Un principe pourtant facile à comprendre

Non à la parité, oui au mérite

La parité, du favoritisme déguisé

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Tribune libre

Les être humains sont ainsi faits: ça ne leur prend vraiment pas grand'chose pour croire aveuglément à toute idée abstraite qui semble désirable, juste et bonne, même lorsque cette idée n'a de bonne que les apparences, mais ne l'est pas du tout dans son application concrète.


Par exemple, l'une des vues de l'esprit les plus tenaces, bien qu'elle soit de toute évidence inapplicable à l'échelle d'un pays, est de croire que l'idéal de toute société consiste à mélanger dans un même creuset toutes les races, toutes les ethnies, toutes les religions, tous les systèmes politiques, toutes les mentalités, toutes les croyances rationnelles et irrationnelles, tous les systèmes de valeurs imaginables, et que ce mélange manifestement contre nature puisqu'il n'existe nulle part, n'engendrera aucune espèce de conflit ou de friction, mais résultera plutôt en une harmonie universelle, fraternelle et complète, faisant de cet endroit l'équivalent du paradis sur terre, là où tout le monde pourra vivre heureux et épanoui. Une vision on ne peut plus naïve et béate dans le genre "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil".


(Plaçons ici l'émoji d'un petit bonhomme qui rit aux larmes devant tant d'angélisme aveugle)



C'est une idée tellement farfelue qu'on a peine à croire que des gens dotés d'un minimum d'intelligence puisse y croire encore. C'est la différence entre une idée qui paraît bien en principe, sur papier, mais qui s'avère totalement irréalisable lorsqu'on tient compte du fonctionnement réel des êtres humains, dont les comportements usuels ne sont pas toujours vertueux, justes, désintéressés, ni au-dessus de tout reproche...


Il en va de même pour l'idée très tendance de la parité en tous les domaines. Dans un monde idéal, peut-être que ce concept abstrait pourrait être garant d'une certaine équité, mais dans les faits c'est une idée dépourvue de bien-fondé et d'application pratique.



Dans la vie, on doit accorder la récompense au mérite, un point c'est tout. Sinon, tout ira de travers.


Pas question d'accorder quoi que ce soit à quelqu'un simplement parce qu'elle est une femme, un noir, un handicapé, un homosexuel, un nain, un anglo au Québec, ou tout autre minorité à la mentalité victimaire. Ce serait alors choisir la voie de la médiocrité au lieu de viser l'excellence, ce serait cautionner le nivellement vers le bas.


Ce qui n'est pas sans rappeler l'erreur du même acabit qui consistait à accorder la note de passage au secondaire aux pires cabochons uniquement pour sauver la face de l'école et se targuer d'un haut taux de diplomation, bien qu'il ait été artificiellement gonflé, pour ne pas dire truqué...


C'est pourquoi:


- Si un emploi est offert, il doit être accordé à celui qui le mérite


- Si on présente un spectacle collectif, on choisit les artistes les plus populaires comme têtes d'affiche


- Dans un groupe de musique, on prend les meilleurs musiciens disponibles


- Au cinéma, on accorde le premier rôle à ceux qui attirent les spectateurs



- Dans une profession qui nécessite de l'endurance et de la force physique, on choisit ceux qui possèdent la constitution pour le faire



- Dans un conseil d'administration, les membres doivent avoir franchi toutes les étapes requises pour y arriver. Pas de parachutage forcé.


- Dans un caucus gouvernemental, on choisit les candidats les plus compétents, pas des quotas de ci ou de ça


- Lors des élections, on élit celui qui saura le mieux diriger le pays, pas un geste symbolique (un noir: Barrack Obama; une femme: Hillary Clinton, Valérie Plante; un gay affiché: le candidat démocrate Pete Buttigieg; un candidat ethnique comme le chef sikh du NPD : Jagmeet Singh Dhaliwa)



Et si en général, ce sont des hommes blancs qui l'emportent, eh bien, que l'on concède que c'est à eux que cela revient s'ils l'ont mérité grâce à leurs capacités.


Si ce sont eux qui font preuve de manière générale de plus de compétence, de talent, de créativité, d'innovation, d'initiative, de leadership, d'esprit d'entreprise, de capacité décisionnelle, de force de caractère, il est désirable et juste que ce soit eux qui contribuent à améliorer les choses et fasse progresser la société. C'est toute la société qui en sortira gagnante en bout de ligne, ne l'oublions pas.


Et si jamais le meilleur candidat s'avère être une femme, un noir, un handicapé, un homosexuel, un nain, un anglo au Québec, ou tout autre minorité, ce sera celui-là qui sera alors choisi, parce qu'il le mérite, et non pas parce qu'il est une femme, un noir, un handicapé, un homosexuel, un nain, un anglo au Québec, ou tout autre minorité.



Mais ne conteste pas qui veut la sacro-sainte idée de l'heure de la gauche bien-pensante activiste et censureuse à souhait. Parlez-en au chanteur Louis-Jean Cormier ou au "dragon" François Lambert qui l'ont appris à leurs dépens... Il ont dû faire face à tout un barrage d'opposition typique des pratiquants de la pensée unique.


