Démission du conseiller Owen Lippert

Le plagiaire

Les électeurs québécois doivent congédier Stephen Harper

Chronique de Louis Lapointe

Lorsque Stephen Harper lit un discours, est-ce lui qui parle, l'ancien premier ministre d'Australie John Howard, le plagiaire Owen Lippert ou l'un ou l'autre des chefs d'État de la planète?
À quelques heures du débat des chefs, nous avons appris que Stephen Harper avait pastiché un discours de John Howard faisant l’éloge de la guerre en Irak alors qu'il était le chef de l'opposition officielle. Une révélation qui apporte de l’eau au moulin de ses nombreux détracteurs qui crient haut et fort que Stephen Harper est un clone de Georges W. Bush et que toutes ses politiques sont des copies conformes de celles du président américain.
Ils n’ont pas tort, s’il copie les discours de John Howard, pourquoi ne copierait-il pas les politiques de Georges Bush ? Pourquoi ne tenterait-il pas de criminaliser l’avortement ? Pourquoi n’internerait-il pas les mineurs dans des prisons d’adultes ? Peut-on croire un homme dont les plus proches conseillers sont des tricheurs ?
Ainsi, les électeurs du Québec sont en droit de se demander si Stephen Harper lisait un discours bidon d’Owen Lippert lorsqu’il a reconnu la nation québécoise, une reconnaissance sans aucune signification, ni pour celui qui l’a écrite, ni pour celui qui l’a prononcée. Un pur exercice de style qui n’avait pour but que de mystifier les Québécois afin de mieux les rouler de la farine. Sinon, il y a longtemps que Stephen Harper serait passé de la parole aux actes en permettant l'application de la loi 101 pour tous les Québécois qui travaillent pour le gouvernement fédéral ou dans un domaine sous sa juridiction sur le territoire du Québec.
Quand Stephen Harper nous dit qu’il dit la vérité sur ses véritables intentions, répète-t-il sans y croire un discours creux qu’on lui a préparé pour gagner des votes ou est-il responsable des paroles qu’il prononce ? Lorsqu’il ne tiendra pas ses promesses, qui démissionnera, lui, ou ceux qui ont rédigé tous ses beaux discours et les belles promesses qu’il n’a pas tenues?

Or, ce tricheur, le seul responsable de toute cette affaire selon le bureau du premier ministre, serait un docteur en histoire qui a déjà travaillé pour l’institut Fraser, Kim Campbell et le Bangladesh. Un homme qui a une feuille de route plus longue que celle de Stephen Harper, un homme qui n’avait sûrement pas besoin de tricher pour gagner sa vie.
Puisque c’est Owen Lippert qui a démissionné aujourd’hui, il appartient maintenant aux électeurs québécois de décider s'ils veulent congédier Stephen Harper comme ils l'ont fait avec les Libéraux en 2006, en votant Bloc!
Louis Lapointe

Featured bccab87671e1000c697715fdbec8a3c0

Louis Lapointe534 articles

  • 848 158

Autrefois avocat, chroniqueur, directeur de l'École du Barreau, cadre universitaire, administrateur d'un établissement du réseau de la santé et des services sociaux et administrateur de fondation.





