L'exorciste

Billet de Caroline



Douze ans après le référendum sur la souveraineté du Québec
le Parti Québécois renoue avec le « nous »
de la majorité francophone.

Le Québec n’est ni multiculturel ni bilingue
faisait, lors d’une cérémonie marquant le 30e anniversaire de la loi 101,
valoir Bernard Landry.

Le Québec est québécois. Il est français.
Montréal, cependant, comme d’autres grandes métropoles dans le monde,
est une ville cosmopolite.
Mais si beaucoup de gens de plusieurs nationalités s’y côtoient,
si la plupart d’entre eux se disent bilingues,
cela ne veut pas dire qu’ils parlent français,
qu’ils le comprennent, qu’ils l’écrivent et le lisent.

Or, dans un Québec français,
comment concevoir que des individus,
des groupes parfois même d’individus,
ne connaissent pas la langue (dite) officielle?
Peut-on imaginer quelqu’un en Allemagne
qui ne parlerait pas allemand?
Un Anglais qui vivrait en anglais en France?
Pourquoi est-ce différent ici?
Les immigrants et les anglophones
font ce que « nous » les encourageons à faire,
c’est-à-dire, utiliser l’anglais en toutes circonstances.
Ils font ce qu’il leur apparaît de mieux à faire :
English Montreal School Board, Vanier, Dawson, McGill, Concordia,
Montreal General Hospital, Royal Victoria, Jewish Hospital,
PLQ, PCC, etc.
Il ne suffit pas de « rompre avec un malaise ».
Il faut rompre avec certaines habitudes
dont celle de contribuer au financement d’un Canada anglais
dans le Québec
qui ne fait qu’entretenir l’idée que le français est la langue
des pauvres et des ignares.

Le « nous » francophone doit inclure tout le monde.

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Caroline Moreno476 articles

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Château de banlieue

Mieux vaut en rire que d'en pleurer !


Chapitre 1
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2 commentaires

  • Simon Girard Répondre

    31 août 2007

    Quant à moi, le "nous Québécois" représente la majorité française fondatrice de l'État du Québec. Quand est-ce qu'on va arrêter d'avoir honte de parler de NOUS? Quand est-ce qu'on va arrêter d'avoir peur des bien-pensants qui veulent nous diluer dans un mélange multi-culturel tout en nous traitant des pires grossièretés, reflets de leur faiblesse argumentaire("racistes", "xénophobes", "ethnocentristes", pour n'en citer quelques-unes)? NOUS existons comme ethnie de langue, d'histoire, de culture françaises, on n'a pas à avoir honte de parler de NOUS à cause de la présence d'autres nationalités en sol québécois.
    Et en passant, le mot grec "ethnos" veut dire "peuple", mesdames et messieurs les bien-pensants. Je sais que ça vous cause des crises d'urticaire que d'entendre l'expression "nationalisme ethnique" mais ça, c'est votre problème. Tant qu'à dénoncer le nationalisme québécois, vous devriez aussi dénoncer haut et fort le sionisme, qui a causé bien plus de guerres, de déplacements de population, de morts et qui n'a pas fini d'en faire.

  • Archives de Vigile Répondre

    31 août 2007

    Mme. Moreno écrit :
    «Le « nous » francophone doit inclure tout le monde.»
    Comment le nous peut-t-il inclure le vous et le eux ?
    On pourrait dire : Le nous ce n'est pas vous mais si vous voulez vous joindre à nous, vous deviendrez nous comme dans la transsubstantiation.
    La souveraineté s'en vient compliqué...mes vieux !