Il ne faut pas confondre l'égalité des chances de candidats valables avec le favoritisme et les quotas qui avantagent les candidats aux qualifications moindres.



L'idée de la parité ne doit jamais être utilisée dans quelque domaine que ce soit, car elle s'avère fondamentalement fausse à la base, biaisée et non avenue. C'est tout simplement du favoritisme déguisé.


Non à la parité, aux quotas, au favoritisme, oui au mérite.


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Réjean Labrie499 articles

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Réjean Labrie, né en 1954, est originaire de Québec. Il a fait carrière dans la fonction publique à l’aide sociale. Il est fier d’être un enraciné de la 10ème génération.Son élan nationaliste se porte sur la valorisation de la culture québécoise et sur la préservation de l'identité culturelle québécoise. L'icône d'identification montre les fortifications de Québec qui symbolisent notre caractère irréductible et notre résilience face à l'adversité.





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3 commentaires

  • Marie-Hélène Morot-Sir Répondre

    6 juin 2019

    Bonjour Monsieur Labrie votre texte est d'une si grande vérité qu' il devrait être lu partout où la pensée unique fait loi car aujourd'hui  il faut tresser des couronnes de fleurs à une personne uniquement parce qu'il se trouve qu'elle est une femme  sous prétexte que par le passé elle a été plutôt  laissée de côté par les lois faites par et pour les hommes.


    Pourtant que doit penser une telle personne si son mérite étant proche de zéro  elle est quand même élevée à un poste qui demande une véritable pointure?


    Ce que nous vivons dans nos pays développés est navrant !


    Nous les femmes  de nos pays, nous avons à notre portée tous les moyens  d'éducation, d'instruction nécessaires pour nous élever intellectuellement et professionnellement tout autant que les hommes, et pourtant certaines féministes victimaires continuent à demander des  passe-droit, sous le mielleux prétexte de parité. Ah, Parité parité c'est le grand mot de notre siècle,  mais  dans la nature la parité n'existe pas,  même dans les sports la parité n'existe pas y compris pour un même sexe il y a  divers classement que l'on soit des seniors ou  des juniors, également   il y a des poids légers ou des poids lourds etc.nous pourrions continuer encore..


    Notre societé est construite avec toutes ces différences qui nous enrichissent tous.


    La seule chose qui importe est le respect que l'on porte à un autre être humain.afin que chacun puisse faire sa place au soleil.


    Merci Monsieur Labrie de l'avoir développé.


    Mais au lieu de regarder notre omphalos de pays riches,   apprenons à tous ceux qui n'ont pas notre culture  et qui viennent vivre chez nous, à considérer leurs femmes avec ce respect dû à tout  être humain..


    Marie-Hélène Morot-Sir


    • Réjean Labrie Répondre

      7 juin 2019

      Chère Madame Morot-Sir,
      Vos commentaires positifs m'honorent et démontrent la profondeur habituelle de votre réflexion à laquelle vous avez habitué les lecteurs de Vigile.
      J'invite les lecteurs à approfondir la pensée de Madame Morot-Sir par la lecture de ses articles, faisant toujours preuve d'une finesse psychologique hors du commun ainsi que d'un sens de la nuance dont nous pouvons tous tirer profit.
      https://vigile.quebec/auteurs/marie-helene-morot-sir

  • Réjean Labrie Répondre

    4 juin 2019

    Les quotas d'emplois dans la fonction publique accordés aux minorités visibles sont une aberration inqualifiable.


    Tous les emplois de la fonction publique doivent être accordés en manière de récompense à ceux qui appartiennent au peuple fondateur de la nation. Cela droit être considéré comme un droit acquis, un privilège de naissance, par reconnaissance, par affirmation du lien transgénérationnel qui nous unit et qui fait de nous une continuité.


    Des étrangers venus d'ailleurs ou pire, de pays sous-développés, n'ont pas d'affaires à venir tenter de changer la direction que le peuple fondateur à choisi de donner à son évolution collective.


    Nous devons demeurer les seuls maîtres à bord de notre navire national.


    Autrement, cela donne des histoires d'horreurs comme ces deux marocains maghrébins, Mohamed El Khayat et Abdelaziz Younsi, reconnus coupables de fraude envers l'état québécois de 3 millions de dollars, l'un étant haut fonctionnaire québécois (sans doute nommé par des libéraux multiculturalistes appliquant des programmes de quotas nocifs), l'autre le complice du stratagème.


    Le juge Alain Morand les a déclarés coupable de fraude, complot et abus de confiance pour leur gestion d'un contrat de 3 millions de dollars visant à renouveler le parc informatique du ministère de la Sécurité publique.


    Tous ces programmes doivent être abolis pour laisser place au mérite et à la compétence, seuls garants de l'excellence et du progrès.


    Sources: Le cofondateur d'EBR et un haut fonctionnaire coupables de fraude


    Les fameux programmes de quotas d'embauche à la fonction publique.