atout de ceux qui ne le seront certainement pas.


Il paraît raisonnable d'exiger comme niveau minimum ce qui correspond à la moyenne des gens au Canada, idéalement un peu plus pour bien faire.



C'est en compilant les résultats de tests effectués sur des millions de sujets à travers le monde depuis 80 ans qu'on a pu arriver à déterminer l'intelligence moyenne des diverses populations du globe. Les résultats empiriques se vérifient fois après fois, test après test, année après année, et sont d'une grande fiabilité.


Le Canada fait bonne figure dans cette liste exhaustive. Raison de plus pour ne pas perdre de points à la longue et se mettre à reculer petit à petit. Ce serait toute la société qui en pâtirait. Voulons-nous stagner, dégringoler ou aller de l'avant vers le progrès?



Autant il faut inculquer chez nos jeunes le culte de l'excellence, du dépassement de soi, de la persévérance, de l'application aux études et au travail, autant il faut en attendre de la part de tous les immigrants des pays défavorisés qui rêvent par centaines de millions de s'en venir au Canada. Il importe que seuls les meilleurs candidats, la crème de la crème en quelque sorte, soient sélectionnés puisque nous avons l'embarras du choix devant une telle surabondance de demandes.



C'est pour toutes ces raisons que la passation d'une batterie de tests reconnus devrait faire partie du processus standard d'évaluation de tous les candidats désirant devenir immigrants reçus.



La passation d'une batterie de tests est une procédure courante utilisée dans plusieurs facultés universitaires au niveau des examens d'admission, ainsi que dans de nombreuses entreprises privés.



Le test d'intelligence se verrait être un outil de plus permettant de choisir avec discernement les meilleurs candidats. Il pourrait être combiné à un test des valeurs qui, lui, permettra d'évaluer le degré de compatibilité du sujet avec notre mode de vie avancé, nos valeurs communes incontournables, et notre mentalité évoluée, ce qui est la condition de base pour une intégration complète et rapide.


Le Québec devrait donner le ton en passant une disposition à cette effet, cela étant une nouvelle occasion d'affirmer sa condition de société distincte, celle qui fait les choses différemment du reste du Canada, parce qu'elle est différente du reste du Canada.


Le modèle à suivre n'est pas le Canada, le modèle à suivre est le Québec.


La passation de tests d'intelligence pour l'admission au Canada doit-elle devenir une procédure standard routinière?


Nous avons tout à y gagner.



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Réjean Labrie515 articles

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Réjean Labrie, né en 1954, est originaire de Québec. Il a fait carrière dans la fonction publique à l’aide sociale. Il est fier d’être un enraciné de la 10ème génération en sol natal.Son élan nationaliste se porte sur la valorisation de la culture québécoise et sur la préservation de l'identité culturelle québécoise et de sa démographie historique. L'icône d'identification montre les fortifications de Québec qui symbolisent notre caractère irréductible et notre résilience face à l'adversité.





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4 commentaires

  • Me Christian Néron Répondre

    5 juin 2019

    Une telle entreprise serait pratiquement impossible sur les plans technique, légal et politique. La question pourrait toutefois être abordée sous un autre angle. Il y a une corrélation étroite entre l'éducation morale et le taux de criminalité. Au Québec, le taux d'homicides volontaires est de 0,8 cas par tranche de 100 000 habitants. Il est mêmeinférieur à ça chez les Canadiens français. La moyenne internationale est de 4 homicides volontaires par tranche de 100 000 habitants. Tous les pays en rouge sur la carte de Alexandre Cormier-Denis ont des moyennes qui oscillent entre 10 et 50 homicides par tranche de 100 000 habitants. Il s'agirait simplement de changer quelques règles sur l'immigration pour refuser toutes les candidatures provenant de pays dont le taux d'homicides volontaires est nettement au-dessus de la moyenne internationale. Un simple principe de gros bon sens. Nos statistiques locales prouvent déjà que les personnes en provenance de pays où la criminalité est forte sont surreprésentées ici dans les crimes graves contre la personne.


  • Frédéric Charest Répondre

    5 juin 2019

    C'est une idée interessante Mr. Labrie, ça me fait penser à la necessité dans certains cas de mon test "psycho-accoustique".


    Ma citation préférée décrivant l'air du temps à Montréal (pas le club de jazz du vieux mtl) :


    "La règle de droit vient remplir le vide crée par le retrait de la règle morale et de la règle sociale."



    Ayant lu l'article de Me Néron, il semble qu'il y ait amplement de "maîtres du monde" qui immigrent, passent, migrent, se réfugient ou, pour reprendre l'expression d'un aimable résident d'anjou et ayant constaté le service offert en arabe au canadian tire du même lieu, soient parachutés sur notre pays.


    Naguère cela était convenu comme une aggression, mais grâce à un trait de crayon quelque part,


    certains prêche que c'est un enrichissement.


    C'est peut-être un crayon magique..pour certains.



    Reste que si certains implantent des "maîtres du monde" de facon exponetielle (1=+famille existante et à naître), pourquoi vouloir mieux?


    https://www.cbc.ca/news/canada/manitoba/marcus-askar-150-somali-family-1.4394375


  • Ferid Chikhi Répondre

    4 juin 2019

    Revision des critères de sélection avant les tests


    Réflexion fort intéressante mais ajouter un test d'intelligence avant d'avoir revu les critères de sélection c'est donner un coup d'épée dans l'eau.


    Il faut regarder à deux fois les critères actuels pour comprendre que le Canada en général et le Québec en particulier reçoivent les immigrants sans correlation avec les besoins économiques, sociaux et culturels du pays.


    Si la masse d'immigrants anglophones est suffisante pour répondre aux besoins des provinces anglophones, il n'y a aucun paramètre susceptible d'apporter un plus à l'identité, la culture et l'économie ... du Québec.


       


  • Alexandre Cormier-Denis Répondre

    3 juin 2019

    Le test de QI est une idée intéressante pour faire la sélection des futurs immigrants.


     Bien que cela choque notre universalisme catholique, il est connu que le QI des populations africaines est, en moyenne, largement inférieur à celui des Occidentaux, lui-même légèrement en deça de celui des « Asiatiques du Nord » ; Chinois, Coréens et Japonais.



    Évidemment, c'est un critère parmi d'autres. Nul intérêt de voir le Québec submergé par l'immigration chinoise en raison de leur QI généralement élevé. La compatibilité culturelle doit rester un facteur décisif de la sélection des immigrants.