Bilan de santé du PQ

Le cancer de l'âme

je devrai, comme bien d'autres, zieuter vers d'autres horizons et quitter mon nid de coalition pour me diriger vers d'autres terres, à savoir là où les cieux sont favorables à la création d'un nouveau parti indépendantiste!

2011 - actualité souverainiste


Commençons par deux questions…Comment se fait-il que le leadership de Pauline Marois, laquelle a obtenu plus de 93% d'appui de la part des délégués au dernier congrès du PQ, soit si contesté quelques mois plus tard? Peut-on sérieusement expliquer cette situation par le simple dossier de l'amphithéâtre de Québec? À mon sens, il faudrait être bien naïf pour en arriver à une telle conclusion! Je crois plutôt que la dégringolade de Pauline Marois dans les sondages et, subséquemment la désaffection envers le PQ, à la suite des événements qui ont entouré la proposition Maltais, ne représentent que la pointe de l'iceberg!
Les démissionnaires auront beau invoquer le fait qu'ils auraient souhaité être consultés avant que les hautes instances du parti n'endossent la proposition d'Agnès Maltais, voire s'en prendre à la rigidité de la ligne de parti imposée par Pauline Marois, la dégénérescence s'était déjà installée au sein du PQ…Et les résultats époustouflants, obtenus par Pauline Marois lors du dernier congrès, voulaient camoufler, à mon avis, les symptômes d'une maladie grave dont le diagnostic, à la suite du bilan de santé auquel il a été soumis au cours des derniers mois, se traduit par un cancer de l'âme.
Ce type de cancer résulte des nombreuses années de tergiversations des dirigeants du PQ, accentuées dernièrement par le piétinement engendré par le plan de gouvernance souverainiste. À l'exemple de nombreuses entités, politiques ou autres, le PQ vieillit mal! Avec le temps, il s'est éloigné de ses origines, ce qui l'a conduit lamentablement dans l'errance et, tout récemment, dans une crise de panique. À mon sens, à moins d'être soumis à un électrochoc qui devra être administré par la base du parti, il risque de succomber à ses maux!
J'ai cru longtemps que le PQ représentait le véhicule privilégié pour nous permettre d'accéder à notre indépendance. Récemment, devant les signes dépressifs manifestes dont il a fait preuve, j'ai penché vers une coalition des forces indépendantistes, y compris le PQ s'il arrive à se débarrasser du cancer de l'âme qui le tenaille! Toutefois, dans l'hypothèse où il n'y parvient pas et qu'il représente, à mes yeux, le noyau autour duquel devrait se former le regroupement, je devrai, comme bien d'autres, zieuter vers d'autres horizons et quitter mon nid de coalition pour me diriger vers d'autres terres, à savoir là où les cieux sont favorables à la création d'un nouveau parti indépendantiste!
Henri Marineau
Québec

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Henri Marineau1610 articles

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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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2 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    18 juillet 2011

    Votre questionnement est tout à fait légitime. Je n'ai pas de réponses absolument certaines parce que j'ai cessé de militer au PQ depuis 1996. Cependant, je peux risquer une hypothèse dont vous pourrez évaluer la pertinence et la justesse par vous-même.
    Lorsqu'elle a pris la direction du PQ en 2007, la première tâche de Marois a été de former un exécutif national fidèle qui aurait comme mission de donner le pouvoir à des individus qui partageraient sa propre approche d'un futur (hypothétique) pays. Elle s'est évertuée à écarter systématiquement toute forme d'opposition au sein du parti, en commencent par les directions régionales, les exécutifs de comtés, le SPQ-libre et finalement la vague des démissionnaires du mois de juin. Elle a purgé le parti de tous ceux et celles qui pouvaient ressembler, de près ou de loin, à des purs et durs.
    Il n'est pas étonnant qu'elle ait recueillie plus de 93% d'appuis au dernier congrès. Elle a littéralement fait main basse sur le PQ ! Tous ses opposants sont présentement ailleurs et totalement désorganisés. Elle a ainsi profité du découragement et de la vulnérabilité des vrais indépendantistes pour s'approprier un parti qui possédait le potentiel de prendre le pouvoir PAR DÉFAUT, par l'usure naturel du pouvoir des libéraux. Dans le plan de match qu'elle s'ait donné, elle n'avait qu'à attendre que le fruit soit suffisamment mûr et qu'il tombe de lui-même. Sauf qu'elle a été démasqué. Il est claire maintenant qu'elle se fout de l'indépendance du Québec. Tout ce qui l'intéresse, s'est le pouvoir ! Son projet de gouvernance souverainiste est irréaliste et stratégiquement dangereux sur le plan politique, légal et du point de vue de la légitimité. Son plan ne tient pas la route et compromet nos chances de réaliser l'indépendance.
    Le PQ, quant à moi, n'est définitivement plus un parti souverainiste. Il est devenu un parti nationaliste-fédéraliste. C'est ainsi que le PQ sera balayé du paysage politique du Québec car incapable de résister à la monté de la CAQ. Pendant ce temps, toute la mouvance indépendantiste est reléguée dans la marginalité par le bras médiatique de l'Oligarchie corruptrice. La preuve en est irréfutable lorsque l'on constate le traitement médiatique réservé au Parti Indépendantiste (PI). Nous assistons présentement à une tentative de regroupement des forces indépendantistes. Le potentiel est extraordinaire puisque ce regroupement quel qu'il soit pourra compter IMMÉDIATEMENT sur AU MOINS 18% à 23% de l'électorat. Ce nouveau "regroupement" pourrait même être à l'origine d'un gouvernement minoritaire aux prochaines élections. Il pourrait, à la limite, forcer le PQ à prendre des positions plus conformes à sa vrai mission, son idéologie traditionnelle.
    Voyez-vous l'extraordinaire potentiel de la présente situation ?
    Donc, je vous demande de ne pas perdre courrage. Vous risquez d'être agréablement surpris cet automne !

  • Archives de Vigile Répondre

    17 juillet 2011

    "dans l’hypothèse où il n’y parvient pas et qu’il représente, à mes yeux, le noyau autour duquel devrait se former le regroupement"...
    Ne conviendrait-il pas mieux de dire que "le regroupement" qui se dessine constitue la planche de salut du PQ, son dernier recours, s'il ne veut pas sombrer? Il s'y joint, devient ainsi "le changement" réclamé le 2 mai, ou bien il subit le sort du BQ.
    Le PQ n'a plus d'argument de négo: il n'a qu'à attraper la bouée que lui lancent les forces indépendantistes du Québec. Le nom de "Parti Québécois" n'est plus "winner". À défaut de cela, les péquisses pourront aller chez Legault, et son possible parti du status quo.