Laïcité: Québec solidaire abandonne le compromis Bouchard-Taylor

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Les militants de Québec solidaire ont renié la position traditionnelle de leur parti samedi et rejetteront dorénavant toute interdiction de signes religieux. C’est ce qu’ont décidé quelques centaines de délégués réunis en Conseil national au Cégep de Limoilou à Québec.


Les solidaires avaient le choix entre deux options, soit de continuer à soutenir l’interdiction des signes religieux pour les policiers, les juges, les procureurs de la Couronne et les gardiens de prison comme le recommandait le rapport Bouchard-Taylor en 2008 ou l’absence d’interdiction.


Malgré ce sujet délicat, le débat en atelier et en plénière s’est déroulé sereinement. Il faut dire que les militants se sont fait rappeler à plusieurs reprises d’échanger de manière respectueuse en prenant le soin d’écouter la position inverse.


Une jeune femme contre l’interdiction des signes religieux a appelé ses camarades à être « cohérents avec les valeurs » du parti et à « ne pas faire de sacrifices » puisque des gens vont en souffrir.


« La CAQ nous entraîne vers un débat qui n’en vaut pas la peine », a fait valoir un homme également en faveur de cette option.


Les tenants de la laïcité ont fait valoir qu’un État laïque se devait d’en avoir l’apparence. Certains militants craignaient également que leur parti perdre l’appui d’une partie de la population.


Dans un discours aux militants, la veille, les députés Catherine Dorion et Sol Zanetti avaient tenté de centrer le message du parti autour de la protection de l’environnement, de la lutte contre les changements climatiques et de l’anticapitalisme.


« Lâchez-nous avec l’islam », s’était exclamée la députée de Taschereau en appelant les militants à lutter conter le « clergé de la croissance ».


D’autres détails suivront.









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