Laissez un commentaire



15 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    3 octobre 2008

    Attirer les mouches avec un ruban collant
    3 octobre 2008 Bruno Deshaies
    Nous avons à bâtir un Québec indépendant. Mais voilà que nous lisons encore que monsieur Turcotte a osé exprimer une idée déviante au sujet de l’orthodoxie souverainiste péquiste et bloquiste. Je regrette, monsieur Turcotte a beaucoup plus de bon sens que ce que j’ai lu parmi tous ces commentaires échevelés qui s’accordent bien avec le billet de monsieur Lapointe.
    Si l’on veut continuer à faire du journalisme sur n’importe quoi, nous pourrons nous amuser longtemps. Les indépendantistes croient que bâtir vaut plus que de dénigrer. Les indépendantistes croient que le combat vaut plus que les commérages. Les indépendantistes en on marre des phraseurs qui ont à l’esprit « vous avez écrit » en sortant souvent de son contexte les propos sélectionnés.
    L’union des forces indépendantistes est absolument nécessaire en dehors des partis politiques qu’ils soient souverainistes ou fédéralistes. Aujourd’hui, le grand prêtre Bernard Landry n’avait rien d’autre à dire que de nous parler de la crise financière aux États-Unis. Il a une excuse, il est un économiste avec une formation d’avocat. Il commet une erreur en ne travaillant pas au rassemblement des indépendantistes désireux de faire du Québec un état souverain. Il devrait savoir qu’il doit préparer l’indépendance de la république du Québec avant de fantasmer sur l’existence d’une société qui ne connaîtrait pas la pauvreté.
    Claironner d’être indépendantiste ne nous dit pas ce qu’est l'indépendance. La population québécoise réclame des chefs qui auront le courage de parler, d’expliquer et de rendre tangible ce que serait essentiellement l’indépendance du Québec. La salade fédéraliste, elle la connaît suffisamment bien qu’elle n’a pas besoin de cours sur le fédéralisme par madame Louise Beaudouin à Lyon. Les Trudeau, les Chrétien et les Dion ont fait pire en ce moment contre le Québec que les Diefenbaker et les Harper.
    Au lieu de « démoniser » Harper, occupons-nous de nos affaires. L’union des forces indépendantistes par delà les partis politiques est devenue une nécessité. Les indépendantistes doivent se donner un centre de commandement ou un quartier général où les stratégies de l’indépendance s’élaboreront et se mettront en place.
    Le peuple attend beaucoup de ceux qui savent. Il n’a plus besoin de politiciens qui répètent toujours le même discours de la souveraineté-association-partenariat et tutti quanti. Quant aux syndicats qui appuient le Bloc, ils devront faire rapidement une évaluation déchirante de leur option syndicalo-politique. Sur ce point, leur discours est un échec. Une lutte nationale n’est pas une lutte syndicale dans le régime quel qu’il soit.

  • Archives de Vigile Répondre

    2 octobre 2008

    2 octobre 2008 Bruno Deshaies
    «Les Trudeau, les Chrétien et les Dion ont fait pire en ce moment contre le Québec que les Diefenbaker et les Harper. »
    Nous avons à bâtir un Québec indépendant. Mais voilà que nous lisons encore que monsieur Turcotte a osé exprimer une idée déviante au sujet de l’orthodoxie souverainiste péquiste et bloquiste. Je regrette. Monsieur Turcotte a beaucoup plus de bon sens que ce que j’ai lu parmi tous ces commentaires échevelés qui s’accordent bien avec le billet de monsieur Lapointe.
    Si l’on veut continuer à faire du journalisme sur n’importe quoi, nous pourrons nous amuser longtemps. Les indépendantistes croient que bâtir vaut plus que de dénigrer. Les indépendantistes croient que le combat vaut plus que les commérages. Les indépendantistes en on marre des phraseurs qui ont à l’esprit « vous avez dit » en sortant souvent de son contexte les propos sélectionnés.
    L’union des forces indépendantistes est absolument nécessaire en dehors des partis politiques qu’ils soient souverainistes ou fédéralistes. Aujourd’hui, le grand prêtre Bernard Landry n’avait rien d’autre à dire que de nous parler de la crise financière aux États-Unis. Il a une excuse, il est un économiste avec une formation d’avocat. Il commet une erreur en ne travaillant pas au rassemblement des indépendantistes désireux de faire du Québec un état souverain. Il devrait savoir qu’il doit préparer l’indépendance de la république du Québec avant de fantasmer sur l’existence d’une société qui ne connaîtrait pas la pauvreté. Claironner d’être indépendantiste ne nous dit pas ce qu’elle est.
    La population québécoise réclame des chefs qui auront le courage de parler, d’expliquer et de rendre tangible ce que serait essentiellement l’indépendance du Québec. La salade fédéraliste, elle l’a connaît suffisamment bien qu’elle n’a pas besoin de cours sur le fédéralisme par madame Louise Beaudouin à Lyon. Les Trudeau, les Chrétien et les Dion ont fait pire en ce moment contre le Québec que les Diefenbaker et les Harper.
    Au lieu de « démoniser » Harper, occupons-nous de nos affaires. L’union des forces indépendantistes par delà les partis politiques et devenue une nécessité. Les indépendantistes doivent se donner un centre de commandement ou un quartier général où les stratégies de l’indépendance s’élaboreront et se mettront en action. Le peuple attend beaucoup de ceux qui savent. Il n’a plus besoin de politiciens qui répètent toujours le même discours de la souveraineté-association-partenariat et etc. Quant aux syndicats qui appuient le Bloc, ils devront faire rapidement une évaluation déchirante de leur option syndicalo-politique. Sur ce point, leur discours est un échec.
    Une lutte nationale n’est pas une lutte syndicale dans le régime quel qu’il soit.

  • Archives de Vigile Répondre

    2 octobre 2008

    La jonction du fédéralisme avec l'élite souverainiste est bien mise en évidence par M. Bousquet. Ces derniers martèlent toujours le même discours :
    1- Pas besoin de parler du pays, les gens le savent que c'est cela que nous voulons.
    2- En parler, ce serait répéter «ad nauseam» le mot souveraineté ou indépendance, ce qui est vide de contenu et n'intéresse personne.
    Intégrée dans la dynamique fédéraliste, l'élite souverainiste travaille à établir sa légitimité dans la poursuite de sa propre nuance du statu quo. La souveraineté n'est plus à l'ordre du jour. C'est le message «subliminal» de la présente campagne électorale.
    Les indépendantistes vivent avec le dilemne de soutenir un parti qui fait progresser l'idée que l'indépendance n'est plus à l'ordre du jour mais pour lequel ils n'ont pas le choix de voter pour éviter d'accélérer l'affaiblssement du Québec au sein du Canada.
    Gilles Verrier

  • Archives de Vigile Répondre

    2 octobre 2008

    M. Nestor Turcotte écrit : «Vous venez de voir le débat : Duceppe, le chef indépendantiste a réussi à faire une joute politique de deux heures sans prononcer le mot « SOUVERAINETÉ » ou indépendance»
    Il l'a prononcé une fois. C'est écrit dans Cyberpresse. Tout le monde sait que le Bloc c'est un parti pour faire un pays avec le Québec, il n'a pas besoin de le souligner tout le temps. Les 4 autres n'ont pas plus mentionné le mot fédéralisme. Les candidats du PI en parle continuellement de l'indépendance, selon eux, mais ce parti n'a reçu que 0,47 % des votes dans le comté de Jean-Talon cette semaine.
    Si vous ne voulez pas que l'on tire une phrase de votre texte, il faut faire attention à ne pas en écrire une qui, prise seule, peut porter à confusion.

  • Archives de Vigile Répondre

    1 octobre 2008

    Monsieur Bousquet,
    Je ne suis pas en colère. Une autre interprétation virtuelle. Je vous lis parfois et c'est ce que je remarque. Vous commencez toujours par: «Monsieur X a dit....» et ensuite vous interprétez toujours les propos de votre interlocuteur à votre avantage.
    Vous venez de voir le débat: Duceppe, le chef indépendantiste a réussi à faire une joute politique de deux heures sans prononcer le mot «SOUVERAINETÉ» ou indépendance. Il faut le faire...Un chef qui a honte comme ça de son option ne mérite pas qu'on l'appuie.
    Je vous laisse sur ce. Vous avez toujours le mot final. Je sais que vous allez en rajouter.....
    NT

  • Archives de Vigile Répondre

    1 octobre 2008

    M. Nestor Turcotte continue de nous indiquer ses réalisations au PQ et pourquoi il ne veut pas voter Bloc mais ne dit pas ce qu'il suggère à la place qui serait mieux. Saborder le Bloc pour laisser toute la place aux fédéralistes pendant que nous sommes encore dans le Canada ? Avant le Bloc, nous avons déjà eu toutes les forces indépendantistes au provincial, au PQ, mais ça n'a pas mieux réussi.
    Personne n'a ramassé votre travail. Vous avez fait ce qu'il fallait pour gagner vos élections mais vous avez perdu...point. Ceux qui vous ont battu, ce n'est pas les dirigeants du PQ, ce sont les gens du comté de Matane. Les candidats qui viennent ensuite ne ramassent rien. M. Lévesque n'a pas ramassé le travail de Bourgault, c'est Bourgault qui a laissé...point. Personne ne l'obligeait.
    Décolérez un peu M. Turcotte ! Vous allez vous sentir mieux et le Québec aussi.

  • Archives de Vigile Répondre

    1 octobre 2008

    Ah...madame,
    J'oubliais. Vous dites que j'ai eu une «déconfiture» au PQ.
    Je pense que vous n'avez pas lu les chiffres.
    En 1970, à 30 ans, j'ai obtenu 24 % du suffrage dans la circonscription de Matane. Ce qui était plus que mon bon ami Doris Lussier, dans le comté voisin du mien et plus que la très grande majorité des comtés du Québec.
    En 1973, j'ai obtenu (sans l'argent de personne) 38 % des suffrages. Ce qui était, à l'époque, l'un des meilleurs résultats de tous les candidats péquistes du Québec. René Lévesque et tous les autres ont été battu deux fois, tout comme moi. On était au début de la bataille. Un étranger est venu ensuite ramasser mon travail...Que Dieu ait son âme !
    Alors, lorsque vous parlerez de «déconfiture»...vous vérifierez avant de parler ainsi.
    Nestor Turcotte

  • Archives de Vigile Répondre

    1 octobre 2008

    LE but de cette élection est donc de barrer la majorité des conservateurs. Mais ils étaient déjà minoritaires, pourquoi faire une élection pour confirmer ce qui existait déjà?
    LE Bloc n'avait qu'à attendre 2009 et continuer les contorsions qu'il faisait depuis plusieurs années, pour maintenir Harper au pouvoir?
    NT

  • Archives de Vigile Répondre

    1 octobre 2008

    Et voilà, c'est reparti. M. Ferretti reprend son vieux défaut: les attaques personnelles.
    Mon passé péquiste ne me fait pas honte. J'ai fait plus dans ma vie, avec peu de moyens financiers, pour l'indépendance du Québec, que les bloquistes, à Ottawa, subventionnés par les taxes de tous les citoyens canadiens. Je ne recevais pas d'argent du fédéral pour faire mes élections en 1970 et 1973. Avec 1000.00$ dans les poches, en 1973, j'ai obtenu 38 % du vote. Ce qui est bien mieux que le résultat des élections de mars 2006
    Mais passons...sur le passé. Si le Bloc était si efficace que ça, dites-moi pourquoi, aux élections de 2006, le PQ a obtenu 29 % du vote?
    A disperser l'armée, on en vient à ne plus savoir qui et comment combattre.
    NT

  • Archives de Vigile Répondre

    1 octobre 2008

    La logique et le pragmatisme en politique laissent peu d'espace à l'improvisation sans issue à ceux qui se proclament nationalistes.

  • Archives de Vigile Répondre

    1 octobre 2008

    J'aurais aimé, monsieur Lapointe, faire de moi-même cette déduction, mais comme ce n'est pas le cas, je vous remercie de me la suggérer, en démontrant sa logique.
    Que l'amerture de monsieur Turcotte sur sa déconfiture personnelle, au sein du PQ. dans les avancées et reculs de notre lutte pour l'indépendance, l'amène jusqu'à justifier son désir d'une défaite du Bloc, montre combien est difficile l'analyse objective des situations, même pour les personnes qui osent se prétendent philosophes, parce qu'ells ont enseigné cette matière pendant quelques années.
    Andrée Ferretti.

  • Archives de Vigile Répondre

    1 octobre 2008

    M. Nestor Turcotte écrit : «Si vous congédiez Harper en votant Bloc, vous mettez les libéraux au pouvoir. Or, ceux-ci ont été jugés par le peuple il y a quelques années.»
    Mais non, M. Turcotte. C'est le ROC qui va mettre M. Harper au pouvoir et c'est vous et moi qui pourrons le limiter dans son pouvoir, de majoritaire en minoritaire, en votant BLOC en bloc.
    C'est quoi votre solution M. Turcotte ? Que les indépendantistes s'abstiennent pour envoyer 74 full-fédéralistes québécois à Ottawa ?
    C'est bien beau d'écrire ce qu'on ne veut pas mais c'est plus utile d'écrire ce que l'on veut...me semble...genre.

  • Archives de Vigile Répondre

    1 octobre 2008

    Monsieur Dostie
    La logique voudrait que si on est séparatiste, on ne vote pas dans le pays voisin.
    Ce que vous ne ferez pas. Ce que je ferai. Ce que je ferai toujours.
    NT

  • Gaëtan Dostie Répondre

    1 octobre 2008

    Vraiment Monsieur Turcotte!
    Voter Bloc, c'est donner au Canada l'occasion d'élire son propre gouvernement, qui n'est pas le nôtre. C'est établir le rapport de force réel! Le seul qui fait avancer les choses.
    Que le Canada élise qui il voudra, je m'en fiche; mais que le Québec y contribue en envoyant des deux de piques qu'on transforme en ministres de service, c'est le contraire de la démocratie.
    Ça permet de financer la guerre du pétrole, pas une identité culturelle.
    Cela est le "Refus Global" de Borduas toujours actuel! En avez-vous encore peur?
    Que ce Canada rencontre le "Mur du Refus", voilà une victoire vraie, la seule qui puisse signifier!
    Gaëtan Dostie

  • Archives de Vigile Répondre

    30 septembre 2008

    Si vous congédiez Harper en votant Bloc, vous mettez les libéraux au pouvoir. Or, ceux-ci ont été jugés par le peuple il y a quelques années.
    Drôle de scénario ! On doit être une société bien....distincte!
    Nestor Turcotte